Livrets 301-320
La vie chrétienne
G.D.
La volonté de Dieu
Lecture : " La volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite " (Romains chapitre 12 verset 2).
1 – La volonté de l’homme
L’être humain a des désirs, et il cherche avant tout à les satisfaire, à faire ce qui lui plait.
Le livre des Juges, dans la " Parole de Dieu, " se termine par un constat : " En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël, chacun faisait ce qui lui semblait bon " (Juges, chapitre 17, versets 6, 21, 25).
Il en est toujours de même. Voici ce qu’écrit un écrivain contemporain, professeur de philosophie : " La majorité des humains ne suit que ses désirs, ce qui entraine des conflits. "
La société des humains, depuis la chute dans le péché, est comparable à un orchestre dans lequel chaque musicien jouerait l’air qui lui plairait, sans se préoccuper du chef d’orchestre.
Le résultat en serait bien sûr la cacophonie et la discordance.
Le monde va mal parce que la loi divine, qui se résume en ceci : " Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même " (Matthieu, chapitre 22, versets 37 à 39), cette loi divine n’est pas la loi commune. Elle n’est pas respectée.
Mais cette " loi divine " exprime la volonté de Dieu à l’égard de l’homme, et il faudra qu’elle soit réalisée un jour.
C’est une prière de Jésus : " Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel " (Matthieu, chapitre 6, verset 10).
Dieu s’est plaint, un jour, de ne trouver aucun homme, qui fasse sa volonté.
Alors Jésus a répondu : " Je veux faire ta volonté…. " (Psaume, chapitre 40, versets 8 et 9).
Celui qui fait la volonté de Dieu, demeure éternellement (Jean, chapitre 3, verset 36).
Mais l’homme naturel a du mal à se plier à une volonté contraire à la sienne.
Il a du mal à se plier à une volonté qui le contraint, restreint sa liberté, qui l’oblige à subir ou à faire ce qui l’humilie, le dégrade, le fait souffrir.
Or, la Parole de Dieu déclare que " la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite " (Romains, chapitre 12, verset 2).
Et aussi que les commandements de Dieu ne sont pas pénibles pour celui qui est né de Dieu.
" Ses commandements ne pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde " (1 Jean, chapitre 5, versets 3,4, 5).
2 – La volonté de Dieu
La volonté de Dieu est que l’homme vive (éternellement) et qu’il vive heureux, d’une vie abondante, tout à la fois libre et soumise.
L’homme pense parfois qu’il peut vivre libre et insoumis, mais c’est un leurre.
L’important est d’être soumis à un bon berger.
Or Jésus est le bon berger. Il a donné sa vie pour ses brebis. Il leur assure abondance et protection pourvu qu’elles le suivent.
Il peut paraitre contradictoire de dire que la pleine liberté se trouve dans l’entière soumission.
Pourtant, toux ceux qui ont donné à Dieu leur vie sans partage l’ont expérimenté.
Plus l’homme est soumis de cœur à Dieu, plus il est libre.
Plus je suis attaché à Jésus, plus je suis dépendant de Lui, et plus je suis libre et par conséquent, plus je suis heureux.
La liberté est en effet un facteur fondamental de satisfaction, de plénitude de vie et de bonheur.
Jésus nous affranchit de ce qui nous domine : le péché, la crainte de la mort…. Et il nous rend libres : " Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libre " (Jean, chapitre 8, verset 36).
Mais le Fils, Jésus, n’affranchit que ceux qui veulent l’être, ceux qui lui appartiennent vraiment, qui sont membres de son corps, disciples à part entière.
3 – Comprendre la volonté de Dieu
La Bible nous dit qu’il faut que nous comprenions quelle est la volonté du Seigneur : " C’est pourquoi, ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur " (Ephésiens, chapitre 4, verset 17 ; chapitre 5, verset 17).
Dieu a des volontés générales et des volontés particulières.
La loi parfaite, la loi morale de Christ concerne tous les hommes sans exception.
Mais en tant qu’individu, Dieu peut avoir à mon égard, pour ma vie, des intentions particulières.
"Il n’est pas au pouvoir de l’homme de diriger ses pas " (Jérémie, chapitre 10, verset 23).
Dieu a un plan spécial et distinct pour chacun de nous.
Lorsqu’Il envoie Ananias vers l’apôtre Paul, c’est pour lui annoncer une parole concernant son apostolat, son ministère en faveur des païens.
Il existe encore deux dimensions de la volonté de Dieu :
- A l’égard de l’humanité en général.
" Dieu veut que tous les hommes soient sauvés " (1 Timothée, chapitre 2, verset 4) Cela détermine ou doit déterminer mon attitude à l’égard de tout homme. Je suis le gardien de mon frère, sans aucune distinction ni racisme.
- A l’égard de ma propre personne " (Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. C’est que vous vous absteniez de l’impudicité) " (1 Thessaloniciens, chapitre 4, versets 3 et 4).
L’impudicité est une des causes principales de chute et de désordre.
C’est ce qui a fait tomber David entrainé sa famille dans le malheur.
C’est ce qui aujourd’hui gangrène la société : divorces, familles monoparentales, enfants perturbés, suicides de jeunes.
L’Eglise d’aujourd’hui n’en est pas épargnée. La famille doit se protéger.
Même vos dirigeants vivent au grand jour l’immoralité.
Et les films, les séries télévisées ne donnent que des exemples de vie ou " tout est permis. "
La bonne part
Lecture : " Je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ " (Philippiens, chapitre 3 versets 8 et 9).
1 – La bonne part selon le monde
C’est d’amasser, même au détriment des autres. C’est se servir copieusement en rognant sur la part d’autrui. Ainsi font ceux qui ont le pouvoir. Ils se versent des salaires faramineux, la " part du lion…".
Ici-bas, les hommes de "ce siècle " agissent et amassent comme s’ils allaient vivre éternellement sur la terre.
A l’inverse, les croyants se comportent (ou devraient se comporter) comme des gens qui vont vivre éternellement dans le ciel !
Jésus, le Fils de Dieu, nous a lui-même incités à ne pas " amasser des trésors sur la terre. "
2 – La bonne part selon Dieu
Jésus a parlé de la " bonne part " à propos de Marie qui savait délaisser les choses de la terre pour écouter les paroles de Dieu.
" Une seule chose est nécessaire ; Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée " (Luc, chapitre 10, versets 41 et 42).
Dieu a donné à l’homme le " libre- arbitre, " la possibilité de choisir. L’homme peut ainsi saisir ce qu’il a y a de bon et de durable ou faire fausse route en choisissant ce qui est mauvais.
La bonne part selon Dieu, c’est celle que fit Moïse, qui préféra être l’ami de Dieu que de jouir de la richesse et des honneurs qui l’attendaient en Egypte (Hébreux, chapitre 11, versets 24 à 26).
C’est celle que fis Abraham, qui préféra perdre la prospérité que de vivre près de la ville dépravée de Sodome.
C’est celle du prophète Daniel qui refusait une nourriture exquise pour rester fidèle à Dieu.
3 – Connaître Dieu et choisir la mauvaise part
Cela est possible aussi, bien sûr, tels Adam et Eve qui se laissent séduire par le serpent.
Lot vient s’établir à côté d’une ville où règne la dépravation, pour jouir d’une terre fertile et arrosée : la plaine du Jourdain.
Balaam, le prophète, se laisse tenter par l’argent.
Judas trahit le Fils de Dieu par cupidité.
Démas, un collaborateur de Paul, l’abandonne " par amour pour le siècle présent " (2 Timothée, chapitre 4, verset 10)
C’est le cas de ceux que l’on appelle les " rétrogrades ", qui après avoir choisi la bonne part, sont retournés en arrière, vers le monde.
Mais ils n’en retirent aucune joie profonde et ont le sentiment de boire à des " citernes crevassées " qui ne retienne pas l’eau, ou de " saisir la proie pour l’ombre. "
4 – La bonne part, qu’est-ce que c’est ?
Pour Marie : c’est la Parole qu’elle écoute et le temps qu’elle passe aux pieds de Jésus au lieu de le consacrer à des occupations peut être légitimes mais secondaires.
Il faut, bien sûr, satisfaire aux besoins physiques du corps, mais on peut le faire sans pour autant chercher des raffinements coûteux, qui dévorent le temps et l’argent.
• Pour le psalmiste, la bonne part, c’est encore la Parole de Dieu : " Tes préceptes sont pour toujours mon héritage " (Psaume, chapitre 119, verset 111) " Ma part, c’est de garder tes paroles " (Psaume, chapitre 119, verset 57).
• Pour Salomon et pour Paul, la bonne part, c’est la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ. (Proverbes, chapitre 2, versets 3 à 5)
Pour Paul, tous les avantages d’ici-bas sont une perte en comparaison de la connaissance de Jésus-Christ (Philippiens, chapitre 3, versets 7 à 9).
5 – Après la parole, la connaissance de Dieu
C’est finalement Dieu lui-même qui est la bonne part.
Lamentations de Jérémie, chapitre 3, verset 24 :" L’Eternel est mon partage dit mon âme ".
(" L’Eternel est mon trésor…" (dans la version de la Bible en français courant).
Psaume, chapitre 73, verset 26 : " Ma chair et mon cœur peuvent se consumer, Dieu sera toujours mon partage " (c’est-à-dire ma part, ma bonne part).
" L’Eternel sera toujours mon bien le plus personnel " (dans la version en français courant).
6 – Je deviens moi-même la part de Dieu
Lorsque Dieu devient ma part, la bonne part que je choisis, je deviens la part de Dieu.
Il y a réciprocité.
Dieu est ma bonne part, mon trésor, ce que j’ai de plus précieux, ce qui est prioritaire dans ma vie, et moi je suis sa bonne part, je lui appartiens.
Tite, chapitre 2, verset 14 : " Il s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartiennent, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. "
" Si je connais Dieu, alors Il me connait aussi " (2 Timothée, chapitre 2, verset 19).
7 – La bonne part nous suit dans l’éternité
Tous ceux qui ont choisi Dieu, Sa parole, la connaissance de Son nom, s’amassent des biens inaliénables qu’ils emportent avec eux.
Ces biens, ce sont des bonnes œuvres préparées d’avance et réalisées dans la foi.
" Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur…. Car leurs œuvres les suivent " (Apocalypse, chapitre 14, verset 13).
De tous les biens acquis ici-bas, nul n’emporte quoi que ce soit après la mort.
Mais la bonne part selon le Seigneur est inaliénable. Elle est portée au compte du croyant, elle le suit dans la mort, et il la retrouvera aux jours de l’éternité. Temps, argent, souffrances, opprobre, persécutions… Rien n’est oublié devant Dieu.
Ne soyons pas comme le mauvais riche, qui avait choisi la mauvaise part, mais soyons comme Paul qui avait choisi la bonne part et disait : " Christ est ma vie, et la mort m’est un gain " (Philippiens, chapitre 1, verset 21).
La protection divine
Nous lisons dans le Psaume 91, au verset 1 : " Celui qui demeure sous l’abri du Très Haut, repose à l’ombre du Tout-Puissant. "
Demeurer proche de Dieu, voilà le fondement de la sécurité du croyant.
1 – Dieu nous protège de la haine de Satan
L’intervention divine dans notre vie, le choix et l’appel de Dieu font de nous l’objet de la haine de Satan.
Il faut le savoir. Il n’y a pas de position, de situation intermédiaire.
Jésus dit à ses disciples : Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. Mais il pourrait dire aussi : Celui qui est pour moi a contre lui tout ce qui est ennemi de Dieu.
C’est clair. Non seulement les incrédules et les athées, mais aussi et surtout parfois les religieux, les " faux dévots. "
Déjà dans l’ancienne alliance, ceux qui prenaient position pour Dieu étaient considérés par Lui comme " la prunelle de son œil, " ce qu’il y a de plus vital, de plus sensible dans le corps humain.
Mais l’œil est bien protégé, par l’extrême rapidité du battement des paupières.
Et l’homme se protège lui-même par des lunettes contre toute agression extérieure.
2 – L’exemple de David et d’Abiathar
Nous lisons dans l’ancien testament qu’un jour, voulant détruire son rival David, le roi Saül fait tuer toute une famille de sacrificateurs qu’il soupçonne de trahison.
Seul Abiathar en réchappe. Il aurait de bonnes raisons de craindre pour sa vie, mais voilà qu’il trouve en David une totale sécurité.
Un gardien sûr et fiable. David se trouve involontairement responsable du massacre de la famille d’Abiathar.
C’est une raison majeure pour s’attacher Abiathar et le " garder, " le protéger.
Mais cette protection nécessite deux conditions : Il faut qu’Abiathar " reste " avec David et qu’il soit " proche " de lui !
" Reste avec moi, près de moi, tu seras bien gardé " (1 Samuel, chapitre 22, verset 23).
3 – Comment Dieu nous protège-t-Il ?
Dans le domaine naturel, Il a donné à l’être humain la capacité de profonds sentiments.
Sentiments d’amitié : " Il est tel ami plus attaché qu’un frère ".
Sentiments d’amour aussi, à l’intérieur de la famille.
Dans le mariage, l’union de l’homme et de la femme n’est pas une simple juxtaposition, mais la Bible précise que les époux forment une seule chair.
Dans le dessein du Créateur, c’est comme une fusion : le sort de l’un est lié indissolublement au sort de l’autre, de sorte que ce qui touche l’un touche l’autre.
Si je fais du mal au conjoint, je me fais mal à moi-même.
C’est ce qu’éprouve un chrétien ou une chrétienne (ou ce que l’un ou l’autre devrait normalement éprouver) à l’égard du conjoint.
Paul exprime clairement ces choses dans l’épitres aux Ephésiens, chapitre 5, versets 28 et 29.
Mais la Bible va plus loin encore.
Ceux qui appartiennent à Christ sont protégés dans la mesure où ils sont membres d’un corps.
Non pas adhérents à un club, mais membres d’un corps. La sécurité des Saints réside dans ce principe fondamental.
Non seulement la tête (Christ), mais les membres (les croyants) ne sont pas indifférents aux souffrances qui peuvent atteindre un membre, mais ils se mobilisent au contraire pour le protéger, le préserver, le soigner, le défendre, le " garder ".
L’amputation d’un membre est toujours quelque chose de dramatique pour un être vivant.
Il en est de même lorsqu’un membre du corps de Christ se détache du corps. Il attriste le reste du corps et il perd sa protection.
Et qui est assez fort pour pouvoir s’en passer ?
Enfin, bien sûr, la protection suprême, c’est celle que nous offre Jésus.
Jésus a gardé les disciples, en tout cas ceux qui sont restés attachés de cœur, même si la faiblesse de la chair les a rendus lâches et hésitants parfois (comme Pierre, qui, après la trahison de Judas, suivit Jésus de loin, par crainte. Mais les sentiments de son cœur étaient intacts).
Judas au contraire a trahi, car il s’est détaché volontairement de Jésus. Il a préféré ouvrir son cœur au diable.
L’apôtre Jean dira, à propos de ceux qui se retirent : " Ils n’étaient pas des nôtres… "
Mais Jésus garde les siens, et il les garde bien.
4 – Christ a-t-il été gardé ?
Lors de la tentation dans le désert, Christ a été gardé de toute chute.
Après ce combat, victorieux, Satan s’éloigne de lui jusqu’à un autre " moment favorable. "
Mais voici l’épreuve de la croix qui approche.
Jésus sera-t-il gardé ?
L’épreuve, le face à face avec Satan est si rude qu’il a le sentiment d’être abandonné.
" Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? "
C’est le sentiment que Jésus a éprouvé sur la croix, alors que le péché du monde pesait sur lui.
Dieu n’était-Il plus présent pour le garder ?
Voici ce que dit l’apôtre Paul : " Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même " (2 Corinthiens, chapitre 5, verset 19).
Dieu le Père était dans le Fils à la croix. Un peintre a même représenté Dieu crucifié avec Christ.
5 – Notre vie est une solide construction spirituelle
La protection, la sécurité du croyant fidèle résident non pas seulement dans des sentiments, des paroles, des promesses, mais dans des faits spirituels qui vont bien au-delà de la pensée, d’un concept humain.
La Bible affirme ceci
- Nous sommes prédestinés à être conformes à l’image de Jésus.
- Nous avons été crucifiés avec Lui.
- Nous avons été ensevelis avec Lui et nous sommes ressuscités avec Lui.
- Nous sommes assis, dans les lieux célestes avec Lui.
- Nous sommes gardés pour son retour et pour recevoir un corps glorifié, qui sera le salut accompli, objet de notre espérance.
Ainsi, celui qui cherche Christ pour le détruire nous cherche aussi. Mais de même qu’Abiathar était bien gardé auprès de David, nous aussi, près de Christ, en communion avec Lui, nous serons bien gardés.
L’obéissance
Lecture : " Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-même par de faux raisonnements " (Jacques, chapitre 1 verset 22).
Quel est l’enfant qui est toujours prêt à obéir, sans hésiter ?
L’obéissance est parfois pour lui synonyme de contrainte. Obéir, c’est souvent faire ce que l’on n’a pas envie de faire. Et pourtant, l’obéissance c’est aussi la source du bonheur.
Le roi Salomon, qui était connu pour sa grande sagesse, a dit : " Celui qui observe le commandement ne connaît pas de chose mauvaise " (Ecclésiaste, chapitre 8, verset 5).
Les commandements des hommes, les lois d’un pays sont destinés à protéger les individus. Il est bien vrai que celui qui observe ces commandements ne connait pas de choses mauvaises.
Les commandements donnés aux hommes par Moïse, particulièrement les dix commandements (le Décalogue), ont été donnés entièrement pour le bien de la race humaine.
Encore faut-il les mettre en pratique !
Mais depuis la venue de Jésus, nous sommes dans une autre dimension spirituelle.
En effet, " la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ " (Jean, chapitre 1, verset 17).
Nous vivons maintenant sous la grâce. Dieu nous accorde un pardon gratuit de toutes nos offenses, à cause du sacrifice expiatoire de Jésus, son propre Fils.
Cela veut-il dire que nous sommes dispensés de vivre dans l’obéissance ?
Bien sûr que non. Nous sommes appelés à marcher en nouveauté de vie, soumis aux commandements de Christ par son Esprit qui habite en nous.
En plus des dix commandements de Moïse, nous sommes appelés à obéir aux commandements de Jésus. Lui-même s’est rendu obéissant jusqu’à la mort, et même jusqu’à la mort de la croix. Et il l’a fait volontairement, pour notre bien.
Il nous invite à nous repentir d’abord, à le suivre ensuite, à nous aimer les uns les autres.
Obéir à Dieu, c’est obéir à l’Evangile, c’est " marcher droit selon la vérité de l’évangile.". C’est aussi obéir à la foi.
C’est marcher dans l’humilité, ce qui nous conduit à la vie, alors que la marche dans l’orgueil est une désobéissance qui conduit à la mort.
C’est rejeter le péché sous toutes ses formes. C’est ne pas résister aux ordres que Dieu nous donnés pour son service.
Dieu est-il avec nous ?
Romains, chapitre 8, versets 31 et 32 : " Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas toutes choses avec Lui ? "
1 – Assurément, Dieu est amour
Et si Dieu est pour nous, Il déverse à notre égard des trésors d’amour.
Il est chaleureux, convivial pourrait-on dire. Il nous invite à partager avec Lui.
Mais s’il est vrai que Dieu aime le pécheur, il est vrai aussi, qu’Il hait le péché. Quel dilemme !
Ainsi, Dieu est pour nous et contre nous tout à la fois.
Dès sa désobéissance à l’égard de Dieu, l’homme est chassé du jardin d’Eden.
Mais il est chassé avec une promesse cependant.
Dieu se repent du mal qui atteint l’homme. Il a compassion, mais Il ne peut tolérer le péché sans se renier Lui-même.
2 – Dieu contre le péché
Dieu est contre nous tant que le péché est en nous, dans nos vies, ou plutôt Il est contre notre péché.
Et il nous fait sentir sa désapprobation par la conviction de notre perdition, de notre condamnation, par le " mal-être " intérieur que produit en nous le Saint-Esprit.
3 - Dieu veut être avec nous
Lorsque nous consentons volontairement, librement, à abandonner le péché, en un instant l’obstacle est levé (comme la porte d’un barrage qui s’ouvre). Alors la grâce de Dieu coule comme un torrent, soudainement, sans réserve, sans retenue.
" Tant que je me suis tu, mes os se consumaient " (Psaume, chapitre 32, versets 3 à 5).
Dieu veut être avec sa créature. C’est son désir.
Il est pour et contre tout à la fois. Il supporte, Il avertit jusqu’à ce que l’obstacle soit ôté.
Alors Il est pleinement avec et pour l’être humain.
Avec : pour le secourir, l’aider, le protéger, l’encourager.
Pour : le défendre, le soutenir, confondre ses ennemis.
4 – La repentance
La repentance seule est l’attitude du cœur qui inverse ou renverse les situations, qui ouvre ou ferme les écluses des cieux.
" Mettez-moi à l’épreuve " (Malachie, chapitre 3, verset 10).
Regardons l’expérience de l’apôtre Paul. Sur le chemin de Damas, Dieu est contre lui. Il l’arrête violemment.
Après sa conversion, Dieu est pour lui et avec lui, même aux pires moments. Il l’encourage et le soutient :" Prends courage…. " (Actes, chapitre 23, verset 11).
Pour nous aussi, lorsque les choses vont au plus mal, lorsque la pression de la conviction de péché est la plus forte et que nous cédons au désir de Dieu, la digue saute, les eaux de la bénédiction se répandent en une fraction de seconde.
Ne reculons jamais le moment de dire " oui " à Dieu.
C’est perdre des précieuses bénédictions, et cela peut être très dangereux. Notre vie ne nous appartient pas…
5 – Dieu est-Il contre moi ?
La face du Seigneur est contre ceux qui font le mal, même si les apparences sont contraires.
Dieu peut être aussi contre un chrétien, zélé en apparence, mais dont les motivations ne sont pas pures.
Contre celui qui a abandonné son premier amour, qui devient propre juste, sans compassion.
6 – Dieu est Il avec moi ?
Si je le cherche et soupire après Lui, si je reviens de tout mon cœur, Il est avec moi, même si, comme Joseph, je suis au fond d’une prison.
Participants aux souffrances de Christ
" J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous " (Romains, chapitre 8, verset 18).
Nous tous qui appartenons à Dieu sommes appelés à jouir dès ici-bas du bonheur de sa présence en nous.
Mais nous sommes aussi appelés à participer aux souffrances de Christ et à nous en réjouir.
Tous ceux qui ont lu le célèbre livre de John BUNYAN, le " voyage du pèlerin " se souviennent de " FACILE ", le pèlerin qui fuyait devant les difficultés.
Il ressemble à ces terres ingrates, pierreuses, dont parle Jésus, dans lesquelles la Parole de Dieu ne peut s’épanouir.
Jean-Baptiste lui-même, le plus grand des prophètes, est saisi par le doute lorsqu’il est jeté en prison.
Jésus lui fait dire : " Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! "
Nous ne devons jamais oublier que si nous voulons vivre conformément à ce que Dieu attend de nous, nous aurons une vie difficile.
Nous subirons des persécutions d’une manière ou d’une autre. Par nos proches (famille), par nos voisins, nos collègues de travail, les autorités, dans l’Eglise parfois même.
S’il n’en est pas ainsi, c’est qu’il manque quelque chose à notre piété : notre consécration, notre vie de prière, notre témoignage.
N’avons-nous jamais entendu :
- Tu passes trop de temps aux choses de Dieu.
- Tu choques les gens.
- Tu ne veux plus sortir dans le monde, tu n’aimes plus les plaisirs mondains.
Même à l’intérieur d’un couple de croyants, il peut y avoir des différences de consécration. Combien plus lorsque le croyant s’allié avec un non croyant ! les conflits peuvent être destructeurs.
Nous sommes destinés à entrer dans le Royaume de Dieu, un royaume qui n’a rien à voir avec le royaume terrestre.
Il est donc normal que nous soyons destinés aux tribulations. Voyageurs et étrangers sur la terre, nous ne pouvons manquer de nous heurter au monde et d’en souffrir.
Il est évident que les souffrances auxquelles sont appelés les chrétiens sont celles qu’ils souffrent pour le bien et non pour le mal.
Il arrive que certains croyants, ayant chuté dans leur vie spirituelle, se retrouvent en prison, à la suite d’affaires malhonnêtes, d’immoralité.
Soyons clair à ce sujet, pour eux, purger une peine de prison ce n’est pas participer aux souffrances de Christ, c’est au contraire jeter l’opprobre sur Christ.
Non seulement le monde nous réclame, mais parfois Satan aussi, comme pour Pierre, par une épreuve imprévue, violente, par laquelle nous sombrerions si Christ ne priait pour nous.
Comment considérer les souffrances auxquelles nous sommes appelés en tant que croyants ?
Si nous avons en vue les biens spirituels et éternels, nous serons comme Moïse, qui va jusqu’à regarder l’opprobre de Christ comme une richesse.
Quant à Paul, il en arrive à dire qu’il se plaît dans les souffrances pour Christ et qu’il accepte l’écharde et les inconvénients d’être fidèle à Dieu pour que la grâce abonde.
Et il va jusqu’à se réjouir des souffrances !
- Considérer l’opprobre comme un trésor pour être enrichi.
- Se plaire dans l’opprobre pour être fort spirituellement.
- Se réjouir dans l’opprobre avec l’esprit d’amener des âmes, faire grandir le corps de Christ.
IL N’AVAIT NI BEAUTE, NI ECLAT
Lecture : " Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire…. " (Esaïe, chapitre 53, verset 2).
Nous n’avons reçu pour notre salut aucun autre nom que celui de Jésus. Jésus est le personnage central de la Bible.
La connaissance de Jésus est vitale pour nous, et à plusieurs reprises dans la Parole de Dieu, il est fait mention de l’importance de connaitre Dieu et Jésus.
Les artistes des diverses époques n’ont donné qu’une image inexacte de Jésus. Seul la Bile nous en donne un portrait vrai et exact.
Les représentations qui ont été faites de Jésus ont plus contribué à fausser cette image qu’à la rendre accessible et vraie.
Dans l’Eglise primitive, on parlait de Jésus plus que l’on en parle aujourd’hui. Où l’on insiste plus sur les manifestations de la grâce, la morale chrétienne, la théologie…
Dieu voulant sauver tous les hommes par Jésus – le second Adam – a choisi un homme représentatif de toute l’humanité, jusqu’au moindre, au plus banal, au plus modeste. Qui est-Il ?
- Il vient dans une famille modeste de gens simples, laborieux, qui travaillent pour subsister.
- Il naît dans une étable, on le couche dans une mangeoire. Il est un S.D.F.
- Le fils de l’homme n’a aucun lieu pour poser sa tête, pas de fortune personnelle. Il est aidé par des sympathisants.
- Les peintres en général représente Jésus comme un personnage majestueux, plein d’autorité, mais la Bible déclare qu’Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer les regards, pour plaire.
- Les foules ne l’ont pas suivi parce qu’Il était beau et avait de la prestance, mais parce qu’Il leur faisait du bien.
- Jésus n’était pas un grand personnage politique ou religieux. Il n’a pas étudié au pied des Rabbins. C’était un manuel, un charpentier. Mais, Il connaissait la Bible – la Torah et Il savait lire.
A Nazareth, Il déroule le livre – rouleau d’Esaïe et déclare : " l’Esprit du Seigneur est sur moi, car il m’a oint … "
Et c’est là précisément qu’Il a été rejeté.
Fils de Marie et de Joseph – charpentier.
Sans renom, il n’a pas étudié.
Il vit dans une région méconnue qui n’a jamais donné de grand prophète.
Si aujourd’hui on nous présentait Jésus tel qu’il a été, en chair et en os, dans la réalité, nous serions nous-mêmes étonnés.
Et il a fallu beaucoup de temps aux disciples pour découvrir que cet homme " sans apparence " était véritablement le messie, l’envoyé de Dieu, l’agneau de Dieu qui devait sauver le monde.
Dieu se sert des choses faibles du monde, sans apparence le plus souvent pour accomplir ses desseins. Et qui sait reconnaitre cela ?
Aurons-nous du mépris pour une église où l’on ne trouve que de " petites gens ? "
Cependant c’est l’humour et la sagesse de Dieu. Il fait éclater sa puissance et sa gloire au travers de la médiocrité et de la faiblesse de l’instrument, afin qu’aucune chair ne se glorifie devant Lui.
C’est pourquoi nous n’avons pas à imiter le monde – mais à nous laisser instruire par la Parole de Dieu.
Dieu fait grâce aux humbles. Il prend plaisir à élever les humbles – les pauvres en esprit.
Si aujourd’hui nous sommes sans éclat – sans gloire – sans renom – sans talent – sans instruction – sans richesse, mais si nous connaissons Jésus et sommes attachés à lui, Dieu nous réserve un poids éternel de gloire en Sa présence.
Prier, c'est demander
Lecture : " Priez sans cesse. " (1 Thessaloniciens, chapitre 5, verset 17).
1 – Demander est une nécessité
Si Dieu est " suffisant en lui-même " et n’a pas besoin de demander quoi que ce soit à qui que ce soit, il n’en est pas de même de nous, les êtres humains.
Nous sommes fragiles, dépendants les uns des autres, dépendants de notre environnement.
Et nous avons ainsi une foule de besoins à satisfaire pour subsister. Et constamment nous sommes appelés à demander.
L’enfant réclame sans cesse pour satisfaire ses besoins et interroge aussi sans cesse.
L’adulte demande aussi, il cherche son pain quotidien, du travail, un abri, du soleil, de la pluie, la guérison, l’amour, le bonheur !
L’homme cherche des bonnes choses, mais aussi parfois de mauvaises, selon son bon ou son mauvais cœur. Ainsi fit Salomé, qui pour assurer son avenir, demanda la tête de Jean-Baptiste au roi Hérode.
2 – Les demandes non satisfaites
L’homme est perpétuellement en demande (en prière) et cependant toutes ses demandes ne sont pas satisfaites, ses prières ne sont pas toutes exaucées.
Il est difficile de comprendre parfois l’échec… Mais il existe quelques raisons claires cependant :
- Parfois l’homme ne demande pas, par passivité, par ignorance.
- Parfois il demande et n’attend pas de recevoir. Que penserons-nous de quelqu’un qui entre chez le boulanger pour chercher un pain, qui le demande et s’en va avant de le recevoir !
- Parfois il demande des choses inconsidérées et nuisibles (cigarettes, drogue…) qui contribuent à le détruire.
3 – Le but de la demande, de la prière, c’est de recevoir
Jésus a dit : " demandez et vous recevrez " (Matthieu chapitre 7, versets 7 et 8).
Mais il faut la foi, la confiance que la demande va être satisfaite. Il faut la foi de cet enfant qui, partant à la réunion de prière pour demander la pluie, emporte son parapluie.
Ou celle de cet homme qui, seul dans l’assemblée, osa venir prendre sur la chaire une belle montre que le prédicateur offrait à celui qui viendrait la chercher.
Notre Père céleste aime que nous demandions et que nous nous approchions pour saisir ses bénédictions.
Charles Finney, qui fut l’instrument d’un réveil spirituel puissant, avait compris l’importance de " s’attendre à être exaucé. "
Avant sa conversion, les anciens avaient proposé de prier pour lui. Il leur avait répondu : Ce n’est pas la peine, vous priez et vous n’êtes jamais exaucé.
Autrement dit : vous ne vous attendez pas à recevoir la réponse à vos prières.
Jésus a prié, a demandé, même lui, et il a été exaucé. Il s’attendait pleinement à être exaucé.
4 – Pourquoi la prière ?
On pourrait se demander pourquoi Dieu nous demande de prier. Après tout, il sait très bien ce dont nous avons besoin, et il voit les aspirations de nos cœurs. Pourquoi ne donne-t-il pas sans attendre ?
Parce que Dieu nous a créés libres et qu’il respecte notre liberté. Si tu veux recevoir, il faut demander, c’est un principe constant dans les écritures, même si Dieu exauce avant que nous ayons demandé.
5 – Comment demander
Nous avons vu qu’il convient d’abord d’apprendre à demander à Dieu, et de demander avec foi.
Il convient aussi de faire des prières " opportunes " qui correspondent à un besoin légitime que Dieu ne demande qu’à satisfaire. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour …. (Matthieu, chapitre 6, verset 11).
L’Eternel est attentif à la prière du misérable, il ne dédaigne pas sa prière (Psaume, chapitre 103, verset 18).
Mais lorsque nous sommes réellement dans le besoin, nous devons aussi prier avec " importunité," insistance, comme l’ami importun qui réveille son compagnon en pleine nuit, ou la veuve qui " casse la tête " au juge inique.
La prière qui plait à Dieu est celle qui est faite " dans le nom de Jésus. " Le fils bien-aimé de Dieu est notre avocat auprès du Père.
Néanmoins, nous ne pouvons pas demander " n’importe quoi " dans le nom de Jésus.
Ce qui est bon, utile, nécessaire nous sera donné, particulièrement ce qui est nécessaire à notre vie physique et spirituelle : le pain quotidien, le Saint-Esprit.
Nous ne serons pas exaucés si nous demandons mal, dans le but de satisfaire nos passions (Jacques, chapitre 4, verset 2).
Mais, si nous demandons selon sa volonté, il nous écoute et nous exauce (1 Jean, chapitre 5, versets 14 et 15).
Ambassadeurs pour Christ
Lecture : " Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix " (Colossiens, chapitre 1, verset 20).
Beaucoup pensent que le dialogue, la réconciliation et la coopération entre les religions, les races et les cultures sont essentiels pour une paix véritable et durable entre les hommes.
On parle de paix, on a toujours cherché la paix, et pourtant la guerre fait rage, entre peuples de races ou d’ethnies différentes, de religions différentes.
Nous n’avons pas besoin d’ambassadeurs pour la paix, mais d’ambassadeurs pour Christ, pour l’Evangile, d’ambassadeurs qui ont fait la paix avec Dieu. " Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeur pour Christ " (2 Corinthiens, chapitre 5, verset 20).
Jésus est appelé " le prince de la paix, " et celui qui publie la paix véritable, c’est celui qui annonce le salut en Jésus-Christ.
Tout homme qui n’est pas réconcilié avec Dieu ne peut être un véritable ambassadeur de la paix.
Un ambassadeur pour la paix doit d’abord être en paix avec Dieu. IL est alors en paix avec lui-même et en paix avec les autres.
Cela est l’œuvre de la rédemption.
Par la croix, Jésus a établi la paix entre tous les hommes, en créant un seul homme nouveau (Ephésiens, chapitre 2, versets 14 à 16) : " Il a établi la paix entre ceux qui sont sous la loi de Moïse et ceux qui sont sans la loi. "
Il a établi la paix également entre l’esclave et l’homme libre, entre l’homme et la femme (Galates, chapitre 3, verset 28) : " Il n’y a plus ni Juif, ni Grec, il n’y a plus ni esclave, ni libre, il n’y a plus ni homme, ni femme : car tous vous êtes un en Christ. "
Je ne puis être ambassadeur pour la paix que si je suis d’abord ambassadeur pour Christ et pour l’Evangile et je ne puis être ambassadeur pour Christ que si je suis membre de son corps.
Si je suis une " même plante " avec Lui.
L’ambassadeur, c’est l’envoyé, l’apôtre, le représentant. Il ne part pas de lui-même, c’est Christ qui l’envoie.
L’ambassadeur doit connaitre la pensée de celui qui l’envoie. " Or, nous, nous avons la pensée de Christ " (1 Corinthiens, chapitre 2, verset 16). Il doit le représenter dignement et défendre ses intérêts.
La faiblesse du Christianisme réside dans le fait que Christ n’est pas bien représenté. (Il n’a pas de bons ambassadeurs dans le monde).
Celui qui pactise avec le monde sous prétexte de le gagner à Christ perd sa saveur son pouvoir.
Tu as aimé la justice
Lecture : Hébreux, chapitre 1, verset 9 : " Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité, c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux. "
Ce verset est tiré du Psaume 45, psaume qui décrit le " messie ". Pourquoi Dieu a-t-Il élevé Jésus, pour le mettre au-dessus de tous ? Parce que Jésus a aimé la justice et haï l’iniquité.
1 – Les droits et les devoirs
Aujourd’hui, dans notre monde moderne on parle beaucoup de " droits " des individus. Cela est une bonne chose, certes.
Malheureusement on ne parle plus des " devoirs " de l’individu. Seule la Bible insiste sur ce point.
Tout droit est assorti (ou accompagné) d’un devoir.
Les hommes réclament justice lorsqu’ils sont lésés, ils ont un sens très aigu de leurs droits et ils les font valoir toutes les fois qu’ils le peuvent en tapant sur la table, en manifestant parfois.
Les malfaiteurs prennent des avocats pour défendre leurs droits. Mais à l’égard du respect de la loi et des règles élémentaires de la vie en société, ils ne prennent pas tant de précautions.
Ils défendent ceux qui leur sont proches, mais n’hésiteront pas à incendier la voiture de leur voisin.
2 – Quelle différence entre " aimer la justice " et " haïr l’iniquité ? "
Le roi David était un homme qui aimait la justice. Mais un jour il a été tenté par l’iniquité. Et, parce qu’il n’a pas haï cette iniquité, il est devenu injuste.
Après avoir commis un adultère et un meurtre, il est inconscient de la gravité de ses actes et se permet de juger l’homme injuste dans la parabole que lui propose le prophète Nathan.
Lorsque Nathan lui affirme : " Tu es cet homme-là, injuste, " il reconnait sans détour qu’il était un pécheur, qu’il avait caressé son péché ! (Psaume, chapitre 51, versets 1 à 5).
L’apôtre Paul, dans son célèbre passage de Romains, chapitre 7, verset 15 exprime la même chose : " Je veux faire le bien car j’aime la justice, mais je n’ai pas la force ni la capacité de repousser, de haïr l’iniquité. "
Les pharisiens aussi aimaient la justice, mais ils n’avaient conscience que des péchés des autres, pour les accuser.
Et ils ont ajouté tant de " règles de justice " à celles donnée par Dieu, qu’ils ont fait condamner des innocents.
Que chacun se plaigne de ses propres péchés ! (Lamentations de Jérémie, chapitre 3, verset 39).
3 – Jésus seul a haï l’iniquité
Il a vaincu les tentations et le tentateur. Tous les hommes ont péché, il n’a jamais commis de péché.
" Qui de vous me convaincra de péché ? " (Jean, chapitre 8, verset 46)
Il est l’unique qui a pu tout à la fois aimer la justice et haïr l’iniquité et il l’a prouvé en abandonnant sa volonté à celle de Dieu jusqu’à la mort de la croix.
Aussi Dieu l’a oint d’une huile de joie, et cette onction, cette huile de joie est celle qu’Il répand sur ceux qui reconnaissent leurs péchés, se repentent et se convertissent.
Professer la vérité dans la charité
Jean, chapitre 17, verset 17 : " Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. "
Jean, chapitre 14, verset 6 : " Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. "
Hébreux, chapitre 13, verset 8 : " Jésus-Christ est le même, hier, aujourd’hui, et éternellement. "
1 – La vérité de l’Evangile ne change pas au cours des siècles
Jésus est et demeure éternellement le même parce qu’Il est Dieu.
L’erreur d’une religion dérivée du christianisme, comme le catholicisme, est de considérer la Parole de Dieu comme une ébauche qu’il faut affiner en la travaillant, en y ajoutant et en y retranchant au gré du temps, des mœurs et des circonstances.
C’est ainsi que l’on a en particulier introduit fautivement le culte des " Saints " et de " Marie ", mère de Jésus.
2 – Enseigner la vérité dans la charité
La difficulté à l’égard des Catholique sincères, est de dire la vérité sans blesser. L’apôtre Paul savait aborder avec amour tous ceux à qui il apportait la vérité de l’Evangile. " Je ne suis fait tout à tous, afin d’en sauver quelques-uns " (1 Corinthiens, chapitre 9, verset 22).
3 – La véritable Eglise
Néanmoins, il est impératif de dire la vérité, car si la chute de l’homme est venue par un mensonge, celui du serpent, le relèvement de l’homme, son salut, est venu par la vérité, Jésus-Christ.
La Parole de Dieu est la vérité, " vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée à deux tranchants " (Hébreux, chapitre 4, verset 12).
Mais il ne s’agit pas de l’épée d’un bourreau, il s’agit du scalpel d’un chirurgien qui ôte le mal et guérit.
La véritable Eglise, celle du Dieu vivant, est la colonne et l’appui de la vérité.
"… la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité " (1 Timothée, chapitre 3, verset 15).
Une Eglise qui dénature la Parole de Dieu, qui en retranche ou en ajoute n’est pas la véritable Eglise.
Il peut y avoir en son sein des âmes qui ont saisi Jésus come Sauveur et Seigneur, et qui sont sauvées de leurs péchés, mais cette Eglise n’est pas la colonne et l’appui de la Vérité.
4 – Le prix de la vérité
Il est vrai que dire la vérité peut parfois coûter très cher :
- Pour celui qui la dit :
Souvenons-nous de la célèbre phrase de Galilée, un savant du 16ème siècle qui osait affirmer en parlant de la planète terre : " Et pourtant elle tourne… "
Ses affirmations étaient contraires à celles du pouvoir spirituel de l’époque et il dut les abandonner sous peine de périr brûlé vif sur un bûcher.
Pour avoir dit la vérité, Jésus a souffert, et combien de chrétiens après lui.
- Pour celui qui la reçoit :
Combien ont été rejetés du milieu familial, amical, professionnel, pour être revenus à la vérité de l’Evangile !
Mais il y en a beaucoup plus, malheureusement, qui n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.
En conclusion, souvenons-nous que si seule la vérité peut délivrer les âmes, il n’est pas question, à cause d’un manque d’amour, de diviser une Eglise sous prétexte de vérité.
Il n’est pas question non plus de fermer aux âmes la porte de la grâce, parce que nous n’aurons pas accompagné de grâce notre parole.
" Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun " (Colossiens, chapitre 4, verset 6).
Humilité et humiliation
Lecture : " Humiliez vous donc sous la puissance main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable " (1 Pierre, chapitre 5, verset 6).
1 – Les aspirations de l’homme
Tout ce qui a vie est fait pour grandir, se développer, s’épanouir.
Les plantes et les animaux se développent dans certaines limites.
Mais l’homme créé à l’image de Dieu, a des aspirations. Il éprouve le besoin de communier avec le Dieu tout-puissant et celui de vivre éternellement.
" Dieu a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité " (Ecclésiaste, chapitre 3, verset 11).
C’est Dieu lui-même qui a placé l’homme et la femme " au-dessus " du règne animal et du règne végétal, ce qui est un grand avantage, mais également un grand risque.
Au travers du serpent rusé, Satan s’est servi des aspirations naturelles de l’homme pour le précipiter vers la chute.
Au jardin d’Eden, il lui propose de s’élever par la désobéissance : " Vous serez comme des dieux " (Genèse, chapitre 3, verset 5).
Au désert, il propose à Jésus la gloire : " Si tu te prosternes et m’adores …. " (Matthieu, chapitre 4, verset 9).
Satan utilise le besoin de grandir et de s’épanouir de l’homme pour inciter à jouir, posséder et dominer.
Mais ce n’est pas ainsi que Dieu veut élever l’homme.
2 - Ce que nous dit Dieu dans sa parole
La Parole de Dieu ne cesse de proclamer la nécessité d’être humble, de marcher humblement avec Dieu.
Jésus, le Fils de Dieu, se décrit comme étant " doux et humble de cœur. "
Et le bonheur est promis à ceux qui sont " pauvres en esprit, " (humbles).
La tendance de l’homme pécheur est de s’enorgueillir et de s’enfler d’orgueil et de vanité.
Cette attitude est une attitude de fausseté, de mensonge.
C’est se tromper sur son propre compte que de l’adopter.
Inversement, s’humilier à l’extrême, se mépriser et se haïr soi-même est une toute aussi mauvaise attitude qui entraine bien des troubles du comportement.
Le dessein de Dieu en créant l’homme était de le faire grandir pour l’élever ensuite jusqu’à Lui.
L’humilité est un état d’esprit, une disposition de cœur qui plaît à Dieu mais, aussi aux hommes.
On emploie parfois l’expression : " il est puant d’orgueil… " pour signifier combien le contact avec les orgueilleux est désagréable pour l’entourage.
A l’inverse, un auteur chrétien, André Murray, a intitulé son livre : " L’humilité, la beauté de la sainteté. "
Combien il est agréable de côtoyer les humbles !
3 – L’humiliation et l’humilité
L’épreuve de l’humiliation ne rend pas forcément humble, et l’on dit parfois que " l’orgueil pousse dru sur le fumier de l’humiliation ! "
Pour d’autres, et c’est le cas le plus fréquent, l’humiliation conduit à l’humilité.
Psaume, chapitre 119 : " C’est par fidélité que tu m’as humilié. "
Mais l’épreuve ne rend pas forcément humble. Il faut l’acceptation du cœur.
Dans le monde physique, il en est de même.
Par exemple, un ressort en acier perd son élasticité (son orgueil, ce qui fait sa force !), après l’épreuve du feu. Mais un ressort en bronze deviendra élastique après avoir subi l’épreuve d’être plongé dans l’air liquide.
Il y a une démarche volontaire qui est demandé au croyant qui veut plaire à Dieu :
- Humiliez-vous sous la puissante main de Dieu
- Quiconque se rendra humble (Matthieu, chapitre 18, versets 3 et 4).
- Dieu demande que tu marches humblement (Michée, chapitre 6, verset 8).
- Jésus lui-même s’est humilié. Il s’est mis à notre niveau pour nous sauver.
Après le baptême, ce fut le service, les épreuves et la mort.
Dieu nous invite à nous humilier nous-même, à nous juger nous-mêmes, afin de ne pas être jugés.
4 – Les méfaits de l’orgueil, les bienfaits de l’humilité
Le succès perpétuel, ou bien une abondance de grâces particulières peut nous " monter à la tête ".
Cela explique que parfois Dieu nous fait passer par l’humiliation, pour nous révéler ce que nous sommes réellement :
- Des créatures
- Des êtres inachevés
- Des êtres dépendants.
L’apôtre Paul, à qui Dieu s’était révélé directement, reconnaissait qu’il avait besoin d’une écharde, d’un sujet d’humiliation, pour ne pas être " enflé d’orgueil ".
Inversement, les quarante années passées au désert ont rendu Moïse humble.
Jean-Baptiste vivait dans le dépouillement et la présence de Jésus en face de lui le rendait humble : Il faut qu’il croisse et que je diminue…
Que dire en conclusion ?
Dieu nous appelle à l’humilité. Recherchons l’humilité.
A la lumière du Saint Esprit, nous reconnaissons que nous ne sommes que des pécheurs sauvés par la grâce de Dieu. Notre seule gloire est celle-là. C’est pourquoi, comme dit le dit l’apôtre Paul : " Que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur " (1 Corinthiens, chapitre 1, verset 31).
Connaissance et foi
Lecture : " … Jusqu’à ce que vous
1 – L’importance de la foi
Si la foi joue un rôle dans notre vie quotidienne, c’est encore plus vrai en ce qui concerne la relation des hommes avec Dieu.
La chute du premier homme, dans le jardin d’Eden, et tous les malheurs dont elle a été suivie, a son origine dans l’incrédulité.
Adam et Eve ont mis en doute la Parole soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu " (Ephésiens, chapitre 4, verset 13).
La foi en Dieu et la connaissance de Dieu sont indissociables. S’il est fondamental, pour notre vie ici-bas, et pour notre vie éternelle, que nous ayons foi en Dieu, il est tout aussi fondamental que notre foi soit basée sur une solide connaissance de Dieu.
S’il n’en est pas ainsi, notre foi est inutile, vaine et elle ne peut nous sauver ni du péché, ni de la mort éternelle.
Adam et Eve ont mis en doute la Parole de Dieu en écoutant, celle du serpent. Ils ont prouvé par là qu’ils n’avaient pas une foi totale, une confiance totale en Dieu.
La reprise du dialogue entre Dieu et les hommes débutera avec des hommes de grande foi, Abel, Noé mais surtout avec Abraham.
Ce dernier avait une telle confiance en Dieu qu’il n’hésita pas à croire lorsque tout espoir était perdu et à sacrifier ce qu’il avait de plus cher.
" Mon juste vivra par la foi " (Romains, chapitre 1, verset 17), nous dit Dieu. La vie et la foi sont indissociables.
" Sans la foi il est impossible de lui-être agréable " (Hébreux, chapitre 11, verset 6).
La relation avec Dieu et la foi sont indissociables.
2 – Comment se développe la foi ?
Les disciples ont, un jour, demandé à Jésus de leur augmenter la foi.
Ils pensaient que Jésus allait les exaucer " sur le champ, " par un acte souverain.
Mais il leur a simplement fait constater qu’ils ne savaient pas ce que c’était que d’avoir la foi qui " agit "
" Si vous aviez la foi comme un grain de sénevé " (Luc, chapitre 17, verset 6).
Pourtant, les disciples ont fait confiance à Jésus. Leur foi se développe en écoutant la parole de Jean-Baptiste : " Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde…. " (Jean, chapitre 1, verset 29), puis celle de Jésus.
Et en voyant les miracles qu’Il faisait.
Le but ultime de Dieu dans l’œuvre de salut est de faire savoir à l’homme que contrairement aux allégations de Satan, Il nous aime.
Satan est le père du mensonge, et il veut nous faire croire que Dieu est un menteur : " Dieu a-t-Il réellement dit ? " (Genèse, chapitre 3, verset 1).
Mais Dieu n’est pas un menteur. Il nous aime, et la croix est la preuve parfaite de cet amour.
3 – L’importance de la connaissance
" Nous avons connu l’amour que Dieu …… " (1 Jean, chapitre 4, verset 16).
La foi initiale se nourrit de la connaissance, (de l’expérience - de ce que l’on entend – qu’on lit – qu’on apprend – des témoignages que l’on reçoit – des choses que l’on voit – que l’on expérimente).
Ce fut l’école de Christ pour les disciples jusqu’à la mort puis la résurrection.
A partir de ce moment-là, rien n’aurait pu faire douter les disciples.
Conclusion : La foi chrétienne nait et s’édifie sur la connaissance de Jésus.
Que notre connaissance grandisse : " Croissez dans la connaissance" (2 Pierre, chapitre 3, verset 18).
Garder la Parole de Dieu
1 – Connaitre la Parole de Dieu
Ce qui fait le malheur de l’humanité, c’est que les hommes ne connaissent pas la Parole de Dieu et ne la mettent pas en pratique (ne la gardent pas).
Ce qui fait la faiblesse de l’Eglise et des chrétiens en particulier, c’est qu’on ne garde pas la Parole de Dieu, ou ne la prend pas au sérieux.
2 – Aimer la Parole de Dieu
On ne met en pratique ordinairement que ce en quoi on met son plaisir.
" J’ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées : tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon cœur " (Jérémie, chapitre 15, verset 16).
- Recueillir les paroles, c’est les rassembler toutes, sans en laisser une seule de côté, comme quelque chose de précieux.
Lorsque nous devenons enfants de Dieu, nous acquérons la certitude que ce sont réellement les Paroles de Dieu et non des paroles ordinaires.
Dévorer les paroles : les lire, les étudier, les conserver, les placer dans le cœur (et non pas uniquement dans la tête !).
- Mettre sa joie et son allégresse dans la Parole de Dieu : il faut que la mise en pratique de la Parole de Dieu devienne une seconde nature.
Dieu a toujours prévu d’écrire sa loi dans le cœur de l’homme : " … après ces jours-là, je mettrai mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai dans leur esprit " (Hébreux, chapitre 10, verset 16).
3 – Se nourrir de la Parole de Dieu
" L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu " (Matthieu, chapitre 4, verset 4).
La Parole de Dieu est pour l’homme et pour le croyant surtout, aussi nécessaire à sa vie que ne l’est le pain pour son être physique.
La Parole de Dieu nous reconstruit, nous structure spirituellement. Elle développe en nous l’homme nouveau, qui doit croitre pour atteindre la stature parfaite de Christ.
Et elle nous fait atteindre ce but pour que nous puissions agir, être utiles et aider les autres.
4 – Accepter toute la Parole de Dieu
Nous n’avons pas à choisir ce qui nous convient et à laisser le reste.
" Samuel ne laisser tomber à terre aucune des paroles de l’Eternel " (1 Samuel, chapitre 3, verset 19).
Si je veux avoir du succès dans mes entreprises, voici la clé : méditer la parole jour et nuit pour agir fidèlement.
5 – Le bonheur accompagne celui qui connait ces choses et les met en pratique
Vous êtes heureux, nous dit Jésus :
- Si vous savez ces choses : pour les connaître, il faut assidument lire, méditer, étudier la Parole de Dieu, repasser en notre cœur ce qui y a été inscrit par le Seigneur lorsque nous sommes " nés d’en haut. "
- Si vous les mettez en pratique. Et nous pouvons apporter une merveilleuse conclusion !
" Ses commandements ne sont pas pénibles car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde " (1 Jean, chapitre 5)
Aimés de Dieu et haïs du diable
Lecture : " Que la grâce et la paix vous soit données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ " (Ephésiens, chapitre 1, verset 2 ; Philippiens, chapitre 1, verset 2 ; 2 Thessaloniciens, chapitre 1, verset 2).
Lecture : " Le diable est meurtrier dès le commencement " (Jean, chapitre 8, verset 44).
1 – La vie des " bien-aimés " de Dieu
On dit souvent qu’il ne faut pas faire la part " belle " au diable, ni lui faire de la publicité, mais lorsque nous regardons attentivement la vie des hommes que Dieu a choisis, nous constations qu’elle n’est pas exempte de problèmes.
Nous constatons invariablement que la vie des " bien-aimée " de Dieu, de ceux qui le craignent et s’évertuent à marcher dans ses voies n’est pas un " long fleuve tranquille. "
Ce qui faisait dire à LUTHER : " Ce n’est pas une garantie de tranquillité que d’être aimé de Dieu. "
2 – Maltraités mais vainqueurs
Ceux qui sont à Christ sont regardés et traités comme des brebis destinées à la boucherie, mais cependant " plus que vainqueurs " par Celui qui les a aimés (Romains, chapitre 8, versets 36 et 37).
Ceux qui sont approuvés et aimés de Dieu sont voués à l’épreuve, à la haine du monde, du méchant, de Satan et de ses sbires.
Dès les premières pages de la Bible, c’est ce que nous constatons, et l’énumération est longue, depuis :
- Abel qui fut tué par son frère,
- Joseph, vendu comme esclave par ses frères,
- David, persécuté par Saül,
- Daniel, jeté dans la fosse aux lions…
- Jusqu’à Jésus, tenté au désert par Satan,
- Aux disciples réclamés par Satan,
- A tous les frères en Christ accusés par Satan,
(Apocalypse, chapitre 12, verset 10 : " Car il a été précipité, l’accusateur de nos frères.")
3 – Un redoutable privilège
Être choisi par Dieu est un redoutable privilège.
C’est le plus grand des honneurs et le plus sûr moyen d’atteindre la vie éternelle et la gloire éternelle. Mais c’est aussi la certitude de devenir le point de mire et l’objet de la haine de Satan.
Le peuple juif en a fait la douloureuse expérience, (depuis son séjour en Egypte jusqu’à la déportation à Babylone, puis la dispersion dans toutes les nations). Constamment pourchassé et persécuté, exterminé par Hitler, haï encore aujourd’hui, par beaucoup.
Les chrétiens authentiques et l’Eglise fidèle ont également souffert au cours des siècles et souffriront encore.
4 – Que faire lorsque les difficultés arrivent ?
Nous n’avons pas à nous mettre la " tête sous l’aile ", comme le fait l’autruche, lorsqu’elle voit arriver le danger. Mais l’autruche n’est pas un animal intelligent, car Dieu ne nous abandonne pas, et rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ (Romains, chapitre 8, versets 38 et 39).
Nous devons veiller à plusieurs choses cependant :
- Ne pas donner accès au diable. Si nous nous gardons nous-mêmes du péché, il ne nous touchera pas.
- Ne pas nous tromper de cible. Satan se déguise en ange de lumière. Nous avons à lutter contre les esprits mauvais en demeurant en Christ, mais pas contre nos semblables, contre " la chair et le sang. "
- Rester humbles dans le succès car la réussite suscite toujours chez quelqu’un l’envie, la jalousie.
- Ne pas souhaiter être " ignoré " de Dieu, car nous sommes destinés à souffrir avec Lui pour régner avec Lui.
Utilité de l'épreuve
1 – Qu’est-ce que l’épreuve ?
L’épreuve, dont il est question ici a le sens de " test ".
C’est-à-dire que c’est le moyen de vérifier qu’un objet ou un être est capable de satisfaire ou non à un usage ou à un emploi.
Et c’est que ce l’on trouve de plus normal dans la vie courante !
Personne ne critiquera un constructeur d’avions d’éprouver ses appareils, ou de les faire éprouver par un service spécialisé avant de les mettre en service !
Il en est de même pour un employeur soumettant des tests une nouvelle recrue pour un poste particulier.
A la rigueur, il peut accepter quelqu’un de non qualifié au départ, mais c’est avec l’idée de le former pour le rendre capable et l’éprouver ensuite.
Le but de l’épreuve est de s’assurer de la capacité de l’objet ou de l’homme à répondre à une exigence. Et, en faisant cela, de l’utiliser en toute sécurité pour les deux parties.
Même Dieu, le créateur, a dit : " Eprouvez-moi, et vous verrez…. " (Malachie, chapitre 3, verset 10).
Un test réussi est toujours sanctionné par un certificat, une attestation, un témoignage -le permis de conduire, les diplômes…. Un test non réussi entraine de l’amertume, des désagréments, des pertes : L’épreuve soumet celui qui la subit à un stress, une tension inhabituelle, qui provoque un tourment d’esprit même parfois chez ceux qui paraissent les plus décontractés. D’une manière générale, l’épreuve n’est pas une plaisanterie !
2 – Dieu nous éprouve, et le croyant n’échappe pas à la règle !
Le dessein de Dieu, en créant l’homme, était de le " prédestiner à être semblable à l’image de son Fils... " (Romains, chapitre 8, verset 29).
De fils de la poussière, Dieu destine ceux qui l’aiment à atteindre la stature parfaite de Christ.
C’est là une extraordinaire vocation, mais tout être raisonnable peut comprendre que pour y accéder, il faille subir des épreuves !
Du point de vue de Dieu, l’épreuve a toujours un aspect positif. C’est aussi ce que déclare la Parole de Dieu, à l’égard de ceux qui aiment Dieu.
Le châtiment de Dieu, qui représente une épreuve, nous amène à une vie paisible (Hébreux, chapitre 12, versets 10 et 11).
Le passage au désert est un moyen de Dieu pour se faire entendre et établir ou rétablir une relation d’intimité avec Lui (Osée, chapitre 2, verset 16).
Celui qui supporte patiemment la tentation reçoit la couronne de vie (Jacques, chapitre 1, verset 12).
3 – L’épreuve entraine toujours une souffrance
Qu’elle tombe sur nous sans crier gare, comme pour Job ou que nous y entrions, par la foi comme Jésus à Gethsémané, c’est toujours un moment difficile.
Rejeter l’épreuve ou s’y soustraire serait se livrer au mal, dévier de la destination prévue, rendre à notre égard le dessein de Dieu.
Ce qu’il y a de terrible dans l’épreuve, c’est le sentiment ressenti de solitude et d’abandon.
Et l’épreuve ne prend toute sa valeur et son utilité que précisément par le fait que la personne éprouvée est entièrement livrée à elle-même, sans appui, sans secours, sans consolations extérieures.
Autrement, l’épreuve n’est plus une épreuve.
- Job : sans soutien, ni de sa femme, ni de ses amis, ni de Dieu.
- Jésus : abandonné du Père.
Que dirait-on d’un candidat à un examen qui serait assisté et aidé par son professeur ? Serait-il vraiment éprouvé dans ses connaissances ?
4 – S’attendre à être éprouvé et s’y préparer
Celui qui aime Dieu doit s’attendre à être éprouvé puisqu’il a compris que Dieu le prédestine à être conforme à l’image de Jésus et à devenir saint comme Dieu est saint mais il doit se préparer à subir l’épreuve.
Ce qui est tout à fait juste et normal afin de " résister dans le mauvais jour et de demeurer ferme après avoir tout surmonté. "
Deux textes bibliques résument ce que doit être une bonne préparation à l’épreuve :
Psaume 1 : Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, ne s’assied pas en compagnie des moqueurs mais trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et la médite jour et nuit.
Une bonne préparation à l’épreuve est la mise en pratique de la loi, des paroles de Jésus (Luc, chapitre 7, versets 46 à 49) et (Jacques, chapitre 2).
Suivons l’exemple d’Esdras, qui avait appliqué son cœur à étudier, à mettre en pratique et à enseigner.
Conclusion Au sein de l’épreuve, souvenons-nous des promesses de Dieu :
- A) Dieu ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces " Dieu ne permettra pas que vous soyez tentés… " (1 Corinthiens, chapitre 10, verset 13).
- B) A l’intérieur de l’épreuve, nous avons le soutien de Dieu. " Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment, mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas " (Luc, chapitre 22, verset 32).
Pierre était rempli d’une bonne volonté sans faille, il avait fait tout ce qu’il pouvait dans sa nature charnelle. Mais il lui fallait le secours de Dieu.
J’ai achevé la course
Lecture : Philippiens, chapitre 2, verset 3 ; Galates, chapitre 5, verset 26 ; Romains, chapitre 12, verset 2 ; 1 Jean, chapitre 2, verset 16 ; Luc, chapitre 22, versets 25 et 26 ; 1 Corinthiens, chapitre 9, versets 24, 26 et 27 ; 2 Timothée, chapitre 2, verset 5.
Lisons ces mots que l’apôtre Paul adresse à Timothée, son jeune compagnon de service :
" J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée " (2 Timothée, chapitre 4, versets 7 et 8).
L’esprit de la compétition sportive : " Que le meilleur gagne, " ce n’est pas l’esprit de l’Evangile.
La Parole de Dieu parle bien d’une course dans laquelle nous sommes engagés, dans laquelle nous sommes entrés, qu’il faut courir selon les règles et qu’il faut achever si l’on veut obtenir le prix.
Mais dans cette course, il n’est pas question :
- D’émulation, mais d’imitation.
- Ni de provocation par esprit de parti ou par jalousie.
Chacun a sa course à courir selon que Dieu l’a départi à chacun, en fonction de l’état dans lequel il a reçu ses propres capacités, et surtout celles que Dieu lui a données pour un but qu’Il a lui-même fixé (avec des talents particuliers, qu’ils soient nombreux ou peu nombreux).
Voyons l’exemple de l’apôtre Paul.
Lorsque le disciple Ananias le rencontre, le Seigneur l’avertit : " Cet homme est destiné à porter le salut aux nations au travers de beaucoup de souffrances que je lui montrerai ".
C’était là la course que Paul avait à courir, et toute sa pensée, toutes ses énergies étaient orientées vers ce but.
Il dira lui-même : " Mais je ne fais pour moi-même aucun de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu " (Actes, chapitre 20, verset 24).
La vie chrétienne n’est pas une compétition entre chrétiens. C’est une course individuelle et collective tout à la foi.
Le but n’est pas d’arriver le premier, mais d’arriver.
Chacun a sa propre course et ses propres ressources pour la mener et pour l’achever.
Vers la fin de sa vie, Paul pourra dire : " J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course. "
Il ne dit pas : je suis arrivé le premier, mais il dit : j’ai touché le but.
Un challenge, qu’est-ce que c’est ?
C’est une épreuve sportive dont le vainqueur sort avec un prix, un titre.
Prenons par exemple le Marathon de Paris ou celui de New-York.
Dans ces épreuves, bien sûr, ce sont les premiers qui sont acclamés.
Et pourtant celui qui termine cette course, même au dernier rang, n’est-il pas à féliciter également ?
En effet, le mot challenge est aussi employé pour décrire une situation où la difficulté stimule.
Et le but de Dieu, c’est qu’il y ait le maximum de participants sur la ligne d’arrivée.
Pour cela, il faut faire courir le plus grand nombre en incitant les coureurs à parvenir au but.
Paul disait : " Je cours de manière à atteindre le but. " Mais il incitait les chrétiens à faire de même : " Courez, vous-aussi, de manière à l’atteindre… "
Au lieu du défi et de la provocation, Dieu nous demande de prendre soin des autres, pour que le plus faible, le plus découragé puisse aussi atteindre le but.
Ralentir la course, perdre son avance s’il le faut pour stimuler un retardataire qui est prêt à flancher et à déclarer forfait.
Se faire tout à tous.
C’est en ce sens que la course est à la fois individuelle et collective.
Je dois arriver, c’est impératif et c’est ma course, et elle est semblable à celle des autres et tout à la fois différente.
Le circuit est tracé, les obstacles peuvent être les mêmes que pour les autres mais je suis différent et cette course est la mienne.
Je dois me préoccuper de ceux qui courent avec moi. Je puis être un modèle à imiter pour inciter les autres, les encourager, les aider, mais jamais un provocateur, un compétiteur.
Même si je suis le dernier à terminer le parcours au terme de la course, j’aurai remporté le prix de la course et d’autres devront le leur au service que je leur aurai rendu.
Jésus a dit un jour : " qu’au milieu de vous il n’en soit pas comme dans le monde où règne la loi du plus fort, du plus grand, du plus habile. "
En un mot, cette loi est celle de la compétition, qui la plupart du temps a son origine dans la jalousie et l’orgueil.
Dans le livre de l’Ecclésiaste, chapitre 4, verset 4, nous trouvons un constat de Salomon : " J’ai vu que tout travail et toute habileté dans le travail n’est que jalousie de l’homme à l’égard de son prochain. "
C’est l’esprit du monde, la conformité au monde, à ses principes, ses modes de pensée.
Qu’il n’en soit pas de même parmi nous.
Néanmoins il faut atteindre le but pour gagner et obéir aux règles de la course.
Dieu qui fait tout
1 – Le dessein de Dieu
Quel est le plus grand dessein de Dieu pour l’humanité ? C’est celui de donner des frères à Jésus.
Romains, chapitre 8, verset 29 : " En effet, ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à devenir conformes à l’image de son fils, afin que celui-ci soit le premier né d’un grand nombre de frères. "
2 – Dieu a créé sans nous
Il fallait concevoir ce projet, et le réaliser. Dieu l’a conçu indépendamment de l’homme.
Quelqu’un a dit : " L’Eglise est une pensée de Dieu. " Dieu a créé sans nous, sans l’homme. Romains, chapitre 11, versets 11 à 36 : Qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour. C’est de lui, par lui et pour lui que sont toutes choses….
3 – L’ignorance de l’homme
Dieu, s’adressant à Job, lui dit : " Où étais tu quand je fondais la terre ? Dis-le si tu as de l’intelligence " (Job, chapitre 18, verset 4).
L’homme se contente de semer, mais c’est Dieu qui fait croître, d’une façon régulière, constante, jour et nuit.
4 – L’homme, dans le dessein créateur de Dieu
Dans le dessein créateur de Dieu, l’homme est tout à la fois le but et le moyen.
Nous sommes l’ouvrage de Dieu, mais avant d’atteindre cette finalité, nous sommes, même sans le savoir, un moyen, un instrument créé pour faire des œuvres préparées d’avance.
Ephésien, chapitre 2, verset 10 : " Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions."
Mieux encore, la Parole de Dieu nous dit que " c’est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir " (Philippiens, chapitre 2, versets 12 et 13).
Dans ces conditions, où est le sujet de se glorifier ? nous dit l’apôtre Paul.
On peut aussi comprendre dans le même sens cette parole de Jésus : Sans moi, vous ne pouvez rien faire.
5 – La part de Dieu et la part de l’homme
C’est ainsi qu’il faut comprendre que Dieu fait tout, et cependant l’homme n’est pas passif.
S’il est amené à agir, à faire, dans une infime mesure en comparaison de ce que Dieu fait, son rôle, et qui est déterminant, est de croire avant tout.
Lorsque les Juifs interrogent Jésus : " Que devons-nous faire pour faire les œuvres de Dieu ? " la réponse est : " l’œuvre de Dieu est que vous croyez en Dieu et en Celui qu’Il a envoyé " : Jésus-Christ.
6 – La foi et les œuvres
La foi fit entrer l’homme de manière active dans le dessein créateur de Dieu.
Elle produit les œuvres préparées d’avance.
L’incrédulité, au contraire, met l’homme en dehors de ce dessein créateur et le condamne.
Le méchant n’est pas attentif à l’œuvre de Dieu. " L’insensé dit : Il n’y a pas de Dieu. "
Romains, chapitre 1 : " Ils ne se sont pas souciés de connaitre Dieu. "
Tout au contraire, le croyant véritable reconnait l’œuvre de Dieu, les " grandes choses de Dieu. " Comme Marie (Luc, chapitre 1, versets 46 et 49).
7 – Les œuvres bonnes
Nos œuvres seront éprouvées par le feu et notre récompense dépendra de celles qui subsisteront et qui seront jugées valables aux yeux du Seigneur.
Les œuvres bonnes suivent le croyant.
Il n’emporte rien d’ici-bas à sa mort, mais ses œuvres le suivent.
L’éclat dont il brillera dans le ciel, le fin lin dont il sera revêtu, ce sont ses œuvres justes.
Il est primordial que ces œuvres soient faites pour Dieu et non pas pour notre gloire !
Psaume, chapitre 45 : " Mon œuvre est pour le roi. "
" Soit que vous mangiez, soit que vous buviez..., faites tout pour la gloire de Dieu. "
Tout ce que nous faisons, la moindre de nos actions, a une grande importance au regard de Dieu et résonnera jusque dans l’éternité.
Certains exemples ont traversé les siècles :
- La veuve et son offrande de deux piécettes.
- Marie et le parfum répandu.
- L’attitude de Marie qui ne délaisse pas la communion de Jésus pour les choses matérielles.
Du temps de Noé, les hommes vaquaient aux choses de la vie en négligeant Dieu et ils ont tout perdu et se sont perdus eux-mêmes.
Tout ce que le chrétien fait, devrait être bon, aux yeux de Dieu.
Qui nous fera voir le bonheur ?
Lecture : " David exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice dans les œuvres " (Romains, chapitre 4, verset 6).
Le bonheur, comme nous le lisons dans le dictionnaire, est un état heureux.
Dieu est bienheureux, car Il ne manque de rien.
Il nous propose de recevoir un véritable bonheur.
Non pas quelques miettes de bonheur, mais un état heureux. Un état de bonheur permanent, quelles que soient les circonstances extérieures
. Être heureux, c’est avoir en nous le Royaume de Dieu et être dans le Royaume de Dieu.
Or, comme le dit l’apôtre Paul, le Royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire (et on pourrait y ajouter toutes sortes de biens terrestres et matériels), mais c’est la justice qui conduit à la paix et à la joie par le Saint-Esprit.
Un homme chargé de son péché, séparé de Dieu ne peut goûter la paix et la joie, qui sont des fruits de l’Esprit.
Nous n’avons connu la paix et la joie que lorsque Dieu a ôté le fardeau de notre culpabilité et qu’Il nous a prouvé que nous étions réconciliés avec Lui.
Et c’est Sa joie, Sa paix qui sont entrées dans notre cœur. La joie et la paix sont deux composantes essentielles du bonheur.
Celles qui nous viennent de Dieu sont indestructibles.
La paix de Christ surpasse toute intelligence, et peut nous remplir même dans les pires épreuves, comme beaucoup de croyants et moi-même l’ont expérimenté.
Le vrai bonheur, c’est lorsque Dieu fait lever sur nous la lumière de sa face.
Adam et Eve ont connu le malheur le jour où ils ont perdu la communion avec Dieu.
Comme l’écrit le philosophe français PASCAL, le cœur de l’homme a la forme de Dieu.
Être aimé de Dieu et en avoir conscience est la source du bonheur, mais cela ne se réalise que lorsque nous sommes réconciliés avec Lui par la foi dans le sacrifice de Jésus.
Lorsque les disciples d’Emmaüs étaient en présence de Jésus, après sa résurrection, ils ne l’avaient pas reconnu. Mais ils ont témoigné que, alors qu’Il leur expliquait les écritures, leur cœur brulait au-dedans d’eux-mêmes.
Ce feu intérieur était la preuve d’un tel bonheur, qu’au lieu de rentrer chez eux, ils se dépêchèrent de revenir à Jérusalem pour l’annoncer aux apôtres.
Le bonheur que Dieu nous donne est le vrai bonheur, car il nous est donné avec abondance.
Jésus nous a promis la vie, et la vie avec abondance.
Le bonheur est synonyme de plénitude.
Un homme qui est en manque de quelque chose ne peut goûter le bonheur, car si, dans le domaine physique la nature a horreur du vide, dans le domaine spirituel il en est de même.
Ou chercherons-nous notre bonheur ?
- Dans l’homme ou en Dieu ?
- Dans le péché ou la sainteté ?
- En maudissant ou en bénissant ?
- Dans les mauvaises ou les bonnes actions ?
- Dans une ambition démesurée, la compétition, l’émulation excessive, la recherche du pouvoir ?
- Dans la recherche des biens matériels ?
Mais il y a sur terre des gens heureux qui sont loin d’avoir tous les avantages et le confort dont nous disposons.
Cherchons le bonheur là où il se trouve, en Dieu.
La vie chrétienne
G.D.
Comment comprendre le royaume de Dieu
Présentée sous la forme d’une conversation entre deux jeunes hommes, voici une approche de ce que l’on peut comprendre du royaume de Dieu à partir des textes de la Bible :
Louis se reposait à l’ombre d’un arbre et contemplait la vallée verdoyante qui s’étendait devant lui lorsque Daniel s’approcha.
" Puis-je m’asseoir et partager avec toi ce moment de repos ? " dit ce dernier.
D’un signe de tête et avec un sourire engageant, Louis donna son accord.
Ils restèrent tous les deux silencieux un moment, et ce fut Louis qui rompit le silence :
" Il est bien agréable de rompre le rythme effréné de nos vies pour se resourcer au milieu de la nature. "
" C’est vrai, lui répondit Daniel, tu sembles fatigué. "
" Je le suis, reconnut Louis, et même assez anxieux à vrai dire. "
Une ride lui barrait le front, malgré sa jeunesse, et il semblait porter un lourd fardeau sur ses jeunes épaules.
Il avait manifestement besoin d’exprimer les soucis qui l’assaillaient et Daniel, avec son visage ouvert et sympathique, sa discrétion, lui sembla être un bon interlocuteur.
" Je vais bientôt me marier, continua Louis, et j’ai déjà des soucis avec mes beaux-parents. Ils ont décidé de prendre en main tout ce qui touche au mariage : cérémonie, invités, sans tenir compte de personne. Je ne sais pas trop comment régler le problème avec ma fiancée, mes parents.
J’ai par ailleurs des responsabilités politiques dans ma région et je suis en butte aux collègues qui ont des opinions différentes des miennes et veulent m’évincer. Mon avenir est sombre. Mais je ne veux pas t’importuner plus longtemps, je t’ennuie avec mes problèmes ! "
" Tu ne m’ennuies pas du tout affirma Daniel. Un souci partagé est parfois plus facile à porter et l’on y voit quelquefois plus clair lorsque l’on a pris le temps de raconter ses problèmes et pris le temps de les formuler en paroles.
Beaucoup de nos semblables ont le désir de dominer ceux qui les entourent, de s’élever au-dessus des autres. C’est là la source d’une grande partie des maux dont nous souffrons. Une nation s’élève contre une autre, un peuple contre un autre, un gouvernant contre un autre, un individu contre un autre, c’est la loi du plus fort qui prévaut. Et c’est l’injustice qui domine. "
" Je suis d’accord avec toi, lui répondit Louis. Pourtant nous sommes bien obligés de faire partie de l’un de ces pays du monde, d’en accepter les lois, de subir les conflits qui l’agitent et de prendre nos responsabilités pour gouverner, avec si possible plus de justice. "
" C’est ce que nous souhaitons tous, acquiesça Daniel. D’année en année, de siècle en siècle, les hommes ont espéré plus de bonheur et de justice pour les peuples de la terre. Avec les progrès de la science, un avenir radieux semblait s’ouvrir à l’aube du vingtième siècle. Mais il fut inauguré par deux guerres mondiales extrêmement sanglantes, des régimes totalitaires où des vies sans nombre furent supprimées avec la plus grande cruauté.
Et tous ces évènements se sont produits dans des pays dits civilisés !
Le mal et la violence surgissent encore dans de nombreux pays de nos jours, et même la nature souffre à cause de notre comportement avide. Nous ne la respectons pas. Tous nos efforts humains ont été voués à l’échec. Nous devons nous rendre à l’évidence et nous tourner enfin vers Dieu, qui seul peut nous sauver de cette génération perverse et corrompue. (Actes, chapitre 2, verset 40) "
" Mais toi-même, qui me sembles si paisible, comment arrives-tu à garder ton calme dans cette période troublée ? " répliqua Louis
" Je vais te donner une explication qui va te sembler étonnante, répondit Daniel. Tu peux m’arrêter si tu le souhaites. Justement, à cause de cette injustice flagrante et de cette violence qui entoure nos concitoyens, et quoique respectant les autorités de mon pays, je préfère en premier me considérer comme un citoyen du royaume des cieux, ou du royaume de Dieu, si tu préfères. ".
" J’avoue que tu me surprends, s’étonna Louis. C’est bien la première fois que quelqu’un me parle de façon si directe du royaume de Dieu. J’en entends parler lorsque je participe à un office religieux, mais c’est pour moi une expression religieuse parfaitement mystérieuse.
Que pourrais-tu m’en dire et comment pourrait-on le décrire ? C’est certainement pour moi le moment d’en apprendre un peu plus sur ce fameux royaume que Jésus est venu prêcher sur la terre !
Peux-tu me dire quelle est la date de sa création, me préciser sur quel continent il se situe, quelles sont ses frontières, me décrire ses habitants ? Quel est son roi et quelles sont les lois du pays, poursuivit-il d’un ton légèrement amusé.
Je me demande vraiment si c’est la peine de s’y intéresser, si ce n’est pas une utopie que de vouloir faire partie de ce royaume.
Mais allons, donne-moi de bons arguments pour que je trouve de l’intérêt à cette question, et qui sait ? Pour que je décide de t’accompagner dans ce chemin. ".
Daniel s’installa confortablement et s’adossa au tronc de l’arbre qui les abritait, et il commença à parler avec un plaisir manifeste de ce qui concernait le royaume de Dieu :
" Dès le début de son ministère, Jésus a commencé par prêcher la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Le mot Évangile veut dire bonne nouvelle, et cette bonne nouvelle était celle du royaume de Dieu. Il enseignait ceux qui l’écoutaient et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple, qui comprenait en voyant cette puissance, que cette bonne nouvelle n’était pas une parole vaine et mensongère. (Évangile de Matthieu, chapitre 4, verset 23)
Mais ce royaume ne peut pas être comparé aux royaumes de notre terre, et Jésus lui-même a dit : - Mon royaume n’est pas de ce monde. – (Évangile de Jean, chapitre 18, verset 26).
Ce royaume n’a pas de frontières et il n’est pas limité dans le temps.
Un jour les hommes religieux de son temps ont demandé à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur a répondu : - Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira pas : il est ici, ou il est là, car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. - (Évangile de Luc, chapitre 17, versets 20 et 21)
Le royaume de Dieu n’est pas visible avec nos yeux physiques, naturels, mais à notre époque comme à celle de Jésus, le royaume de Dieu est une réalité pour ceux qui la perçoivent dans leur cœur par l’action du Saint-Esprit.
Ce royaume n’a ni frontières, ni forteresses, ni palais. Il est ouvert en tout lieu et en tout temps à tous, quelles que soient leur race, leur couleur, leur langue, leur milieu social et leurs qualités. Le plus petit et le plus pauvre y sont les bienvenus. Ici aucune ségrégation ne sévit et Dieu au contraire prend plaisir à inviter dans son royaume les méprisés de ce monde. "
" Dieu est donc le roi de ce royaume ? " interrogea Louis.
" Oui, ce royaume c’est le royaume de Christ et de Dieu. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 5, verset 5)
Le royaume de Dieu est ouvert à tous, sans limite de temps et d’espace, alors que les royaumes de la terre, les nations, ont des frontières, des armées pour les défendre, des rois ou des gouvernants pour faire régner des lois parfois injustes, des sièges de gouvernement et des palais avec des serviteurs, des hiérarchies et des privilèges. Ils veulent montrer leur gloire et leur puissance, être bien visibles de tous. "
Louis ressentait à quel point son compagnon rayonnait de paix et de certitudes, alors que lui-même éprouvait une grande agitation intérieure et de la crainte face à un avenir incertain. Pourtant ce dont lui parlait Daniel concernant le royaume de Dieu lui semblait abstrait et très éloigné des réalités de la vie sur terre. Il n’avait aucune idée de la manière dont il pourrait s’approprier ces bénédictions. Il voulait pousser son interlocuteur dans ses derniers retranchements et lui posa la question logique :
" Et comment faire partie de ce royaume, comment entrer dans ce royaume ? "
" Si nous voulons faire partie du royaume de Dieu, il faut que nous devenions ses enfants, bien entendu, répondit Daniel.
Et comment devenir ses enfants ? C’est tout simple, en recevant la lumière que Dieu nous a envoyée, Jésus, son fils unique, comme il le dit lui-même dans la Bible : - À tous ceux qui l’ont reçue (cette lumière), à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. – (Évangile de Jean, chapitre 1, versets 12 et 13)
Cette naissance d’en haut, cette nouvelle naissance, Jésus en a parlé un jour à un homme religieux de son temps, Nicodème, qui voulait comprendre d’où venait la puissance de vie qui sortait de lui.
Jésus lui dit : - En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : il faut que vous naissiez de nouveau. (Évangile de Jean, chapitre 3, versets 3 à 6) "
" Cette nouvelle naissance, c’est quelque chose de difficile à saisir pour moi. " Fit remarquer Louis.
" C’est normal, lui répondit Daniel, nous ne pouvons comprendre les choses spirituelles avec notre esprit humain. C’est spirituellement qu’on en juge. (Première épitre aux Corinthiens, chapitre 2, verset 14). Et Dieu veut nous donner son Saint-Esprit, pour que nous soyons en communion avec lui et que notre intelligence soit renouvelée. (Épitre aux Romains, chapitre 12, verset 2)
Tu as certainement entendu parler de la venue de Jean-Baptiste. Il a préparé la venue de Jésus sur la terre.
Les gens vivaient comme il leur semblait bon, mais ils étaient au fond très malheureux, écrasés par la culpabilité, les maladies, les deuils, la violence qui régnait dans leur pays, le pays d’Israël, qui était alors occupé par leurs ennemis, les Romains.
Jean prêchait la repentance pour le pardon des péchés, et il demandait au peuple qui venait vers lui de changer de vie. Mais il précisait qu’il baptisait d’eau seulement et il annonçait celui qui était plus puissant que lui, celui qui baptise du Saint-Esprit et de feu, Jésus. (Évangile de Luc, chapitre 3, versets 3 et 16)
" Mais moi-même, que dois-je faire ! " s’exclama Louis.
" Le message de Jésus est simple, dit Daniel : - Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle. – (Évangile de Marc, chapitre 1, verset 15)
Dieu demande simplement de croire et de se repentir. L’Évangile, la bonne nouvelle, c’est celle du royaume de Dieu.
Je ne puis te dire autre chose que ce que l’apôtre Pierre a dit à Jérusalem, le jour de la pentecôte, au peuple qui attendait le messie, le sauveur du monde : - Repentez-vous, soyez baptisés au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. – (Actes chapitre 2, verset 38)
" Et qui me guidera pour m’amener à devenir cette nouvelle créature dont tu parles ? ", s’interrogeait Louis à voix haute.
" Tu as raison de parler de nouvelle créature, car celui ou celle qui est en Christ, qui est réconcilié avec Dieu par Christ est vraiment une nouvelle créature. (Deuxième épitre aux Corinthiens, chapitre 5, versets 17 et 18)
La foi t’ouvrira les yeux sur ces réalités spirituelles. - La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ – (Épitre aux Romains, chapitre 10, verset 17)
Tu as, dans la lecture des évangiles, les paroles de Jésus-Christ, ses actes et ceux du Saint-Esprit. Tout se trouve dans la Bible et les serviteurs de Dieu ont pour mission de nous éclairer sur ces paroles. "
Il y eut un long moment de silence, pendant lequel une foule de pensées et de sentiments divers agitaient le cœur de Louis. Il ne savait que penser de tout ce qu’il venait d’entendre. Était-ce une réalité, une utopie ? Ne risquait-on pas de s’égarer et de tout perdre en suivant Jésus ?
Daniel respecta ce silence en priant dans son cœur que les paroles de cette bonne nouvelle atteignent et éclairent Louis.
Et ce fut Louis qui rompit le silence. Il voulait savoir comment Daniel vivait dans sa vie quotidienne, avec ou malgré la foi en Dieu, qui semblait chez lui inébranlable. Et il posa une première question, qui lui semblait essentielle :
" Es-tu marié ? "
" Oui, répondit Daniel, Élodie et moi nous nous sommes rencontrés il y a un peu plus de deux ans, et nous sommes parents depuis peu d’une petite fille, qui nous apporte beaucoup de joie, et aussi pas mal de nuits agitées !
Notre couple est solide, parce que nous nous efforçons de vivre comme Dieu nous le demande dans sa Parole, en nous aimant l’un l’autre comme nous-mêmes et en nous adaptant l’un à l’autre, nous soumettant l’un à l’autre. Nous nous respectons et pardonnons mutuellement, et nous faisons en sorte que jamais le soleil ne se couche sur notre colère. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 4, verset 26)
Élodie n’est pas une femme batailleuse, qui veut toujours avoir le dernier mot, elle s’adapte à moi, et de mon côté, je l’aime comme moi-même. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 5, versets 21 à 25)
Nous sommes très heureux, et je te souhaite également beaucoup de bonheur avec ta future épouse.
Le visage de Louis s’éclaira et il hocha la tête en remerciement. Le souvenir de sa fiancée lui apportait manifestement beaucoup de bonheur et Daniel comprit qu’il était sûr de ses sentiments.
Un moment de silence s’installa de nouveau entre les deux jeunes hommes, qui fut de nouveau rompu par Louis. Il voulait savoir si Daniel, qui se disait citoyen du royaume des cieux, avait également les pieds bien sur terre.
" Quelle est ta profession ? " s’enquit-il.
" Je suis fondeur, dans une grande usine, répondit Daniel. Le travail est intéressant, mais il faut une bonne condition physique pour l’exercer. Nous devons supporter des températures très élevées.
Mais je suis heureux de travailler, pour subvenir à mes besoins, à ceux de ma famille et aider si besoin des personnes en difficultés financières. Pour rien au monde je ne voudrais être à la charge de qui que ce soit, alors que j’ai une bonne santé. Du reste la parole de Dieu est claire à ce sujet : - Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non-plus. – (Deuxième épitre aux Thessaloniciens, chapitre 3, versets 10 à 12)
" Et comment sont tes relations avec tes collègues ? " s’intéressa Louis. Il pensait en son for intérieur que Daniel, par ses paroles et son comportement de chrétien, devait susciter beaucoup de réactions dans son milieu de travail.
" D’une manière générale, je suis discret, répondit Daniel. Il est bien précisé, dans le règlement intérieur, que nous ne devons pas afficher nos opinions, religieuses en particulier, ni pratiquer de prosélytisme.
Mais dans un travail d’équipe comme dans le nôtre, les gens ont les yeux fixés les uns sur les autres et les langues vont bon train.
Certains collègues se moquent de moi, parce que je reste sobre, poli et respectueux en toutes circonstances, et que je me contente de mon salaire. (Évangile de Luc, chapitre 3, verset 14)
D’autres en revanche, m’ont demandé, lorsqu’ils étaient seuls avec moi, quelle était la raison de mon espérance. Cela a été l’occasion de leur parler de ma foi en Jésus, avec douceur et respect, bien sûr. (Première épitre de Pierre, chapitre 3, verset 15)
Quelques-uns ont même demandé que je leur procure la Bible et me posent des questions.
Je m’efforce aussi d’être irréprochable dans mon travail, non seulement sous les yeux de mon supérieur, mais aussi quand il n’est pas là. Cela ne me demande pas d’efforts, je le fais de bon cœur, pour plaire au Seigneur Jésus. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 6, versets 5 et 6)
Le patron sait qu’il n’y a jamais eu de plaintes sur mon travail. Il me protège de loin malgré la médisance de quelques collègues. Récemment il m’a proposé de devenir chef d’atelier.
J’ai réfléchi, parce que je sais que cela m’attirera la jalousie de certains. Mais je vais accepter, car je pense que la présence d’un chrétien à un poste de commandement est une bénédiction dans un lieu de travail.
Lorsqu’il a prié son Père pour nous, Jésus a dit : - Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. – (Évangile de Jean, chapitre 17, versets 14 et 15)
En tant que chrétiens, en tant que véritables chrétiens, nous ne sommes pas du monde, c’est-à-dire que nous n’avons pas l’esprit du monde, mais nous vivons dans le monde, en étant préservés du mal par Dieu, par son Esprit qui est en nous.
Notre but, c’est de montrer Dieu dans un monde sans Dieu.
Si nous n’étions pas dans le milieu du travail, comment pourrions-nous être, pour ceux qui nous entourent, le sel de la terre et la lumière du monde ? Nous ne sommes pas destinés à vivre cachés mais à être témoins du Christ là où nous vivons et travaillons. (Évangile de Matthieu, chapitre 5, versets 13 à 16)
" Je t’ai entendu parler d’une espérance, quelle est donc l’espérance des chrétiens, demanda Louis avec intérêt. S’agit-il d’une espérance pour ce monde-ci seulement ou pour un monde futur, à venir ? "
" Le royaume de Dieu, dans la Bible, parle clairement de deux évènements successifs, lui répondit Daniel
-d’une part, ce royaume est une réalité présente pour tout être humain qui sait la discerner, au-delà des apparences. Au temps de Jésus déjà, les gens s’attendaient à voir le royaume de Dieu survenir avec de grandes manifestations et une victoire sur la nation ennemie, les Romains.
Mais le royaume de Dieu dont parlait Jésus était un royaume où c’étaient le cœur et l’esprit des gens, amis ou ennemis d’autrefois, qui étaient changés.
-d’autre part, l’expression royaume de Dieu renvoie à la promesse du règne futur de Dieu, qui est décrit dans les chapitres 21 et 22 de l’apocalypse, dernier livre de la Bible.
Ce royaume est constitué de ceux et celles qui ont été délivrés de leurs péchés par le sang de Jésus et qui observent les commandements de Jésus. (Apocalypse, chapitre 1, versets 5 et 6)
L’apôtre Pierre précise que c’est en vivant dans le royaume de Dieu dès maintenant, loin des péchés du monde, que l’entrée dans le royaume éternel nous sera pleinement accordée. (Deuxième épitre de Pierre, chapitre 1, versets 10 et 11 et chapitre 2, verset 20) "
" Cette entrée dans le royaume de Dieu me semble réservée à une élite lui dit Louis avec découragement. Qui sera jugé digne d’y participer, s’il est nécessaire d’être saint, séparé des péchés de ce monde et de sa violence ? Qui peut prétendre y participer ? "
" Tu as parfaitement raison de poser cette question, reconnut Daniel. Aucun d’entre nous ne peut prétendre entrer dans le royaume de Dieu et de Christ par ses propres forces et ses propres moyens.
C’est pour cela que Dieu nous demande seulement de croire qu’il a lui-même tout ce qui est nécessaire à notre salut et à notre transformation. C’est par grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi. A vrai dire, si nous étions capables de nous sauver nous-mêmes, nous aurions vite fait de nous sentir supérieurs aux autres et nous nous éloignerions de la présence si douce et si réconfortante de Dieu. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 2, versets 8 à 10)
C’est parce que Dieu nous aime qu’il a donné Jésus pour notre salut : - Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. – (Évangile de Jean, chapitre 3, verset 16)
La crucifixion de Jésus n’est pas un évènement qui aurait pu être évité. Jésus savait qu’il allait mourir et il n’a pas cherché à éviter la mort. Il savait que c’était en versant son sang à la croix, en donnant sa vie, qu’il nous délivrerait de nos péchés. En obéissant à Dieu, nous menons ensuite une vie sainte et notre fin est la vie éternelle ! (Épitre aux Romains,
chapitre 6, verset 22)
" Mais je suis absolument incapable d’être saint ! S’exclama Louis de nouveau. Je sens bien que mes pensées et mes actions me poussent sans cesse vers le mal et à faire du tort aux autres sans le vouloir ! "
" Nous sommes tous dans la même situation, intervint Daniel, même l’apôtre Paul qui reconnaissait qu’il ne pouvait triompher de sa nature et de ses mauvais penchants qu’en comptant sur Christ et en demeurant en lui. (Épitre aux Romains, chapitre 7, versets 18 à 25, et chapitre 8, verset 1)
Mais à vrai dire, les commandements de Dieu ne sont pas pénibles, parce que – tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde. – (Première épitre de Jean, chapitre 5, verset 3)
Dieu est toujours prêt à nous pardonner si nous faisons un faux pas par mégarde, à condition que nous revenions dans la voie droite. Quand on a connu le bonheur de vivre dans la présence de Dieu, on s’efforce de ne pas attrister le Saint-Esprit.
Le royaume de Dieu, c’est la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit. – (Épitre aux Romains, chapitre 14 verset 17). N’est-ce pas de cela dont notre monde a besoin, lui qui est constamment traversé par l’injustice, la violence et la tristesse ? Le monde dans lequel nous vivons ne croit plus au bonheur.
Toutes ces paroles que je vous dis, vous les trouverez dans la Bible, particulièrement dans le Nouveau Testament, qui nous parle de la vie de Jésus et de son œuvre à notre égard. Jésus est mort pour nos péchés, mais il est ensuite ressuscité, c’est pourquoi nous savons que nous sommes justifiés et que nous ressusciterons. – Et si l’esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts demeure en vous, alors celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra la vie à vos corps mortels par son esprit qui habite en vous. - (Épitre aux Romains, chapitre 8, verset 11)
Je garde toujours un exemplaire de la Bible avec moi, et j’en lis tous les jours au moins un passage.
En lisant cette parole, on se trouve face à un miroir qui nous renvoie notre propre image. C’est alors le moment de voir notre vrai visage, de pleurer sur nous-mêmes et de demander à Dieu de nous pardonner et nous transformer. "
" Permets-moi de te poser encore une question : Si tu obéis aux lois du royaume de Dieu, est-ce que cela signifie que tu ne dois pas obéir aux lois du pays dans lequel tu vis ? " Demanda Louis.
" Bien au contraire, lui répondit Daniel. Nous devons, en tant que chrétiens, être soumis aux autorités supérieures de notre pays, car les autorités qui existent ont été instituées de Dieu et les magistrats sont serviteurs de Dieu pour punir ceux qui font le mal. Dieu intervient donc dans la vie des hommes aussi par l’intermédiaire du pouvoir des juges. (Épitre aux Romains, chapitre 13, versets 1 à 5)
Dieu nous demande d’être soumis et respectueux de nos autorités et de les honorer. (Première épitre de Pierre, chapitre 2, versets 13 à 17)
Mais les règles qui ont cours dans le royaume de Dieu ne sont pas toujours les mêmes que celles qui ont cours dans notre monde en règle générale.
Lorsque les disciples se sont posé la question de savoir lequel était le plus grand parmi eux, Jésus leur a dit : - les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert. (Évangile de Luc, chapitre 22, versets 24 à 27)
" Et si les autorités du pays vous empêchent d’annoncer le royaume de Dieu et sa justice, sans que vous soyez condamnables par ailleurs ? " Répliqua Louis.
" Dans ce cas-là, - il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. - (Actes, chapitre 4, verset 19), affirma Daniel. Dans certains pays totalitaires, des chrétiens sont allés jusqu’au sacrifice de leur vie pour faire connaître le royaume de Dieu à leurs concitoyens. "
" Il faut avoir une motivation puissante pour être capable de donner sa vie pour les autres. " Remarqua Louis.
Daniel répondit : " Bien sûr, et quiconque a goûté à quel point le Seigneur Jésus est bon, quiconque a goûté la bonne parole de Dieu, a cette motivation puissante. (Première épitre de Pierre, chapitre 2, verset 3)
Le fruit de l’Esprit de Dieu en nous, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Épitre aux Galates, chapitre 5, verset 22)
Pour ce qui me concerne, rien ne peut surpasser le bonheur de vivre en communion avec le Père céleste et son Fils, Jésus-Christ. (Première épitre de Jean, chapitre 1, verset 3)
Jésus compare le royaume de Dieu à un grain de moutarde, qui est minuscule et qui, mis en terre par un homme, devient un arbre. Il le compare également à du levain qu’une femme met dans de la farine pour faire lever la pâte. (Évangile de Luc, chapitre 13, versets 20 et 21)
Ainsi, dans les activités de tous les jours des hommes et des femmes, comme dans les activités de grande envergure, le royaume de Dieu donne à toutes choses une dimension supérieure.
" Quelles sont les lois du royaume de Dieu ? " s’intéressa Louis.
" Si la loi du monde est souvent la loi du plus fort, du plus riche, du plus beau, du plus intelligent ; dans le royaume de Dieu, les valeurs reconnues ne sont pas du tout les mêmes.
Dans le discours de Jésus nommé les béatitudes, aux chapitres 5, 6 et 7 de l’évangile de Matthieu, nous avons la description des valeurs nécessaires pour entrer dans le royaume des cieux : se reconnaître pauvre devant Dieu, avoir faim et soif de justice, être miséricordieux, avoir le cœur pur, procurer la paix, accepter d’être persécuté pour la justice, ne pas juger …
C’est dans ces dispositions là que nous serons le sel de la terre et la lumière du monde.
Si nous voulons entrer dans le royaume des cieux, il faut aussi que notre justice surpasse celle des hommes religieux du temps de Jésus, les scribes et les pharisiens, qui faisaient leurs œuvres pour être vus des hommes. (Évangile de Matthieu, chapitre 6, versets 1à 7)
Ainsi, Dieu n’attend pas de nous les formes extérieures de la religion, mais une véritable repentance, une conversion du cœur par l’action du Saint-Esprit. Il est toujours prêt à nous pardonner, à nous faire grâce, à nous libérer du péché, à nous permettre de manifester les fruits de l’Esprit dans notre vie, à nous donner une vie nouvelle. Pas par nos mérites, mais par sa grâce et sa force.
Notre relation avec Dieu ne résulte pas d’une religion, mais d’une rencontre avec Dieu. Une rencontre personnelle. Et nous ne devons en aucun cas nous comparer à d’autres. Mais à suivre nous-mêmes le Seigneur. "
Louis avait écouté Daniel avec beaucoup d’intérêt, et lorsque ce dernier se leva et prit congé de lui, il le remercia d’avoir pris du temps pour partager avec lui ce qui était le plus précieux à ses yeux. Il le suivit du regard tandis qu’il descendait la colline.
Prenant ensuite le livre que Daniel lui avait laissé, il commença à lire l’évangile de Matthieu.
Quelques semaines s’étaient écoulées, et nos amis Louis et Daniel n’avaient pas eu l’occasion de se rencontrer à nouveau. Un week-end, alors qu’ils marchaient dans la foule et regardaient les étals de la foire d’automne, ils tombèrent nez à nez.
" Comme je suis heureux de te voir ! s’exclama Louis avec un grand sourire. Si tu as un peu de temps, j’aimerais discuter de nouveau avec toi. Je t’offre un café si tu es d’accord. Nous serons plus au calme qu’au milieu d’une foule bruyante. "
Daniel accepta avec joie. Il avait souvent pensé à Louis et prié pour lui. Il se demandait s’il avait commencé à lire les évangiles et quelle avait été sa réaction.
" J’ai presque fini de lire les quatre évangiles le devança Louis avec enthousiasme, et j’ai trouvé un verset qui m’a rappelé notre conversation, dans l’évangile de Luc. J’ai noté les références : c’est au chapitre 4, aux versets 18 et 19.
C’est Jésus qui parle : - l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pout annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur –
La bonne nouvelle, c’est ce que signifie le mot évangile, n’est-ce pas ? "
" Tout ce que Jésus a fait et a enseigné au cours de son ministère terrestre, nous ouvre la porte de l’Évangile, de la bonne nouvelle du royaume de Dieu. " Répondit Daniel. (Évangile de Jean, chapitre 20, versets 30 et 31)
"J’ai lu il y a quelques jours le récit du premier miracle de Jésus, à Cana, en Galilée. (Évangile de Jean, chapitre 2, versets 1 à 11) - intervint Louis - Il s’est passé lors d’un mariage, et cela m’a beaucoup intéressé en raison des conflits que j’ai avec ma belle-famille à ce sujet.
Je me suis mis à leur place. Se retrouver à court de vin au beau milieu du mariage doit provoquer un stress terrible et des conflits entre les familles des mariés ! l’un des plus beaux jours dans une vie risquait d’être complètement raté.
En changeant l’eau en un bon vin, Jésus a ramené la joie dans le cœur de tous. Je me suis dit que j’aimerais que Dieu intervienne dans ma vie en réglant le conflit qui existe entre ma famille et celle de ma fiancée. J’ai fait une prière à Dieu pour cela, et je me sens déjà moins anxieux.
Si Jésus a comblé un manque dans la vie de ces familles, il peut le faire aussi pour moi, n’est-ce pas ?
" Dans toutes les familles, il y a un jour ou l’autre un manque, répondit Daniel, et au lieu de se lamenter ou de se séparer, il vaut mieux demander à Dieu d’intervenir. "
" Dans le chapitre suivant, poursuivit Louis, le troisième chapitre de l’évangile de Jean, du début au verset 21, Jésus annonce la bonne nouvelle du royaume de Dieu à un chef des juifs, un responsable religieux, Nicodème.
J’ai pensé en moi-même : ce Nicodème faisait partie des hommes religieux très en vue en ce temps-là, il ne faisait pas partie des pauvres, à qui le royaume des cieux est promis.
En réalité, en reconnaissant Jésus comme un docteur venu de Dieu, en reconnaissant sa propre ignorance de la véritable personne de Dieu, Nicodème s’est profondément humilié. Devant Jésus, il est devenu un " pauvre en esprit ". Cette expression commence à devenir claire pour moi.
En poursuivant ma lecture de l’évangile de Jean, je lis au chapitre 4 et des versets 4 à 42, que Jésus annonce le royaume des cieux à une femme de mauvaise vie. Elle était tellement méprisée de tous, qu’elle allait puiser de l’eau au puits à midi, à l’heure la plus chaude, pour ne rencontrer personne.
Jésus la rencontre dans sa solitude et il lui parle avec autant de délicatesse que si elle était une princesse. Non pas pour l’approuver, ni pour la juger, mais pour proposer à son cœur assoiffé une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle, la vie de Dieu en elle.
Elle se savait méprisable et elle a reçu le royaume de Dieu. C’est ce que tu me disais la dernière fois, en affirmant que Dieu veut nous pardonner et nous donner gratuitement une nouvelle vie. Il veut faire de nous ses enfants.
En parlant avec elle, Jésus lui montre que le royaume de Dieu est pour tous, sans aucune distinction, et qu’il n’est pas non plus limité dans l’espace. Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité, quel que soit le lieu. (Versets 20 à 24)
Nous n’avons pas besoin d’aller dans des lieux de pèlerinage pour rencontrer Dieu. Je trouve formidable qu’ici même, en buvant notre café au milieu de cette foule, nous puissions être en présence de Dieu.
Nous pouvons lire dans les évangiles que beaucoup de miracles ont été faits par Jésus envers des malades. Il n’était pas indifférent à la misère des hommes et des femmes qu’il croisait sur les chemins de Galilée, de Judée, et dans les villes qu’il traversait. Il allait sans cesse au contact des gens.
Jésus parcourait à pied les villages, les régions, en enseignant ce qui concerne le royaume de Dieu et en faisant du bien autour de lui. (Évangile de Luc, chapitre 5, verset 17 à 28) "
" Dans toutes les pages des évangiles, lui répondit Daniel, on voit Jésus en contact avec des personnes qui ont le cœur brisé par leur propre péché, par le deuil, la maladie, le handicap. Il a pris grand soin des plus pauvres de l’époque, les veuves et les orphelins.
Mais lorsqu’il était invité chez les riches, on lui faisait parfois sentir le rôle secondaire qu’il jouait dans leur société, comme chez le pharisien Simon, par exemple, qui pensait ne pas avoir besoin de l’intervention de Jésus dans son cœur. (Évangile de Luc, chapitre 7, verset 36)
Pourtant chaque rencontre avec Jésus est unique. L’officier romain qui demandait à Jésus de guérir son serviteur était pleinement conscient de son indignité face à Jésus, à tel point qu’il ne se sent pas digne d’aller en personne vers lui. (Évangile de Luc, chapitre 7, versets 1 à 10) "
" J’ai lu aussi l’histoire de Zachée ! S’exclama Louis. Un collecteur d’impôts, qui travaillait pour l’occupant romain et volait ses concitoyens. Il était certainement très riche.
On se demande bien pourquoi il prend le temps de courir devant Jésus, de toute la vitesse et la force de ses petites jambes. (Évangile de Luc, chapitre 19, versets 1 à 10)
Zachée était un homme de petite taille, qui était peut-être complexé et avait bataillé dur pour pouvoir au moins dominer les autres financièrement. Mais justement, sa position professionnelle faisait qu’il était détesté par la population. On le soupçonnait d’être voleur et de mettre dans sa poche une partie des sommes encaissées.
Il devait soupirer après le bonheur que manifestait la foule qui suivait Jésus. Et Jésus, qui ne se fait pas d’opinion sur l’apparence des personnes, a vu la pauvreté de sa vie et de son cœur, le manque d’estime qu’il avait de lui-même.
Lorsque Jésus s’invite chez lui, Zachée le reçoit avec joie. Ce n’est pas une contrainte pour lui, mais une joie et un honneur. Sa conscience était chargée de toutes les mauvaises actions qu’il avait faites, et rien que par sa présence et son amour, Jésus, sans un mot, provoque en lui un changement d’attitude radical.
Zachée donnera aux pauvres la moitié de sa fortune et rendra quatre fois plus des sommes qu’il a volées. Le voilà heureux comme il ne l’a jamais été dans sa vie. "
" Lorsqu’on est au contact de Jésus, par sa parole, par son Esprit, on peut vraiment recevoir une vie nouvelle, où l’amour, la joie et la paix remplacent la tristesse, l’angoisse et la colère, affirma Daniel.
Jésus ne cherchait pas à paraître en compagnie des personnes influentes de son temps, ni en politique, ni auprès des religieux. Il se mêlait à la foule, et tous ceux, toutes celles qui se savaient et se sentaient assez pécheurs, assez petits, assez malades, assez misérables pour avoir besoin de lui, recevaient sa bénédiction : le pardon des péchés, le relèvement, la guérison.
C’est cela le royaume de Dieu, la vie de Dieu en nous, qui s’étend sur tous les continents et qui n’a pas de fin. "
" C’est Jésus qui a ouvert le royaume de Dieu à tous les peuples de la terre ? " Questionna Louis.
" Oui, affirma Daniel. Il a enseigné le peuple d’Israël, mais lorsqu’une femme d’origine grecque lui a demandé d’intervenir en faveur de sa fille, Jésus l’a mise à l’épreuve. Elle a persévéré dans sa foi et sa demande et sa fille a été guérie. (Évangile de Marc, chapitre 7, versets 25 à 30). Le but de Jésus c’est que tous les peuples de la terre bénéficient de l’enseignement sur le royaume de Dieu. "
" Permets-moi de te poser une question délicate, s’inquiéta Louis. Penses-tu qu’il est possible que les disciples soient venus prendre le corps de Jésus après sa mort, pour faire croire qu’il était ressuscité des morts ? C’est ce que craignaient les pharisiens, qui prenaient Jésus pour un imposteur. (Évangile de Matthieu chapitre 27, versets 62 à 66) "
" Quel intérêt pour Jésus de souffrir le martyre, si c’est pour plonger les siens dans une défaite terrible ? rétorqua Daniel Et quel intérêt pour les disciples de faire croire à la résurrection de Jésus, si c’est pour finir leur vie comme lui ?
Mais après la résurrection, il y a eu la pentecôte, et un nombre si important de conversions et de miracles, que le monde entier a été touché. Une poignée de disciples craintifs et sans chef aurait-elle pu provoquer cela ? Sans l’aide d’aucune armée. Avec seulement la diffusion de la parole de Dieu et l’aide du Saint-Esprit.
Au chapitre 16 de l’évangile de Jean, Jésus avertit ses disciples qu’il va partir mais qu’il enverra le consolateur, le Saint-Esprit.
Cela fait 2000 ans que la Parole de Dieu est lue et entendue de par le monde, que le Saint-Esprit donné par Jésus transforme des vies, agit dans les âmes et les corps de milliards de personnes.
Oui, Jésus est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Il s’est assis à la droite de son Père et il intercède pour nous, il est notre avocat auprès du Père. (Première épitre de Jean, chapitre 2, verset 1)
Notre foi et notre espérance ont des bases solides et elles agissent par l’amour que nous manifestons à ceux qui nous entourent. (Épitre aux Romains, chapitre 5, versets 1 à 5)
En lisant la bonne nouvelle, en y croyant, on a tout à gagner et rien à perdre ! Une vie qui vaut vraiment la peine d’être vécue.
Écoute encore ce que dit Jésus dans l’évangile de Jean au verset 25 du chapitre 12 : - Celui qui aime sa vie dans ce monde la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. –
Qui que nous soyons, après quelques décennies de vie plus ou moins heureuse dans un monde triste et désenchanté, nous perdons tout.
Mais si nous cherchons en premier le royaume de Dieu et sa justice, non seulement nous recevrons tout ce qui est nécessaire pour notre vie ici-bas, mais nous vivons dans la foi, l’espérance de la vie éternelle et l’amour. (Évangile de Matthieu, chapitre 6, versets 31 à 33)
A quoi bon amasser des fortunes puisque notre vie est si courte. C’est une tentation complètement déraisonnable !
D’ailleurs, dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 6 et au verset 24, Jésus précise que l’on ne peut à la fois s’attacher à Dieu et à Mammon (les richesses). "
" Je voudrais te poser une autre question, demanda Louis. Dans les évangiles, Jésus parle sans cesse du royaume de Dieu, du royaume des cieux. Deux fois seulement, il emploie le mot Église. Dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 16 et aux versets 18 et 19, il dit à l’apôtre Pierre : - Et moi je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église… je te donnerai les clefs du royaume des cieux…. –
Le deuxième passage est situé aux versets 15 et 17 du chapitre 18, où il est question d’un différend entre deux frères chrétiens qui se réunissent dans un même lieu.
On voit dans ce deuxième passage que l’Église est locale et visible, l’endroit où les croyants se rassemblent.
Quelle différence entre l’Église, l’Église locale et le royaume des cieux ? "
" Tu me poses là une question un peu compliquée, répondit Daniel. Mais je vais te répondre à la mesure de mes lumières.
Le royaume de Dieu, ou royaume des cieux, c’est le règne de Dieu et l’Église est constituée du rassemblement des croyants en Jésus-Christ. Mais on peut très bien imaginer que quelqu’un fréquente une Église locale et qu’il mène une vie indigne, pleine de mauvais comportements. Il n’entrera pas alors dans le royaume des cieux. (Évangile de Matthieu, chapitre 7, versets 21 et 22).
En tant que membres du corps de Christ, par la nouvelle alliance que Dieu a faite avec l’homme, nous appartenons à un corps qui réunit tous les humains de tous les siècles et de tous les lieux. Nous faisons donc partie d’un corps universel, le corps de Christ.
Mais notre appartenance à ce corps ne peut rester abstraite et ne le doit pas. Il est important que nous fassions également partie d’une Église locale. Les Églises locales sont des endroits où, ce que l’on pourrait appeler l’Église universelle, est rendue visible à ceux qui ne connaissent pas Dieu, par le témoignage des chrétiens et la prédication de l’Évangile.
Il est important, lorsque l’on veut apporter l’Évangile dans ce monde sans Dieu, non seulement de fréquenter l’Église locale, qui est le rassemblement local des croyants, mais encore de porter un bon témoignage de vie, de vivre selon l’Esprit de Dieu et conformément à sa parole, ce qui nous permet de faire vraiment partie de l’Église universelle.
Ces deux aspects de l’Église, universelle et locale, sont également importants, car si la foi et l’espérance sont fondamentales, l’amour que nous portons au prochain, qui doit se manifester lors des rassemblements de l’Église locale et envers le prochain en général, est encore plus important.
C’est par l’amour que nous avons les uns pour les autres que nous faisons connaître Jésus. (Évangile de Jean, chapitre 13, verset 35)
Je te laisserai l’adresse de l’église dans laquelle nous nous réunissons chaque dimanche matin.
Si tu y viens, tu entendras la prédication de l’Évangile, et tu pourras poser toutes les questions qui t’intéressent à notre pasteur.
Tu pourras apprendre à connaître Jésus Christ, le témoin fidèle, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père… (Apocalypse, premier chapitre, versets 5 et 6) "
Le salut
G.D.
La grâce
Lecture : " Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. " (Jean, chapitre 1 versets 16 et 17).
1 – Que signifie la grâce ?
On l’emploie souvent pour décrire une personne qui dégage du charme, de l’élégance.
Mais, lorsque l’on parle de la grâce de Dieu, il n’est bien sûr pas question de cette sorte de grâce est toute extérieure, qui peut cacher un cœur méchant et trompeur parfois, comme nous le rappelle le verset 30 du chapitre 31 du livre des Proverbes : " La beauté est vaine et la grâce est trompeuse. La femme qui craint l’Eternel est celle qui sera louée. "
Dans son sens véritable, la grâce est un don, qui manifeste bonté, générosité, pardon, compassion, amour, désintéressement.
On l’emploie aussi pour désigner une remise des dettes, une suspension d’un jugement.
De nombreux exemples de la Parole de Dieu aident à comprendre le sens du mot grâce.
Quelques exemples :
- David et Méphiboscheth : Le roi David fait grâce au petit-fils de son pire ennemi (2 Samuel, chapitre 9).
- La remise de la dette aux deux débiteurs (Matthieu, chapitre 18, verset 21).
- Les ouvriers de la 11ème heure (Matthieu, chapitre 20). Le maître de la vigne leur a payé un denier, rémunération pour 12 heures de travail. Mais ils n’ont travaillé que la onzième heure de la journée normale.
1/12ème du denier correspond à une rémunération, un dû.
Les 11/12ème restants sont un don, une grâce imméritée, un acte de bonté, de générosité d’un homme riche et bon qui sait que l’ouvrier en a besoin.
2 – Le mérite et le besoin
La grâce répond avant toutes choses à un besoin.
On peut voir les choses sous deux angles différents :
Le libéralisme dit : " à chacun selon ses mérites, ses capacités, son travail. "
L’avantage du libéralisme, c’est d’inciter chacun à faire tous les efforts possibles pour satisfaire ses propres besoins et aider les plus démunis.
Mais chacun n’a pas les mêmes chances au départ et il faut aussi savoir gouverner en pensant : " à chacun selon ses besoins."
Celui qui n’a pas les moyens a néanmoins des besoins à satisfaire et satisfaire ces besoins n’est plus une rémunération, une transaction équitable : " donnant – donnant ", mais un don, une grâce.
Toute société moderne, dans nos pays civilisés se comporte ainsi d’une manière générale.
A celui qui ne peut subvenir à ses besoins, on donne, jusqu’à ce qu’il devienne capable de subvenir à ses besoins.
Dieu, notre créateur, ferait-Il moins que les hommes créés à son image ? Non !
Il nous a accordé la " grâce avec la vie. "
Job, chapitre 10, verset 12 : " Tu m’as accordé la grâce avec la vie, tu m’as conservé par tes soins et sous ta garde. "
En sortant des mains du créateur, l’homme disposait de tout, sans avoir rien fait, sans travail, sans effort, sans l’avoir gagné.
Le péché lui a fait perdre une partie de tout cela, mais pourtant la grâce est encore là dans l’air que l’on respire, le soleil, la pluie, la nature et ses saisons.
3 – Le péché est comparable à une dette
Le fait d’avoir des dettes, de devoir quelque chose à quelqu’un et de ne pouvoir le rendre est quelque chose de terrible. Cela exerce une pression sur notre esprit.
Mais Dieu est riche pour éponger la dette du péché, car Il en a le moyen.
Ce moyen, c’est la justice qui nous a été acquise par le sacrifice de Jésus.
Plus la dette est importante, plus la grâce l’est aussi : " là où le péché abonde, la grâce a surabondé " (Romains, chapitre 5, verset 20).
Mais après avoir tout payé, il faut encore payer pour assurer la vie, sinon l’endettement va se poursuivre.
C’est pourquoi si Dieu fait grâce de la dette, Il y ajoute encore la grâce de la restauration.
Après avoir effacé le péché, Il donne le moyen de vivre sans pécher, sans être obligé de s’endetter encore.
C’est " grâce sur grâce ". " Nous avons reçu grâce pour grâce " (Jean, chapitre 1, verset 16).
C’est la surabondance de la grâce.
" Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce " (Romains, chapitre 6, verset 14).
4 – La grâce ne supprime pas la loi
La loi est une nécessité, c’est la règle de vie universelle. Tout est régi par des lois : le monde physique, le monde social, le monde spirituel.
La grâce ne supprime pas la loi, mais elle permet de lui obéir, de nous y soumettre aisément, avec joie même, avec autant de facilité que la respiration, sans s’en rendre compte.
Mais la grâce n’est pas utile à celui qui ne veut pas changer de vie.
La " grâce présidentielle " a parfois été donnée à un malfaiteur qui n’a pas su en faire bon usage. Il a continué à voler, violer, tuer.
Esaïe, chapitre 26, verset 10 : " Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice, il se livre au mal dans le pays de la droiture. "
La grâce nous enseigne à faire grâce aux autres.
Dans la parabole du débiteur impitoyable, nous voyons un homme, un méchant que la grâce aurait dû rendre bon, devenir dur à l’égard de son propre débiteur qui ne lui devait que 100 deniers.
Après avoir été graciés, si nous retombons dans nos péchés et y persévérons, nous devenons coupables au plus haut point (Hébreux, chapitre 10, verset 29).
Si nous oublions ce que nous avons reçu de Dieu et que nous devenons dus à l’égard des autres, sans charité, sans patience, remplis d’un esprit de jugement, de suffisance, d’orgueil, nous irritons le Seigneur et risquons de perdre la grâce.
5 – La grâce au travers de la faiblesse humaine
La grâce fait de nous, outre ce que nous avons reçu pour nous et qui nous était nécessaire (pardon, capacité de mener une vie sainte), des canaux pour permettre à Dieu d’atteindre d’autres pécheurs (par sa grâce).
Et il peut arriver que le déploiement de cette grâce se fasse au travers des brèches de nos faiblesses, de nos insuffisances, de nos défauts, de nos épreuves. (Comme pour Moïse, Jérémie, Paul et tant d’autres).
" Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse " (2 Corinthiens, chapitre 12, verset 9).
Seule la grâce de Dieu est suffisante ! Seul Dieu donne la grâce puis la gloire. D’abord la grâce, ensuite la gloire, si nous ne rendons pas vaine la grâce à notre égard ! (Luc, chapitre 7, verset 30).
Saisir Jésus-Christ
" Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie atteint la perfection ; mais je cours pour tâcher de le saisir, puisque-moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ " (Philippiens, chapitre 3, verset 12).
1 – Saisir est un acte volontaire
Saisir est accomplir un acte volontaire, délibéré, réfléchi et souvent salutaire.
Cela peut être l’acte de la dernière chance, celui que l’on ne peut faire qu’une fois dans sa vie.
Ecrivant à Timothée, l’apôtre Paul lui dit : " Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle " (2 Timothée, chapitre 6, verset 12).
C’est l’acte de quelqu’un qui se noie et saisit la bouée de sauvetage, qui ne la lâche plus jusqu’à ce qu’il se retrouve sauvé sur le rivage.
Ceux qui ont été arrachés à un grand péril savent ce que cela représente.
Certains ont été sauvés dans un état d’inconscience, ils ont été pris en charge sans réaliser leur état de perdition.
Pour d’autres, conscients, il a fallu une démarche consciente : saisir la bouée, la main secourable, la corde tendue.
Cet acte volontaire est aussi un acte de foi, de confiance, et parfois un " saut risqué. " Comme pour ce chasseur d’œufs, perdu sur une corniche inaccessible en montagne et dont le salut a été de se lancer dans le vide et de saisir la corde tendue.
2 – Dieu est à l’origine de tout
" Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre… "
Il est vrai que Dieu a pris toutes les initiatives. Il nous a aimés de toute éternité, choisis, prédestinés. " Ce n’est pas vous qui m’avez choisi… " (Jean, chapitre 15, verset 16).
Mais le jour où Il s’est révélé, il a fallu choisir et saisir.
" Cependant, je suis toujours avec toi, tu m’as saisi la main droite " (Psaume, chapitre 73, verset 23).
Dieu me saisit la main, mais moi je dois la saisir aussi, il ne faut pas que la mienne glisse de la sienne et que je me retire. " Mon juste vivra par la foi, mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. "
3 – Satan veut également saisir les hommes
Par tous les moyens, par toutes sortes de tentations, il séduit les hommes et les détourne des valeurs invisibles et éternelles.
Comme pour le chanteur Elvis Presley, par exemple : Le roi du rock, le King. Elevé par des parents chrétiens, il a cédé à la tentation de la richesse, de la notoriété. Et Satan ne l’a pas lâché jusqu’à ce qu’il tombe dans une profonde déchéance.
Pourtant, à la fin de sa vie, une Bible était posée sur sa table de chevet. Dieu seul sait s’il a pu saisir la main tendue...
4 – Dieu respecte notre liberté
Dieu est amour, et le véritable amour est respectueux de la liberté de l’autre. Dieu ne dit pas : " Je prends ton cœur, " mais Il dit : " Donne-moi ton cœur. "
Comme le dit l’apôtre Paul, j’ai été saisi par Jésus-Christ, maintenant c’est à moi aussi de le saisir.
Il y a réciprocité. Le but principal de notre passage sur cette terre est d’apprendre à bien connaître le Seigneur pour nous attacher à Lui de mieux en mieux.
La Parole de Dieu nous exhorte à avoir les regards sur Jésus.
A veiller et prier. A revêtir l’armure du chrétien. A nous éloigner des souillures du monde. A résister à l’ennemi de nos âmes par la Parole de Dieu.
L’amour de la vérité
Lecture : 2 Thessaloniciens, chapitre 2, versets 9 et 10 : " l’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.
" Avons-nous vraiment l’amour de la vérité ?
Toutes les vertus, et la vérité entre autres, n’ont d’existence que par rapport à des êtres.
La vérité n’est pas une denrée. On ne pourrait pas acheter un kilo de vérité, comme on achètera un kilo de pain, ou de sucre !
La vérité donc n’existe que par rapport à des êtres.
Le mensonge lui aussi n’existe que parce qu’il a été introduit par un être dans le monde.
Satan est le père du mensonge. Il a introduit le mensonge dans la création du Dieu de vérité. Dieu avait dit au premier homme et à la première femme : " Si vous mangez de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, vous mourrez. " C’était une parole de Dieu, une parole de vérité.
Et Satan introduit le premier mensonge : " Si vous mangez de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, vous serez comme des dieux. "
C’était un mensonge.
Et parce que l’homme et la femme ont cru au mensonge de Satan, alors la vérité de Dieu s’est accomplie. Ils sont devenus mortels.
Dans notre monde, le mal n’existe que parce que des êtres ne pratiquent pas le droit et la justice.
A tous les niveaux, le mensonge règne, au niveau de la politique, des publicités mensongères, des fausses doctrines.
Face à ce mensonge, la vérité existe.
Elle est venue dans le monde par Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Par la Parole de Dieu, qui est la vérité.
" Ta Parole est la vérité ! "
La vérité est apportée aussi par l’Eglise fidèle, qui est la colonne et l’appui de la vérité, à condition toutefois qu’elle dispense droitement la parole de la vérité ! Autrement elle n’est pas l’Eglise.
On dit que la vérité sort de la bouche des enfants.
Ils ont effectivement du mal à cacher les choses parfois. Mais le mensonge aussi sort de leur bouche !
Les enfants reçoivent la vérité facilement, si elle est prêchée en vérité, par des adultes dont le comportement est conforme aux paroles. Mais ils ne disent pas toujours la vérité !
Le fruit de la vérité, c’est la vie, la confiance, la paix.
Le fruit du mensonge, c’est le trouble et la discorde.
Le menteur se punit lui-même. La pire chose qui puisse arriver à un meurtrier, ce n’est pas qu’on ne le croie plus, mais que lui ne croie plus les autres.
Toutes les relations humaines sont faussées.
Il n’y a plus de fondement solide, plus de base pour un dialogue constructif.
Dans les relations familiales, quel drame lorsque la suspicion domine tout.
Dans le monde du travail aussi. A cause du mensonge, combien d’incompréhension, de méfiance, d’hostilité, d’animosité entre patrons et syndicats.
Entre amis, entre chrétiens, le mensonge est une véritable trahison.
Vivons dans la vérité !
On dit que celui qui dit la vérité fait rougir le diable…
Mais celui qui ment attriste Dieu et son prochain.
Le péché et son remède
Lecture : " Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché " (1 Jean, chapitre 1, verset 7).
Nous sommes reliés les uns aux autres par une loi de solidarité, ce qui fait que lorsque nous péchons (lorsque nous faisons tort, nous blessons, nous portons atteinte à l’intégrité corporelle, psychique, aux biens d’autrui), c’est à nous-mêmes en même temps que nous faisons tort, et nous en recevons le salaire :
- Notre conscience est blessée
- Nous connaissons la séparation d’avec Dieu ou le prochain. Nous tombons sous le coup de la justice, prison, condamnation.
Le péché porte en lui-même son tourment et sa condamnation. Caïn, Balaam, David et tant d’autres ont connu le déplaisir de Dieu… et ont souffert.
Le péché conduit, après la jouissance éphémère, à un tourment durable et l’on peut dire que le péché est la cause fondamentale du malheur de l’homme et du chaos dans lequel se trouve l’humanité.
Aujourd’hui, on minimise la gravité du péché, mais les résultats sont là, nombreux, impossibles à faire disparaitre, tels les plumes d’un oreiller, dispersées par le vent.
Les palliatifs sont nombreux mais inefficaces : tranquillisants, psychiatres sont insuffisants.
On déplace les problèmes, on creuse un trou pour en boucher un autre.
On pourrait comparer les effets du péché à des déchets nucléaires dont on ne sait que faire, et qui un jour nous retrouveront ou retrouveront nos descendants !
" Sachez que votre péché vous trouvera. "
" La terre chancelle, son péché pèse sur elle " (Esaïe, chapitre 24, verset 20).
Dieu n’a jamais donné qu’un seul remède au péché, le sang.
La loi et la morale ne sont pas un remède au péché.
Leur but est de prévenir le péché et aussi de le mettre en évidence. Mais on n’efface pas une tache en évitant une autre tâche !
Mais le pardon de notre péché ne nous est donné que parce que le Fils de Dieu, Jésus, a donné son sang pour nous.
Tout le culte lévitique est basé sur l’expiation par le sang. Le sang des animaux a été un palliatif un " ersatz. "
La paque a été la libération d’Israël par le sang. Mais les enfants d’Israël n’étaient pas meilleurs que les Egyptiens.
La paque était une préfiguration du sacrifice de Jésus.
Jésus est l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde par son sang, en versant son sang sur la croix.
Cette notion reste présente dans tous les écrits des apôtres (Pierre, Paul, Jean).
Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus apparait à plusieurs reprises comme l’Agneau (il est cité 27 fois comme l’Agneau).
Mais attention, prenons garde !
Le sang de Jésus n’a efficacité comme remède au péché que si nous sommes obéissants.
1 Pierre, chapitre 1, versets 1 et 2 : "…… afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus-Christ. "
1 Jean, chapitre 1, verset 7 : " Si nous marchons dans la lumière. "
Si nous marchons dans la communion et la purification.
Le fondement de la foi, de notre paix, de notre vie nouvelle, c’est l’expiation par le sang de Jésus.
Alors prenons bien garde de ne pas fouler aux pieds ce sang précieux par des péchés volontaires.
Mon fils donne-moi ton coeur
Proverbe, chapitre 23, verset 26 : " Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent dans mes voies. "
Voici quel est le désir profond de Dieu le créateur à l’égard de l’homme et de la femme, à l’égard de sa créature.
Est-Il en droit de demander à sa créature de lui donner son cœur ?
Oui – parce que Dieu a créé l’homme et la femme par amour. L’homme n’est pas un accident, produit, comme le disent les athées par une quelconque loi du hasard ou comme étant le produit de l’évolution.
L’homme n’est pas arrivé sur terre comme un enfant qu’on n’a pas voulu et que l’on retrouve dans une poubelle parce que l’on a voulu s’en débarrasser. Un enfant trouvé, né sous X, c’est-à-dire sans nom.
Dieu a créé l’homme par amour. Et l’amour n’est pas indifférent. Dieu ne peut être satisfait que lorsque sa créature lui ouvre son cœur.
N’a-t-Il pas donné pour elle son propre Fils ?
Et inversement, l’homme ne peut être satisfait que lorsqu’il aime Dieu de tout son cœur, de toute son âme.
Le philosophe français Blaise Pascal a dit : " Le cœur de l’homme a la forme de Dieu. "
Cette relation d’amour entre l’homme et son créateur est dans la nature des choses, car " toute grâce et tout don parfait descendent d’en haut, du père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation… " (Jacques, chapitre 1, verset 17).
Mais celui qui détourne son cœur de Dieu pour le tourner vers les choses d’ici-bas, ne peut être véritablement heureux.
Tous les jouets du monde ne pourraient satisfaire le cœur d’un enfant privé de l’amour de ses parents.
Les attraits du monde sont comme des idoles que nous chérissons mais qui n’apportent jamais à nos cœurs la plénitude du bonheur.
C’est ce que reconnait le prophète Jonas au pire moment de sa vie : " Ceux qui s’attachent à de vaines idoles éloignent d’eux la miséricorde. Pour moi, je t’offrirai des sacrifices avec un cri d’actions de grâces, j’accomplirai les veux que j’ai faits : le salut vient de l’Eternel " (Jonas, chapitre 2, verset 9 et 10).
La conversion, comme le dit l’apôtre Paul, c’est d’abandonner les idoles, pour servir le Dieu vivant et vrai… (1 Thessaloniciens, chapitre 1, verset 9).
Autrefois, les idoles étaient de " faux dieux, " créés par l’homme.
Aujourd’hui, les idoles sont l’expression de notre monde contemporain : les " idoles " de la chanson, du cinéma, les " dieux " du stade, l’amour de l’argent, du pouvoir…
Tout ce qui dans notre cœur prend la place de Dieu, en totalité ou en partie.
On peut aussi faire une idole d’une créature que l’on aime plus que Dieu.
Mais le narcissisme, la propre justice, le légalisme sont également une idolâtrie.
N’est-ce pas être son propre dieu que de se mettre soi-même sur un piédestal, au-dessus des autres ?
L’expression : " être rempli de soi-même " être " imbu de sa personne " désigne celui qui est pleinement satisfait de lui-même.
Mais au fond de lui-même, un tel homme, une telle femme ne peut connaitre le bonheur, car le bonheur est dans l’amour, et Dieu est amour.
Donner librement son cœur à Dieu, c’est être rempli de sa présence, qui est plus " délicieuse " que n’importe quelle autre, et c’est aussi jouir de ses bénédictions, dans les bons et les mauvais jours.
L’amour du monde est inimité aux yeux de Dieu. L’amour pour Dieu est inimitié aux yeux du monde.
Mais on ne peut servir deux maîtres, sans que l’un d’eux soit trompé.
Alors, rejetons les idoles de ce monde et attachons-nous au Dieu de la vie.
" Petits enfants, gardez-vous des idoles ! " (1 Jean, chapitre 5, verset 21).
Le pardon des péchés
Psaumes, chapitre 130, verset 4 : " Mais le pardon se trouve auprès de toi, afin qu’on te craigne. "
Marc, chapitre 11, verset 25 : " Si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est les cieux, vous pardonne aussi vos offenses. "
1 – Nul ne veut pardonner, nul ne peut pardonner
La majorité des drames, des meurtres, des conflits, des guerres, des querelles, des divorces… tient au fait des griefs, des dettes, des péchés, que les humains ne veulent pas pardonner, ne peuvent pardonner.
On ne veut pas pardonner, car le sentiment de vengeance est semblable à la convoitise, qui est irrésistible.
En outre, il y a en tout homme qui a été lésé dans ses droits, blessé dans sa sensibilité, endommagé dans son intégrité, un désir de justice, de réparation, de justification.
Ensuite on ne peut pas pardonner, car l’homme naturel (animal) ne maîtrise pas sa nature à cause du péché, et même s’il le voulait, il ne le peut pas.
" Nous savons en effet, que la loi est spirituelle, mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais ; je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais " (Romains, chapitre 7, versets 14 et 15).
Voici donc la solution : " La loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort " (Romains, chapitre 8, verset 2).
2 – Savoir demander pardon
Dans les tribunaux, les victimes attendent toujours réparation par un jugement juste, équitable, et peut-être plus encore, par les excuses des coupables quand ils reconnaissent leurs torts et demandent pardon.
Ne dit-on pas : " faute avouée est à moitié pardonnée ? "
Mais le pécheur n’est pas toujours conscient de la gravité de son péché, et avant de le reconnaitre (quand il le reconnait !!), il faut bien du temps parfois, et de pénibles circonstances.
La croix est le lieu où tout homme pécheur est appelé à venir pour réaliser la grandeur de son péché et pour demander pardon.
3 – Le rôle de la confession et du pardon
Jusqu’à la mort de Jacob, les frères de Joseph, quoique coupables, jouissent d’une certaine " immunité. " Mais dès que Jacob a les yeux fermés, leur péché resurgit. Et si Joseph tirait vengeance ?
Et c’est là que l’on découvre le caractère sublime de Joseph, qui est un " type " de Jésus-Christ, et qui révèle les sentiments profonds du Père.
En entendant la confession de ses frères coupables mais repentants, Joseph pleure. Il est saisi d’émotion, et c’est lui qui les console.
C’est l’inverse qui aurait dû se produire. C’est l’offensé qui console l’offenseur.
Je crois que Dieu pleure d’émotion lorsqu’un pécheur demande pardon et je crois que Dieu le console, comme l’a fait Joseph à l’égard de ses frères.
" Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent " (Luc, chapitre 15, verset 10).
Il y a chez Dieu beaucoup d’émotion et de pleurs, comme ce fut certainement le cas pour le père du fils prodigue, lorsque ce dernier revint à la maison, repentant.
Dieu pleure d’émotion sur celui qui se repent, qui cherche le pardon, mais Il pleure de chagrin et de tristesse sur celui qui endurcit son cœur.
Un jour, Jésus a pleuré sur Jérusalem, qui ne voulait pas se repentir.
4 – Ne pas pardonner, ne pas demander pardon
Le fait de ne pas demander pardon pour nos fautes, nous prive du pardon de Dieu.
Le fait de ne pas pardonner à ceux qui nous ont offensés nous prive également du pardon de Dieu.
Le maître du serviteur impitoyable est attristé par la dureté de son cœur.
Comme ce dernier refuse de " remettre sa dette " à son compagnon, cela oblige son maître, en toute justice, à le mettre en prison. (Matthieu, chapitre 18, verset 35).
5- Quelles sont les conditions du pardon ?
2 Chroniques, chapitre 7, verset 14 : " Si mon peuple …… je pardonnerai son péché. "
- Humiliation et confession
- Prière
- Recherche de la face de Dieu.
Il faut ensuite se détourner de son mauvais chemin, c’est-à-dire :
- Marcher dans la lumière (1 Jean, chapitre 1, verset 7)
- Pardonner à ceux qui nous ont offensés.
6 – Dieu veut-Il pardonner ?
Oui, Dieu est davantage désireux de nous pardonner que nous ne le sommes de recevoir son pardon.
Dieu cherche les hommes pour les pardonner. Il les appelle constamment à revenir à Lui, comme Il le fait aujourd’hui pour toi qui lis ces lignes.
Jésus a pardonné à Pierre repentant, il a été ému par ses larmes, quoique ce dernier l’ait renié.
Mais devant la dureté de Judas, il n’a rien pu faire !
Il ne pouvait que pleurer de tristesse.
Choisis la vie et revient à ton Père, Il t’attend.
Choisis la vie
De quoi sommes-nous vraiment responsables ?
1 - William Shakespeare, le célèbre dramaturge anglais, a écrit :
" L’homme n’est maître ni de sa venue sur cette terre, ni de son départ. Son unique pouvoir est de bien mourir. "
Même ceux que nous appelons " les grands hommes " font bien des erreurs.
Pourtant, s’il est vrai que l’homme n’est pas maître de sa venue ici-bas, ni de son départ, Dieu lui a donné cependant un pouvoir.
Le pouvoir non pas de bien mourir seulement, mais aussi celui de devenir enfant de Dieu et, de vivre éternellement, et ceci par la foi en Jésus-Christ.
L’homme est apparu sur cette terre sans le vouloir.
Il n’a pas choisi ses parents, la couleur de sa peau, sa nationalité, le lieu de sa naissance, la religion de ses parents.
Il n’a pas choisi non plus la condition sociale de ses parents, leurs qualités morales, intellectuelles. Il a hérité parfois de " tares " physiques, de maladies psychiques.
L’homme n’est pas responsable de la filiation politique et économique de la société dans laquelle il vit.
Certains naissent riches, d’autres pauvres. Certains naissent dans des pays prospères, hautement civilisés, et d’autres dans des camps de réfugiés, au milieu du plus grand dénuement.
Ainsi, dans cette première phase de la vie, l’homme n’a aucune responsabilité personnelle d’exister.
La responsabilité incombe à ceux qui l’ont mis au monde.
L’homme est né en premier " selon la volonté de la chair et du sang. "
Il peut ensuite naitre " de Dieu " (Jean, chapitre 1, versets 12 et 13).
2 – Tous les hommes sont créés à l’image de Dieu
Malgré tout cet héritage qu’il n’a pas choisi, tout être humain normalement constitué est doté de liberté, ce don extraordinaire que Dieu a fait à l’homme.
Le philosophe Descartes, celui qui écrivit la célèbre phrase : " Je pense donc je suis, " considérait que ce don de la liberté était le mystère des mystères de la création.
Quand et où l’homme commence-t-il à être responsable de sa destinée ?
Dans ses choix :
- La foi ou l’incrédulité,
- La volonté de Dieu ou la sienne,
- Le pardon ou la vengeance,
- Le bien ou le mal,
- L’obéissance ou la désobéissance,
- La vérité ou le mensonge,
- La croissance ou la régression,
- La volonté de perfectionnement ou le laisser-aller,
- La propreté ou la négligence,
- La sobriété ou l’extravagance.
Incrédulité et foi
Luc, chapitre 1, verset 45 : " Heureux celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. "
1 – La clé de la foi
On peut dire que la vie et l’avenir des êtres humains est conditionnée par leur attitude face à la vérité et au mensonge.
Ainsi la chute, dès les premières pages de la Bible, apparait comme le résultat de l’incrédulité de l’homme par rapport à Dieu (Paroles de vérité) et de la confiance qu’il accorde aux paroles mensongères de Satan.
On voit aussi combien l’homme a besoin, d’une part de discerner le caractère véridique ou mensonger de ce qu’il reçoit, d’autre part d’accepter ou non, ce qu’il a reconnu être la vérité.
Toute la vie dépend de cela, c’est la clé.
2 – Incrédulité et foi : les conséquences
Pour n’avoir pas cru Dieu, des hommes ont perdu la vie, d’autres ont reçu un châtiment terrible parfois.
En revanche, ceux qui ont cru ont reçu un témoignage favorable, ainsi que le bonheur, la bénédiction et la vie éternelle.
a) Incrédulité et ses conséquences :
- La chute d’Adam et d’Eve.
- L’incrédulité de Moïse et Aaron.
Moïse reçoit un ordre simple, celui de donner un coup sur le rocher.
Il en donne deux. Ce ne sont pas les deux coups en eux-mêmes qui ont provoqué la sanction, mais l’attitude de cœur de Moïse et Aaron.
Ils ne croyaient pas et leur incrédulité a dégénéré en provocation à l’égard du peuple.
Un défi qui a déplu à Dieu et a entrainé la sanction.
- Du temps d’Elisée, l’officier du roi incrédule fut piétiné par la foule (2 Rois, chapitre 6).
- Zacharie, le père de Jean-Baptiste devint muet pour un temps à cause de ses doutes.
- Pierre, marchant sur les eaux, a perdu une occasion de croire. " Homme de peu de foi, " lui dit Jésus. Et il s’enfonce dans l’eau.
- Jésus ne put faire, à Nazareth, aucun miracle, à cause de l’incrédulité des habitants.
- Après sa résurrection, Jésus reproche aux disciples leur incrédulité.
b) La foi et ses conséquences :
- Marie a cru et devient la mère de Jésus. " Heureuse celle qui a cru, car les choses qui lui ont été dites auront leur accomplissement " (Luc, chapitre 1, verset 45).
- Le centenier : " Dis un mot et mon serviteur sera guéri " (Matthieu, chapitre 8, verset 8). Jésus dit de lui : " Je n’ai pas trouvé une aussi grande foi en Israël. " (Luc, chapitre 7, verset 9).
- La femme Syro Phénicienne : " femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu veux " (Matthieu, chapitre 15, verset 28). ,
Troisième partie - La famille, le genre, qu’en dit la bible ?
Un médecin témoigne а ses patients
Introduction
Au fil des visites médicales, des jours et des années, j’ai entendu les confidences des hommes et des femmes, sur leurs conditions de travail, bien sûr, mais aussi sur leurs conditions de vie personnelle et familiale.
Le constat est clair : les commandements contenus dans la Bible, et particulièrement ceux que donne Jésus, sont toujours valables pour nous.
Les mentalités changent mais les besoins et le cœur des hommes ne changent pas au cours des siècles et ce que Dieu nous demande de respecter dans sa parole, il le fait pour que nous vivions mieux, pour que nous vivions une vie paisible avec ceux qui nous entourent, au moins pour ce qui dépend de nous.
Ce que dit la Bible des relations familiales et affectives restera vrai jusqu’à la fin des temps. Derrière une façade parfois belle, il y a des souffrances dans les familles parce que l’on ne met pas en pratique les commandements de Dieu.
Mais comment les mettre en pratique, ces commandements ?
Nous n’y parviendrons pas seuls, et c’est là qu’il est important que nous sachions que Dieu nous donne les moyens de changer.
Aucune loi ne suffira à nous changer, à nous régénérer. Il nous faut un cœur nouveau et un esprit nouveau, et c’est ce que nous recevons si nous acceptons de croire en Jésus, de recevoir son Esprit pour marcher avec lui chaque jour.
Ce que nous sommes naturellement ne se soumet pas à ce que Dieu demande. Il nous faut croire qu’il peut, lui, nous pardonner, nous donner une nouvelle vie. Tout ce que Dieu veut nous apprendre de lui, de ses promesses pour nous, se trouve dans sa Parole écrite, la Bible.
Dans l’Épitre aux Galates nous lisons : " Laissez le Saint-Esprit diriger votre vie et n’obéissez pas aux désirs de la nature humaine. " (Épitre de Paul aux Galates, chapitre 5, verset 16)
" Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont fait mourir leur nature humaine avec ses passions et ses désirs. " (Épître aux Galates chapitre 5, verset 24)
En mourant sur la croix, Jésus a payé le prix de notre pardon. Il a ôté notre péché et il nous a donné son Esprit, l’Esprit de Dieu, par lequel nous recevons, si nous le voulons, une nouvelle vie, une vie sainte.
“ Ce que l’Esprit produit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi … ” (Épître aux Galates chapitre 5, verset 22)
Cela vaut la peine d’écouter les conseils que nous donne la Bible.
(Tous les témoignages rapportés sont vrais et ont été transmis avec précision. Pour des raisons de confidentialité, les noms et prénoms ont été changés.
Dans le monde mais préservés du mal
Nous commençons par donner le témoignage de trois médecins chrétiens :
Qu’en dit la Bible ?
" Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. " (Évangile de Jean, chapitre 17, verset 15)
Pierre-Jean est médecin chef de service dans un C.H.U., Centre Hospitalier Universitaire. Il est marié, père de plusieurs enfants.
Il n’est pas toujours facile d’affirmer sa foi en Dieu lorsque l’on a des responsabilités publiques importantes.
Voici son témoignage :
" Si nous voulons être des lettres de Christ , nous devons tendre à la perfection, dans notre vie personnelle comme dans notre métier :
-Excellence dans le métier
-Honnêteté dans la pratique
-Humilité
-Désintéressement. Ce qui prime, ce doit être la dignité humaine de celui qui est soigné, de mon prochain.
Et bien entendu, fidélité dans le mariage.
Notre comportement interroge ceux qui nous entourent. Mais pour nous, il n’est pas question de vivre retirés du monde et de refuser les moyens modernes mis à notre disposition. Nous utilisons toutes les découvertes scientifiques pour le bien de tous. Mais avec une limite : nous voulons être préservés du mal. "
Charlotte est médecin généraliste en Bretagne.
Elle est célibataire et se consacre pleinement à ses patients, sa famille et ses nombreux amis.
Voici son témoignage :
" Je suis célibataire et heureuse de vivre dans cette situation. Je vis un véritable célibat, dans la chasteté. Vécu avec Dieu et en Dieu, ce célibat n’est pas un esclavage mais une liberté pour moi.
La chasteté ne peut pas être une règle extérieure, que l’on s’impose pour obéir à quelqu’un.
On ne peut pas demander à quelqu’un qui n’est pas un chrétien véritable de vivre selon les commandements qui sont donnés dans la Bible, Parole de Dieu.
Mes collègues me disent parfois que si mon Dieu ne me permet pas d’avoir des relations sexuelles en dehors du mariage, alors je ne suis pas libre.
Je leur réponds : " Est-ce-que tu peux te passer de sexualité ? ". Leur réponse : " Non ! "
Et je conclus : " Si tu ne peux résister face à la tentation, tu es plus esclave que moi, parce que moi, je peux m’en passer en vivant en Christ. La chasteté, ce n’est pas pour moi une règle. C’est une liberté que j’ai en Christ. "
Fanny :
C’est par la puissance de l’Esprit de Dieu qu’elle a pu être délivrée d’une situation d’homosexualité qui se présentait à elle.
Alors qu’aucun point commun ne les rapprochait, elles sont devenues des amies de cœur. Fanny commençait des études de médecine, Eliette entrait dans la vie active. Elles avaient un peu plus de 20 ans.
Cette amitié si forte, c’était comme un cadeau qui effaçait bien des souffrances vécues dans l’enfance et rien ne leur apportait autant de bonheur que d’être côte à côte .
Dans la chambre d’étudiante, il y avait un grand lit, et elles discutaient parfois tard le soir et dormaient ensemble.
Un jour elles se sont un peu trop rapprochées l’une de l’autre.
Le danger commençait déjà, mais Eliette en était inconsciente. Lorsque Fanny lui disait : " Ce n’est pas normal ce que nous vivons " , Eliette répondait invariablement : " Tu réfléchis trop, comme d’habitude, laisse-toi vivre ! "
Mais le cœur de Fanny était rempli d’angoisses. De plus, sans lui avoir parlé, le responsable spirituel de son église priait pour les deux jeunes filles. Il avait discerné que cette amitié fusionnelle aboutirait à une relation non désirée au départ, mais impossible à casser si l’on attendait.
Fanny était dans une angoisse indescriptible.
La pression de l’Esprit de Dieu était telle qu’un jour elle pensa que sa santé mentale n’y résisterait pas. Elle fit cette simple prière, qui monta du plus profond de son être : " Mon Dieu, fais quelque chose pour moi, je n’en peux plus. "
Et Dieu a entendu et répondu.
Par l’action de la Bible qu’elle lisait, des prédications qu’elle écoutait, des cantiques qu’elle chantait, et par l’action du Saint-Esprit dans sa vie, elle a été pleinement convaincue du mal qu’elle faisait à Dieu, à Eliette, par cette relation qui était sur le point de dégénérer.
Et elle a coupé toute relation entre elles deux.
Au début, Eliette n’a pas compris ce changement d’attitude, elle essayait de s’accrocher, mais ce fut en vain. Par la suite elle a rencontré un jeune homme, heureusement.
Pour Fanny, cette rupture a été la source d’une immense bénédiction. Elle a expérimenté une repentance profonde et a fait l’expérience de la grâce inconditionnelle de Dieu, et du bonheur de vivre dans la présence de Dieu.
Toutes ses plaies intérieures ont été cicatrisées, toutes ses angoisses ont disparu et elle a expérimenté que même dans les pires circonstances de la vie, on peut expérimenter la paix de Dieu.
Cette paix est tout simplement l’un des fruits que produit le Saint-Esprit en nous lorsque nous lui demandons de venir en nous.
Dix ans plus tard, elle a de nouveau rencontré une amie, avec laquelle elle travaille de façon itinérante. Elles sont très liées. Mais elles savent bien qu’il y a une condition pour que cette amitié demeure, alors qu’elles se reconnaissent chrétiennes et le témoignent autour d’elles.
Et cette liberté qu’elles ont de vivre chastement en Christ les rend parfaitement heureuses.
Devant Dieu, les relations sexuelles sont à vivre à l’intérieur d’un couple hétérosexuel.
L’infidélité permanente
Qu’en dit la Bible ?
Elle nous engage à être fidèle dans les relations de couple (Malachie, chapitre 2, versets 15 et 16) : " Qu’aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse ! Car je hais la répudiation "
(Épître aux Romains chapitre 6 verset 22) : " Etant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. "
Voici une histoire bien difficile que me raconte cet homme tout jeune à propos de son couple :
Ils se sont rencontrés à Paris. Ils s’aimaient.
Au bout de deux ans de vie commune, il a dû partir pour finir ses études à l’étranger. Cela devait durer un an.
Mais elle n’était pas prête à vivre cette relation dans l’éloignement géographique, même si leurs situations respectives leur permettaient de se retrouver tous les week-ends.
Alors elle a rompu avec lui et a rencontré quelques temps plus tard un autre jeune homme.
Lui ne s’est pas senti le droit de la contraindre à supporter la situation d’éloignement temporaire. Pourtant il pense toujours à elle, il l’aime encore.
Il a rencontré d’autres jeunes filles, mais ce n’est plus comme avant et lorsqu’il répond à ma question de sa situation familiale, il me dit : " Je suis célibataire depuis hier ".
Encore une rupture qui l’a laissé sur sa faim.
Même son corps ne réagit plus comme il le devrait, alors qu’il a 28 ans, est sportif et en bonne santé.
Il souffre maintenant de troubles sexuels que l’on ne rencontre pas chez un homme jeune et il m’avoue : " J’ai vraiment le sentiment que plus jamais je n’arriverai à revivre une relation de couple satisfaisante. "
Quel drame pour ce jeune homme ! Un drame de l’infidélité.
Il ne faut pas badiner avec l’amour.
On peut faire des dégâts irréversibles dans le cœur des autres.
J’ai vu des hommes pleurer, des femmes pleurer, après avoir vécu une histoire d’amour qui s’est terminée au milieu de la vie.
Pour l’un des conjoints, c’était une parenthèse.
Pour l’autre, c’était leur histoire d’amour et de couple.
On peut s’être gravement trompé en fréquentant un jeune homme, une jeune fille, qui n’a aucun goût commun avec nous, qui n’a pas du tout les mêmes aspirations et les mêmes objectifs que nous.
Une vie commune risque de n’apporter qu’une succession de tiraillements et de frustrations.
Dans un cas comme celui-là, il est important d’en prendre conscience vite et de cesser la relation.
Mais lorsque le couple est formé, la fidélité est indispensable au bonheur.
Il faut cesser de " regarder ailleurs " et construire sa vie comme on construit une maison, à sa manière, sans regarder celle des autres.
Malheureusement maintenant, même chez les chrétiens parfois, le " papillonnage "s’installe.
Avant d’en arriver à une rupture, il faut savoir demander à Dieu son aide pour pardonner les défaillances du conjoint, de la conjointe.
Vivre à deux lorsqu’on a eu l’habitude de ne penser qu’à soi-même est toujours difficile et il faut parfois un certain temps avant que les concessions mutuelles ne nous permettent de vivre en harmonie.
J’ai connu, dans mon milieu professionnel, une famille unie, qui a vécu un drame. Le mari a connu une jeune femme sur son lieu de travail, et a cédé à ses avances.
Mais il s’est rapidement rendu-compte de sa faute et du désespoir qu’il causait à sa femme et à ses enfants.
Il est revenu vers son épouse, qui lui a pardonné.
Cela ne s’est jamais reproduit et elle a su protéger sa famille, ses enfants, par ce pardon.
Le pardon est le ciment d’une vie solide et heureuse.
Le rejet du conjoint
Qu’en dit la Bible ?
" Les pharisiens l’abordèrent ; et pour l’éprouver, ils lui demandèrent s’il est permis à un homme de répudier sa femme. Il leur répondit : Que vous a prescrit Moïse ?
Moïse, dirent-ils, a permis d’écrire une lettre de divorce et de répudier.
Et Jésus leur dit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte.
Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair.
Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair.
Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. " (Évangile de Marc, chapitre 10, versets 2 à 9).
Il est nécessaire ici de préciser ce qu’est la répudiation.
Il ne s’agit pas du divorce entre deux personnes, pour lesquelles la dégradation des relations est parfois si importante que la cohabitation n’est plus possible.
La répudiation est la rupture du mariage par la volonté unilatérale d’un des deux époux. Le plus souvent il s’agissait du renvoi de la femme par son époux.
La répudiation était fréquemment pratiquée dans l’antiquité.
C’est ce mépris de l’autre, cette dureté que Dieu ne peut pas tolérer dans la vie de celui qui se dit croyant.
Lorsque je vivais à Paris, en rentrant le soir du travail, je rencontrais souvent ma voisine.
Cette femme âgée vivait seule dans un grand appartement et promenait son petit chien tous les soirs.
Un jour, nous avons partagé un moment ensemble dans son salon, autour d’une tasse de thé, et elle a commencé à me raconter sa vie.
Elle avait une fille unique qu’elle voyait peu, et un petit-fils qu’elle ne voyait qu’occasionnellement.
Elle n’avait pas eu de difficultés financières, mais finalement une vie assez triste.
Fille unique elle-même, elle avait été " baladée " entre deux parents, coureurs et jaloux à la fois, qui multipliaient les conquêtes chacun de leur côté.
Elle-même avait pourtant fondé un foyer où régnait l’amour.
Mais son mari, qui avait créé une affaire, très prospère au début, avait eu des revers de fortune, faute d’avoir géré avec rigueur les dépenses et les recettes. Alors elle a décidé de le laisser tomber. Peut-être aurait-elle pu l’aider à la comptabilité …
" J’ai pris ma fille sous le bras, je me suis débrouillée toute seule, en travaillant, je l’ai élevée seule " me dit-elle un jour avec une certaine fierté.
Mais elle a ajouté aussitôt, avec beaucoup de tristesse dans les yeux et la voix : " c’est mon plus grand regret dans la vie, et ma fille ne me l’a jamais pardonné. "
Au fil des jours et des conversations, elle m’a souvent parlé de son mari et réaffirmé que son plus grand regret dans la vie avait été de l’avoir quitté et d’être partie seule avec sa fille " sous le bras. "
Sa vieillesse était difficile, très solitaire.
Elle souffrait aussi d’un déficit visuel important.
Un jour, personne n’a répondu à mon coup de sonnette. Les aboiements du petit chien n’ont pas retenti derrière la double porte en chêne.
Elle était tombée, s’était fracturé une hanche, et avait été hospitalisée.
Je ne l’ai entendue qu’une seule fois au téléphone, parce qu’elle est décédée rapidement….
Parfois nos décisions nous paraissent bonnes. Mais à long terme elles peuvent être catastrophiques.
Je connais dans mon village deux personnes, un homme et une femme, qui ont dépassé l’âge de la retraite depuis plusieurs années.
J’ai été surprise d’apprendre qu’ils avaient été mari et femme. Ils n’habitent pas très loin l’un de l’autre et pas très loin non plus des enfants qu’ils ont eus ensemble.
Leurs revenus financiers sont modestes, de part et d’autre, et pour tenir le coup, ils sont obligés, chacun de leur côté, de faire des " petits boulots " au service des autres.
Quand on les interroge, séparément bien sûr, ils regrettent tous les deux d’avoir pris la décision de se séparer.
La vie serait tellement plus simple, s’ils vivaient encore ensemble. Mais l’amour propre, le poids des années de séparation sont un obstacle maintenant infranchissable.
Lorsqu’il est encore temps, il vaut mieux se réconcilier et ne pas se séparer .
En fait, souvent, le rejet du conjoint conduit à la solitude. Non seulement solitude chez soi, mais aussi solitude sociale.
Quand plusieurs couples ou plusieurs familles se retrouvent pour partager ensemble un moment, il est parfois difficile d’inclure une personne seule.
Elle se sent différente des autres et parfois mal à l’aise. Mais aussi, elle représente parfois un danger pour les autres couples lorsqu’elle est à la recherche d’une " âme sœur ".
Combien d’hommes ou de femme qui se retrouvent seuls par veuvage, divorce, séparation, perdent en même temps une grande partie de leurs amis…
Ils auraient besoin d’être entourés dans ces moments-là, mais ils sont plus difficiles à inviter.
Il ne faut pas les froisser et il faut surveiller son propre conjoint.
Tout ce qui éloigne du modèle familial classique conduit à l’isolement plus souvent qu’à la liberté.
La famille recomposée
Qu’en dit la Bible ?
Jésus leur dit : " Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère " (Évangile de Marc, chapitre 10, versets 11 et 12)
" Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ. " (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 2, verset 14)
Des hommes, des femmes, nombreux, m’ont fait part de la " guerre " qui se déroule dans leur maison, à cause d’une mésentente entre leurs enfants et ceux de leur nouvelle conjointe, de leur nouveau conjoint
Souvent aussi, c’est la guerre entre un enfant et le nouveau conjoint.
Même si les sentiments amoureux sont là entre un homme et une femme, il vaut la peine de se poser la question de savoir si l’on doit sacrifier le bonheur de ses enfants et la paix de son propre cœur pour recommencer une histoire d’amour.
J’ai reçu un jour un homme qui avait beaucoup d’allure, une bonne situation professionnelle.
Au milieu de l’interrogatoire médical, il me dit brusquement
" Je suis en train de faire des travaux dans ma maison, mais ma femme et mes enfants me font la guerre, parce que j’ai rencontré au travail une collègue célibataire. Nous sommes très amoureux, je ne sais que faire ? "
Ils devaient être très amoureux en effet, parce qu’elle l’a appelé alors qu’il était dans mon bureau. Il n’osait pas raccrocher.
Au moment de me quitter, je ne sais pourquoi, il attendait que je lui donne mon avis sur sa situation.
Je lui ai dit : " Quel dommage, c’est si beau de voir un homme et une femme qui vieillissent ensemble. "
Il a baissé la tête et il est parti.
Confondre l’amour avec le sentiment amoureux, c’est détruire les choses importantes de la vie et causer bien des malheurs.
Les hommes et les femmes travaillent ensemble maintenant, dans les mêmes bureaux, les mêmes ateliers.
Certains hommes, certaines femmes, sont très attirants et pas toujours conscients de leur charme. Il faut veiller doublement.
Voici le sort de celui, de celle qui cède à la séduction et quitte son conjoint, selon la Bible :
(Proverbes, chapitre7, versets 21 et 22) : " Elle le séduisit à force de paroles, elle l’entraina par ses lèvres doucereuses. Il se mit tout à coup à la suivre, comme le bœuf qui va à la boucherie, comme un fou qu’on lie pour le châtier, jusqu’à ce qu’une flèche lui perce le foie. "
On n’est en général pas gagnant lorsqu’on laisse un sentiment amoureux, un coup de foudre, dominer l’affection profonde que l’on porte à son conjoint, à ses enfants.
Et quelle garantie a-t-on que ce bonheur tout neuf durera ?
Si l’on a compris que le mariage est destiné à rompre la solitude des humains, on risque moins de se retrouver seul et découragé au seuil de la vieillesse, et d’avoir des enfants indifférents.
Le choix du conjoint
Qu’en dit la Bible ?
" La grâce est trompeuse et la beauté est vaine ; la femme qui craint l’Éternel est celle qui sera louée. " (Proverbes, chapitre 31, verset 30).
" Ce qui fait le charme d’un homme, c’est sa bonté ; et mieux vaut un pauvre qu’un
menteur. " (Proverbes, chapitre 19, verset 22)
Lorsque l’on recherche un conjoint pour la vie, il faut s’assurer que l’on a les mêmes objectifs, les mêmes motivations :
J’ai connu une jeune fille chrétienne diplômée, d’un bon milieu social et très jolie de surcroit.
Elle était chrétienne et cherchait un mari qui ait la même foi qu’elle. Elle l’a rencontré dans l’assemblée chrétienne dont elle faisait partie.
C’était un joli garçon, moins diplômé qu’elle, d’un milieu social moins élevé.
Elle était intellectuelle, artiste. Il avait les pieds sur terre et était très bon bricoleur.
Finalement ils étaient complémentaires.
Il ne faut jamais se dire : " mon mari est moins bien que moi, ou, ma femme est moins bien que moi. "
Elle l’aimait tel qu’il était, il la supportait également, avec ses carences ménagères.
Ses études intellectuelles ne lui avaient pas laissé le temps d’apprendre à faire la cuisine et à entretenir une maison.
Ils sont restés fidèles l’un à l’autre pour obéir à Dieu, et ils ont eu une vie très heureuse, de beaux enfants qui sont eux-mêmes fidèles à leurs conjoints et qui aiment Dieu, de beaux petits-enfants.
Ils se sont adaptés l’un à l’autre et sont devenus inséparables.
Leur bonheur ? Servir Dieu dans leur église locale et voir grandir leurs petit-enfants, qui sont élevés chrétiennement et leur font honneur, qui sont pour eux comme une couronne, car " les enfants des enfants sont la couronne des vieillards " (Proverbes chapitre 17, verset 6).
Il est important de ne pas considérer uniquement l’apparence extérieure d’une personne.
Si par la bouche de Paul, Dieu " ordonne " aux maris d’aimer leur femme, c’est qu’il sait bien qu’une femme qui n’est pas aimée se refusera à son mari. Toute la famille est alors en danger pour elle-même et pour son entourage.
Du reste il est écrit aussi : " celui qui aime sa femme, s’aime lui-même. " (Épître aux Ephésiens, chapitre 5, verset 28).
Assumer ses choix
Qu’en dit la Bible ?
" Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant : cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever ? " (Évangile de Luc, chapitre 14, versets 28 à 30).
" Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. " ( Première épître à Timothée, chapitre 5, verset 8)
" Le fruit de L’Esprit (de Dieu), c’est l’amour. " (Epître aux Galates, chapitre 5, verset 22)
J’étais placée si près d’eux, dans le métro à Paris, que je ne pouvais faire autrement que d’entendre la conversation de ces deux jeunes collègues de travail, deux hommes.
" Alors c’est vrai, vous vous êtes séparés ? Ce n’est pas possible… Vous aviez l’air de vous entendre à merveille … " Disait l’un d’eux.
" C’est vrai, tant que nous étions à deux, tout allait bien. Lorsqu’il y a eu ma fille, c’était déjà beaucoup plus difficile. Mais avec l’arrivée du deuxième enfant, j’ai craqué. Tu ne peux pas imaginer comme c’est flippant de vivre en couple avec deux enfants. Je suis parti. " Répondait le second, sous les regards étonnés et réprobateurs du premier.
Cet homme avait environ 30 ans et manifestement les moyens financiers d’assumer une famille.
Je ne peux ni ne veux juger de sa responsabilité dans l’affaire qui le concernait, mais avec les moyens médicaux actuels qui permettent aux couples de choisir ou non d’avoir des enfants, et à quelle date, il me semble qu’il s’était réveillé bien tard…. Pour finir face à la difficulté.
Avoir une famille et s’en occuper jusqu’au bout demande du courage mais procure aussi beaucoup de joies.
Si l’on pense n’avoir pas les capacités nécessaires, il vaut mieux s’en rendre compte au début plutôt que de finir en laissant le conjoint ou la conjointe en difficulté avec les enfants.
Il est bon de calculer la dépense et de s’efforcer d’aller jusqu’au bout si l’on commence.
Sinon on ressemble à cet homme qui commence à bâtir et ne peut achever sa construction. Tous ceux qui le voient se moquent de lui.
Beaucoup de gens confondent amour avec plaisir et sentiment amoureux.
Le véritable amour, comme celui de Dieu pour l’homme, c’est celui qui est capable de souffrir, de supporter les frustrations.
Il peut arriver bien sûr, que pour des raisons médicales, psychologiques ou autres, on soit incapable de fonder une famille. Il est bon d’en être conscient avant qu’il ne soit trop tard.
Dieu a parfois en réserve pour nous d’ autres solutions, comme des amitiés enrichissantes, l’investissement dans la vie d’un filleul…
Concilier travail et vie professionnelle
Qu’en dit la Bible ?
Qui peut trouver une femme vertueuse ?
" Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, et elle ne mange pas le pain de la paresse. Ses fils se lèvent et la disent heureuse. Son mari se lève et lui donne des louanges. " (Proverbes, chapitre 31, versets 10, 27 et 28).
Dans un foyer où le père et la mère sont présents, même si les deux travaillent, on peut en général assumer l’éducation des enfants.
Le père peut les déposer le matin à l’école, la mère va les rechercher le soir par exemple.
L’un va faire les courses en rentrant, l’autre fait faire les devoirs aux enfants
Avec un ou deux enfants, l’organisation est habituellement harmonieuse.
Avec trois enfants, c’est en général plus difficile, il faut avoir quelques talents d’équilibriste pour arriver à concilier vie familiale et vie professionnelle si les deux parents travaillent.
Avec quatre enfants, si les parents travaillent à plein temps et ne sont pas aidés par des membres de la famille ou par d’autres personnes (nourrice, femme de ménage…), les journées ressemblent à une course-poursuite.
Lorsque les enfants grandissent, on veut qu’ils aient des activités extra-scolaires (artistiques, sportives…) et les parents n’ont plus le temps de penser à eux-mêmes, de prendre un peu de repos, ils s’épuisent. Les enfants aussi ont besoin de moments de détente et d’inactivité.
Une femme qui veut et peut se permettre de rester à la maison aura bien sûr plus de facilités à avoir une grande famille.
Et elle aura largement de l’occupation pour toute la journée.
La mère au foyer qui a une grande famille ne se repose presque jamais.
Si elle s’occupe bien de son mari, de ses enfants et de sa maison, si elle est aimable, non médisante et qu’elle a compassion des malheureux, alors elle ressemble à cette femme vertueuse dont parle Salomon, qui a " plus de valeur que les perles ", qui " ne mange pas le pain de paresse " (Proverbes, chapitre 31, versets 10 et 27).
J’en connais quelques-unes qui ont fait dans l’ombre leur travail quotidien, sans se plaindre, pendant des décennies, et qui contemplent maintenant, à la fin de leur vie, le fruit de leur travail, des enfants, petits-enfants, et arrière-petits-enfants, qui sont une bénédiction extraordinaire.
L’apôtre Pierre (Première épître de Pierre, chapitre 3, verset 4), lorsqu’il parle du comportement que Dieu attend d’une femme chrétienne, dit que ce qui compte, c’est la " parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible. "
Ce n’est pas pour autant que la femme au foyer doit se négliger. L’habillement, la propreté, la coiffure doivent être corrects dès le matin, cela fait partie du respect que l’on doit à son créateur, à soi-même, à son conjoint et ses enfants et à tous ceux qui nous entourent.
Lorsque j’écoute " les anciens " de mon village parler du temps passé, ils évoquent la grande famille dont ils font partie et d’autres familles nombreuses de leur entourage.
Lorsqu’ils évoquent la " mère unetelle ", qui avait dix enfants, qui trayait ses vaches le matin et le soir, la "mère unetelle " qui lavait son linge en hiver au lavoir et qui gagnait quelques sous en lavant aussi celui des autres… alors, ils hochent la tête gravement en disant : " elle ne se plaignait jamais. " Et pour conclure : " ça c’était une femme… "
On n’a plus beaucoup le privilège d’en rencontrer, de ces femmes qui donnent leur vie pour les autres au lieu de rechercher l’accomplissement d’elles-mêmes.
Les besoins sont différents maintenant, dans beaucoup de foyers il faut deux salaires pour arriver à joindre les deux bouts. L’un des salaires suffit à peine à payer le loyer bien souvent.
Je connais une femme cultivée et intelligente, diplômée, qui me répète souvent : " L’idée la plus élaborée ne résiste pas devant la réalité la plus humble. " Elle-même, quoique très diplômée, a passé son temps à faire " de la cuisine et du ménage ", à élever ses enfants. Mais elle ne s’est jamais ennuyée.
Bien sûr, on peut être en difficulté si l’on se retrouve seul. Il est important que les filles, comme les garçons, apprennent un métier, et que les uns et les autres participent dès leur jeune âge aux tâches ménagères.
Le partage du travail
Qu’en dit la Bible ?
" Que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. " (Epître aux Ephésiens, chapitre 5, verset 33).
" Par honneur, usez de prévenances réciproques. " (Epître aux Romains, chapitre 12,
verset 10)
" Car le fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. " (Évangile de Marc, chapitre 10, verset 45)
C’est bien souvent dans les petites tâches de la vie courante que l’on remarque si des conjoints ont vraiment à cœur d’obéir à Dieu.
Voici ce que me disait récemment un ami chrétien :
" Avec mon épouse, nous avons à peu près les mêmes horaires de travail
Récemment, j’écoutais un conférencier chrétien, qui, parlant des relations entre les hommes et les femmes dans le couple, disait que maintenant que les femmes travaillent, il était normal que les hommes participent aux tâches ménagères et que le contraire serait une honte.
Je n’ai pas voulu demander à ma femme ce qu’elle aimait le moins faire dans la maison, parce qu’elle aurait tenu compte de mes goûts avant de répondre, au lieu de tenir compte des siens.
Alors je lui ai fait cette proposition :
Nous avons besoin d’être aidés pour les soins du foyer. Lorsque cette personne sera là, que lui demanderas-tu de faire en priorité ?
Elle m’a répondu immédiatement :
Je lui demanderai de faire la cuisine, c’est ce que j’aime le moins faire.
En fait, je n’ai jamais eu l’intention d’embaucher quelqu’un pour nous aider… Je voulais seulement la tester.
Mais je savais maintenant ce qu’il me restait à faire. J’ai commencé à apprendre à faire la cuisine, et il parait que je me débrouille très bien ! C’est peut-être aussi parce que je suis gourmand !
Lorsque je dis à mes collègues que je fais la cuisine à la maison, ils me disent :
" Dis-nous la vérité …Tu fais la cuisine lorsque tu as des invités…. Tous les hommes sont comme cela ! Ils aiment se mettre en valeur et recevoir de la reconnaissance. Mais faire à manger tous les jours, dans l’ombre, on a du mal à y croire. "
Et pourtant non…J’aime maintenant faire la cuisine, mon épouse se charge de la vaisselle, du ménage, de la lessive et nous avons trouvé un très bon équilibre …
Et les réflexions de mes amis ne me vexent pas. Je leur conseille d’en faire autant pour avoir un bon équilibre familial. ”
Jésus a un jour accompli la tâche la plus humble qui soit, il a lavé les pieds de ses disciples, comme cela se faisait après un grand voyage à pied sur la poussière des chemins.
Le disciple Pierre ne voulait pas que Jésus s’agenouille pour lui laver les pieds.
Et pourtant, Jésus a dit à ses disciples " vous êtes heureux si vous pratiquez ces choses. " (Évangile de Jean, chapitre 13, versets 1 à 17).
Accomplir avec bonne humeur les petites tâches de la vie courante, simplement pour plaire à Dieu et à notre prochain n’a pas de prix devant Dieu. C’est un facteur de paix et d’épanouissement mutuel.
Lorsque l’homme et la femme travaillent en dehors de la maison, il est normal qu’ils participent tous deux aux tâches domestiques.
Je me souviens, il y a longtemps, d’avoir reçu une femme qui avait " craqué ". Elle était irritable et ne dormait plus. Elle me disait : " Je fais tout à la maison, mon mari et mes enfants ne s’en rendent même pas compte. Je suis devenue transparente. "
Rien n’est plus triste et révoltant que de voir, dans un couple où chacun travaille au dehors, la femme s’éreinter tard le soir pour finir le ménage ou le repassage, pendant que son mari passe les soirées à jouer aux jeux vidéo.
Rien n’est plus triste et risible qu’un couple où le mari fait toutes les tâches ménagères pendant que l’épouse passe sa soirée à lire ou à discuter au téléphone pendant des heures avec ses copines.
Il faut savoir communiquer sa souffrance à son conjoint, parce que ces situations se terminent parfois par une séparation ou un divorce.
Bien sûr, chaque situation est différente.
Si l’un des conjoints a 4 heures de trajet par jour, il est moins disponible par exemple. C’est une question de bon sens.
Mais à notre époque où l’on peut choisir le nombre d’enfants que l’on veut et où les deux conjoints travaillent, le partage des tâches dévolues à la vie de la famille est une nécessité.
Beaucoup de jeunes femmes que je rencontre maintenant en visite médicale professionnelle me disent : " Mon mari m’aide beaucoup à la maison ", avec un grand sourire.
C’est la preuve d’un bon équilibre familial et une réussite.
Les personnes âgées
Qu’en dit la Bible ?
" Tu honoreras la personne du vieillard (Lévitique chapitre 19, verset 32). "
" Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent…. " (Exode, chapitre 20,
verset 12).
" Ne réprimande pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père…. Les femmes âgées comme des mères. " (Première épître à Timothée, chapitre 5, versets 1 et 2)
" Les femmes, de même, doivent être honnêtes, non médisantes…. " (Première pître à Timothée, chapitre 3, verset 11)
" Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux, car cela est agréable à Dieu. " (Première épître à Timothée, chapitre 5, verset 4).
“ J’ai fait en sorte de donner un bon métier à mes filles, me disait récemment cette mère.
Elles ont bien réussi dans la vie mais se sont établies loin de moi.
Et maintenant je passe ma vieillesse seule."
Beaucoup de personnes très âgées ont une vieillesse solitaire.
Certaines ont encore leur conjoint.
D’autres ont un ou deux enfants à proximité, elles peuvent compter sur eux dans les coups durs, et les petit-enfants leur rendent visite à intervalles réguliers.
Mais parfois, les personnes très âgées vivent seules. Elles sont aidées par des infirmières, des aides à domicile, des auxiliaires de vie.
Les murs de leur maison sont couverts des photos de la famille, du temps de leur jeunesse et des premières photos des enfants, des photos de mariage.
Elles attendent les coups de fil, les visites et les invitations.
Et pour le reste de la semaine, elles s’invitent mutuellement ou se retrouvent pour jouer à des jeux de société dans des clubs de seniors.
Maintenant leurs enfants, même lorsqu’ils sont à l’âge de la retraite, sont encore très actifs, ils sortent, voyagent, s’occupent de leurs enfants et petit-enfants, et sont parfois préposés à garder les plus petits lorsque leur fils ou leur fille est au travail.
Le temps où l’on gardait le grand-père ou la grand-mère à la maison est révolu souvent.
Chacun de son côté garde son indépendance, et les mentalités ne sont plus les mêmes qu’à l’époque des anciens.
Les âgés ont du mal à s’adapter au mode de vie des jeunes et ces derniers n’acceptent pas facilement les remontrances des ainés.
Mais de tout temps, le conflit entre les générations a existé.
Et si les jeunes doivent le respect aux plus âgés, ces derniers doivent garder un esprit ouvert et bienveillant envers la jeunesse, qui apprécie plus qu’on ne le croit les conseils affectueux des aînés.
Épître aux Colossiens, chapitre 3, verset 21 : " Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent "
Les temps où le patriarche régnait en maître sur toute la famille sont révolus, et chaque couple doit se déterminer dans ses choix et ses modes de vie.
Néanmoins les personnes âgées ont beaucoup à nous apprendre lorsque nous sommes jeunes.
Elles ont souvent des exemples de couple stable à nous montrer, de vie laborieuse avec une certaine prospérité qui en résulte.
Si elles sont bienveillantes à l’égard des jeunes, ne les accablant pas de reproches mais les aidant à grandir, elles ont un grand rôle à jouer dans la société de demain et sont un refuge dans les jours difficiles. Comme cette dame très cultivée dont les enfants avaient fait leur vie loin d’elle pour des raisons professionnelles.
Une grande partie de son temps était occupée par les enfants du quartier, à qui elle donnait des cours de français, de latin …, sans compter l’enseignement de l’Évangile.
Cinquante ans plus tard, elle les compte encore comme ses amis les plus fidèles.
Il est important, lorsqu’on est âgé, de saisir toutes les occasions de se retrouver avec d’autres personnes.
Les jeunes doivent aussi apprendre à respecter les aînés et à ne pas les traiter rudement, à leur rendre service lorsqu’ils le peuvent.
Ils sont affaiblis par le grand âge, la maladie, la faiblesse et les douleurs. Ils savent que leurs jours sont comptés.
On est beaucoup moins seul, quel que soit l’état de dégradation du corps, si l’on n’est pas médisant et aigri.
On peut profiter de l’aide médicale et sociale, qui permet le maintien à domicile, et des clubs de seniors qui organisent repas, sorties, voyages.
Dans certains endroits, on organise des rencontres entre personnes âgées et jeunes enfants, par exemple pour partager un repas à la cantine scolaire.
Les enfants sont contents et se battent pour être à côté des séniors.
Les petits nous voient très âgés lorsque nous avons des cheveux blancs et c’est normal.
Mais cela n’enlève rien au charme des personnes âgées, lorsqu’elles savent accueillir les jeunes avec gentillesse et leur raconter la vie qu’elles ont eue elles-mêmes dans leur jeunesse.
Elles sont un " livre ouvert " sur une époque révolue, où la vie était plus difficile matériellement, vouée au travail, traversée par les périodes douloureuses de la guerre et par les deuils familiaux.
Les jeunes ont besoin des conseils des plus âgés pour bien se construire et construire leur vie, mais ne les accepteront en général que s’ils sont donnés avec une affection vraie : " les conseils affectueux d’un ami sont doux " (Proverbes, chapitre 27, verset 9).
" Le sage qui réprimande est comme un anneau d’or " (Proverbes, chapitre 25, verset 12).
Même avec une personne très âgée, on peut vivre une véritable amitié de cœur.
Beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles ont fait fausse route, parce qu’ils n’ont jamais trouvé sur leur chemin un homme, une femme, bienveillant et désintéressé, qui ne cherche que leur bien.
Inversement, les personnes âgées bienveillantes sont un trésor pour la société toute entière et doivent être respectées.
Même lorsqu’elles ont besoin d’être exhortées, parce qu’elles ont besoin elles aussi des conseils des jeunes parfois, il est important de tenir compte de leur faiblesse, liée à la perte de certaines capacités, à la maladie, aux douleurs, à l’isolement.
Il existe une différence entre une personne âgée qui met véritablement sa confiance en Dieu et celle qui n’attend que la mort. La seconde perd courage lorsque la maladie est là.
Chaque douleur lui arrache des gémissements. Elle ressasse les souvenirs anciens, se plaint de son sort et ne supporte pas la solitude.
La première est remplie de paix, elle attend des jours meilleurs dans l’éternité, sachant que "si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour ". (Deuxième épître aux Corinthiens chapitre 4, verset 16).
Il est important de garder la foi lorsque les jours mauvais sont là, et de garder également l’espérance, et surtout l’amour.
Comme le dit l’apôtre Paul, " seuls demeurent la foi, l’espérance et l’amour. Mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 13).
Une personne âgée qui passe son temps, même si elle a la foi en la vie éternelle, à critiquer son prochain, à juger les uns et les autres, ne laisse pas toute la place à l’Esprit de Dieu en elle, dont l’amour est le fruit.
Elle a besoin de se repentir et de changer de vie autant que les pécheurs qu’elle condamne.
" Ne jugez point, afin que vous ne soyez pas jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez " (Évangile de Matthieu, chapitre 7, versets 1 et 2).
Il va sans dire que le secours que nous devons à nos proches, à nos vieux parents en particulier, lorsqu’ils sont dans le besoin, est la première des choses à accomplir lorsque l’on est chrétien. Jésus, un jour, a reproché à ses auditeurs de délaisser le commandement de Moïse : " Honore ton père et ta mère. "
Même si c’est pour donner plus à l’œuvre de Dieu, on est coupable de ne pas apporter à nos proches le soutien financier nécessaire. (Évangile de Marc, chapitre 7, versets 11 à 13)
Il faut y remédier au plus vite et fournir à nos vieux parents le soutien financier et moral dont ils ont besoin pour vivre décemment.
Le genre, qu'est-ce que cela veut dire ?
Qu’en dit la Bible ?
" Une femme ne portera pas un vêtement d’homme, et un homme ne mettra pas de vêtements de femme ; en effet, quiconque fait cela est en horreur à l’Eternel, ton Dieu " (Deutéronome, chapitre 22, verset 5).
" Nous connaissons qu’il demeure en nous par L’Esprit qu’Il nous a donné. " (Première épître de Jean, chapitre 3, verset 24)
Le mot " genre " est utilisé pour désigner des différences entre les hommes et les femmes, qui ne sont pas biologiques, qui ne se rapportent pas aux différences évidentes de leur corps.
Les hommes et les femmes sont bien distincts biologiquement et ils le resteront.
Mais certaines femmes sont attirées par des métiers, des loisirs, des comportement traditionnellement masculins et certains hommes inversement ont des goûts qui les portent vers des activités et des comportements traditionnellement féminins. Ils ont un corps d’homme et de femme biologiquement normal, mais un genre qui n’est pas traditionnellement adapté à leur sexe biologique.
En fonction des époques, des pays, des sociétés, de la politique, de la religion etc…, ce que l’on attend des hommes et des femmes dans leur comportement, leurs pensées même, varie.
On devrait donc éviter de rejeter arbitrairement certains hommes et certaines femmes parce qu’ils ne vivent pas conformément aux habitudes de la société dans laquelle ils vivent.
Inversement, ceux et celles qui ont une profession , des activités, des goûts inhabituels par rapport à leur sexe physique, doivent savoir qu’ils seront isolés sur leur chemin, minoritaires, parfois marginalisés.
Lorsque l’on vit à contre-courant, on est souvent marginalisé, parfois même persécuté.
La plupart des hommes et des femmes se sentent mieux dans la compagnie de ceux qui leur ressemblent. Et ils peuvent s’y intégrer sans se sentir jugés.
Ce désir " d’appartenance " est très fort chez l’homme et la femme. Il est aussi facteur de cohésion et de force.
Par ailleurs il faut veiller à ce que les habitudes de la vie en société ne provoquent pas d’inégalités en faveur des hommes ou en faveur des femmes.
La vie en société doit être basée sur la justice à l’égard des hommes comme à l’égard des femmes. Sur le respect de l’un comme de l’autre.
Egalité ne veut pas dire " égalitarisme ".
Il y a quelques décennies, dans un pays gouverné par un régime totalitaire, on avait ouvert tous les métiers du bâtiment aux femmes, sous prétexte d’égalité.
Mais était-ce égal de les mettre à conduire des engins de chantier toute la journée, comme les hommes ? Peut-être pas.
Beaucoup d’entre elles ont dû être opérées de prolapsus (descente des organes génitaux) à cause des vibrations importantes des engins et du port de charges lourdes.
En voyage dans ce pays totalitaire, je me souviens d’avoir vu quelques-unes de ces femmes employées à goudronner les routes sur lesquelles roulaient nos autobus touristiques.
Elles nous regardaient passer fixement.
Il y avait un monde de différences entre elles et nous et je n’avais pas été convaincue que leur position correspondait à un progrès social.
Le rôle évident de la femme dans la société, du fait de ses capacités physiques et psychologiques, est de porter les enfants avant la naissance, de les mettre au monde, de les nourrir, les protéger, les élever.
Elles conservent toutes leurs attributions au cours des siècles, bien sûr, mais dans un contexte qui évolue.
Pendant longtemps, la terre a été peu peuplée.
Grâce aux progrès de la médecine, la mortalité infantile est heureusement devenue très faible.
Et la croissance démographique est très importante depuis quelques décennies.
Les ressources mondiales ne suffiraient plus si, comme auparavant, chaque femme avait une grande famille.
Les moyens contraceptifs sont efficaces et de mieux en mieux adaptés au corps de la femme (et de l’homme parfois), les familles sont restreintes, et les femmes travaillent dans les divers secteurs d’activité.
Ce n’est pas pour autant qu’elles ont changé de genre, et doivent ressembler aux hommes, ni que les hommes doivent ressembler aux femmes.
Cela ne veut pas dire bien sûr qu’une femme doive s’habiller et se coiffer comme on le faisait il y a un siècle. Il existe des vêtements modernes, adaptés à la vie moderne, mais qui préservent le genre de la femme et celui de l’homme.
Si une femme porte des pantalons et se coupe les cheveux, elle peut rester féminine cependant, et également discrète et non provoquante.
L’homme également peut porter des vêtements modernes et une coiffure moderne tout en préservant son aspect masculin et en restant discret.
Une personne qui fait profession de connaître Dieu, qui cherche à lui plaire, mettra ces conseils en pratique tout naturellement. Elle marche selon l’Esprit de Dieu.
Le sentiment d’appartenance- Dans le temps et l'espace (La pyramide de Maslow - 1943)
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Besoins |
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de réalisation de de |
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De soi (créativité, |
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(Créativité développement |
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Développement personnel…) personnelpersonnel…) d |
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Besoins de réussite |
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Besoins d’appartenance d’appartenance |
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Besoins physiologiques (faim, soif, sommeil.) sssssommeilsomellifaim, soif |
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Besoins de sécurité, protection |
Qu’en dit la Bible ?
" Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 12, verset 27).
" Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 1, versets 27 à 29).
La base de notre vie, c’est la satisfaction des besoins physiologiques (faim, soif, sommeil, reproduction…) et de sécurité.
Lorsqu’ils sont satisfaits se manifeste en nous le besoin d’appartenance, le besoin d’être entouré de gens qui nous ressemblent.
Le sentiment d’appartenance est nécessaire à l’épanouissement d’un individu. Il lui donne une place dans un groupe, l’estime des autres et un statut.
Or, ce sentiment d’appartenance n’est pas uniquement un but à rechercher. Lorsqu’il est satisfait, il nous permet de nous épanouir et d’aller plus loin.
Il est aussi une base solide qui donne à l’individu une plus grande chance de donner le meilleur de lui-même.
On est rassuré sur soi-même lorsque l’on a l’estime des autres et on peut se réaliser soi-même.
Inversement, on a l’estime des autres quand on est comme les autres.
J’ai travaillé plus de 20 ans pour une administration territoriale où j’ai appris à connaitre des milliers d’agents qui, chaque année, passaient leur visite médicale. Les données administratives étaient parlantes.
J’étais étonnée à l’époque de la " norme " familiale qui régnait dans la plupart des foyers de ces agents, quel que soit leur niveau hiérarchique ou leur profession.
Monsieur et madame travaillent, ils ont deux enfants, un pavillon, deux voitures. Ils partent en vacances une semaine au ski en hiver, et deux semaines en été à la mer.
Ma collaboratrice et moi étions amies avec l’une de ces femmes.
Ses collègues lui faisaient sans cesse des réflexions parce qu’elle n’avait qu’une fille, alors que la norme dans le service était d’avoir deux enfants.
Ces femmes poussaient leur besoin d’appartenance au point d’être vêtues et coiffées de manière sensiblement identique : petit-tailleur " veste-jupe " (interdiction de prendre un kilogramme) et permanente étaient de rigueur.
A une époque où je faisais des bilans de santé, je me souviens aussi d’un directeur d’une société privée qui était en " souffrance au travail ".
Il avait décidé de venir au travail avec sa petite cylindrée de chez Peugeot et ses collègues, qui garaient côte à côte leurs grosses BMW et MERCEDES, lui en faisaient tous les jours des reproches. Il n’était pas dans la norme.
Je peux comprendre maintenant ces comportements qui me semblaient puérils et immatures à époque. Sentir que l’on appartient à un groupe nous rassure.
Lorsque l’on vit à " contre-courant " des autres, on est marginalisé, on n’est pas admis dans la société qui nous entoure, et parfois on ne peut pas donner le meilleur de soi-même aux autres.
D’un autre côté, vouloir à tout prix être coulé dans un moule nous enlève liberté et originalité. Et nous perdons le privilège, si nous n’y prenons pas garde, de connaître une foule de gens intéressants qui ne nous ressemblent pas.
Parmi les hauts-fonctionnaires de l’Etat, le besoin d’être " coulé dans le même moule que les autres " existe aussi, comme j’ai pu le constater.
Lorsque je remplis la rubrique " diplômes " du dossier médical, je les écoute me dire qu’ils sont diplômés de l’ENA, de l’Ecole Polytechnique, de " Sciences-Po ".
Ils ont une intelligence vive, ils résolvent les problèmes qu’on leur pose rapidement.
Mais eux aussi, s’ils veulent vivre tranquillement avec leurs pairs, sont obligés de se plier à des normes vestimentaires, familiales….
Un ingénieur qui travaillait avec eux, très fantaisiste malgré sa profession sérieuse, artiste et mélomane, me disait : " dans notre administration, il n’y a pas de lien entre les personnes de classe sociale différente. On se croise dans les couloirs, on ne se salue pas. Je voyais hier ces messieurs sortir de réunion, tous vêtus du même imperméable, avec le même parapluie, comme une file grise et sans sourire."
Cet ingénieur s’est volontairement marginalisé par rapport à eux. C’est courageux. Cela lui ouvre des possibilités de contacts avec toutes sortes de personnes venues de milieux sociaux différents, de modes de pensée différents, et combien c’est enrichissant !
À 62 ans, la retraite atteindra aussi ces hauts fonctionnaires. Et après ? Les parties de golf, les diners mondains avec les amis qui leur ressemblent.
Pourtant ce matin, le premier d’entre eux que je reçois est particulièrement ouvert et agréable, aussi bien avec l’infirmière qui l’a reçu qu’avec moi-même.
Alors que je remplis sur l’ordinateur la rubrique : " faites-vous du sport, " il me raconte :
" Je fais partie d’un club cycliste et toutes les semaines nous faisons une grande randonnée. Nous sommes nombreux. J’ai rencontré une foule de gens intéressants que je n’aurais pas connus en restant uniquement dans mon milieu social : un boulanger, un mécanicien, un commerçant…. Cela m’a ouvert l’esprit et m’apporte beaucoup de bonheur. "
J’ai soudain compris pourquoi l’abord était simple et ouvert. Il appartenait à un milieu social élevé mais avait su s’ouvrir à des personnes plus simples et plus ouvertes, qui lui apportaient tout ce qu’il ne trouvait pas dans ses relations habituelles..
" C’est trop restrictif de ne fréquenter que des gens qui sont comme nous, me disait-il, on s’enferme dans une bulle. "
En conclusion :
Appartenir à un groupe nous permet de satisfaire notre besoin d’appartenance. Nous y sommes reconnus et c’est important. C’est un socle solide sur lequel nous pouvons nous épanouir et donner le meilleur de nous-mêmes.
Mais c’est encore mieux de ne pas s’y laisser enfermer de façon exclusive. On découvre un monde de richesses et de savoir-faires insoupçonnés.
Dans l’Eglise, on bénéficie de ce sentiment d’appartenance fort, comme membre du corps de Christ. Et on y rencontre des personnes de toutes races, de tous milieux sociaux. C’est très enrichissant pour tous.
Quelle satisfaction de connaître des personnes différentes de soi !
" Heureux celui qui s’intéresse aux pauvres, au jour du malheur, l’Éternel le délivre. " (Psaume chapitre 41, verset 2)
Il arrive que les personnes qui ont très bien " réussi dans la vie " soient un peu arrogantes et imbues d’elles-mêmes.
Mais dans un cabinet médical, sous couvert du secret professionnel et allongées sur un lit d’examen, alors que l’on écoute le cœur et que l’on prend la tension artérielle, il est rare que cette arrogance perdure.
Les chagrins de la vie sont racontés, car personne n’en est épargné.
" Ma fille va mal ; j’ai dû mettre ma mère en maison de retraite… ; mon collègue est décédé d’un cancer récemment, il n’avait pas encore 60 ans ! "
Ces personnes sont désireuses de parler "cœur à cœur " avec quelqu’un qui respectera le secret professionnel, parce qu’elles passent leur vie à "sauver la face "devant les grands de ce monde.
Les personnes très évoluées intellectuellement et socialement prennent souvent soin de leur santé. Elles me parlent de tel ou tel proche, qui est mort d’un cancer, d’une maladie cardio-vasculaire dans la force de l’âge. Elles ont peur pour elles-mêmes.
Elles ont raison de prendre soin de leur corps. Mais la plupart d’entre elles hésitent à aborder un sujet spirituel dans une conversation même si quelques croix en or se cachent derrière les chemisiers, chemises et cravates.
L’un d’entre eux pourtant, me disait avoir trouvé un équilibre dans une certaine philosophie. Mais il méprisait les chrétiens, qui " au lieu de prendre leurs responsabilités dans la vie, avaient besoin d’un bouc émissaire".
Son orgueil le poussait à rejeter la nécessité d’un Sauveur.
J’ai pensé en moi-même que de prendre Jésus comme Sauveur (comme un "bouc-émissaire") me poussait à prendre mes responsabilités. En effet, s’il est mon Sauveur, il devient mon Seigneur et m’engage à le suivre sur une voie de responsabilité (responsabilité de faire le bien).
Le plus intelligent de tous, c’est Dieu. Il nous propose, par la foi et quels que soient notre niveau social et nos atouts naturels, de faire partie d’un même corps, le corps de Christ.
Je rêve que ces hommes et ces femmes de pouvoir, autant que les petits et les méprisés de ce monde, aient une relation avec Dieu et connaissent Jésus. Alors tout prend son sens et l’on n’a plus de crainte.
Tout donner au travail ?
Qu’en dit la Bible ?
" Malheur à celui qui est seul et qui tombe sans avoir un second pour le relever ! " (Ecclésiaste, chapitre 4, verset 10).
" Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. " (Première épître de Jean, chapitre 3, verset 14)
Cette petite femme triste m’arrête chaque fois qu’elle me voit passer dans les couloirs pour me parler des conditions déplorables dans lesquelles elle travaille.
Toujours habillée et coiffée avec élégance, à 61 ans, elle ne trouve plus sa place dans le monde du travail et n’a aucun entourage familial ni amical.
Son service est en pleine " restructuration ", son poste va être supprimé, et à un an de la retraite on lui fait comprendre qu’elle doit accepter le poste inintéressant qu’on lui propose.
" J’ai donné toute ma vie à ce travail et j’aurais voulu terminer ma carrière avec honneur. Lorsque j’étais jeune, on me demandait sans cesse de faire des heures supplémentaires " pour le service public ". J’ai tout donné au travail, je ne me suis pas mariée, et maintenant je suis considérée comme gênante. On me demande sans cesse à quelle date je pense prendre ma retraite. "
L’intérêt que nous avons pour notre travail ne doit pas nous faire oublier qu’à la retraite nous deviendrons des inconnus, sauf pour notre famille et nos amis.
C’est ce que je pensais en écoutant une autre femme, jeune celle-ci, dont l’unique objectif est de monter le plus haut possible dans la hiérarchie :
" J’ai vu ma mère travailler toute sa vie au ménage, à la cuisine, elle a usé sa santé dans les champs et n’a jamais pu se cultiver. Personne ne m’empêchera de grimper dans les échelons de la hiérarchie, j’irai le plus haut que je peux. "
J’en ai rencontré un certain nombre de ces femmes qui, ayant donné leur énergie exclusivement à la réussite professionnelle, s’accrochaient à leur poste à un âge où leurs capacités ne leur permettaient plus de s’adapter aux nouveaux logiciels, aux nouvelles mentalités, à l’évolution du travail.
Elles n’en prenaient pas conscience mais parfois utilisaient des techniques de harcèlement pour se maintenir en poste et ne faisaient aucun effort pour former des successeurs plus jeunes, avec la bienveillance et la pédagogie nécessaires.
Elles ont peut-être choisi une vie d’homme, parce qu’elles n’étaient pas d’accord avec la vie de femme que menait leur mère.
Pourtant il est important qu’elles préservent aussi leurs qualités féminines, dans les loisirs, le bénévolat, et qu’elles ne restent pas seules, mais qu’elles cultivent de bonnes amitiés.
Se rendre utile aux autres peut être une source d’enrichissement personnel.
Mariage ou célibat ?
Qu’en dit la Bible ?
" Ainsi chacun tient de Dieu un don, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 7, verset 7)
" Pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. "
(Première épître aux Corinthiens, chapitre 7, verset 2)
Dans les évangiles, il n’en est question que dans les Évangiles de Matthieu, chapitre 19, versets 11 et 12 et de Marc, chapitre 10.
Alors que Jésus explique aux disciples que la pensée du Créateur pour le couple est une fidélité jusqu’au bout, il leur donne l’unique alternative à cette situation : le célibat (un célibat réel, sans vie sexuelle).
" Tous les hommes ne sont pas capables d’accepter cet enseignement mais seulement ceux à qui Dieu en donne les moyens. Il y a différentes raisons qui empêchent les hommes de se marier. Pour certains, c’est une impossibilité dès leur naissance ; d’autres, les eunuques, en ont été rendus incapables par les hommes ; d’autres enfin renoncent à se marier à cause du Royaume des Cieux. Que celui qui peut accepter cet enseignement l’accepte ! "
Dans le livre des Actes des Apôtres, il est question des quatre filles non mariées (de Philippe l’évangéliste) qui donnaient des messages reçus de Dieu (Actes, chapitre 21, verset 9).
Dans les épîtres :
C’est l’apôtre Paul qui parle le plus du célibat, non pas comme un état imposé par Dieu ou par la loi du Christ, mais comme un état qui peut être préférable au mariage, dans certains cas très particuliers.
Dans sa première épître aux Corinthiens, au chapitre 7 et aux versets 25 et 26, alors qu’il répond aux croyants qui lui posaient des questions sur le mariage et la virginité, il dit clairement tout d’abord qu’il n’a pas reçu d’ordre du Seigneur à ce sujet. C’est dire à quel point Dieu respecte la liberté de chacun dans ce domaine.
Paul donne cependant son avis à ce sujet, comme serviteur digne de foi : il estime bon à un homme ou à une femme qui n’est pas lié à un conjoint de rester vierge.
Pourquoi ?
Pour une raison de circonstance. Paul pressentait et était averti par le Saint-Esprit que des temps très difficiles arrivaient pour les chrétiens.
Lui-même était célibataire, et lorsque l’on voit à quel point sa vie a été mouvementée (comme apôtre, fondateur d’Eglises, envoyé par Dieu vers les païens, il faisait de très longs voyages), on comprend qu’il n’aurait pas pu satisfaire aux exigences de son ministère en étant marié.
Mais d’autres apôtres, dont Pierre, et les frères de Jésus, étaient mariés, comme le dit Paul lui-même (Première épître aux Corinthiens, chapitre 9, verset 5) : " N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas (C'est-à-dire l’apôtre Pierre). "
Et personne ne peut nier qu’ils furent tous serviteurs de Dieu et de Jésus-Christ.
Dans le chapitre 7 de la première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul répond longuement aux questions des chrétiens concernant le mariage et le célibat et leurs avantages respectifs.
(On peut lire les versets 1 à 16 et 25 à 40).
Pour Paul, le célibat un avait un avantage sur le mariage en ce qu’il permettait de s’occuper sans partage des affaires du Seigneur (versets 32 à 34).
Mais il reconnaît en même temps : " Toutefois pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari " (verset 2).
Au verset 5, il conseille même aux couples de veiller à avoir une vie sexuelle épanouie et au verset 7, il reconnaît que si lui-même est favorable au célibat, c’est Dieu qui est souverain pour accorder à chacun un don particulier (à l’un le mariage, à l’autre le célibat).
De plus Paul précise que son conseil de rester seul est en grande partie motivé par les temps difficiles . La situation politique était en effet catastrophique.( v. 26)
C’est dire à quel point il ne peut être question d’imposer à un homme ou à une femme le célibat. Cette question dépend à la fois du choix de la personne et du don qu’il ou elle a reçu personnellement de Dieu.
Dans la première épître à Timothée, au chapitre 4 et aux versets 1 à 3, des enseignants qui enseignaient aux croyants de ne pas se marier sont appelés de faux docteurs.
En aucun cas notre décision ne doit être calquée sur celle de quelqu’un d’autre.
Et au chapitre 5 de la première épitre à Timothée (versets 11 à 14), il conseille que les jeunes veuves se marient, et qu’elles aient des enfants, car leur oisiveté et leur frustration les poussent vers de mauvais comportements.
Assurément un mariage où règnent l’amour et la fidélité est une grande bénédiction pour tous.
L’amour et l’amitié
Qu’en dit la Bible ?
" L’ami aime en tout temps, et dans le malheur il se montre un frère. " (Proverbes,
chapitre 17, verset 17).
" …exhorte les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté. " (Première épître à Timothée, chapitre 5, versets 1 et 2)
Il n’est pas difficile de constater qu’il existe entre un homme et une femme une complémentarité physique qui leur permet de s’unir physiquement et d’engendrer des enfants.
Il est important aussi qu’il existe une certaine complémentarité psychique entre l’homme et la femme. Cela permet à chacun de progresser vers une union plus harmonieuse et aussi vers une meilleure intégration dans la société environnante.
Les personnes qui vivent toujours à l’écart des autres, sans famille et sans contacts amicaux, gardent parfois des petits défauts qui les rendent difficiles à vivre en société.
Tous ces petits défauts, qui sont signalés par le conjoint, l’ami, nous permettent de devenir chaque jour plus apte à la vie en société.
La complémentarité qui existe entre l’homme et la femme, dans les savoir-faire, dans les préférences des tâches de la vie quotidienne, est aussi un bon facteur d’harmonie dans le couple.
L’un est capable de faire la vidange de la voiture. L’autre aime faire la lessive.
Chacun et chacune trouve les activités qui lui conviennent et permet à l’autre de s’épanouir dans le couple et d’y trouver du plaisir.
L’un n’aime que la musique classique, son conjoint, qui aime la chanson populaire, l’aidera à s’ouvrir à d’autres formes d’art.
On peut trouver une joie et un plaisir insoupçonnés en fréquentant des personnes qui ont des goûts différents des nôtres.
Ils nous font sortir de notre ghetto et nous rendent tolérants à l’égard de tous.
Entre deux personnes de même sexe, il n’est pas question bien sûr de complémentarité physique, ni de capacité à engendrer un enfant qui porte la moitié des gènes de chaque parent.
Mais il peut y avoir une complémentarité intellectuelle, psychique, de savoir-faire, qui fait qu’ils deviennent inséparables dans la vie quotidienne.
L’un est capable d’imaginer un projet, mais il n’a aucun talent d’organisateur et il laissera à l’autre le soin de réaliser ce qu’il a conçu.
Il existe des amitiés très fortes entre deux personnes de même sexe, qui sont nées dans diverses circonstances.
Cela peut être une période de désespoir surmontée grâce à la présence de l’autre.
Parfois une œuvre commune nécessite le savoir-faire complémentaire de l’un et de l’autre.
Des relations physiques homosexuelles ne sont absolument pas nécessaires pour solidariser cette amitié.
Bien au contraire, la transformation de l’amitié en amour physique détruit la relation amicale pour celui ou celle qui appartient à Dieu.
Dans les récits bibliques, plusieurs histoires d’amitié sont rapportées. L’une des plus belles est celle de David et de Jonathan.
Jonathan, fils du roi d’Israël, Saül, découvre que son père veut anéantir David, un jeune chef de guerre talentueux, dont il est jaloux. Mais Jonathan aime David " comme son âme. "
Il protégera David contre la fureur de son père. Cette amitié exceptionnelle, née dans une situation désespérée, cessera le jour de la mort de Saül, puisque Jonathan meurt le même jour que son père, sur le champ de bataille.
Une amitié forte peut être permise par Dieu pour sauvegarder une personne en danger.
A la fin de sa vie, alors que David risque de périr avec son armée de la main de son propre fils Absalom, c’est l’intervention de son ami, Hushaï qui le sauvera (Deuxième livre de Samuel, chapitres 16, 17 et 18).
La force de cette amitié, qui était purement une amitié de cœur, comme celle de Jonathan, a accompli son œuvre de sauvetage.
En aucun cas il ne s’agissait de relations homosexuelles entre David et Jonathan, qui avaient une ou plusieurs femmes et des enfants (à l’époque la polygamie était permise)
L’homosexualité
Qu’en dit la Bible ?
" ... Des passions déshonorantes, car leurs femmes ont remplacé les relations naturelles par des actes contre nature ; et de même les hommes, abandonnant les relations naturelles avec la femme, se sont enflammés dans leurs désirs, les uns pour les autres ; ils commettent l’infamie, homme avec homme… " (Épître aux Romains, chapitre 1, versets 26 et 27)
" Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu (Dieu).
Celui qui dit : Je l’ai connu et qui ne garde pas ses commandements est un menteur "
(Première épître de Jean, chapitre 2 versets 3 et 4).
" Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. " (Première épître de Jean, chapitre 2, verset 14)
Emmanuel m’est envoyé à la demande de l’administration. Il va mal, il a dû être soigné pendant plusieurs mois, et lorsque je le reçois, il est encore très abattu.
Son compagnon, avec lequel il vivait depuis plus de vingt ans, l’a laissé tomber brutalement.
Pour quelle raison ? Emmanuel était trop dominateur. C’était lui qui prenait toutes les décisions. Un jour, son compagnon lui en a fait le reproche et il est parti définitivement.
Emmanuel se retrouve seul, sans enfants, sans liens forts, ni avec sa famille, ni avec celle de son compagnon.
Le sentiment qui domine chez lui, c’est celui de l’abandon.
Il était un joyeux compagnon pour les amis qui le fréquentaient, mais maintenant, en dépit d’un bon soutien professionnel, il se sent terriblement seul ! Et il a peur de la vieillesse qui approche, et qui s’annonce solitaire.
Ses amis lui ont bien conseillé de sortir plus que d’habitude, d’avoir des relations sexuelles multiples avec d’autres hommes, pour oublier son compagnon, mais ça ne l’intéresse pas.
Il souffre avant tout d’une solitude affective. Alors qu’il me raconte cela, il me demande mon avis.
Je pense qu’il a raison de ne pas chercher une solution dans une sexualité débridée.
Ces expériences le laisseront encore plus frustré et déprimé et le marginaliseront encore davantage.
Avoir quelques amitiés saines lui apportera, à mon avis, plus de sérénité et une meilleure intégration dans la société.
Environ un an plus tard, il m’a transmis ses salutations par un collègue de travail qui passait sa visite médicale.
" On passe de bons moments à rire et à plaisanter avec lui " me disait ce collègue.
Cela m’a fait plaisir d’apprendre qu’il allait mieux et avait trouvé une bonne équipe dans le milieu professionnel. J’espère qu’il trouvera aussi l’affection dans sa vie personnelle.
Ce n’est pas toujours le cas, lorsque l’on vieillit.
" Je sais que je passerai ma vieillesse tout seul et cela me fait peur", me dit un jour ce haut fonctionnaire.
Malgré une belle alliance au doigt, il n’était pas marié et n’avait pas d’enfants. Alors qu’au cours de l’interrogatoire nous abordions le sujet des antécédents familiaux médicaux, il me dit brusquement :
“ Je suis fils unique. Mes parents demeurent loin et sont très malades. Mon compagnon est âgé et atteint d’une paralysie. C’est la solitude qui m’attend lorsqu’ils seront tous les trois décédés. ”
Malgré une brillante réussite professionnelle, le bonheur n’était pas au rendez-vous.
L’apôtre Paul, qui était célibataire, avait une affection débordante pour les chrétiens, particulièrement pour ses collaborateurs et pour ceux qui avaient traversé avec lui des moments très difficiles dans l’annonce de l’Evangile.
Dans ses lettres, il salue ses collaborateurs, hommes et femmes.
Il aimait particulièrement Timothée, qu’il appelle son " enfant bien-aimé " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 4, verset 17).
Mais, malgré son célibat, jamais Paul n’a considéré l’homosexualité comme un choix possible pour celui ou celle qui veut aimer Dieu et lui obéir. Il savait que la vie de Christ lui permettait de triompher de tous ses instincts.
Dans l’épître aux Romains, au premier chapitre, Paul qualifie l’homosexualité de passion infâme pour ceux et celles qui "n’ont pas jugé bon d’avoir la connaissance de Dieu. "
Son amour pour les autres était purement fraternel.
Jamais le Saint-Esprit ne lui aurait permis de songer même à la sexualité dans ses relations avec les autres.
Il a pu garder la foi, la pureté et la puissance spirituelle jusqu’à sa mort. Et ce n’était pas à cause d’une force de caractère exceptionnelle. Il avait en lui une nouvelle vie, la vie de Christ.
Il est important de savoir que celui ou celle qui est " né de l’Esprit de Dieu " reçoit la force et la capacité de lutter contre une relation homosexuelle.
Une forte amitié peut exister, mais elle n’aboutira pas à une relation homosexuelle.
Celui ou celle qui reçoit l’assurance du pardon de Dieu, reçoit l’assurance que
" le sang de Jésus, le fils de Dieu, nous purifie de tout péché. " (Première épître de Jean, chapitre 1, verset 7).
Je ne saurais trop inciter les jeunes gens, les jeunes filles, à fuir ce genre de situation.
Ils ne doivent pas considérer, parce qu’ils ont été séduits une fois, qu’ils ou elles sont homosexuels(les).
Mais il faut veiller toute la vie.
On n’est jamais à l’abri de rencontrer quelqu’un du même sexe ou du sexe opposé, qui veut nous inciter à une relation homosexuelle ou à une relation adultère.
La tentation doit être surmontée avec l’aide de Dieu, mais elle peut se représenter.
Il ne faut pas se croire définitivement à l’abri lorsque l’on a remporté une bataille.
L’homosexualité existe et Dieu aime les homosexuels et les homosexuelles et toute personne qui vit une situation sexuelle non conventionnelle du même amour que tout être humain sur la terre.
Simplement, celui ou celle qui se présente comme croyant et qui est véritablement croyant reçoit de Dieu la capacité de vivre dans la pureté à cet égard. Il est très important d’affirmer cette vérité à tout croyant qui cherche à plaire à Dieu, plutôt que de lui affirmer que Dieu est miséricordieux et qu’il accepte tout.
La vraie miséricorde est d’aider quelqu’un à sortir d’une situation qui ne lui apportera pas le bonheur. Les homosexuels dans la société sont une minorité, en butte au mépris et au jugement de ceux et celles qui les accusent d’avoir des relations sexuelles contre-nature.
S’ils veulent vivre comme Dieu le demande, ils recevront de Dieu par le Saint Esprit, la force de combattre la tentation.
Dieu est notre père, il veut notre bonheur avant tout.
Trébucher et tomber ne veut pas dire rester allongé toute la vie. Il faut se relever et repartir dans une direction qui honore Dieu. Et en fin de compte, nous serons beaucoup plus heureux ainsi.
Nous recevons aussi la force de vivre dans la chasteté lorsque les circonstances nous y obligent, car Dieu nous en donne la force.
Il importe de mettre en évidence la différence essentielle qui existe entre d’une part une vie sexuelle homosexuelle active et d’autre part une attirance homosexuelle dont certains chrétiens, qui l’expérimentent, parlent comme un lieu de souffrance où la victoire est possible.
Ce n’est pas la tentation qui pose problème, ce ne sont pas les pulsions, les attirances qui sont dénoncées, c’est le passage à l’acte, dont nous pouvons avoir la victoire en Christ.
Du reste, la tentation existe également chez l’hétérosexuel, les pulsions et les attirances y sont parfois très fortes.
Mais ce que Dieu dénonce, ce ne sont pas les pulsions, l’attirance et les tentations . C’est le passage à l’acte et l’adultère.
Transgenrisme et transsexualité
Qu’en dit la Bible ?
Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété… (Epître à Tite, chapitre 2, versets 11 et 12)
Transgenre est un nom et un adjectif qui concerne les personnes dont l’identité sexuelle et psychique, psycho-sociale, ne correspond pas au sexe biologique.
Les personnes transgenre, par opposition aux personnes cisgenre, s’identifient à un genre différent de celui qui leur a été assigné à la naissance.
Le transgenrisme ou transidentité consiste à ressentir le besoin irrépressible d’adopter, transitoirement ou définitivement, les comportements et attributs sociaux du genre (masculin ou féminin) auquel on s’identifie, en contradiction avec son sexe génital.
La personne transgenre ne change pas de sexe.
A l’inverse, une personne transsexuelle a modifié son corps par la prise d’hormones et la chirurgie.
Elle est passée d’un sexe à l’autre.
Témoignage :
Je remarque ce matin, dans la salle d’attente, une toute jeune femme prostrée, recroquevillée sur sa chaise. Cheveux longs, vêtue sans aucune recherche d’un jean et d’une chemisette à carreaux, elle fixe obstinément le sol.
Lorsque son tour arrive, je passe prendre son dossier au secrétariat médical.
Ma collègue m’informe : “ C’est le tour de Mademoiselle Unetelle, mais son vrai nom est Monsieur Untel. ”
Je l’introduis dans le cabinet médical et lui propose gentiment de s’asseoir.
L’interrogatoire médical commence et lorsqu’elle lève enfin les yeux vers moi, je suis saisie par un regard d’une douceur extraordinaire et en même temps tendu et craintif.
Mais elle persiste à cacher son corps avec ses mains, et je l’ausculte du mieux possible à travers les vêtements.
La période de transition est manifestement douloureuse pour elle. Tout son être manifeste de l’anxiété.
L’anxiété est aussi présente le plus souvent chez les enfants qui manifestent des dispositions transgenres. Ils trouvent leur plaisir à s’identifier à des héros ou héroïnes de l’autre genre, mais ne sont pas parfaitement détendus et heureux.
Ils ressentent souvent cela comme une injustice et envient les enfants qui sont bien dans leur peau avec le gente qu’ils ont reçu à la naissance.
Le transgenrisme, la transsexualité sont-ils source de difficultés pour les personnes intéressées et pour ceux qui les entourent ?
-Pour l’entourage :
L’introduction des femmes transsexuelleses dans les compétitions sportives a déjà soulevé des polémiques. Certains veulent des preuves que l’athlète concernée ne possède pas un avantage du fait d’avoir été un homme dans le passé (masse et force musculaires majorées, niveau de testostérone …)
Un autre problème a émergé, celui de l’utilisation des toilettes et salles de bain publiques. Dans quelles toilettes les transsexuels doivent-ils se rendre ?
Les toilettes publiques sont en général séparées pour les hommes et les femmes.
Des toilettes communes pourraient-elles augmenter les cas de violence, ou bien gêner certaines personnes par rapport à des règles morales, religieuse ?
-Mais les conséquences peuvent être bien plus grave pour les intéressés eux-mêmes :
Le changement de sexe juridique est autorisé (modification du sexe à l’état civil, du prénom éventuellement), mais ses conséquences sont très nombreuses.
Keira Bell, une britannique de 24 ans vit avec le regret quotidien d’avoir effectué une transition vers le sexe masculin.
Après quelques entretiens dans une clinique spécialisée dans les questions de genre, elle a accepté le traitement habituel : bloqueurs de puberté (à ce stade là il y a encore réversibilité) puis prise de testostérone et à l’âge de 20 ans, ablation des seins (double mastectomie).
Elle reconnait maintenant qu’elle n’a pas agi en toute connaissance de cause et que le mal-être qu’elle éprouvait à vivre dans le genre qu’elle avait à la naissance n’était qu’un symptôme de sa misère morale et non la cause.
Il faut être conscient que la transition vers l’autre sexe fait d’un être en bonne santé un patient à vie : traitement hormonal à vie, chirurgie avec ses complications parfois, atrophie des organes génitaux externes, infertilité (difficulté à concevoir un enfant)
Parfois après la transition, les troubles psychologiques d’un individu et les risques de suicide s’accentuent.
Il ne faudrait pas qu’une contagion sociale banalise le problème de la transition sexuelle. Une amie me disait récemment : la transition de genre, pour certains et certaines, c’est devenu une mode.
A l’adolescence, beaucoup de jeunes filles deviennent étrangères à leur corps : acné, prise de poids, développement des seins, apparition des règles, inconfort lié au regard des hommes. Les jeunes garçons doivent s’habituer à la modification de la voix, à l’apparition de la pilosité, de l’acné.
Ils ont besoin d’un accompagnement bienveillant.
Apprendre à connaître Dieu, à l’aimer, c’est aussi savoir qu’il nous aime tels que nous sommes et qu’il peut nous aider à nous aimer nous-mêmes.
Certains jeunes sont attirés par des activités, des loisirs, des métiers habituellement prisés par des jeunes du sexe opposé. Ce n’est pas pour cela qu’ils doivent changer de corps et accepter les mutilations que cela sous-entend !
A force de se poser des questions et d’en poser aux autres, on n’accepte plus la liberté individuelle. C’est une forme de terrorisme mental que de vouloir absolument unifier toutes les activités par rapport au sexe.
Un jeune bien accompagné évoluera à son rythme et parviendra à être à l’aise dans son corps de jeune adulte, en restant fidèle à la Parole de Dieu.
Car la meilleure solution, c’est encore d’arriver à l’âge adulte avec un corps sain qui a gardé toutes ses capacités.
Telle jeune fille manque de coquetterie. Elle cache ses formes dans un jogging trop large, par peur du regard de mépris, parfois de désir, des autres : Cela ne l’empêchera pas de trouver au moment où elle le décidera un garçon qui l’aimera telle qu’elle est.
Ce jeune homme manque un peu de virilité. Combien de fois ses frères et ses copains se sont moqués de lui : “ Tu n’es qu’une fille ! ”. Mais dans des circonstances vraiment difficiles il sera peut-être le seul à tenir le coup.
La virilité réside bien plus dans la force d’âme que dans les muscles.
Se préserver avec tous les atouts que Dieu nous a donnés pour nous-mêmes et notre conjoint, c’est possible quelles que soient les circonstances pour celle ou celui qui le veut vraiment, qui croit en la puissance de Dieu.
Changer de sexe alors que l’on est tout jeune, que l’on n’a pas encore les connaissances nécessaires pour prendre une décision en toute connaissance de cause, c’est comme accepter l’amputation d’ un membre en bonne santé, sans savoir si au cours de la vie on n’en aura jamais besoin.
Nombreuses sont les personnes qui avouent regretter cette transition, et plusieurs pays interdisent maintenant la prescription précoce de bloqueurs de puberté chez les enfants.
Plusieurs personnes, après avoir fait une rencontre avec Dieu, et vécu une conversion profonde, ont souhaité reprendre le genre qui leur était assigné à la naissance et ont fait une détransition. Ils et elles ont témoigné de la paix et du bien-être que cette décision leur a apporté.
Est-il préférable d’être un homme ou une femme ? D’être un garçon ou une fille ?
Qu’en dit la Bible ?
" Il n’y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus-Christ. " (Épître aux Galates, chapitre 3, verset 28).
" Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. " (Épître aux Ephésiens, chapitre 5, verset 33)
La question posée par notre titre ne peut se poser comme telle, sans que l’on parle du contexte dans lequel vit la personne concernée et de ses désirs profonds.
Dans certains pays, certains environnements, les droits des femmes sont bafoués ; elles n’ont pas le droit d’exprimer leurs opinions, de choisir un métier, de choisir même un conjoint qui leur plaise.
Beaucoup d’entre elles regrettent de ne pas être un homme.
La situation inverse existe. Certains hommes voudraient vivre une vie de femme.
Beaucoup de femmes, au sortir de la deuxième guerre mondiale, se sont battues pour leurs droits, pour avoir le droit de travailler, de choisir le nombre de leurs grossesses.
Elles avaient fait le travail des hommes lorsqu’ils étaient au front.
Leur réussite dans de nombreux domaines professionnels, dans les études supérieures, et l’avancée des neurosciences ont prouvé qu’elles avaient les mêmes capacités que les hommes.
Et elles ont souhaité prendre leur revanche.
Je prenais récemment des cours du soir avec un groupe d’hommes et de femmes.
Pendant une pause, nous discutions de la condition actuelle des femmes, qui de plus en plus ont des postes à responsabilité.
En parlant des hommes, l’une de nous a lancé soudain : " C’est bien fait pour eux, ils n’ont que ce qu’ils méritent. "
Ce n’était pas dit sur le ton de la plaisanterie, et cela a jeté un froid au milieu de nous.
J’ai trouvé cette réflexion attristante et idiote. Les élèves masculins qui étaient avec nous étaient très sympathiques et respectueux des femmes.
Si la parité et l’égalité entre les hommes et les femmes s’installent avec un esprit revanchard, un jour ou l’autre, la situation s’inversera et ce seront les hommes qui seront lésés et auront besoin de faire entendre leur voix. Cela commence, hélas.
Pour une société harmonieuse, les femmes, comme les hommes, peuvent faire valoir leurs compétences et faire entendre leur voix avec la discrétion nécessaire et le respect de l’autre.
Je connais beaucoup de femmes déjà âgées qui, parce qu’elles n’ont pas pu travailler en dehors de leur foyer, parce qu’elles n’ont pas eu d’indépendance financière, cherchent à dominer d’une autre manière leur mari.
Ceux-ci, vivant à une époque où la norme était que l’épouse reste au foyer, ne méritent pas d’être submergés par des reproches immérités et de finir leur vie dans l’ombre de leur femme.
Beaucoup de femmes ont envié les hommes dans le passé, pensant qu’ il n’y a que les hommes qui peuvent à la fois travailler et avoir une famille.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
La femme, comme l’homme, peut travailler en dehors de son foyer, à condition d’avoir une santé convenable et de ne pas avoir une famille trop nombreuse pour les possibilités du foyer.
Dans certains cas, on a assisté à un rejet de la vie de famille et de la maternité par certaines femmes, surtout celles qui faisaient des études longues ou qui avaient de grandes responsabilités professionnelles.
C’est un effet délétère du féminisme poussé à l’extrême, qui marginalise les femmes.
Ne pas se plaindre de son sort ?
Qu’en dit la Bible ?
- A propos d’un comportement néfaste :
" Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort…" (Épître de Jude, verset 16).
- Et à propos de ce que Dieu demande à tous :
" Ayez.. la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. " (Première épître de Pierre, chapitre 3, verset 4)
" Le Fils de l’homme (Jésus) n’est pas venu pour être servi mais pour servir…" (Evangile de Matthieu, chapitre 20, verset 28)
" Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles. " (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 5,
verset 17)
Me voici aujourd’hui face à un homme qui souffre.
Il a longtemps été adjoint au chef de service, dans une branche d’activité prestigieuse.
Tout se passait bien, même lorsque le chef de service est parti à la retraite et a laissé sa place à une femme brillante qui avait toutes les qualités et qualifications nécessaires à ses fonctions.
La cheffe de service et son adjoint travaillaient en bonne intelligence, et leurs deux familles se recevaient, en dehors du travail, une fois chez l’un, une fois chez l’autre.
Et puis un jour, cette femme ambitieuse, qui avait commencé à évincer de son service tous ceux qui la critiquaient et commençaient à lui faire de l’ombre, a convoqué cet homme et lui a fait savoir qu’elle n’avait plus besoin de lui dans son service.
Il a dû chercher un poste équivalent dans un autre service, chose que ses capacités lui ont permis de trouver sans difficultés.
Mais il restait chez lui de l’amertume et de la souffrance d’avoir été mis de côté sans raisons professionnelles. Les deux familles ont cessé de se fréquenter.
J’avais rencontré peu de temps auparavant, sans rien connaitre du problème, cette cheffe de service que j’avais trouvée plutôt sympathique, quoique peu détendue.
On sentait en elle une recherche d’excellence et de performance, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel.
Ses enfants avaient tous fait des études prestigieuses, garçons et filles, et avaient des situations enviables.
A un moment donné, elle m’a fait une réflexion.
D’un air gêné, elle m’a simplement dit : " Les femmes, actuellement, font des études supérieures, elles occupent des postes importants. L’ennui, c’est que les hommes ont du mal à trouver leur place. "
Elle savait que j’allais recevoir son collègue en visite médicale.
Lorsque j’ai reçu en visite médicale l’adjoint qu’elle n’avait pas voulu garder avec elle, j’ai compris à postériori pourquoi elle m’avait fait cette réflexion.
Elle se sentait coupable d’avoir chassé cet homme compétent de son service.
Cet adjoint, qui était en face de moi, était dans une vraie souffrance.
Il avait largement contribué à mettre sur pied un service qu’il aimait…. Et il en avait été chassé par une femme qui voulait garder à tout prix une influence dominante sur ses collègues.
A la fin de l’entretien, il m’a dit cependant : " Il y a une chose qui adoucit ma déception, c’est que je suis depuis un an papa d’une adorable petite fille. Elle est ma joie de vivre. "
Je lui ai répondu, et je le pense vraiment : " Vous avez raison de vous réjouir, il n’y a rien de plus beau et de plus important dans la vie que la naissance d’un enfant. "
Cela m’a fait penser à la réaction de Jésus face à une discussion animée entre ses disciples, lorsqu’ils n’osent pas répondre à sa question : " De quoi discutiez-vous en chemin ? "
Ils n’osaient pas répondre, parce qu’ils avaient discuté en chemin pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand.
Mais Jésus inverse leur système de valeur en appelant un petit enfant et en leur disant :
" Quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux " (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 4).
Quelle que soit la position que l’on a dans ce monde, on n’arrive pas à la cheville d’un petit enfant qui sait qu’il n’est rien et qu’il doit tout à son Père Céleste.
C’est une bonne chose de faire valoir ses capacités, d’augmenter ses connaissances, à condition de se souvenir que nos capacités nous ont été données pour le bien commun et à condition de ne pas user de menaces et de mépris à l’égard de ceux qui sont sous notre pouvoir.
" Maitres, abstenez-vous de menaces, sachant que leur maitre (celui des serviteurs) et le vôtre est dans les cieux, et que devant lui il n’y a point d’acception de personnes " (Épître aux Ephésiens, chapitre 6, verset 9).
Dans les siècles passés, la grande majorité des femmes acceptaient le rôle qu’on leur assignait dans la société.
Elles se mariaient, élevaient leurs enfants.
Toute leur affection allait à leur mari, leurs enfants et petit-enfants.
Si les grosses épreuves de santé, les gros déficits financiers, les situations d’infidélité…. n’atteignaient pas la famille, elles étaient heureuses.
Le mari avait son travail, il confiait la maison à sa femme, qui avait de ce fait une certaine autonomie.
Le soutien affectif et financier du mari, sa reconnaissance, lui suffisaient.
Elle avait appris à aimer ce que Dieu lui avait donné, elle avait tout appris de sa propre mère et pour elle, ne pas se plaindre de son sort, c’était obéir à Dieu (Épître de Jude : 16).
Heureuses femmes qui trouvaient leur place dans la société, créant une famille parmi les autres familles, transmettant leur savoir à leurs filles….
Il est de plus en plus loin ce temps.
Avec la contraception, les grandes familles se raréfient, les couples deviennent infidèles, les femmes deviennent autonomes, elles prennent parfois la place des hommes dans la société.
Néanmoins, l’évolution de la société, la diminution de la croissance démographique dans le monde et du nombre de naissances, peuvent très bien être vécues dans l’obéissance à Dieu.
Dans un couple moderne, où l’homme et la femme travaillent, l’obéissance à Dieu et à sa parole apporteront fidélité, respect et soutien mutuels.
Le bonheur et la paix rejailliront sur le mari et sa femme mais aussi sur les enfants.
Et cette famille sera un bon exemple pour les générations futures.
Elle pourra même être un havre de paix et de conseils pour les cœurs de personnes tourmentées.
L’éducation des enfants
Qu’en dit la Bible ?
" Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. " (Proverbes, chapitre 22, verset 6).
" Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment. " (Épître aux Colossiens,
chapitre 3, verset 16)
" Je vous ai élevées toutes les trois comme des garçons " disait cette mère à ses filles alors qu’elles étaient à un âge où l’on peut faire un bilan presque définitif, à l’âge de la retraite.
Et elle ajoutait : " Quand on est parent, on se trompe toujours. "
Elle-même, née entre les deux guerres mondiales du début du siècle précédent, avait fait des études universitaires mais n’avait pas exercé sa profession. Plusieurs filles étaient nées coup sur coup et son mari avait un bon salaire.
Lorsque les enfants sont parties en faculté, elle s’est retrouvée seule et désœuvrée, elle aurait voulu travailler, mais la profession pour laquelle elle avait été formée avait beaucoup évolué, il était trop tard.
Elle s’est sentie prisonnière de sa condition de femme dépendante financièrement, et a toujours considéré qu’il était plus simple pour un homme que pour une femme d’avoir à la fois une profession et une famille.
Deux de ses filles ont donné priorité à leur profession et leur indépendance.
Elles sont restées célibataires et sans enfants.
Cette vieille mère souffre de voir la vie de ses filles amputée d’une vie de famille.
Actuellement, les femmes, dans leur grande majorité, travaillent et trouvent leur équilibre dans la vie professionnelle comme dans la vie de famille.
L’éducation des enfants a un grand rôle à jouer dans l’orientation des adultes.
Dans un foyer où la mère n’a pas trouvé son compte sur les plans de la profession et de l’indépendance financière, les filles peuvent avoir tendance à vouloir ressembler à des garçons.
Elles veulent à tout prix garder leur liberté, comme cette jeune femme qui me disait : " Que je rate ma vie familiale, tant pis. Mais surtout pas ma vie professionnelle. "
Une autre forme d’éducation nocive est celle d’un foyer où aucun des parents ne travaille. Les enfants reproduiront parfois ce qu’ils ont vécu à la maison, avec ce que cela apportera d’ennui, de manques et d’incitation à divers méfaits : vols, violence, envie.
C’est si simple de vivre sans travailler en se faisant porter par les autres .
Je ne parle pas bien sûr des situations de chômage forcé, de maladie, de familles nombreuses où l’un des parents doit rester à la maison…
L’avortement
L’avortement, ou Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), est déclenché volontairement, à la demande d’une femme enceinte, qui ne veut pas poursuivre sa grossesse.
La demande ne peut pas être faite par une autre personne que la femme enceinte elle-même. La femme peut être majeure ou mineure, même non émancipée.
Qu’elle se pratique avec des médicaments ou une intervention chirurgicale, elle est autorisée par la loi (Loi Veil) et assistée médicalement depuis 1975, ce qui permet d’éviter les complications : hémorragies, infections.
Avant 1975, de nombreuses femmes avortaient en dehors d’une structure médicale, et certaines en mouraient ou devenaient stériles.
Dans un autre cas, que l’on appelle l’IMG (Interruption Médicale de Grossesse), ou avortement thérapeutique, on propose à la femme enceinte d’interrompre sa grossesse, si sa vie est en danger ou si l’enfant à naître présente une affection incurable.
Les questions religieuses posées par l’avortement ne trouvent aucune réponse dans la Bible, que ce soit dans l’Ancien Testament ou le Nouveau Testament.
Les femmes avaient pour fonction principale de mettre les enfants au monde, de les élever, et la stérilité était considérée comme une malédiction. (Deutéronome, chapitre 7, verset 14)
Alors que faire ?
Chaque femme se détermine elle-même en fonction de ses ressources spirituelles, familiales, morales, financières.
Témoignages :
“ Lorsque je faisais mes visites médicales en service de Santé Publique, les infirmières reprochaient à de toutes jeunes filles de prendre l’IVG pour une contraception. Elles ne prenaient pas garde de prendre une contraception et se présentaient régulièrement à l’hôpital pour subir une IVG.
Quand on creusait un peu pour découvrir le support familial de ces jeunes filles, on voyait qu’il était presque inexistant. Pas de parents attentifs à la sécurité et au bien-être de leur fille, qui pensaient trouver le grand amour dans les bras d’un garçon et se retrouvaient seules à gérer une grossesse. ”
“ Un avortement, c’est quelque chose de douloureux, que l’on n’oublie pas, et dont le souvenir peut resurgir avec violence au cours d’évènements médicaux. Je me souviens de cette jeune femme, pourtant mariée, avec des enfants, qui avait eu une IVG quelques années auparavant.
A la fin de la consultation et de l’interrogatoire, elle m’a demandé de ne rien inscrire à ce sujet dans son dossier. Elle voulait que personne ne le sache, pas même son médecin traitant. ”
“ Voici ce qui est arrivé à un couple de mes amis : au cours de l’échographie, on leur a annoncé une malformation importante chez la petite fille qu’ils attendaient et on leur a proposé une IMG (Interruption Médicale de Grossesse.
Le choix était d’autant plus difficile que le père était éducateur spécialisé pour enfants handicapés mentaux. Mais ces deux jeunes parents étaient croyants et ils ont décidé de faire confiance en Dieu. Soutenus par une foi profonde, ils ont décidé de garder l’enfant.
Lorsque le jour de la naissance est arrivé, la petite ne présentait aucune anomalie. Elle est maintenant une belle jeune femme, dotée de multiples dons et en excellente santé.
L’euthanasie
Le problème de l’euthanasie n’est pas abordé dans la Bible.
Le mot euthanasie veut dire “ la bonne mort ”.
Selon le dictionnaire Le Robert, c’est l’usage des procédés qui permettent de hâter ou de provoquer la mort de malades incurables qui souffrent et souhaitent mourir.
Seule l’euthanasie passive est autorisée en France depuis le vote de la loi Léonetti en 2005.
L’euthanasie active , droit au suicide par une injection faite par un médecin ou un tiers, n’est pas autorisée en France.
L’euthanasie passive est le refus ou l’arrêt d’un traitement nécessaire au maintien de la vie, par un patient, qui a la maturité et les capacités de discernement nécessaires pour rédiger les souhaits liés à la fin de sa vie.
L’euthanasie passive peut aussi être indirecte, lorsque l’administration de médicaments contre la douleur chez un malade qui souffre, provoque la mort sans qu’on la recherche.
Le but de l’euthanasie, “ la bonne mort ”, est bien sûr la recherche du confort de vie dans les derniers jours, semaines ou mois qui précèdent la mort.
Confort pour ce qui concerne la souffrance physique mais aussi la souffrance mentale, l’anxiété principalement.
L’utilisation des médicament de confort, contre la douleur, contre l’anxiété, permet au malade, mais aussi à son entourage, non seulement de moins souffrir, mais aussi de continuer à communiquer, ce qui est un avantage certain.
Dans les cas de souffrance physique majeure ou d’anxiété majeure, on ne peut plus communiquer avec le malade. Et les aidants familiaux ou amicaux peuvent être, eux-aussi, dans une grande détresse physique et psychique. Les équipes soignantes en tiennent compte, surtout si ces derniers sont eux-mêmes très âgés ou malades.
Dans de très nombreux cas, l’euthanasie peut se pratiquer à domicile, avec des soins prodigués plusieurs fois par jour et même la nuit, par une équipe de médecins et d’infirmiers.
Jésus est-il un modèle ?
Qu’en dit la Bible ?
" Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force et d’amour, et de sagesse. " (Deuxième épître à Timothée, chapitre 1, verset 7).
" Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu…. " (Epître de Jacques, chapitre 1, verset 5).
Un professeur de théologie posa un jour, à brûle pourpoint, la question suivante à ses étudiants :
" A votre avis, Jésus était-il un modèle ?"
Tous les étudiants donnèrent une réponse affirmative.
Jésus, pleinement homme, mais sans péché, reconnu " Fils de Dieu " par sa résurrection d’entre les morts, était forcément un modèle.
Un modèle est donné pour servir de référence, d’exemple. Il est propre à être imité.
Jésus doit-il être imité ? Dans sa sainteté, son amour, son humilité, oui. Dans sa soumission à l’Esprit de Dieu, oui.
Devons-nous vivre comme lui ? C’est peut-être réservé à certains d’avoir une vie errante, mais pas au commun des mortels, heureusement.
Voici la réponse du professeur de théologie :
Vous trouvez vraiment que Jésus était un modèle ? Il ne travaillait pas, il vivait avec des hommes, il se faisait entretenir par des femmes qui l’assistaient avec leurs biens matériels.
Les étudiants regardèrent leur professeur avec surprise et même un peu de réprobation.
Et pourtant c’était vrai.
Le ministère de Jésus n’aurait pas pu se développer comme il l’a fait, s’il n’avait été financé par des femmes riches et si Jésus n’avait pas été parfaitement libre de tout lien familial ou professionnel.
Et il se savait destiné à mourir.
Mais bien sûr nous ne sommes pas destinés à vivre la même vie que Jésus. Sauf cas très particulier.
Et qu’en est-il de ceux et celles qui sont appelés au service de Dieu ?
L’apôtre Paul avait un métier et il travaillait lorsqu’il le devait jusqu’à ce que des dons lui permettent de se donner à 100% à l’annonce de l’Evangile ou qu’il parte à nouveau pour un autre voyage missionnaire.
Mais il n’était pas marié. Il était appelé à faire de longs voyages, de plusieurs mois, et n’aurait pas pu satisfaire à ses responsabilités d’époux, de père, de chef de famille. Et sa famille l’aurait freiné dans la réalisation de sa vocation.
Alors il partait, avec des hommes.
Barnabas, puis Silas….
Lorsque Jésus avait envoyé ses disciples, il les avait envoyés deux à deux.
Deux hommes qui ne se quittent pas, des semaines, des mois durant.
Voilà qui ne manque pas de poser question.
Etaient-ils pour autant homosexuels ?
Certainement pas.
Si Jésus envoie ses disciples deux à deux pour annoncer le royaume de Dieu, il sait que par le Saint-Esprit ils seront gardés de tout mal. Et au moindre doute, ils doivent se séparer.
En revanche, à l’intérieur de l’église locale, dans aucun texte du Nouveau Testament, il n’est question de serviteurs de Dieu qui, étant du même sexe, exercent à deux en vivant en couple..
Est-il inversement concevable, sauf pour des missions "éclair", qu’un homme et une femme non mariés partent ensemble en mission ?
Non, bien sûr. Sauf s’ils sont inclus dans un groupe.
L’Esprit que Dieu nous a donné est un esprit de force et d’amour, mais aussi de sagesse.
Regarder et toucher
Qu’en dit la Bible ?
" Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. " (Première épître aux Thessaloniciens, chapitre 4, verset 7).
" Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. " (Évangile de Matthieu, chapitre 5 verset 28)
" Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi…" (Évangile de Matthieu, chapitre 5, verset 29)
" Veillons à ne rien faire qui soit une occasion de chute pour autrui… " (Épître aux Romains, chapitre 14, verset 13).
" Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. (Deuxième épître de Pierre, chapitre 2, verset 19).
" Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ…" (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 2, verset 14).
" Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui … quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu… " (Première épître de Jean, chapitre 3, versets 9 et 10)
" Ceux qui sont à Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. " (Épître aux Galates, chapitre 5 verset 24)
L’immoralité prend bien sûr sa source dans les pulsions de notre corps, mais elle a aussi son point de départ dans nos pensées et nos motivations.
Par la nouvelle naissance et l’action du Saint-Esprit en nous, nous recevons la force de ne pas tomber dans l’immoralité, parce que nos pensées et nos motivations sont transformées.
Si la loi donnée par Moïse au peuple d’Israël punissait sévèrement l’immoralité, la loi de Christ, inscrite dans nos cœurs, nous donne le pouvoir, si nous le voulons vraiment, de lutter contre l’immoralité.
C’est pour cela que dans le sermon sur la montagne, Jésus affirme que le désir est aussi grave que l’acte (Évangile de Matthieu, chapitre 5, verset 27) : " Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. "
Et on peut inverser la situation : " toute femme qui regarde le mari d’une autre en le désirant a déjà commis adultère avec lui dans son cœur. "
Quelle est la porte d’entrée du mauvais désir ?
1 - Le regard d’abord.
La façon dont on regarde.
Il existe deux verbes qui traduisent bien une façon de regarder avec convoitise.
Le verbe mater : épier avec convoitise.
Le verbe lorgner : convoiter quelque chose secrètement.
Cette convoitise empoisonne notre âme, nos relations avec Dieu et les autres. Elle nous empêche de vivre notre vie.
" Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne " (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 9).
Il ne s’agit pas, bien sûr, de s’arracher les yeux physiquement.
Mais Job, un homme remarquable par sa fidélité à Dieu, qui n’a jamais faibli même dans les pires difficultés, donne sa solution : (Livre de Job, chapitre 31, versets 1 et 2, dans la version Thompson de la Bible).
" J’avais fait un pacte avec mes yeux ; comment aurais-je pu fixer mon attention sur une vierge ? Quelle part Dieu m’eût-il réservée d’en haut ? "
Il est évident que nous rencontrons et croisons un grand nombre de personnes, hommes et femmes, dont certains sont très séduisants et peuvent exercer sur nous une véritable fascination.
Il n’est pas interdit de les voir, c’est impossible. Mais notre regard dépend de nous.
Il y a une différence entre voir et regarder attentivement, arrêter son regard sur…, fixer son attention sur……
Fixer son attention sur un objet de désir, c’est déjà risquer d’ouvrir la porte à l’immoralité.
C’est aussi pour cela que dans les assemblées chrétiennes, les femmes sont appelées à être vêtues avec pudeur et modestie et à avoir des coiffures simples, qui ne les mettent pas trop en valeur, pour ne pas tenter les hommes.
" Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux. " (Première épître à Timothée, chapitre 2, verset 9).
Il va de soi également qu’un homme peut aussi être très séduisant et qu’il doit veiller à ne rien faire pour attirer l’attention des femmes.
C’est à ce prix que la cohésion du groupe est possible, ce " groupe " qui satisfait notre besoin d’appartenance et d’estime de soi et nous permet de devenir " ce que nous sommes
vraiment ", le meilleur de nous-mêmes.
Les vrais chrétiens forment plus qu’un groupe, ils forment un corps, le corps de Christ, et ils sont membres de ce corps.
2 - Il est un autre piège qui peut se refermer sur nous lorsque nous sommes avec une personne qui nous attire beaucoup, c’est celui du toucher.
L’attirance peut être telle que l’on ne peut pas s’empêcher de " toucher. "Même si c’est un effleurement, un simple point de contact entre deux points des corps vêtus.
Les personnes soumises à une solitude physique et parfois psychologique sont beaucoup plus vulnérables à ces contacts, même s’ils sont furtifs.
On lit dans certains romans d’amour des phrases du type : " lorsqu’elle posa sa main sur la sienne, il eut l’impression que du feu pénétrait dans tout son corps. "
Il faut se dire que si nous éprouvons une attirance invincible à l’égard de quelqu’un, il est possible qu’elle soit réciproque.
Quoiqu’il en soit, comme le dit Jésus :
" Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, que d’avoir deux mains et d’aller dans la géhenne. " (Évangile de Marc, chapitre 9, verset 43).
Ici, le croyant est invité, non seulement à compter sur la présence du Saint-Esprit dans sa vie pour le rendre triomphant de l’immoralité (adultère, homosexualité, pédophilie…), mais aussi à décider de ne pas " arrêter " ses regards sur l’objet du désir et à ne pas " arrêter " sa main à son contact.
Sinon c’est la porte ouverte à toutes sortes de mauvais désirs et de mauvaises actions qui apportent le malheur dans les familles.
Si nous avons la chance d’avoir un conjoint, des enfants, une famille, aimons-les et protégeons-les. Quoiqu’il arrive, évitons de devenir une occasion de chute pour quiconque.
Je me souviens d’un homme jeune rencontré au cours d’une consultation.
Il me dit tout d’un coup, d’un ton très gêné : " je suis bien ennuyé, parce que j’ai une addiction à la masturbation. Je ne peux plus m’en passer, je m’y livre tous les soirs lorsque je suis au lit. "
Je lui ai posé une question : " est-ce que vous regardez des films pornographiques ? "
" Oui, très souvent, " me répondit-il.
Manifestement, l’une des portes d’entrée de ce comportement qui le gênait et dont il se savait dépendant était le " regard " qu’il portait sur les films.
Quel dommage de laisser une vie précieuse être submergée par une addiction stérile !
Dieu dit : " Ce n’est pas l’homme qui a autorité sur son corps, mais c’est la femme. Inversement ce n’est pas la femme qui a autorité sur son propre corps, mais c’est l’homme. " (Première épître aux Corinthiens chapitre 7, verset 4)
Si Dieu nous donne un commandement, il donne aussi le moyen d’y obéir.
Je connais deux jeunes gens, chrétiens, qui sont venus me voir, enthousiasmés, me raconter qu’ils avaient été délivrés de leur tendance à la masturbation par Dieu. Ils se réjouissaient de la liberté retrouvée.
Dans ce qu’ils vivaient, ils n’étaient pas les seuls concernés. Leur tête se remplissait d’images d’autres personnes et ils commettaient un adultère virtuel, par le regard et dans leur imagination.
Le danger de tenter Dieu
Qu’en dit la Bible ?
" Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute. " (Épître aux Romains, chapitre 14, verset 13).
" Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. " (Évangile de Luc, chapitre 4, verset 12)
Lorsque Jésus a été conduit par l’Esprit dans le désert, il a été tenté par le diable.
Les trois tentations auxquelles il a été soumis ont porté sur :
- Donner la priorité à la satisfaction des besoins du corps par rapport à la satisfaction des besoins spirituels.
- Rechercher les richesses et le pouvoir de ce monde.
- Rechercher le pouvoir spirituel.
Voir dans l’Évangile de Luc, au chapitre 4, versets 9 à 12 :
" Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple et lui dit : si tu es le Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges afin qu’ils te gardent ; et : ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
Jésus lui répondit : il est dit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu. "
Dans d’autres versions, il est précisé : " tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu."
Tenter Dieu, provoquer Dieu, cela veut dire se placer soi-même dans des situations dangereuses, alors que Dieu ne nous l’a pas demandé.
On demande ensuite à Dieu, en prenant appui sur les textes saints, de nous sortir du danger dans lequel nous nous sommes fourrés.
Cela est extrêmement risqué, parce que, en faisant cela, nous n’obéissons pas au Saint-Esprit, mais à Satan lui-même, qui n’attend qu’une chose, c’est de détruire la création de Dieu.
Les miracles sont donnés pour glorifier Dieu et sauver les hommes, pas pour prouver aux autres que l’on est capable de vivre la même chose que les disciples.
Dans le domaine relationnel aussi, on peut tenter Dieu.
On ne peut pas laisser quelqu’un qui a des tendances à la pédophilie s’occuper d’enfants.
Ou laisser quelqu’un qui est attiré par une personne du même sexe ou du sexe opposé s’occuper spirituellement de cette personne.
Ecouter les confidences d’un cœur en souffrance peut être très dangereux, si l’on éprouve pour la personne concernée une attirance physique et/ou psychologique.
Je me souviens d’une femme qui avait été envoyée au chevet d’une autre femme en grande difficulté.
Elles ont échappé de peu à des relations homosexuelles et le pasteur disait lui-même : " C’est de ma faute, c’est moi qui aurais dû m’occuper de cette personne en grande difficulté. "
Heureusement Dieu a agi en faveur de ces deux femmes qui n’avaient pas cherché volontairement cette situation, et il les a gardées de vivre une situation qui leur faisait horreur.
Jésus lui-même était très prudent dans ses relations avec les femmes, pour ne pas être une occasion de chute pour elles.
Lorsqu’il parle avec la femme samaritaine, dans un lieu désert, il est dans une situation exceptionnelle.
Il est écrit au sujet de ses disciples qui s’étaient éloignés et reviennent vers lui
" qu’ils furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme " (Évangile de Jean, chapitre 4, verset 27).
Il n’aurait certainement jamais eu l’idée de partir seul en mission avec une femme.
Il agissait toujours entouré de ses douze disciples.
L’apôtre Paul conseille que dans la mesure du possible, pour éviter des relations immorales, chacun ait sa femme, que chaque femme ait son mari et qu’ils " ne se privent pas l’un de l’autre ", qu’ils aient une vraie vie conjugale. (Première épître aux Corinthiens, chapitre 7, versets 1 à 5).
Celui (ou celle) qui prive son conjoint de relations conjugales l’expose à la tentation. Et peut entrainer la chute d’une troisième personne.
Il faut vraiment apprendre à être sage et à ne tenter ni Dieu ni son prochain.
Nous devons aussi apprendre à ne mettre personne sur un piédestal.
En agissant ainsi, nous l’exposons à l’orgueil et à la chute.
Mariage mixte (religion)
Qu’en dit la Bible ?
" Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. " (Épître aux Romains, chapitre 14, verset 19)
" Si son mari meurt, une femme est libre de se marier à qui elle veut . seulement, que ce soit dans le Seigneur. " ( Première épître aux Corinthiens, chapitre 7 verset 39)
Un mariage entre deux personnes de religion différente peut-il être un bon mariage ?
Dans l’Ancien Testament (première partie de la Bible), Dieu interdisait les mariages avec
" des femmes étrangères ", qui n’avaient pas le même Dieu que le conjoint.
Il faut dire que les dieux de l’époque étaient des idoles abominables que l’on servait dans l’immoralité et la cruauté, comme Baal et Astarté.
Le roi Salomon avait pris de très nombreuses femmes, malgré le conseil de Dieu. Ensuite il a perdu jusqu’au goût de vivre, à cause des idoles vers lesquelles ses femmes " étrangères au peuple et à la religion d’Israël " l’avaient attiré.
Dans le Nouveau Testament, depuis la venue de Jésus, Paul donne quelques indications sur les mariages entre un croyant et un non-croyant.
Dans la première épître aux Corinthiens, au chapitre 7 et aux versets 12 et 13, Paul considère que si le conjoint non-croyant consent à habiter avec le conjoint croyant, le conjoint croyant ne doit pas se séparer du non-croyant.
Au verset 15, il dit : " Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare. "
Mais Paul ne conseille pas au conjoint croyant de se séparer du conjoint incroyant si ce dernier consent à habiter avec lui. La séparation ne doit pas être à l’initiative du croyant, qui laisse à son conjoint la possibilité de préserver la famille et les enfants.
Au verset 39 du même chapitre, il envisage le cas d’une femme veuve qui veut se remarier :
" elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, ce que soit dans le Seigneur."
Il est absolument évident que deux personnes qui forment un vrai couple et qui ont la même foi en Dieu, participent aux mêmes réunions de l’église chrétienne locale, prient ensemble, élèvent leurs enfants dans la même foi, auront une vie infiniment plus épanouie que deux croyants de religion différente.
Que dire devant cette jeune mère, qui se retrouve seule avec ses enfants tous les dimanches, mardis et vendredis soir, parce que son mari est extrêmement attaché à sa " famille
chrétienne " et qu’elle-même ne fréquente pas la même église ?
Ou devant cette femme qui oblige son mari croyant à aller à des spectacles scabreux ou mondains, à des réceptions dans lesquels il souffre dans son âme et son esprit ? Elle aime la gloire des hommes et lui aime la gloire de Dieu.
Que de sources de tension entre les parents, que de souffrances pour les enfants, qui seront peut-être dégoûtés à tout jamais de la religion et ne connaîtront pas la joie de Dieu ?
Il faut être prêt à de nombreux compromis lorsque l’on épouse quelqu’un qui n’a pas la même religion que soi-même, ou être prêt à vivre de façon un peu solitaire la relation que l’on a avec le Dieu que l’on aime.
Lorsque l’implication religieuse d’un individu est peu engagée dans une communauté locale, peu gênante dans la vie quotidienne et que son conjoint non-croyant apprécie ses qualités de droiture, la vie commune peut certainement se poursuivre dans la paix. Mais ce n’est pas toujours le cas.
Dans les autres cas, la vie de famille ne se déroule pas dans la paix . Et les conjoints, mais aussi les enfants, en sont traumatisés.
La vie dans l’Église
Qu’en dit la Bible ?
" Il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, … ne reçoive au centuple… ! (Évangile de Marc, chapitre 10, versets 29 et 30).
" Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un infidèle. " (1ère Épître à Timothée, chapitre 5, verset 8).
" Exhorte le vieillard comme un père, les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté. " (1ère Épître à Timothée, chapitre 5, verset 1).
L’église locale, l’assemblée locale, le " rassemblement des croyants ", a bien sûr sa place dans notre société et dans ce que Dieu a voulu pour ceux qui lui appartiennent. C’est un endroit où l’on apprend à connaitre Dieu et sa parole, et aussi une " communauté, " une " congrégation " de croyants qui ont la même foi que nous.
La charité chrétienne peut s’y manifester et c’est un lieu dans lequel les personnes solitaires et désespérées peuvent trouver amour et chaleur humaine. Quelqu’un a dit : " Plus les hommes se rapprocheront de Christ, plus ils se rapprocheront les uns des autres. "
Mais il ne faut surtout pas penser que les personnes qui composent cette communauté de foi sont parfaites. L’Église a beau être le corps de Christ, elle est composée d’hommes et de femmes qui tous sont imparfaits. Quiconque oublie cela s’expose à la désillusion et même à vivre parfois des situations catastrophiques
Les lois qui unissent les croyants y sont tout aussi nécessaires que dans une grande famille où chacun doit trouver sa place pour être utile aux autres et pour ne gêner personne.
Et nous sommes tous des frères et des sœurs en Christ, mais nous devons veiller à ce que nos relations avec notre famille, conjoint et enfants particulièrement, ne soient pas faussées ou anéanties par notre appartenance à l’Église locale.
A l’intérieur de l’Église locale, certaines personnes n’ont pas assez de points communs avec l’ensemble des croyants qui la composent, d’autres ont une personnalité difficile, d’autres encore ont des troubles de la communication, des troubles psychiques parfois .
Mais tous sont également aimés de Dieu et appelés à manifester en eux la nature de Jésus.
Les chrétiens qui parlent trop et critiquent sans arrêt leur prochain font beaucoup de mal à la communauté des croyants. La langue est l’arme par excellence qui détruit la réputation et la vie d’une personne.
Il n’est pas rare que certains croyants créent des divisions dans la communauté des croyants. Ces comportements sont amenés à disparaitre par l’action de la Parole de Dieu et du Saint-Esprit chez le croyant qui veut vraiment plaire à Dieu.
Certains croyants ont du mal à s’intégrer aux autres, parce qu’ils ne représentent pas un modèle pour leurs " frères et sœurs." Ces croyants ont besoin de manifester la nature de Jésus en eux, car celui qui n’a pas l’Esprit de Christ ne lui appartient.
Et les responsables, les chrétiens anciens et affermis doivent les aider, les supporter, les diriger, prier pour eux.
La communauté est riche de chaque personne qui la compose, mais elle peut parfois devenir étouffante.
Pour les jeunes qui y vivent, il est parfois difficile de trouver un conjoint qui leur plaise. Il semble qu’il soit utile de multiplier les rencontres de jeunesse entre Églises, pour des camps de vacances, et des camps spirituels.
Les relations entre croyants et responsables doivent être respectueuses mais limitées sur le plan affectif. Une personne qui a de grandes responsabilités spirituelles peut présenter un danger pour un croyant qui a tendance à en faire une " idole " dont la parole est infaillible.
Dieu n’accepte pas ce genre de relation dans laquelle un être humain prend sa place dans le cœur d’un croyant. C’est destructeur pour tout le monde.
Dans de rares cas, des personnes malades psychiquement, atteintes d’"érotomanie ", sont persuadées que le ou la responsable a une relation particulière et exclusive avec elles. Toutes ces relations sont extrêmement nocives, et doivent être coupées.
L’éloignement géographique est souvent la meilleure solution pour que chaque personne retrouve un équilibre affectif et psychique.
Il n’en reste pas moins que la communauté locale a un grand rôle à jouer dans la guérison des âmes, par l’amour et la sécurité qu’elle donne, avec un sentiment d’appartenance très fort.
Simplement, qu’elle ne prenne pas la place de la famille, qui est la " première Église" dans la vie d’un individu. On est parfois beaucoup mieux au milieu de ses frères et sœurs chrétiens que dans sa famille, mais avant toute chose, Dieu nous demande d’avoir soin de notre famille de sang.
Que notre attachement à la communauté locale n’empêche pas non plus de fonder une famille par son caractère trop exclusif. Si l’on ne trouve pas de conjoint dans son assemblée locale, on peut en trouver un dans une autre assemblée !
J’ai rencontré de jeunes chrétiens et chrétiennes qui m’ont dit : " Je ne sortirai pas de mon Église locale, j’ai prié Dieu d’y envoyer mon conjoint. ” Beaucoup sont restés célibataires !
Pourquoi ?
La raison en est simple : le conjoint ou la conjointe potentiel(le) avait décidé aussi que Dieu lui enverrait sa moitié dans son Église locale, sans qu’il lui soit besoin de chercher ailleurs. Ils n’ont pas voulu bouger, ils ne se sont jamais rencontrés !
Selon un vieux proverbe : " il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas. " Pour nous les humains, nous avons des jambes. Utilisons-les, allons à la rencontre des autres.
Les jeunes chrétiens sont incités à se conduire, les uns envers les autres, comme des frères et sœurs, en toute pureté.
C’est normal, bien sûr, mais si c’est trop poussé, si les jeunes gens et les jeunes filles n’ont jamais l’occasion de se retrouver avec une certaine liberté, cela risque de produire des communautés dans lesquelles il y a beaucoup de personnes célibataires et peu de couples.
Cela n’est bon ni pour les individus, ni pour la communauté.
Bien sûr qu’une assemblée locale n’est pas une agence matrimoniale. Mais ce n’est pas non plus un couvent, ou un monastère. Ceux qui veulent se marier doivent faire tous leurs efforts pour y parvenir.
Certains ont décidé de donner leurs jeunes années pour le service de Dieu. Lorsqu’ils pensent au mariage, il est parfois trop tard.
Aucune tâche dans le service de Dieu ne doit nous empêcher de fonder une famille si nous l’avons décidé. Et Dieu nous emploiera dans l’église locale.
C’est une grâce de trouver un conjoint chrétien et de fonder une famille chrétienne harmonieuse. Et c’est l’un des meilleurs moyens de servir Dieu et de le glorifier, dans l’église locale et aux yeux des non croyants qui nous regardent vivre.
Tu aimeras…
Évangile de Matthieu, chapitre 22, verset 35 à 39 :
“… l’un des pharisiens, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver :
Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ?
Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. ”
Le docteur de la loi connait parfaitement la loi donnée par Moïse au peuple d’Israël. Et il ne désire qu’une chose, pratiquer ces commandements le mieux possible. Alors sûr de lui, il vient confronter ses certitudes à celles de Jésus.
Que dois-je faire ?…,demande à Jésus le docteur de la loi.
Tu aimeras…, lui dit Jésus. Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée. Alors, non seulement tu plairas à Dieu, mais tu seras heureux, bien plus que tu ne peux même l’imaginer.
Toi, homme religieux, lorsque tu iras au temple, sais-tu ce que c’est que d’y aller avec un cœur gonflé d’amour et de joie, parce que tu aimes Dieu, ou bien est-ce pour toi un devoir à remplir, éventuellement même une corvée ?
Tu te demandes s’il est vraiment important que tu l’aimes ? est-ce qu’il ne suffit pas de lui obéir ?
Non, cela ne suffit pas. Tu l’aimeras parce qu’il t’a aimé le premier. (Première épître de Jean, chapitre 4 verset 19). Ce que Dieu veut, c’est que tu sois un croyant heureux, plein d’amour pour Dieu et pour les autres.
Même au milieu des difficultés, tu peux garder la paix et la joie parce que tu aimes Dieu et que rien ne fait plus de bien à ton cœur , ton âme et ta pensée, rien ne te donne plus de force, que cet amour que tu as reçu de Dieu et que tu lui rends.
Dieu t’a donné ce qui était le plus précieux pour toi, son fils unique, et cela alors que tu étais encore pécheur : “ Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. ” (Épître aux Romains, chapitre 5, verset 8)
Toute ta vie, la foi, l’espérance et l’amour te sont assurés, comme le dit Paul dans le dernier verset du chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens. Pourrais-tu rester un croyant triste ?
Tu veux FAIRE quelque chose ? Moi je te propose d’AIMER Dieu et d’aimer ton prochain, car de là dépendent toute la loi et les prophètes.
Tu te demandes qui est ton prochain ? Lis l’Évangile de Luc, au chapitre 10 et aux versets 30 à 36.
Tu y trouves l’exemple de deux hommes religieux, apparemment irréprochables. Mais les circonstances vont leur prouver qu’ils n’aiment ni Dieu ni leur prochain.
Ils se trouvent seuls, dans le désert, avec les moyens de secourir un blessé. Mais ils ne le font pas. Quelle importance, personne ne les verra, ils garderont leur respectabilité. Ils prouvent simplement qu’ils n’aiment ni Dieu ni leur prochain.
Et finalement c’est un homme méprisé qui exercera, dans l’ombre, la miséricorde à l’égard du blessé. Un homme méprisé, mais qui aimait Dieu et son prochain.
Te reconnaitre devant Dieu tel que tu es, c’est ce qui te permettra de recevoir le cœur nouveau et l’esprit nouveau que Dieu a promis. (Ezéchiel, chapitre 36 et verset 26)
Même si cela parait évident à la plupart des lecteurs, il est important de préciser que cet amour que Dieu veut nous donner touche notre cœur et notre esprit. Il renouvelle nos pensées, nos sentiments et notre intelligence.
Cet amour dont nous parlons n’a rien à voir avec l’érotisme. Quelques personnes ont eu une vision de la chrétienté qui tournait en grande partie autour du sexe. Ils entrainaient leurs adeptes dans le malheur et détruisaient les familles, comme il est témoigné ci-après :
Témoignage :
J’étais à la recherche des moyens de faire connaître Dieu et sa Parole, la Bible, à ma génération. Je faisais mes études de médecine dans une grande ville universitaire, et la lecture du message de Dieu avait apporté tant de lumière et de consolation à mon âme angoissée !
C’est alors que je croisai un groupe de jeunes gens et de jeunes filles, qui chantaient des cantiques de tout leur cœur, debout sur le trottoir.
De toutes jeunes filles, cheveux très longs dans le dos, robes longues, abordaient les passants, les engageant à se joindre à eux, distribuant de petits livrets.
Etonnée de leur audace et admirative, je me joignis au groupe. Ils m’invitèrent à passer la journée avec eux, à partager leur repas du soir ainsi qu’une nuit dans leur “maison”.
La maison, vétuste, était située dans une petite rue, en dehors du centre ville. J’y fis la connaissance de cette petite communauté, composée uniquement de personnes très jeunes, et dénommée les “ Enfants de Dieu ”.
J’y rencontrai le leader de la communauté, un jeune homme qui se faisait appeler “ Moïse-David ” par les fidèles. Il avait un adjoint, qu’il avait rebaptisé “ Ismaël ”, et auquel il faisait faire toutes les corvées dans la maison.
La plupart des fidèles étaient de très jeunes filles, avec un look caractéristique : robes longues à fleurs, longs cheveux lâchés dans le dos. Certaines avaient déjà un enfant en bas âge.
Le soir je trouvai une place dans un grand lit où dormait une toute jeune fille avec son petit garçon d’environ 2 ans. Il était très en colère de cette intruse qui débarquait sans crier gare. Il se mit à pleurer bruyamment, et sa mère me dit avec un accent fortement anglais :: “ il n’aime pas le drap que l’on vient de changer ”.
Je ne dormis pas de la nuit, très troublée par leur invitation pressente à tout quitter pour me joindre à eux, et je priai ardemment que Dieu me dirige et me donne si nécessaire le courage de partir.
Je me souviens d’avoir pensé avec un certain apaisement à ce verset : “ Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu et croyez en moi. (Évangile de Jean, chapitre 14, verset 1) ”
Au petit déjeuner, tout le monde se réunit autour d’une grande table surchargée de produits alimentaires.
Voyant mon étonnement, le chef m’expliqua : “ On apporte un message spirituel aux commerçants de la ville et en échange ils nous donnent tous ces produits que tu vois sur la table. Récemment nous avons parlé de Dieu avec un coiffeur. A la suite de quoi il nous a tous coiffés gratuitement. ”
Il entreprit ensuite de m’apporter une foule d’arguments, pour que j’abandonne ma vie ancienne, ma famille, mes études, et que je me joigne à eux.
Mais j’avais lu les petits livrets qu’ils m’avaient donnés et j’y avais trouvé un mélange de versets bibliques et de textes érotiques, avec des dessins très explicites de couples nus. Je savais intérieurement que je devais partir.
Pourtant leur sympathie et leurs arguments manipulateurs étaient tels, que lorsque je me retrouvai seule sur le trottoir, je ne pus m’empêcher de penser que par lâcheté j’avais laissé passer la chance de ma vie de pouvoir faire connaître l’Évangile autour de moi.
J’avais en fait échappé au pire. En rentrant chez moi, j’ai relu ces invitations et ces traités, qui mélangeaient les paroles de la Bible avec des textes et des dessins franchement érotiques. Je les ai barrés avec rage, en écrivant sur chaque page le mot “ VIL ”. Puis je les ai détruits .
Sans le savoir et sans le vouloir, j’avais suivi la communauté des “ Enfants de Dieu ”, dont le fondateur, David Berg, formait les membres à prêcher la bonne parole dans la rue. Mais la vision de la chrétienté, dans l’esprit de Berg, tournait en grande partie autour du sexe.
Il prônait la pédophilie, la prostitution religieuse et le “ flirt-fishing (action d’attirer les membres par le flirt). Ce mouvement a été dissout en 1978 en France.
Ce témoignage permettra peut-être de comprendre à quel point il est important qu’un enfant soit instruit dès son enfance dans les principes de l’Évangile conformément à la Parole, et qu’il puisse trouver , lorsqu’il se retrouve seul en ville de faculté où lors d’un emploi éloigné, une communauté où il ne sera ni perverti, ni séparé de sa famille et d’un avenir épanouissant.
Sommes-nous un groupe ou un corps ?
Mais, me diras-tu, ne suis-je pas, avant tout, un individu à part entière ?
Oui, bien sûr, avant toute chose tu es cela, un individu libre, qui doit conserver jalousement sa liberté de choix et son libre arbitre.
Ne laisse à personne le soin de décider ce qui est bon pour toi.
Alors, quel est le sens de ma question ?
Le groupe, le corps dont je te parle ici, c’est l’Église, corps du Christ, et en particulier l’Église locale.
Parce qu’il nous connait mieux que personne, Dieu n’a pas prévu pour nous une vie solitaire, vécue en individualiste. Nous avons besoin les uns des autres, de même que les membres d’un corps sont indispensables les uns aux autres.
Dans la vie naturelle, nous savons que nous avons aussi besoin les uns des autres pour vivre.
Le premier groupe humain c’est la famille, où chacun participe à la croissance de l’autre.
En dehors de la famille aussi, les individus éprouvent le besoin de se regrouper. On a besoin de sentir que l’on fait partie d’un groupe qui a des points communs avec nous et avec lequel nous pouvons communiquer, parler un même langage.
Les groupes sont divers : politiques, religieux, artistiques, sportifs, en associations, sociétés et amicales diverses. Mais tous nous renvoient à notre besoin de communiquer, à la faiblesse de notre personne si elle ne peut bénéficier d’un soutien social, d’ une certaine solidarité.
Ce besoin de communication, d’appartenance à un groupe est si intense en nous qu’il mérite qu’on y réfléchisse sérieusement avant de s’engager.
Mais au fait qu’est-ce qu’un groupe ? “ Un ensemble de personnes ayant quelque chose en commun. ”, nous dit le dictionnaire Micro Robert.
Un groupe est régi par des intérêts communs, des règles communes, des obligations communes. Il est régi par des lois touchant notre vie naturelle et permet aux individus de communiquer les uns avec les autres.
A l’inverse du groupe, un corps (Partie matérielle des êtres animés, nous dit le dictionnaire Micro Robert) est un ensemble de membres qui sont unis par un cœur, une âme et un esprit communs. A l’intérieur d’un corps, on ne communique pas seulement, on communie véritablement, on est parcouru par la même vie.
Dans l’Église, corps de Christ, et dans l’Église locale, ce sont des relations de communion que Dieu veut créer entre les individus.
Ces relations ne sont pas des relations d’intérêts mais d’amour, car sans amour il n’y a aucun épanouissement pour l’individu, aucune sécurité non plus.
La différence entre un groupe et un corps, on ne la voit pas au premier abord, lorsque tout va bien.
Mais imaginons qu’un bon orage s’abatte sur un groupe. Alors chacun cherche avant tout à se protéger lui-même et à rentrer chez lui.
Si l’orage s’abat sur un corps, chacun des membres du corps fera le maximum pour que le corps entier soit sauvegardé.
Je veux ici simplement te mettre en garde de faire partie de l’Église comme on fait partie d’un groupe. Si tel est ton cas, tu seras obligé d’accepter les lois du groupe, mais ta vie intérieure ne sera pas changée et tu risques fort de perdre ta vie, autant naturelle que spirituelle.
Faire partie de l’Église comme on fait partie d’un corps, en revanche, est tout différent.. C’est avoir en soi l’Esprit de Christ, car “ celui qui n’a pas l’Esprit de Christ ne lui appartient pas. ” (Epître aux Romains, chapitre 8, verset 9)
Alors, si tu as décidé de faire partie de l’Église, si tu veux qu’elle soit pour toi source de vie, prends bien garde de t’attacher à Christ, qui en est la tête, et à lui seul. Il t’a donné sa Parole, son Esprit, et te permettra de vivre dans son corps par la nouvelle vie qu’il donne à ceux qui lui appartiennent.
Si ton frère a péché, reprends-le entre toi et lui seul
Qu’en dit la Bible ?
" Si ton frère a péché, reprends-le entre toi et lui seul…. " (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 15).
" Défends ta cause contre ton prochain, mais ne révèle pas le secret d’un autre. " (Proverbes, chapitre 25, verset 9)
Lorsque nous désobéissons à la Parole de Dieu, cela a une portée incommensurable, dans notre vie ici-bas et dans la vie éternelle.
Ce petit commandement que donne Jésus d’avertir celui qui fait mal, seul à seul, sans aucun témoin, semble peu important.
Mais lorsqu’on le met de côté, les conséquences sont majeures.
Si je vois un chrétien commettre un péché, j’ai une bonne solution pour l’aider :
Je vais d’abord prier, et ensuite, en rencontrant la personne en tête-à-tête, je vais essayer de voir si j’ai bien compris sa situation. Il y a peut-être quelque chose qui m’échappe. Mais s’il y a un vrai problème, je veux l’aider à ouvrir les yeux sur ce qui ne va pas dans sa vie, sur le mal qu’elle commet
Je vais le voir et je l’aide à ouvrir les yeux sur ce qui ne va pas dans sa vie, sur le mal qu’il commet.
Si ce chrétien m’écoute, l’affaire s’arrête là. Personne d’autre ne doit être au courant que lui et moi.
S’il n’écoute pas, je suis autorisé à lui amener deux ou trois témoins. S’il les écoute, l’affaire s’arrête là. Personne d’autre ne doit être au courant.
En dernier lieu, seulement, je suis autorisé à en informer l’Église.
Voici maintenant la mauvaise solution pour l’aider à ouvrir les yeux :
Le chrétien a commis un péché, mais je ne l’ai jamais repris " entre moi et lui seul. "
J’en ai parlé à ses proches en lui demandant de l’avertir. Mais il a continué.
J’en ai parlé au prédicateur, pour qu’il l’avertisse par la prédication.
Mais il a continué.
J’ai parlé à l’Église, mais il a continué.
Alors, toute l’Église s’est débarrassée de ce chrétien.
Le problème ?
Il n’a jamais compris ce qui n’allait pas dans sa vie parce que la victime de son comportement n’est jamais allée le trouver seul à seul pour le reprendre.
Les mauvais regards, les allusions voilées, les messages donnés du haut de la chaire ne suffisent pas à délivrer une âme, qui peut rester prisonnière pendant des décennies parce que l’on n’a pas obéi à la Parole de Dieu. Et lorsque sa réputation est ternie, on ne peut plus revenir en arrière. Jamais.
Jésus n'est pas celui qui condamne, mais celui qui sauve
Qu’en dit la Bible ?
" Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle " dit Jésus. (Évangile de Jean, chapitre 4, verset 14).
" Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en
vérité " dit Jésus. (Évangile de Jean, chapitre 4, verset 24).
" Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. (Jésus) " (Évangile de Jean, chapitre 1, verset 29)
" Le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. " (Première épître de Jean chapitre 1, verset 7)
" Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. " (Évangile de Jean, chapitre 8, verset 36)
" Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. " (Épitre aux Romains, chapitre 6, verset 4)
" Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées. Voici, toutes choses sont devenues nouvelles. " (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 5, verset 17)
L’apôtre Jean rapporte dans son Evangile (au chapitre 4, versets 4 à 42) une conversation qui s’est déroulée entre Jésus et une femme samaritaine, dans un lieu désert, éloigné de la ville.
Elle venait puiser de l’eau.
Pourquoi venait-elle seule et n’était-elle pas accompagnée du groupe coloré et bruyant des femmes du village, qui se retrouvaient ensemble autour du puits, chaque jour à la même heure, comme au lavoir chez nous ?
C’était le moment de raconter ses peines et ses joies, d’écouter celles des autres.
Était-elle lépreuse ? Avait-elle une maladie contagieuse ?
Non.
Elle n’était pas comme les autres femmes. Elle n’avait rien à leur raconter.
Et elle avait peur, peur des jugements, des regards fuyants et même de la pitié des autres. Elle n’avait ni enfants, ni mari.
Ou plutôt si, elle avait eu cinq maris et celui qu’elle avait actuellement n’était pas son mari.
C’était sûrement le mari d’une autre, comme d’habitude. Était-elle une voleuse d’hommes ? Une femme seule qui cherche l’amour coûte que coûte ?
Lorsqu’elle discute avec Jésus, elle comprend qu’il n’est pas comme les autres hommes. Il discerne ce qui est au fond de son cœur et répond à ses interrogations spirituelles. Il est sûrement le premier à s’occuper des besoins de son âme.
Et nous avons, dans l’une des plus belles pages de la parole que Dieu adresse aux hommes, la preuve que son but est de guérir les âmes et les cœurs souffrants, quelle que soit leur détresse et de les amener à vivre dans la lumière, le pardon, une nouvelle vie.
La repentance n’est ni une émotion, ni même une conviction de péché. La vraie repentance, c’est de changer complètement de direction ; c’est de marcher dans le sens opposé de celui qu’on a suivi. C’est de marcher “ en nouveauté de vie ”
Par son Esprit, il s’unit à notre esprit et guérit les corps, les cœurs, les âmes.
Deuxième partie - Vaincre le mal
La nouvelle naissance
La nouvelle naissance est une nouvelle vie intérieure que Dieu nous donne par son Esprit et sa Parole, la Bible.
Un jour Jésus a dit à Nicodème, un important homme religieux qui cherchait le royaume de Dieu : “ Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. ” (Évangile de Jean, chapitre 3, verset 3)
Les enseignements du Christ ont permis à la race humaine de dépasser tout ce qui était mauvais en elle pour son propre bonheur et sa sauvegarde.
En effet, naturellement, les hommes, les femmes, les enfants ont tendance à penser, à dire et à faire des choses mauvaises pour eux-mêmes et pour ceux qui les entourent.
Lorsque nous lisons la Bible, dès le premier livre, la Genèse, nous rencontrons un homme ordinaire, comme toi et moi, qui n’est pas né de nouveau, né de Dieu, et qui tue son frère par jalousie. C’est Caïn, le fils aîné d’Adam et Ève.
Nous lisons le récit de ce drame au chapitre 4 et au verset 7 de ce livre .
Dieu, voyant ses mauvais sentiments à l’égard d’Abel, son frère, tend une perche à Caïn et l’avertit : “ Le péché se couche à ta porte, mais toi, domine sur lui. ” Mais Caïn n’écoute pas, il se jette sur son frère et le tue.
Finalement, sa destinée a été terrible ; il a mené une vie errante et a été malheureux toute sa vie.
Normalement, quand on parle de frères et de sœurs, on s’attend à rencontrer des personnes qui s’entendent bien.
De deux amis qui s’entendent bien, on dit souvent : ils s’entendent comme des frères ou des sœurs.
Mais en réalité, souvent, notre nature humaine est faite ainsi, que les frères, les sœurs, se disputent beaucoup, se querellent pour des choses qui nous semblent sans importance. On dit alors qu’ils s’entendent comme chiens et chats !
Une de mes amies a trois garçons. Lorsqu’ils étaient de petits enfants, elle me disait : “ Si tu leur achètes quelque chose, prends exactement la même chose pour les trois, de la même couleur. Sinon ils vont se disputer violemment.”
Heureusement, maintenant ils sont grands, ils sont tous les trois nés de la Parole et de l’Esprit de Dieu et ils s’entendent très bien.
Le roi Salomon, qui connaissait très bien l’âme humaine, a écrit au chapitre 18 et au verset 19 du livre des Proverbes: “ Des frères sont plus intraitables qu’une ville forte et leurs querelles sont comme les verrous d’un palais. ”
Dans un palais, les portes sont très grandes et très lourdes avec des verrous très solides, impossibles à ouvrir sans de lourdes clés.
Cela veut dire qu’il est difficile d’arrêter les querelles de frères et de sœurs. Ils se disputent souvent et veulent toujours avoir le dernier mot.
Quand on commence une querelle, on est méchant et on rend tout le monde malheureux (Proverbes, chapitre 6, verset 14)
Lorsque tu lis la Parole de Dieu, lorsque tu l’entends, mets la en pratique et tu vivras avec la vie de Dieu en toi.
Nous sommes sur la terre pour apprendre à nous supporter, à nous aimer les uns les autres. Quand on se dispute sans arrêt, on épuise les autres, on les dégoûte et on s’épuise soi-même.
Personne ne voudrait être un meurtrier, pourtant nous lisons dans l’Évangile de Jean , chapitre 3 et verset 15 : “ Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. ”
Celui qui nous a montré la voie de l’amour et du pardon, c’est Jésus-Christ.
Au verset 16 du même chapitre de cet Évangile, nous avons l’exemple inverse de Caïn, c’est celui de Jésus, qui non seulement n’a jamais enlevé la vie de personne, mais encore a donné sa propre vie pour sauver les hommes.
La différence avec Caïn, c’est que Jésus était rempli de l’Esprit de Dieu.
Voici le témoignage sur Jésus : “ Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.” (Première épître de Jean, chapitre 3, verset 16)
El l’apôtre Pierre, dans sa première épître, au chapitre 1 et au verset 22, écrit aux chrétiens : “ Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur. ”
C’est à nous de choisir si nous voulons être comme Caïn ou comme Jésus.
Aux différents âges de la vie, nous sommes soumis à des tentations différentes : paresse, désobéissance, mensonge, gourmandise ,convoitise et vol, agressivité en paroles, en gestes, attirance vers des spectacles impurs, comportements impurs…
C’est contre ces tentations que nous avons à nous battre pour devenir des hommes et des femmes de qualité, capables d’être heureux et d’aider les autres.
Nous devons faire tous nos efforts pour vivre loin du mal, et en même temps compter sur le secours de Dieu.
Nous avons toujours le secours de Dieu lorsque la tentation nous semble trop forte, si nous voulons vraiment obéir à Dieu et faire du bien à notre prochain.
Et qui est mon prochain penses-tu peut-être ? C’est celui qui vit près de moi. Mon père, ma mère, mon frère, ma sœur, mon camarade d’école, de collège, de lycée, de travail, mon professeur, le malheureux que je croise, l’étranger ;…
C’est à la maison par exemple que l’on pourra commencer à manifester le changement de cœur et de comportement que Dieu nous propose.
Ensuite à l’Église, à l’école, au travail, dans nos activités de loisir, et partout où nous nous trouvons.
Comment vaincre le péché, la tentation, la convoitise ?
1 Comment se garder soi-même, d’où vient le péché ?
1- Il est important, avant de parler des armes que Dieu a mises à notre disposition pour vaincre le péché, de comprendre le mécanisme du péché.
On lutte beaucoup plus facilement contre un ennemi que l’on connait, que contre un ennemi que l’on ne connait pas.
Si vous savez par quels moyens le péché peut pénétrer dans votre âme et votre esprit, alors vous aurez des armes pour lui fermer toutes les portes. Car il s’agit effectivement d’apprendre à fermer des portes !
Je m’explique : notre corps possède cinq portes, par lesquelles nous aurons à choisir de laisser entrer certaines choses ou pas, pour préserver notre âme, notre esprit, notre corps de la chute sur cette terre et pour les préserver de la mort éternelle .
Ces cinq portes, nous les connaissons bien, elles nous mettent constamment en contact avec les autres et avec le monde qui nous entoure.
Ce sont :
- la vue, qui nous permet de voir, de regarder
- l’ouïe, qui nous permet d’entendre, d’écouter
- l’odorat, nous permet de sentir les odeurs
- le goût nous permet de sentir les saveurs
- le toucher, par les terminaisons nerveuses que nous avons sous la peau et dans tout notre corps, nous permet de ressentir toutes sortes de sensations, qui peuvent être agréables ou désagréables .
Ce n’est pas pour nous prendre au piège que Dieu nous a donné la capacité de communiquer avec ce qui nous entoure. Sans communication, sans relations, il n’y a pas de vie possible.
Néanmoins, nous sommes ici-bas pour apprendre à distinguer ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas.
Et plus nous apprendrons tôt dans notre vie à faire cette distinction, plus nous aurons d’opportunités de faire de bons choix et d’être heureux dans notre vie.
Ce n’est pas quand on est déjà engagé dans des choix fondamentaux comme ceux du mariage, de l’orientation professionnelle ou autre qu’il faut comprendre cela. C’est bien de pouvoir faire de bons choix dès le début de sa vie lorsque l’on est adolescent ou jeune adulte.
Tout ce qui pénètre en nous par nos organes des sens influence notre pensée et c’est dans la pensée que naissent les désirs.
Ce sont nos organes des sens qui nous mettent en contact avec la tentation et la convoitise.
Nous avons reçu de Dieu un guide très complet, qui nous permet de savoir ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas, c’est sa Parole, la Bible.
La Parole de Dieu est comme un miroir dans lequel nous pouvons voir la gloire de Dieu et de Christ d’un côté, et, de l’autre côté notre propre visage intérieur, ce que nous sommes et ce qui a besoin de changer en nous.
Nous avons constamment besoin du pardon de Dieu et de sa grâce pour être transformés à l’image de Jésus (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 3, verset 18) et nous devons aussi faire tous nos efforts pour y parvenir.(Deuxième épître de Pierre, chapitre 1, verset 5)
Le regard :
Notre pensée est influencée par le regard.
Il y a des choses et des êtres que nous voyons par la force des choses, il y en a d’autres que nous regardons volontairement.
Le célèbre roi David cherchait à plaire à Dieu. Il dit lui-même au psaume 101 et au verset 3 :
“Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux ; je hais la conduite des pécheurs ; elle ne s’attachera pas à moi. ‟
Il était bien conscient que le péché découle souvent de ce que nous regardons.
Et le jour où il a mis devant ses yeux ce qu’il n’aurait pas dû mettre, il a commis la pire faute de sa vie et a entraîné toute sa famille dans le malheur. Comment cela s’est-il passé ?
Lisons au deuxième livre de Samuel (chapitre 11, versets 2 à 4)
Il aperçoit, alors qu’il se promène sur le toit de la maison royale une femme très belle de figure. Elle était l’épouse d’un de ses chefs de guerre. (Deuxième livre de Samuel, chapitre 11, versets 2 à 4)
Jusque là il n’y a pas de faute ni grand risque. Cela peut nous arriver à tous, à toutes, d’apercevoir quelqu’un ou quelque chose qui nous plaît vraiment.
Là où le risque devient majeur, c’est lorsqu’il envoie quelqu’un la chercher. Pourquoi ? Parce qu’il voulait la voir de plus près. Il a déjà franchi la limite. De quel droit voulait-il passer un moment en sa compagnie, alors qu’il savait que le mari de cette femme était loin, sur un champ de bataille ?
Et bien sûr, il s’expose lui-même à la tentation, il “ tombe dans le panneau ‟ et il commet adultère.
Il y a une différence entre voir et regarder.
Job aussi faisait partie de ceux qui cherchaient à plaire à Dieu et qui attendaient la vie éternelle. Voici ce qu’il dit :
“ J’avais fait un pacte avec mes yeux, et je n’aurais pas arrêté mes regards sur une vierge. Quelle part Dieu m’eût-il réservée d’en-haut ? La ruine n’est-elle pas pour le méchant, et le malheur pour ceux qui commettent l’iniquité ? ‟
(Job, chapitre 3, versets 1 à 3)
Job était marié et jamais il ne se permettait de regarder une autre femme avec convoitise. Jamais non plus il ne se permettait de la regarder d’un regard appuyé pour ne pas la tenter.
S’il est important d’être vêtu et coiffé comme le veut notre époque (il ne s’agit pas de ressembler à un personnage qui sort d’une machine à remonter le temps), Dieu nous demande de respecter des règles de décence et de modestie. (Première épître à Timothée, chapitre 2, verset 9)
Car bien entendu, il existe des manières de se vêtir et de se coiffer qui attirent exagérément les regards sur une personne et peuvent être une occasion de chute pour les autres.
Ce que nous entendons peut aussi faire la guerre à notre âme, alors prenons garde à ce que nous écoutons : une musique qui éveille en nous la sensualité, la violence ; des paroles et des plaisanteries impures, de la calomnie, de la médisance.
A toutes ces choses il est important que nous fermions nos oreilles, ainsi qu’à tout discours ou spectacle qui peut souiller notre âme.
Une âme souillée par le mal ne peut être en véritable communion ni avec Dieu ni avec son prochain.
Sentir des odeurs, comme celle du tabac, de l’alcool, de la drogue, dont nous sommes devenus dépendants pour les avoir consommés dans le passé, peut s’avérer nocif et nous amener sur la pente de la rechute.
Goûter, à des aliments, des boissons dont nous sommes devenus dépendants, faire usage de boissons alcoolisées en excès, d’aliments en excès, voila ce que nous apprendrons à dominer par la présence de Dieu en nous.
Toucher : Il est des sensations physiques dont nous ne savons plus nous passer pour les avoir éprouvées sans tenir compte des avertissements de Dieu.
Pourquoi nous tenir en garde contre tout ce qui se présente à nous et qui est déconseillé par la parole de Dieu ? Violence, impureté, cupidité, recherche du pouvoir …
Parce que ces choses nous attirent vers elles, elles sont agréables à nos sens et elles font naître en nous la convoitise (désir immodéré, impérieux, de posséder quelque chose).
Ensuite, comme le dit l’apôtre Jacques dans son épître (chapitre 1, verset 15), “ la convoitise enfante le péché.‟
Et l’apôtre Pierre nous dit (Deuxième épître de Pierre, chapitre 1, verset 4) : “ La corruption existe par la convoitise. ‟
Et enfin Paul conclut (Épître aux Romains, chapitre 6, verset 23) : “ Le salaire du péché, c’est la mort. ‟
Peut-être, arrivé à ce point de ta lecture, penses-tu en toi-même : pour ne pas pécher, il faudrait que je vive comme un ermite, retiré du monde et éloigné de toutes les tentations.
Mais ce n’est pas du tout ce que Dieu veut pour nous, ses enfants. Nous sommes appelés à être la lumière du monde, à vivre au milieu du monde, et à vivre de la vie de Dieu au milieu du monde.
Il est bien évident que sans la présence de Dieu en nous, sans son Esprit en nous, nous ne pouvons rien faire.
C’est ce que dit Jésus : “ Sans moi vous ne pouvez rien faire “ (Évangile de Jean, chapitre 15, verset 5)
Voici la prière de Jésus à Dieu son Père, à la fin de son ministère, pour nous, ses frères et sœurs (Évangile de Jean, chapitre 17, versets 15 à 17) : “ Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie les par ta vérité : ta Parole est la vérité. ‟
Dans la prière que Jésus nous a donnée, il indique clairement que nous devons demander à Dieu : “ Ne nous induis pas en tentation mais délivre-nous du malin. ‟ (Évangile de Matthieu, chapitre 6, verset 13)
Induire veut dire : pousser quelqu’un à faire quelque chose.
2- Comment vaincre le péché ?
Nous vivons dans ce monde, mais nous ne l’aimons plus. Nous avons rencontré Dieu, fait l’expérience de son pardon en Jésus-Christ, de la Nouvelle Naissance par le Saint-Esprit.
Notre allié pour nous permettre de vivre saintement dans ce monde totalement injuste et souillé, c’est Dieu. Prenons garde de ne pas attrister le Saint-Esprit qui demeure en nous.
C’est en comptant pleinement sur la grâce de Dieu, en lui faisant confiance, que nous resterons purs au milieu d’un monde où règnent l’injustice et la méchanceté.
Penchons-nous sur la première épître de Jean et nous aurons le secret de la victoire. Laissons nos yeux, nos oreilles, nos sens être pénétrés de ce que l’apôtre Jean, témoin visuel et très proche de Jésus, nous donne de la part de Dieu.
Voici ce qui donnera la vie à notre âme :
Dans la première épître de Jean, au chapitre 1 :
- Verset 3 : “ Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons … ‟
- Verset 7 : “ Si nous marchons dans la lumière, comme il est Lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché . ‟
- Versets 8 et 9 : “ Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de toute iniquité . ‟
Personne n’est aussi proche de la sainteté que celui ou celle qui est pleinement conscient et attristé de son péché.
Il important de savoir que l’ennemi de nos âmes, Satan, cherche par tous les moyens à provoquer notre chute.
Si nous ne sommes pas attachés fortement à Dieu, un jour ou l’autre nous sombrerons dans un péché, parfois horrible, un péché dont jamais nous n’aurions pensé devoir ressentir la souillure. Cherchons Dieu dans sa parole.
Ce n’est pas la volonté de Dieu qu’il se perde un seul être humain. Il nous tend une main secourable pour nous faire sortir du péché et il le fait gratuitement, par amour paternel.
Il pleure sur nos péchés et veut nous rendre forts.
N’aimons pas un monde où tout ce qui n’est pas beau, riche, intelligent n’est pas considéré. “… car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père mais vient du monde.
Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement . ‟ (Première épître de Jean, chapitre 2, verset 13)
Dieu a fait sa part dans l’œuvre du salut du monde. Il a donné son fils unique, Jésus, pour notre salut (Évangile de Jean, chapitre 3, verset 16).
Il nous a donné son Esprit, un Esprit de force, d’amour et de sagesse. (Deuxième épître à Timothée, chapitre 1, verset 7)
Voulons-nous vraiment vivre comme Dieu nous le propose ? C’est une vie exaltante, digne d’être vécue, comme Dieu veut nous la donner. Elle ne laisse derrière elle ni regrets ni remords.
Si nous sommes un jour libérés du tabac, de l’alcool, de drogues de toutes sortes, des excès de table, de la grossièreté, de la paresse, de la brutalité ou de la violence, du vol, du mensonge, du meurtre, de l’adultère vécu ou pensé, de relations sexuelles hors mariage ou de tous types de perversions sexuelles, de la pédophilie, de la masturbation, des mauvais spectacles et lectures, du jeu, de l’avarice ou de l’excès de dépenses, de convoitises de toutes sortes, de la médisance et de la calomnie, de la méchanceté, de la jalousie ou de l’envie, de l’indifférence, de l’esprit de division ou de discrimination, de l’orgueil, de la vanité, d’un esprit dominateur, méprisant …
… c’est que nous l’aurons décidé de toutes nos forces en comptant sur la grâce de Dieu.
C’est que nous aurons appris à nous garder nous-mêmes pour que le malin ne nous touche pas. (Première épître de Jean, chapitre 5, verset 18)
“ Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. ‟ (Première épître de Jean, chapitre 2, verset 14)
Combattre ce qui nous entraîne à la chute (Addictions/Violence, orgueil, mensonge, jalousie)
1 - Addictions
Il existe plusieurs types d’addictions :
1 Des addictions à un produit :
- tabac,
- alcool
- médicaments psychotropes (utilisés surtout pour lutter contre l’anxiété et l’insomnie, particulièrement les benzodiazépines)
- le cannabis
- la cocaïne
- les opiacés (héroïne, morphine …)
- les drogues de synthèse (amphétamines, hallucinogènes) …
2 Et des addictions dites comportementales :
- jeu de hasard
- activités sportives intensives
- addiction au sexe
- achats compulsifs
- addictions à internet (cyberaddictions)
Quelle que soit l’addiction dont nous sommes esclaves, Dieu a la puissance de nous en délivrer, de nous en faire triompher en Jésus-Christ.
Il a pourvu à notre libération. A nous de la saisir.
Cette libération, Anne, une amie très proche l’a vécue de façon radicale. Nous l’avons portée et incitée à ne pas se décourager lorsqu’elle perdait espoir. Mais c’est l’action du Saint-Esprit en elle qui a permis une libération extraordinaire.
Une addiction à l’alcool, le tabac, les médicaments psychotropes, l’avait conduite avec une dépression grave en service de psychiatrie.
Au contact de la Parole de Dieu et aidée par deux amies fidèles, elle a été délivrée de toutes ces addictions très rapidement et a pu reprendre une vie normale et accomplir une longue carrière professionnelle en milieu médical. Elle était une excellente professionnelle et demeure très active et utile dans diverses associations et au service de l’Église depuis sa retraite.
L’action de Dieu est toujours adaptée à la personne qui en bénéficie, bien sûr, et la délivrance peut être dans d’autres cas progressive. Nous avons la volonté de faire le bien, mais nous n’en avons pas la force naturellement, si ce n’est par Jésus-Christ. (Lire dans l’épître de Paul aux Romains : du chapitre 7 verset 15 au chapitre 8 verset 14)
Jusqu’où peut mener l’addiction au jeu ?
J’ai vu ce matin en visite médicale une femme en pleine dépression nerveuse. Comme je suis médecin du travail, je l’ai bien sûr interrogée pour savoir si son état était lié à ses conditions de travail.
Elle m’expliqua qu’il n’en était rien, mais que sa souffrance était liée à un grave problème familial. Un crime odieux.
Au mois d’août de l’année précédente, sa propre mère de 64 ans avait été retrouvée chez elle, morte, percée de 53 coups de couteau .
L’enquête avait conclu, avec toutes les preuves à l’appui, à la culpabilité de son fils de 43 ans qui vivait chez elle, ne travaillait pas et avait une addiction aux jeux d’argent. Il était bien sûr très endetté.
Il avait découvert un jour que sa mère avait une bonne somme d’argent sur un compte bancaire et il avait emprunté son chéquier pour rembourser ses dettes de jeu. Lorsqu’elle s’était aperçue de son vol, il l’avait tuée.
Quel drame pour cet homme, qui plongea toute sa famille dans la souffrance et sa propre vie dans le malheur, dans une voie sans issue, celle de la prison !
Il s’était petit à petit livré à l’attrait du jeu, avec peut-être l’espoir de vivre riche sans travailler et il était devenu esclave de son péché.
Comme le dit Jésus : “ Quiconque se livre au péché est esclave du péché. ” (Évangile de Jean, chapitre 8, verset 24)
N’y-a-t’il aucun espoir pour celui ou celle qui est esclave du jeu ?
Voici le témoignage d’une délivrance spectaculaire :
J’ai connu personnellement un homme, Etienne B., industriel très riche, qui vivait sur les bords du Lac Léman.
Il avait une véritable addiction aux jeux d’argent et se précipitait dès qu’il le pouvait au Casino d’Evian, où le directeur l’accueillait comme son ami personnel .
Il perdait régulièrement de fortes sommes d’argent mais sa fortune lui avait permis de ne rien révéler à son épouse pendant longtemps.
Mais un jour il comprit qu’il allait détruire sa famille. Il se mit à genoux et cria de toutes ses forces vers Dieu pour être délivré de cet esclavage. C’était un homme qui lisait la Bible depuis un certain temps et qui comprit que Dieu avait la puissance de le libérer.
Il était déterminé, il avait foi en Dieu et il fut complètement délivré de son addiction.
Lorsque le directeur du Casino, le voyant passer, lui ouvrit les bras, Etienne lui expliqua son expérience et refusa d’entrer, malgré l’invitation pressante de son ami.
Il ne se livra plus jamais à ces jeux destructeurs et remerciait Dieu tous les jours de sa liberté intérieure et de son bonheur familial. Lui et son épouse sont très âgés maintenant, mais toujours heureux et remplis d’énergie.
En prenant Jésus-Christ comme Sauveur, Etienne a été affranchi de la loi du péché et de la mort : “ La loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la
mort . ” (Épitre aux Romains, chapitre 8, verset 2)
Ce que Dieu veut, c’est que nous ne vivions pas sous l’influence de comportements qui ont sur nous des conséquences négatives sur les plans personnel, familial, social et professionnel.
Il a pourvu à notre libération. A nous de la saisir avec détermination.
L’addiction à internet, aux jeux vidéo
Je viens d’entendre au bulletin d’informations internationales que des millions de jeunes en Chine sont littéralement intoxiqués par leur addiction à Internet.
Ils “ surfent ” jusqu’à 18 heures par jour sur leur écran et certains se vantent de pouvoir cliquer plus de 300 fois par minute sur la souris. Leur éducation, leur évolution intellectuelle, émotionnelle, relationnelle, sont stoppées.
Cette activité est considérée comme le nouvel opium électronique du peuple et elle peut même nécessiter, comme toute toxicomanie, une désintoxication en milieu spécialisé.
Les autorités chinoises, alertées par ce problème de santé publique, font intervenir le corps médical pour guérir ces jeunes avec des médicaments, des séances de psychothérapie.
Pour les jeunes intoxiqués par les jeux vidéo violents, les autorités ont recours à l’armée, pour mettre les jeunes, avec des armes non chargées bien sûr, en situation de combat réel.
Les jeunes gens, habitués à vivre ainsi leurs émotions dans un monde virtuel et magique, peuvent ainsi prendre conscience à quel point la réalité est dure et contraignante, bien éloignée de ce que l’on peut en connaître par l’image.
Le monde virtuel peut devenir aussi dangereux qu’une drogue. Pour progresser dans leur niveau de performance, beaucoup de personnes passent, jour et nuit, des heures sur leurs écrans et elles perdent pied par rapport à leur vie réelle et deviennent incapables d’assumer leurs responsabilités dans tous les domaines.
L’addiction à l’alcool et aux drogues
“ Ne vous enivrez pas, c’est de la débauche. Soyez au contraire remplis de l’Esprit .”
(Épitre aux Ephésiens, chapitre 5, verset 18)
Au cours de la visite de médecine professionnelle et préventive, j’ai été obligée de proposer des inaptitudes temporaires au poste de travail. Aujourd’hui, c’est un agent du service de la propreté urbaine qui est devant moi. Il conduit le camion de ramassage des ordures ménagères, mais la directrice des ressources humaines m’a dit qu’il devenait très dangereux sur la route. A l’examen clinique, il a tous les symptômes d’une maladie alcoolique.
Le bilan sanguin systématique, qu’il a accepté, révèle une atteinte du foie très importante. Il se met à pleurer lorsqu’il sait qu’il ne pourra plus conduire. Mais je lui explique les risques qu’il court pour lui-même et les autres, et la responsabilité de l’employeur.
La mesure n’est pas définitive, il le sait, et quelques semaines plus tard, au vu de son état de santé et des analyses de sang qu’il a acceptées, je peux le remettre apte à son poste. Il sait qu’il sera surveillé, mais il sort du cabinet avec un grand sourire.
L’alcool est une drogue dure. Mais en France il est de bon ton de partager un verre de vin avec ses invités. Le bon vin français fait notre fierté internationalement !
Si l’on peut en boire modérément, c’est bien. Certaines personnes n’en boivent jamais et n’éprouvent aucun manque.
Mais il y a en France 2 millions environ de buveurs alcoolo-dépendants (ils éprouvent le besoin de boire de l’alcool dès le matin), et environ 5 millions de personnes ayant un problème avec l’alcool (par exemple les gros buveurs du week-end)
La maladie alcoolique a beaucoup de répercussions dans le domaine professionnel comme dans le domaine relationnel, familial, à cause des troubles du comportement qu’elle entraine.
Les employés qui nous posaient le plus de problèmes, à mes collègues et à moi-même, ainsi qu’aux services des ressources humaines, étaient les malades atteints de maladies psychiatriques qui refusaient de se soigner et les malades alcooliques qui vivaient dans le déni et refusaient les soins.
Nous avions deux solutions, aussi mauvaises l’une que l’autre : en les maintenant sur un poste de travail aménagé, nous leur permettions de conserver un lien social avec des collègues, car leur vie personnelle était souvent solitaire.
Mais au bout d’un moment, les collègues ne pouvaient plus supporter leurs insuffisances professionnelles ni leurs troubles du comportement. Il fallait trouver un autre service. Nous appelions cela le système de la patate chaude, que l’on se refile de main en main parce qu’elle brûle.
Si l’on décidait un arrêt maladie, la deuxième solution qui demeurait, l’isolement et la dépression accentuaient la maladie.
J’ai reçu en visite médicale une femme dont le foie était détruit à cause le l’alcool. Quelques jours avant son décès, elle est venue me montrer son dos. Elle était tombée sur le dos quelques heures auparavant et une quantité impressionnante de sang était répandue sous la peau. Le foie ne fournissait plus les facteurs de coagulation nécessaires. Elle est décédée quelques jours plus tard.
J’avais eu l’occasion de lui offrir une Bible et de témoigner de ma foi. Le prêtre qui a procédé aux obsèques a dit qu’elle cherchait Dieu et que l’on avait trouvé chez elle une Bible.
Si la connaissance de Dieu était répandue, aurait-on besoin de toutes ces substances pour trouver le bonheur ?
Beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles boivent de l’alcool, et parfois de façon importante ou répétitive. Ils se sentent invincibles et sont certains de pouvoir arrêter quand ils le veulent.
J’ai en tête cet homme, jeune encore, qui buvait beaucoup d’alcool, et quotidiennement. Il était sur son lit de mort, atteint d’un cancer lié à son addiction et il répétait fièrement : je peux m’arrêter quand je veux !
Les jeunes qui ont été de gros buveurs réguliers ont souvent bien du mal à se passer de l’alcool à l’âge adulte.
Heureusement, en le décidant et en comptant sur la grâce de Dieu, on peut être affranchi de cet esclavage. Il faut parfois lutter toute sa vie. Ne pas commencer, c’est beaucoup mieux. Et quelle liberté intérieure !
L’alcoolisme touche parfois même des femmes enceintes. Lorsque le fœtus est exposé à l’alcool, il souffrira plus souvent de troubles du comportement, et de retard de développement. Si l’alcoolisme est important, on peut avoir même des malformations, une atteinte du cerveau.
L’enfant sera marqué toute sa vie par la maladie et la famille qui l’entoure souffrira également.
Il existe une méthode thérapeutique en 4 mots pour aider les buveurs excessifs à s’affranchir de leur addiction. On l’appelle la méthode H3D. C’est une méthode intéressante.
Quels sont ces quatre mots ?
- Je n’ai pas honte de ce que j’ai été. Il est vrai que l’alcoolisme est une maladie qui a besoin d’être traitée, comme les autres. Culpabiliser les buveurs excessifs ne les aide pas à s’en sortir.
- Je suis honnête avec moi-même, je ne cherche pas à me cacher mon état. Je ne vis pas dans le déni.
- Je suis humble et modeste, je reconnais que j’ai besoin des autres pour m’en sortir.
- Je sais que je dois avoir pour but de trouver une sobriété émotionnelle, je dois trouver les désirs pour y parvenir (d’autres centres d’intérêt que l’alcool)
Cette méthode a été élaborée par une femme qui a tout perdu à cause de son addiction à l’alcool.
Alors qu’elle était cadre supérieur dans un grand groupe du BTP, elle s’est un jour retrouvée ivre morte au milieu de centaines de ses collègues, lors d’un rassemblement festif du personnel. Le lendemain elle était licenciée.
Veuve et seule au monde, elle a pensé au suicide. Mais au lieu de cela, elle est entrée dans une église, chose qu’elle n’avait pas faite depuis fort longtemps.
Lorsqu’elle est sortie de l’église, c’était un jour de janvier à 19 heures précises, elle a senti “ qu’une espèce de force était entrée en elle ” . Et, dit-elle : “ j’ai eu envie de m’en sortir. ”
Elle est très reconnaissante à toutes les personnes qui l’ont aidée, mais elle date très précisément sa guérison de ce jour de janvier à 19 heures.
En rentrant chez elle, elle s’est fait un chocolat chaud. C’était un goût qu’elle avait oublié, car depuis des années, elle ne buvait que des boissons alcoolisées.
Et le retour à la vie s’est fait à partir de ce jour là.
Pour moi, médecin, la médecine a ses guérisons et elles sont nombreuses. Mais Dieu est le Dieu du miracle. Il peut opérer des délivrances instantanées et des guérisons médicalement impossibles.
En prenant connaissance de cette méthode H3D, j’ai pensé à ces quatre mots dans la Bible.
Dans l’épître de Paul aux Romains, au verset 16 du 1er chapitre : “ Car je n’ai pas HONTE de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. ”
Dans la même épître ,au verset 13 du chapitre 13 : “ Marchons HONNÊTEMENT, comme en plein jour, loin des orgies et de l’ivrognerie. ”
Dans l’Évangile de Matthieu, chapitre 11, versets 28 et 29 , Jésus dit à ceux qui l’écoutent : “ Venez à moi , vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et HUMBLE de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. ”
Dans l’Épitre aux Colossiens, chapitre 3 verset 5e: “ Faites donc mourir ce qui … est terrestre, la débauche,… les mauvais DESIRS. ”
Ce qui est remarquable dans le témoignage de cette femme, c’est qu’elle a vécu cette guérison toute seule, sans aucune aide humaine. En entrant dans cette église, elle a pris conscience qu’elle avait un Père céleste et elle est rentrée chez elle guérie.
Quand on croit en Dieu, en Jésus, les mauvais désirs disparaissent.
La solution est là : Cherchez à connaître Dieu dans sa Parole, la Bible, et soyez remplis de l’Esprit de Dieu. C’est ce que Dieu veut pour chacun de nous.
L’addiction à toutes sortes de drogues fait l’objet de programmes médicaux dans tous les pays. Avec des succès et très souvent des rechutes. Comme pour l’alcool, qui est une drogue dure, sans renier le travail remarquable des équipes médicales, je peux affirmer que j’ai entendu et lu de nombreux témoignages de délivrance et de retour à une vie nouvelle chez des personnes qui se sont tournées vers Dieu et sa Parole.
L’Addiction au tabac
Je me souviens encore, après plus de cinquante ans, de cet homme qui finissait sa vie en service de pneumologie où je faisais un stage. Il souffrait d’une insuffisance respiratoire chronique, après avoir eu une bronchite chronique liée à un tabagisme de longue date. La majorité des cas de BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) est consécutive au tabagisme.
Sa respiration était rapide, saccadée, il était constamment sous oxygène et ne pouvait plus faire le moindre effort. Je lui disais : “ C’est pénible, hein ? ” et il répondait invariablement :“ Ce n’est rien de le dire ! ”
Le professeur de pneumologie me disait que la grande majorité des cancers du poumon étaient également liée au tabagisme.
C’est de ce cancer qu’est décédé l’un de mes proches. Un homme brillant, directeur dans une grande maison d’Édition. Mais un grand consommateur de cigares. Il est parti à 50 ans, après une longue agonie.
Son dernier fils, qui avait alors 3 ans, ne supportait pas de voir son père, autrefois grand et fort, s’affaiblir de jour en jour. Le petit manifestait sa souffrance par des crises de violence.
Mais j’ai vu également un grand nombre de personnes être affranchies de ce besoin de fumer en cherchant à connaître Dieu, par la lecture de la Bible et l’action de l’Esprit de Dieu, en priant avec foi et détermination pour cette guérison
Dans certains cas, la libération a été immédiate et dans d’autres plus progressive. Mais quelle victoire contre une addiction dont il est très difficile de se débarrasser naturellement et même avec des traitements médicaux !
2 - Violence, orgueil, mensonge, jalousie
La violence et la colère
Lecture : “ Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle, en m’établissant dans le ministère, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité ; et la grâce de notre Seigneur a surabondé, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ. C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier.” (Première épître à Timothée, chapitre 1, versets 12 à 15)
Témoignage :
“ Lorsque je lui ai demandé quels étaient les souvenirs qu’il conservait de son service militaire, il m’a parlé, avec un grand sourire, d’une bagarre mémorable qu’il avait provoquée. J’ai alors compris que la violence et la colère le dominaient depuis sa jeunesse.
C’est cette violence, cette colère, qui lui ont fait perdre son travail, sa famille, et qu’il a retournées un jour contre lui-même par une tentative de suicide. Il en est sorti paralysé. Mais sa colère a continué à se manifester, verbalement. Jusqu’à la fin de sa vie, les films et les spectacles les plus violents, souvent nocturnes, ont été son quotidien. ”
Si l’on cherche les racines de sa colère, on trouvera des souffrances dans l’enfance, des frustrations. Il avait certes des circonstances atténuantes, et nous en avons tous.
Mais il n’est pas bon de vivre sous l’influence de la violence, d’être dominé par elle, et parfois de s’en glorifier. Elle détruit notre vie et celle des autres. Il est important de s’en débarrasser au plus vite. Pour y parvenir, cherchons à connaître Dieu. Par sa Parole, la Bible, par son Esprit, il nous donne la victoire sur cette souffrance qui nous enserre et nous fait exploser.
Le dernier jour de sa vie, cet homme de 50 ans a demandé pardon à sa famille de tous les soucis qu’il avait causés à ceux qui l’aimaient. A sa cousine qui le veillait, il demandait s’il existait un escalator pour monter les fauteuils roulants jusqu’au ciel et alors qu’il ’écoutait un cantique, j’ai vu apparaitre un grand sourire sur ses lèvres.
Voici ce cantique :
Tel que je suis sans rien à moi/Sinon ton sang versé pour moi/Et ta voix qui m’appelle à toi/Agneau de Dieu, je viens, je viens.
Jésus est l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.
Le pardon de Dieu ne fait jamais défaut à qui le demande, même à la fin de la vie. Mais combien il est triste de constater le champ de ruines que l’on laisse derrière soi.
La colère est mauvaise conseillère. Elle nous fait faire des actions que nous regretterons souvent toute la vie. Un jeune homme a été tué d’un coup de couteau dans une rue voisine de la mienne. Sa vie, ses rêves, son avenir lui ont été enlevés, sa famille le pleure, l’auteur du crime est en prison.
L’apôtre Paul était un homme particulièrement violent. Et pourtant il était un chef religieux de premier ordre, connaissant et appliquant toute la loi de Dieu.
Croyant obéir à Dieu, il faisait jeter en prison hommes et femmes, de ceux qui croyaient en Jésus. (Actes, chapitre 22, versets 4 et 19)
Il détruisait des familles entières, parce qu’il ignorait la véritable nature de Dieu.
Il est devenu ensuite un homme plein de douceur et de patience, et cela à l’égard de tous, amis et ennemis.
Comment cela a-t-il pu se faire ? A-t-il eu besoin pour y parvenir d’une force d’âme exceptionnelle ?
Non, c’est entièrement l’œuvre de Dieu, s’accomplissant chez celui qui a le cœur brisé du mal qu’il a commis.
Et voici quels en sont les moyens : Dieu lui a fait miséricorde et sa grâce a surabondé. Paul a été pleinement pardonné à cause du sacrifice de Jésus à la croix.
Ensuite, la foi et la charité ont abondé en lui, parce qu’elles sont en Jésus-Christ (v. 14) et que Paul avait l’Esprit de Christ.
Libéré de sa haine, de sa violence, de sa colère, il était pleinement heureux quelles que soient les circonstances.
Il est une chose que nous oublions parfois, c’est que la violence est aussi souvent verbale. Même si nous ne crions pas, nous pouvons tuer quelqu’un, en ruinant sa réputation, simplement en disant du mal de cette personne.
Que nos paroles jugent quelque chose de mal dans le prochain ou que ce soient des calomnies, il est important que nous ne jugions pas. Si nous jugeons, soyons sûr que nous serons aussi jugé.
Les mots maudire et malédiction nous font peur. Ils sont synonymes de violence, de malheur et de souffrance.
Mais maudire, c’est tout simplement “ dire du mal ”.
Alors, attention à la violence de nos paroles. N’ayons pas une langue qui tue. Bénissons et ne maudissons pas.
Nous pouvons susciter la violence et la colère chez les autres en établissant des comparaisons , ou en ayant un discours moralisateur. Dieu ne nous demande pas de faire la morale aux autres, parce que le meilleur d’entre nous est pire qu’un buisson d’épines, comme le dit la Bible.
Dès que nous jugeons quelqu’un, Dieu peut nous prouver que nous ne sommes pas meilleurs que celui ou celle que nous avons jugé. (Évangile de Matthieu, chapitre 7, Versets 1 à 5)
Etablir une comparaison entre deux personnes, faire la morale à quelqu’un sans pitié, c’est souvent l’humilier et cela peut le rendre violent.
Caïn a tué son frère Abel, parce qu’il s’est comparé à lui.
Il n’a pas compris que Dieu avait un égal amour pour lui et pour son frère et qu’il lui offrait la possibilité de surmonter sa colère.
Nous avons, nous, l’Esprit de Christ pour surmonter notre colère. Dieu nous a graciés, ne méprisons pas cette grâce et tenons fermes dans cette nouvelle vie.
Dieu veut pourtant que nous soyons violents dans un domaine, celui de nous emparer du royaume de Dieu. Et le royaume de Dieu, c’est la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. (Épître aux Romains, chapitre 14, verset 17)
Orgueil ou humilité ?
Lecture : “ Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, lequel , existant en forme de Dieu n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. ”(Épître aux Philippiens, chapitre 2, versets 5 à 8)
Nous sommes tous des orgueilleux, nous avons souvent le désir de dominer les autres, dans un domaine ou un autre.
Mais ce n’est pas ainsi que Dieu voit les choses pour nous. Il nous incite à rechercher les choses simples, à aider les plus faibles à s’élever. “ N’aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui es humble. ” (Épître aux Romains, chapitre 12, verset 16)
Cela est bon, non seulement pour ceux que nous aidons, mais aussi pour nous-mêmes.
L’histoire des peuples nous donne des leçons. C’est souvent au prix du sang des autres que les grands conquérants ont conquis leur royaume.
Jésus seul a acquis le sien au prix de son propre sang, pour nous donner un héritage et une espérance éternelle.
Sachant que nous étions tous privés de la gloire de Dieu à cause de notre péché (Épître aux Romains, chapitre 3, verset 3), il a accepté d’être victime pour notre relèvement.
Dieu avait en effet la volonté de conduire à la gloire beaucoup de fils. (Épître aux Hébreux, chapitre 2, verset 10)
Satan au contraire ne supporte pas à ses côtés la présence d’un “ alter-ego ”, un autre “ moi-même ”. Mais son orgueil le conduira à la déchéance.
Que devons-nous faire ? Avoir en nous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. C’est l’ordre de Dieu.
Mais comment avoir ces sentiments ? Il est impossible au cœur humain de s’effacer devant les autres, de produire des sentiments purs, dénués d’égoïsme.
Si nous pensons être des gens de bien, de bonne moralité, nous nous trompons nous-mêmes. Dieu n’a que faire de notre moralité, elle n’est qu’apparence et conduit à une fausse sainteté.
Le grand philosophe chrétien Blaise Pascal disait lui-même : “ L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que lorsqu’il veut faire l’ange, il fait la bête. ”
Dans nos rapports avec les autres, même dans l’Église, nous voudrions être parfaits. Mais nous pouvons faire bonne figure aux autres et avoir en nous-mêmes des conflits.
La seule voie de la sainteté consiste à reconnaitre que nous sommes pécheurs, faute de quoi nous le faisons menteur (Première épître de Jean, chapitre 1, verset 10), et à demander ensuite à Dieu de nous donner son Saint-Esprit, qui produira en nous les sentiments qui étaient en Christ. Cette repentance est encore une grâce de Dieu.
Quelquefois, pour être vraiment utiles à Dieu, nous avons besoin de nous voir en pleine lumière, tels que nous sommes. Les chutes les plus graves, comme celle de l’ apôtre Pierre, nous apprennent seulement à désespérer de nous-mêmes, et nous rendent aptes à être saints en Christ et pour Christ.
Mensonge
Lecture : “ Rejetant donc toute malice et toute ruse, la dissimulation, l’envie, et toute médisance… ”(Première Épître de Pierre, chapitre 2, verset 1)
Nous sommes parfois très tentés de dissimuler aux autres ce que nous faisons, parce que nous avons peur des conséquences de nos actes.
Mais nous ne devons pas oublier que Satan est le père du mensonge.
Et peu de choses peuvent mettre ceux avec lesquels nous vivons dans une fureur extrême comme le sentiment d’avoir été trompés.
Le jour où j’ai menti à ma mère, je me suis demandé comment j’avais pu faire une chose pareille. Pourtant, lorsqu’elle m’a reposé la question, j’ai encore menti !
Pourquoi ? Il me semblait que c’était le seul moyen d’éviter un conflit familial.
Le problème, c’est que moi j’ai perdu la paix… jusqu’au jour où je lui ai avoué la vérité.
Les choses se sont passées plus simplement que prévu, et ma décision d’avouer le mensonge n’a été que favorable à ma famille.
On fait certainement plus de bien à sa famille en disant la vérité qu’en mentant.
Regarde Ananias et Saphira. Ils ont cherché à tromper l’apôtre Pierre, et ils ont tout perdu, même la vie.
Et Jacob, le petit-fils d’Abraham, n’a-t-il pas trompé son père, pour recevoir l’héritage de son frère ? Il a fait cela à une époque de sa vie où il ne connaissait pas encore Dieu, et malheureusement, il l’a payé très cher.
Comment Dieu pourrait-il approuver que l’un de ses enfants soit un menteur ? N’utilise pas le mensonge pour obtenir ce que tu veux. Tu ne ferais qu’attrister le Saint-Esprit qui est en toi.
Crois-moi, on fait toujours plus de bien à soi-même et à sa famille sans mentir.
Jalousie et envie
Lectures : “ Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. ” (Exode, chapitre 20, verset 17)
“ Or les œuvres de la chair sont évidentes ; ce sont la débauche, l’impureté, le dérèglement, l’idolâtrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. ” (Épître aux Galates, chapitre 5, versets 19 à 21)
Combien d’exemples de personnes célèbres, en politique, dans les divers domaines artistiques, qui, par leurs succès éclatants, ont sans le vouloir précipité leurs proches dans une vie de frustration et d’échec.
Je regardais la biographie d’une chanteuse célèbre qui déplorait les déboires de sa petite sœur. En fait cette dernière voulait suivre les traces de son aînée, mais n’en avait pas les capacités. Elle aurait pu exceller dans d’autres domaines, mais son envie d’être comme sa sœur, alors qu’elle n’en avait pas la vocation ni les capacités, l’a menée à la dépression et à l’échec.
Nous lisons que la jalousie et l’envie, la convoitise de ce que les autres possèdent font partie des plus grands maux et des comportements les plus destructeurs dans les relations que nous avons les uns avec les autres.
Elles peuvent nous détruire et détruire ceux qui vivent à notre contact, comme le meurtre, le vol, l’adultère.
C’est pourquoi Dieu nous ordonne de ne pas laisser la jalousie, l’envie, la convoitise diriger nos relations avec les autres. Et il sait bien que nous avons besoin d’avoir sa vie en nous-mêmes pour être libérés de ces maux.
Nous lisons dans l’épître aux Romains, chapitre 8, verset 2 : “ La loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. ”
Si nous appartenons à Christ, nous n’avons plus à vivre dans les tourments de l’envie, de la jalousie, nous n’avons plus non plus à tourmenter les autres .
Il est vrai que nous sommes confrontés journellement à l’injustice, dans tous les domaines. Nous aspirons à plus de justice, et c’est normal. Mais c’est justement dans ces circonstances difficiles que Dieu nous demande de ne pas céder à la tentation de l’envie, de la jalousie.
Es-tu pauvre, seul, faible ? Ne te compare pas aux autres et ne te méprise pas toi-même, car Dieu a pour toi un intérêt que tu ne soupçonnes pas.
Après avoir fait ce qui est en ton pouvoir pour sortir honnêtement de ta situation, prie, compte sur Dieu pour t’aider.
Lorsque la force de Dieu comblera ta faiblesse, lorsque sa présence comblera ta solitude, lorsque sa richesse comblera ta pauvreté, tu seras la personne la plus heureuse du monde, et sûrement bien plus heureuse que celle qui semble comblée de tout et qui n’a pas la paix du cœur.
Vie sentimentale et sexualité (Sexualité chez les jeunes/flirt/pornographie/plaire)
La sexualité chez les jeunes
Il faut bien le dire pour commencer, nous vivons dans un siècle où il est très facile pour les jeunes d’avoir une vie sexuelle sans contraintes.
La légalisation de l’IVG (Interruption volontaire de grossesse), les moyens contraceptifs mis à disposition de tous, la libéralisation des mœurs, font que beaucoup de jeunes considèrent comme normal d’avoir une vie sexuelle libre, en dehors d'une relation conjugale stable s’inscrivant à l’intérieur du mariage.
Les pulsions sexuelles sont intenses chez les jeunes, souvent, et elles sont parfois exacerbées par une mode vestimentaire souvent indécente, qui ne respecte pas les convenances et dévoile le corps.
Elles sont exacerbées aussi par les images érotiques qui s’étalent partout : sur les affiches publicitaires, sur les écrans, dans les diverses publications écrites.
Si les femmes pensent parfois que les hommes “ ne pensent qu’au sexe ‟, les hommes ont de plus en plus le sentiment que les femmes deviennent faciles et ne pensent qu’à çà également. C’est bien triste, comme si la valeur d’un individu se résumait à ses pulsions sexuelles.
Comment et pourquoi remonter le courant et retrouver le chemin de la chasteté, alors qu’autour de nous tous suivent le chemin de la liberté sexuelle ?
Le mot chasteté vient d’un mot latin : castitas, qui signifie pureté. Il signifie : fait de s’abstenir des plaisirs sexuels, en particulier par la conformité à une morale.
Le mot chaste signifie : qui respecte les règles de la pudeur, de la décence. Qui ne se réalise pas physiquement, sexuellement.
La nature nous enseigne beaucoup de choses quant au bon usage de la sexualité.
Il y a, à peu de choses près, autant de garçons que de filles qui naissent dans le monde, grâce à une loi génétique immuable.
L’homme et la femme possèdent le même nombre de chromosomes, dont un chromosome sexuel ou hétérochromosome, qui seul diffère entre l’homme et la femme.
La femme donnera toujours un chromosome X à sa descendance, alors que l’homme donnera soit un chromosome X, soit un chromosome Y.
C’est donc le spermatozoïde qui fera la différence. S’il porte le chromosome Y, l’enfant aura un potentiel génétique XY et sera un garçon. (Le chromosome X lui vient de sa mère, le chromosome Y de son père)
S’il porte un chromosome X, avec le chromosome X de sa mère, l’enfant aura un potentiel génétique XX et sera une fille.
Voilà pourquoi il y a autant d’hommes que de femmes sur la terre.
La Parole de Dieu confirme cela : “ L’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.‟ (Genèse, chapitre 2, verset 24)
Jésus ajoute (Évangile de Matthieu, chapitre 19, verset 6) : “ Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. ‟
L’homme et la femme, par un amour mutuel, un attachement mutuel, se donnent l’un à l’autre au cours de l’acte sexuel, et deviennent une seule chair.
La concrétisation principale de cette unité est la création d’un être qui possède la moitié des chromosomes du père et la moitié des chromosomes de la mère, leur enfant.
De plus, le petit humain a besoin d’être nourri et protégé pendant de longues années avant d’être autonome et pendant toutes ces années, il a besoin de son père et de sa mère.
Tout attachement, tout acte sexuel entre un homme et une femme en fait devant Dieu un couple formé d’une seule chair, que personne ne devrait s’accorder le droit de séparer.
La souffrance et les désordres psychologiques, les blessures profondes qui atteignent l’enfant privé de l’un ou de ses deux parents sont encore une preuve naturelle que la sexualité n’a pas été donnée à l’homme et à la femme pour se réaliser en dehors d’un couple stable.
Les jeunes gens et les jeunes filles peuvent actuellement se permettre de consommer l’acte sexuel avant le mariage parce que la science a mis au point des méthodes physiques et chimiques de contraception.
Ils n’ont plus à craindre la naissance d’un enfant lorsqu’ils ne le désirent pas.
Si l’être humain conditionne la venue d’un enfant à son plaisir et à ses propres intérêts, Dieu reste particulièrement attentif au bien-être de l’enfant, créature vulnérable et confiante, qui lui est proche au point qu’il affirme :“ Si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspende à son cou une meule de moulin, et qu’on le jette au fond de la mer. ‟ (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 6)
Je peux affirmer, après 40 années d’expérience professionnelle, qu’il n’est pas vrai que l’enfant est aussi heureux dans une famille monoparentale ou recomposée que dans une famille comprenant un père et une mère unis par l’amour dans un couple fidèle.
Que d’insuffisances d’amour, d’éducation, que de défaillances et de conflits dans beaucoup d’ autres cas !
Avant que la science et la loi ne leur en donnent les moyens, les garçons et les filles restaient souvent chastes jusqu’au jour du mariage. En étaient-ils moins heureux pour autant ? Ce n’est pas sûr.
Peut-être que les expériences sexuelles multiples avant le mariage induisent au contraire des comparaisons et des exigences mauvaises pour l’harmonie d’un couple destiné à durer, à surmonter toutes les tentations de rupture, d’adultère.
En tout cas, la Bible, Parole de Dieu, est claire à ce sujet : pour celui et celle qui appartiennent à Dieu, qui vivent selon sa Parole et Son Esprit, les relations sexuelles sont réservées à un couple uni par les liens du mariage.
Même avant la venue de Jésus, il n’était pas question pour un homme du peuple de Dieu d’avoir une relation sexuelle avec une femme et de n’endosser aucune responsabilité à ce sujet : “Si un homme séduit une vierge qui n’est point fiancée, et qu’il couche avec elle, il paiera sa dot et la prendra pour femme. ‟ (Exode, chapitre 22, verset 16)
Timothée était un jeune homme qui servait Dieu. Il est invité par l’apôtre Paul à traiter les femmes jeunes comme des sœurs, en toute pureté ; (Première épître à Timothée, chapitre 5, verset 2)
Inversement, les femmes veuves, jeunes, lorsque la volupté les détache de Christ, sont invitées à se marier et à vivre conformément à ce que Dieu demande. (Première épître à Timothée, chapitre 5, versets 11 à 14)
L’apôtre Paul demande aux chrétiens de Corinthe de chasser de l’Église un homme qui avait commerce sexuel avec la femme de son père. (Première épître aux Corinthiens, chapitre 5).
Au verset 9, il invite les chrétiens à ne pas avoir de relations avec les débauchés, les impudiques.
Il est certain que l’un des secrets d’une vie réussie se trouve dans un comportement sexuellement pur et responsable, avant le mariage.
La sexualité, source de vie et d’harmonie à l’intérieur d’un couple, est quelque chose de trop précieux pour que l’on en fasse n’importe quoi, avec n’importe qui.
Il est bon de la réserver au conjoint avec lequel on construira un foyer ou une famille.
Le flirt
Le dictionnaire Petit Larousse définit le flirt comme une relation amoureuse plus ou moins chaste. Je suis très étonnée de constater combien les jeunes de notre époque, les très jeunes même, s’engagent rapidement dans le flirt.
Une ou deux soirées “ en boîte ” à la lumière des spots et au son des rythmes entraînants, on échange quelques mots, et l’on pense que le grand amour est là ! On les voit déjà se prendre par la main, par la taille, s’embrasser.
Peut-être avec la même facilité que l’on a obtenu ce que l’on désirait dans l’enfance.. sans effort, sans profondeur… et sans réel bonheur.
Il a 20 ans, elle en a 17. Ils semblent bien amoureux tous les deux et espèrent que “ Cela durera. ”
On l’espère aussi, mais après tout, ils ne se sont rencontrés que deux fois, en boîte.
Je rencontre la jeune fille quelques mois plus tard et la trouve désemparée : “ J’ai l’impression que je ne pourrai pas passer toute ma vie avec lui… ”
Il est peut-être tard pour y penser, lorsque l’on risque de faire beaucoup de mal à un cœur.
Est-t-il bien intelligent d’entamer des relations physiques avec quelqu’un dont on ne connait ni la personnalité, ni les sentiments, ni les objectifs, ni les rêves, ni la foi ?
C’est tout simplement “ mettre la charrue avant les bœufs ” et risquer de devoir faire machine arrière, parce que l’on se rendra vite compte qu’on s’est trompé.
Est-ce qu’il suffit d’avoir un physique agréable pour rendre un conjoint heureux ?
Le jeune homme dont nous parlons, trouve que les filles ne pensent qu’au sexe. Il s’est laissé entraîner malgré lui. De leur côté les filles, en général, acceptent toutes les conditions des garçons, en pensant que sinon elles seront rejetées ou méprisées.
Pourtant cela ne leur évite pas de s’entendre dire, après une nuit passée dans les bras de l’élu : “ Ne t’imagine pas que je passerai toute ma vie avec toi. ” Et parfois il se vantera le lendemain de l’avoir eue, celle-là aussi.
Fille ou garçon, l’une comme l’autre, manifestent parfois un profond mépris pour la sexualité et l’amour tel qu’il devrait exister entre un homme et une femme. Il est vrai que l’esprit du monde est profondément imprégné de ce mépris.
Je ne me permets jamais de rire des plaisanteries portant sur la sexualité, les organes sexuels. En tant que médecin, j’ai appris à m’émerveiller de la perfection du corps humain, dans toutes ses parties. Se moquer, plaisanter de ce que Dieu a créé pour le bien de sa créature, c’est se moquer de Dieu et humilier son prochain.
Les émissions télévisées du type LOFT STORY deviennent des modèles pour les jeunes, qui éprouvent le besoin de se fondre dans la masse, d’être comme les autres, sous peine d’êtres rejetés.
Pourtant Dieu a un objectif différent pour les relations physiques entre un homme et une femme. Elles doivent sceller un amour basé sur bien autre chose qu’une simple attirance physique, et à l’intérieur d’un mariage stable et fidèle.
Dans l’ancienne alliance de Dieu avec les hommes, sous la loi de Moïse, le jeune homme qui avait fait violence à une jeune fille vierge non fiancée, devait la prendre pour femme.et parce qu’il l’avait déshonorée, il ne pouvait pas la renvoyer durant toute sa vie, même si dès le lendemain de son acte, il venait à prendre conscience qu’il n’avait avec elle aucun point commun. (Deutéronome, chapitre 22, verset 29)
La gravité de la sentence est à la mesure de ce que Dieu pense du flirt. Mais peut-il se dispenser d’avertir, pour leur bien, celles et ceux qu’il considère comme ses enfants ?
Et encore, ces lois de l’ancienne alliance de Dieu avec les hommes ne sont-elles que l’ombre de celles de la nouvelle alliance, dans laquelle nous nous trouvons maintenant sous la loi de Christ .
A notre époque, Dieu condamne non seulement le flirt et ses actes, mais aussi l’adultère en pensée.
Pourquoi ? Parce qu’il a pourvu à notre victoire sur nos instincts, en Christ et par son Esprit.
Flirter, c’est tout simplement risquer d’échouer dans les choses essentielles de la vie terrestre.
L’érotisme, la pornographie, la débauche
Pour que les choses soient bien claires et bien définies dans l’esprit du lecteur, il convient de préciser la signification de ces mots.
L’érotisme se définit comme l’évocation de l’amour physique, ainsi que la recherche variée de l’excitation sexuelle.
L’origine du mot vient du nom propre EROS, qui, dans la mythologie grecque, était le dieu de l’amour.
L’érotomanie veut dire, en langage courant, obsession caractérisée par des préoccupations d’ordre sexuel. Celui, celle qui est atteint d’érotomanie est envahi par des pensées érotiques qui s’imposent sans cesse à son esprit.
Le mot pornographie vient de deux mots grecs et signifie : “ Décrire la prostituée / la prostitution ‟
Porné, c’est la femme de mauvaise vie ; porneia, c’est la prostitution, l’impudicité.
La pornographie est une représentation complaisante de sujets, de détails explicites, dans une œuvre littéraire, artistique ou cinématographique. On emploie souvent l’abréviation porno pour le mot pornographie ; (par exemple : film porno)
Les détails obscènes blessent ouvertement la pudeur par des représentations d’ordre sexuel. Des détails indécents .
L’érotisme et la pornographie vont de pair en général. Celui ou celle qui aime regarder des films, des livres, des journaux, des spectacles érotiques, c’est aussi celui ou celle qui aime évoquer l’amour physique, qui recherche l’excitation sexuelle.
Pourquoi parler de l’érotisme, de la pornographie ?
Ils peuvent conduire, on l’a vu plus haut, à l’érotomanie, à l’obsession sexuelle.
Cette obsession est finalement une addiction, c'est-à-dire un comportement répétitif, plus ou moins impossible à empêcher et qui nous rend esclaves. Et plus ou moins nuisible à la santé.
Pourquoi nuisible à la santé ? Parce que l’érotisme et la pornographie peuvent conduire à un comportement sexuel à risques. Le risque en particulier des maladies sexuellement transmissibles.
Mais aussi parce qu’ils polluent les relations entre les individus.
Je me souviens de cet homme, Jean, qui était devenu érotomane au fil des années et des images érotiques dont il avait nourri ses regards.
Dans la dernière partie de sa vie, alors qu’une maladie neurologique le paralysait peu à peu, il me confiait :
‟ J’étais devenu tellement obsédé sexuel que je ne pouvais plus regarder une femme sans la déshabiller du regard. Je ne voyais plus en face de moi un être humain mais un corps. C’était un véritable esclavage mental mais j’en ai été entièrement délivré par la grâce de Dieu.
La paralysie dont je souffre actuellement est comme une prison pour mon corps, mais elle me semble bien légère à côté de la prison, de l’esclavage mental et spirituel dans lesquels je me trouvais auparavant . “
Retrouver des relations amicales et désintéressées avec tous et toutes lui apportait toute la chaleur humaine dont il avait besoin.
Quel drame pour la vie familiale, la vie amicale, la vie en société, lorsque l’on réduit malgré soi un être humain à son corps !
Ceci est bien entendu valable pour le corps féminin, mais également pour le corps masculin, qui peut devenir un objet sexuel, comme celui de la femme ou de l’enfant.
Que dire lorsque des enfants, dès leur jeune âge, à cause de la négligence et de l’insouciance des parents parfois, ont accès aux images et aux textes pornographiques ?
Quoi d’étonnant après cela qu’ils ne respectent plus leurs aînés et que dans leur langage se retrouvent des paroles et des histoires obscènes ?
L’érotisme et la pornographie peuvent conduire aussi à la pédophilie (attirance sexuelle d’un adulte envers un enfant) et à des crimes monstrueux.
D’ailleurs la loi considère que la pédophilie est tellement grave qu’il faut la signaler auprès de la police, ou auprès d’une assistante sociale qui, elle, alertera la police. Réparer le mal causé par la pédophilie nécessite l’assistance de personnes compétentes.
L’érotisme et la pornographie favorisent et entretiennent tous les comportements sexuels anormaux et excessifs.
Que faire si nous sommes plongés dans ces comportements ? Désirer de tout notre cœur en être délivrés et compter sur le pardon de Dieu et sa grâce pour cela.
Il donne toujours la force d’accomplir ce qu’il ordonne à celui qui veut faire sa volonté de tout son cœur.
C’est dans le domaine de l’esprit que le pardon de DIeu doit s’effectuer, et voici ce qu’écrivait David, le célèbre roi d’Israël, lorsque, après avoir commis un péché d’adultère, il avait reçu le pardon de Dieu : “Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé. O Dieu, tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit .‟(Psaume, chapitre 51, verset 19)
La débauche est définie comme la recherche des plaisirs sensuels sans modération.
Ce qui est sensuel, c’est ce qui est porté vers les plaisirs des sens, les plaisirs érotiques notamment.
Voici ce que nous avons reçu de Dieu concernant l’érotisme, la pornographie, la débauche :
‟ Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de la débauche ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.‟
Celui ou celle qui connaît Dieu, qui l’aime de tout son cœur, aime aussi son prochain comme soi-même. Le bonheur et le sentiment de plénitude sont là, qui lui permettent de renoncer à ces plaisirs malsains.
Dans la première épître aux Corinthiens (6 v.18), nous lisons :
“ Fuyez la débauche. ‟
Ce qui veut dire que c’est à nous-mêmes de prendre la décision de nous détourner résolument de la débauche.(Les mots d’inconduite, d’impudicité sont parfois employés selon les traductions de la Bible)
De nombreux textes des Saintes Ecritures (la Bible) nous mettent en garde contre ces comportements impurs et dangereux.
Mais bien sûr, lorsque nous avons pris conscience de l’importance de nous détourner de ces choses, il est impératif que nous prenions des mesures concrètes.
Il faut éliminer toutes les œuvres érotiques et pornographiques qui sont en notre possession (lectures, spectacles, œuvres d’art …)
Si nous pratiquons ce que Dieu nous conseille dans sa Parole : “ Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux ‟, alors notre âme retrouvera sa liberté et ne sera plus asservie à des images et à des pensées obsédantes.
Il est important de partir avec la pensée que l’on devra parfois lutter pour avoir une victoire complète, et de ne jamais perdre la foi en la grâce de Dieu, en sa puissance pour nous délivrer totalement.
Bien sûr il sera nécessaire de nous séparer de certains amis, de certaines connaissances, qui nous ont entraînés ou accompagnés dans ces déviations et qui probablement feront tout ce qui est en leur pouvoir pour nous y ramener.
L’affirmation de l’apôtre Paul est sans appel : “ Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. ‟ (Première épître aux Corinthiens, chapitre 15, verset 33)
Nous aurons à couper des liens avec certaines connaissances et nous ne remettrons plus jamais les pieds dans certains lieux.
C’est le prix à payer pour retrouver notre liberté intérieure et nous élever vers Dieu. Mais ce prix est bien faible par rapport au bien-être que nous éprouverons ensuite.
Plaire
Que signifie le verbe plaire ?
Plaire, c’est être agréable, être conforme au souhait, au désir de quelqu’un. C’est aussi flatter l’esprit ou les sens. (Dictionnaire Larousse)
Le verbe flatter signifie affecter agréablement, toucher, émouvoir agréablement.
Plaire aux autres, être agréable, voila bien ce que chacun et chacune de nous voudrait pour lui-même, pour elle-même.
On voudrait bien plaire à celui ou à celle qui nous plait, mais aussi à ceux qui nous entourent et bien sûr à Dieu lui-même.
Si nous étions agréables à tous, nous n’aurions aucun conflit avec qui que ce soit, et la vie serait belle ! Mais cela est-il possible ?
Il existe un dicton populaire qui dit : “ On ne peut pas plaire à tout le monde. ‟
L’apôtre Paul disait : “ Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Dieu. ‟ (Épître aux Galates, chapitre 1, verset 10)
Il avait décidé d’obéir à Dieu, quoiqu’en disent les autres, et il savait les conflits qu’il aurait avec eux !
Notre manière d’être, nos actions, nos paroles, ne plaisent pas de la même façon à ceux qui nous entourent. Parfois même nous déplaisons franchement, même si nous n’y sommes pas pour grand-chose, à plusieurs personnes.
Dans ce cas là nous trouverons la paix en Dieu.
“ Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. ‟(Première épître de Pierre, chapitre 4, verset 19)
Pourtant, autant que cela dépend de nous, nous devons nous efforcer de plaire, d’être agréable, à nos proches, à Dieu, à notre prochain en général avec des priorités et pour le bien commun.
“ Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien, en vue de l’édification. ‟ (Épître aux Romains chapitre 15, verset. 2)
1 – A l’intérieur de la famille :
Pour qu’un couple soit solide, il est nécessaire que le mari et la femme fassent des efforts pour être agréables l’un à l’autre, tant dans leur comportement que dans leur aspect extérieur.
Et en laissant à Dieu une place importante, ils solidifient leur alliance, car Dieu est fidèle de nature et il déteste la séparation, le divorce dans un couple.
“ Je hais la répudiation. ‟ (Malachie, chapitre 2, verset 16)
Les enfants plaisent aux parents en étant obéissants et les parents plaisent aux enfants en ne les irritant pas. (Épître aux Ephésiens, chapitre 6, versets 1à 4)
Mais plaire peut être quelque chose de dangereux, si l’on dépasse les bornes de ce que Dieu nous enseigne dans sa parole.
Celui ou celle qui cherche à plaire à un autre conjoint que le sien fera voler en éclats sa propre famille ou celle des autres.
Et la volonté de Dieu, c’est que toute famille soit stable. (Évangile de Marc, chapitre 10, verset 9)
Celui qui se marie, celle qui se marie, doivent renoncer définitivement à chercher à attirer physiquement tout autre individu. Son aspect, son comportement doivent avoir pour but de n’éveiller aucun désir sexuel chez les autres
Le jour où le roi David vit Bath-Schéba, une femme mariée, elle fut agréable à ses sens uniquement, agréable à regarder, mais ce critère extérieur fut suffisant pour qu’il l’envoie chercher et commette adultère avec elle. (Deuxième livre de Samuel, chapitre 11, verset 4)
Quel drame de détruire sa famille à cause de l’attrait d-un visage ou d’une silhouette !
Il en est un autre, dans les écrits bibliques, qui ne sut pas résister à une fille qui lui plaisait physiquement. Elle faisait partie d’un peuple qui luttait contre Dieu. Cet homme faible dans ses sentiments, c’est Samson, un homme d’une force physique extraordinaire, choisi par Dieu pour protéger son peuple, le peuple d’Israël.
En étant séduit par elle, il ne l’a pas protégée et à cause de lui elle fut brûlée par les Philistins, peuple dont elle était issue. La deuxième femme de Samson, Delila, issue du même peuple, le trahit. (Juges, chapitres 14, 15, 16)
Se marier, c’est faire une construction qui est faite pour durer toute la vie et qui doit devenir un refuge pour les enfants et les petits-enfants.
La fidélité implique de la maturité. C’est la maturité de l’homme, de la femme, qui permettent d’accepter les défauts de l’un et de l’autre et de construire quand même l’avenir ensemble.
Le coup de foudre, le sentiment amoureux, les désirs physiques, que l’on peut éprouver pour une personne étrangère nous semblent bien agréables, mais ils n’ont pas de solidité.
Après quelques temps, on retrouve souvent les mêmes problèmes qu’avec le conjoint, aggravés par la double vie que l’on mène et par la souffrance que l’on inflige à ses proches.
2- Plaire à Dieu :
La parole de Dieu est claire à ce sujet.
L’apôtre Paul nous le dit : “ Ceux qui dépendent de leur propre nature ne peuvent pas plaire à Dieu. Mais vous, vous ne vivez pas selon votre propre nature ; vous vivez selon l’Esprit Saint, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous . Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. ‟ (Épître aux Romains, chapitre 8, versets 8 et 9, dans la traduction de la Bible en français courant)
Les œuvres de notre propre nature sont détaillées dans l’épître aux Galates (chapitre 5, versets 19 à 21) :
“… impudicité, impureté, dissolution, idolâtrie, magie, inimitiés, querelles, jalousies, animosités, disputes, divisions, sectes, envie, ivrognerie, excès de table, et les choses semblables . ‟
Paul cherchait à plaire à Dieu ( Première épître aux Thessaloniciens, chapitre 2, verset 4), et il savait pourtant que cela serait source de beaucoup de souffrances pour lui de la part de certains.
Il enseignait également concrètement aux hommes et aux femmes comment faire pour plaire à Dieu (Première épître aux Thessaloniciens, chapitre 4 versets 3 à 6) :
- S’abstenir de l’impudicité.
- Posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, ne pas se livrer à une convoitise passionnée. (s’abstenir de la fornication … dans la version Darby)
- Ne pas user envers les autres de fraude et de cupidité dans les affaires. (Ne pas faire de tort dans l’affaire… dans la version Darby)
- S’aimer les uns les autres.
- Vivre tranquilles, s’occuper de ses propres affaires et travailler de ses mains pour vivre honnêtement et n’avoir besoin de personne.
Ceux qui veulent se plaire à eux-mêmes avant de plaire à Dieu, ceux qui “ aiment le plaisir plus que Dieu ‟ , sont cités dans la liste des égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, ayant l’apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force. ‟ (Deuxième épître à Timothée, chapitre 3, versets 2 à 5)
Aimer le plaisir plus que Dieu, c’est être assuré de ne jamais pouvoir aimer son prochain comme soi-même.
Combien tu es en danger, toi qui t’attaches à une fille, à un garçon, à un homme, à une femme plus qu’à Dieu, toi qui aimes le plaisir plus que Dieu. Jamais tu ne seras aimé comme tu en as besoin, jamais tu n’aimeras comme les autres en ont besoin.
En effet, celui ou celle qui n’aime pas Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force et de toute sa pensée ne peut pas non plus aimer son prochain comme lui-même, comme elle-même.
Les deux commandements d’aimer Dieu ainsi et d’aimer son prochain comme soi-même sont en effet semblables. (Évangile de Matthieu, chapitre 22, verset 39)
Jésus, qui était uni à son Père au point d’être une seule personne avec lui, nous a aimés, nous, son prochain, au point de donner sa vie pour nous.
Comment cela peut-il se faire ?
Par le Saint-Esprit, l’Esprit de Christ, que Dieu a répandu sur nous, qu’il nous donne. A nous de le demander, de soupirer après lui.
“ Si donc méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent. ‟ (Évangile de Luc, chapitre 11, verset 13)
3- Complaire au prochain
Le verbe complaire est peu utilisé. Il est encore plus fort que le verbe plaire. Il n’est empoyé que pour qualifier des relations entre des personnes.
Complaire à quelqu’un, cela implique un effort, de l’attention, le désir d’être agréable et suppose que l’on s’accommode au goût, à l’humeur de quelqu’un pour lui être agréable.
Dans l’épître aux Romains (chapitre 15, versets 1 à 3) , l’apôtre Paul nous engage à faire des efforts pour nous adapter aux autres, même si cela nous demande beaucoup.
Certaines personnes sont choquées par des choses, des comportements, qui nous semblent à nous sans importance.
Nous devons en tenir compte pour leur bien, même si nous savons que Dieu ne nous désapprouve pas personnellement.
Dans la première épître aux Corinthiens (chapitre 10, versets 24 et 31 à 33), Paul nous donne la marche à suivre :
- Chercher l’intérêt des autres au lieu de chercher notre propre intérêt.
- Faire tout pour la gloire de Dieu et chercher l’avantage du plus grand nombre, comme le faisait Christ.
“Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu, de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.
Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. ‟
Paul savait se faire “ Tout à tous ‟ pour le bien des autres : (Première épître aux Corinthiens, chapitre 9, verset 22)
“J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part. ”
Offrir son corps
Offrir son corps, est-ce que cela veut dire “ donner notre corps à la science ‟, accepter qu’on en prélève des organes pour offrir une greffe à quelqu’un qui en a besoin ?
Cela va bien au delà.
1 - L’offrande qui peut être utile à l’Église et à l’établissement du royaume de Dieu, c’est celle de notre corps bien vivant.
Voici quelques versets qui peuvent nous éclairer sur ce sujet si important.
C’est en offrant son corps que Jésus est devenu le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants. (Première épître à Timothée, chapitre 4, verset 10)
Et nous tous, croyants, si nous voulons être en bénédiction à l’Église toute entière, c’est en suivant les traces de Jésus que nous le serons. Mais pas d’inquiétude ! Jamais Dieu ne nous demandera la même chose à tous. Nous ne sommes pas destinés à mourir tous en martyrs !
Lisons dans l’épître aux Romains (chapitre 8, verset 29) :
“ Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né de plusieurs frères (et sœurs ! ) ”
Je trouve absolument enthousiasmant de savoir que nous sommes appelés à être des frères et sœurs de Jésus .
Un grand nombre de ceux qui nous ont précédés ont offert leur corps à Dieu, malgré les risques que cela comportait.
Même parmi nos contemporains, certains meurent encore à cause de leur foi, d’autres sont emprisonnés .
L’apôtre Paul avait offert son corps à Dieu, mais cela lui coûtait beaucoup moins que ce que nous pourrions l’imaginer, parce que Christ était “ toute sa vie ‟.
Voici ce qu’il écrit aux Colossiens (chapitre 1, verset 24) :
“ Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église. ‟
Jésus nous fait l’honneur de nous associer à sa vie et parfois même à ses souffrances pour l’Église.
Il dit à ses disciples : (Évangile de Matthieu, chapitre 16, verset 24) : “ Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. ‟
Nous ne sommes pas appelés à gémir passivement dans la souffrance mais à offrir joyeusement nos corps, pour être disponibles pour Dieu et pour son œuvre.
Un jour les apôtres ont été fouettés parce qu’ils avaient parlé de Jésus à leurs concitoyens. Pensez-vous qu’ils ont pleuré ? Pas du tout. Déjà ils étaient contents d’être encore en vie. Et puis ils ont exprimé leur joie “ d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus. ‟ (Actes, chapitre 5, verset 41)
Je trouve cela merveilleux que Jésus veuille nous associer à ses souffrances, parce que c’est la preuve qu’il veut aussi nous associer à sa gloire et à sa vie, sa joie éternelles !
2 – Qu’est-ce que cela veut dire pour nous concrètement ?
Est-ce que nous devons rechercher la persécution ? Est-ce que nous devons provoquer des situations dangereuses pour nous, qui amèneront les autres à nous persécuter ?
Non, nous avons simplement à obéir à Dieu.
Et tout d’abord commencer par des choses toutes simples.
Voici ce que dit Paul (Épître aux Romains, chapitre 12, versets 1 et 2)
“ Je vous exhorte donc , frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait . ‟
Il n’est pas question dans ce texte d’un comportement déséquilibré qui nous pousserait à nous priver de tout ce qui est agréable pour devenir quelqu’un de grand aux yeux de Dieu ou des hommes.
Le culte raisonnable (conforme à la sagesse, qui reste dans une juste mesure), c’est de plier les désirs de notre corps à la volonté de Dieu :
Au lieu de vivre comme tout le monde, de suivre les courants de pensée actuels et leurs fausses lumières, qui disparaitront un jour, laissons-nous transformer par la Parole de Dieu, l’action de l’Esprit de Dieu en nous.
Depuis des milliers d’années, ils sont toujours d’actualité et transformeront nos vies par le renouvellement de l’intelligence pour discerner la volonté de Dieu, qui est bonne, agréable et parfaite.
La volonté de Dieu n’est pas triste, elle est bonne, agréable et parfaite.
Ceux et celles qui se plient à cette volonté peuvent ressentir à quel point c’est une grande libération que de ne plus être esclave de certains désirs du corps qui font la guerre à l’âme et nous rendent bien malheureux !
Quel avantage retirerions-nous de céder aux convoitises du corps, si notre âme en est attristée ?
Voici ce que dit l’apôtre Pierre (Première épître de Pierre, chapitre 2, verset 22) :
“ Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. ‟
Pour éviter de nous laisser surprendre par le jour du malheur, nous devons veiller, comme le dit Jésus (Évangile de Luc , chapitre 21, verset 34) :
“ Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire et par les soucis de la vie… ‟
En toutes circonstances, nous devons rester vigilants. Nous vivons dans un monde injuste et la souffrance peut nous atteindre tous.
Il n’est pas question bien sûr de ne plus manger ou boire, mais il est question de le faire avec mesure.
Il n’est pas question de se désintéresser des richesses de ce monde. Il est nécessaire de travailler et de chercher tous les moyens de vivre décemment, sans avoir besoin des autres mais en aidant les plus faibles au contraire.
Mais il ne faut pas laisser les soucis matériels dominer notre vie.
Combien de temps passons-nous à travailler pour posséder le superflu, combien nous sommes parfois contrariés pour de petites pertes matérielles, alors que tant de souffrances atteignent nos contemporains ?
Savoir prendre du temps pour prier, lire la Bible au lieu de passer tout son temps à se divertir, jouer, paresser, c’est offrir son corps à Dieu.
Savoir rester seul un moment avec Dieu, c’est offrir son corps à Dieu.
Savoir refuser les convoitises de la bouche en excès, les tentations sexuelles, c’est offrir son corps à Dieu.
Savoir ne pas céder à une ambition démesurée, à un désir de richesses immodéré, c’est offrir son corps à Dieu.
Et la volonté de Dieu n’est pas triste et déprimante, elle est “ bonne, agréable et parfaite ‟.
Vie chrétienne et vie de famille
Chercher un Équilibre entre la vie chrétienne et la vie avec ma famille
1 – Il est évident que l’enfant, l’adolescent, l’adulte qui a rencontré personnellement Dieu, qui a fait l’expérience du pardon de ses péchés, de l’amour de Dieu, de l’espérance de la vie éternelle, n’a aucune envie d’abandonner sa nouvelle vie. Même pour faire plaisir à ses parents, à ses amis.
Un jour, la mère et les frères de Jésus sont venus le chercher. Ou du moins, ils ont essayé de lui parler au milieu de la foule qui l’entourait.
Ils voulaient le raisonner, l’empêcher de continuer à prêcher la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Il perturbait l’ordre établi, et même si son message était libérateur pour les corps et les âmes de ceux qui venaient à lui, ses proches avaient peur d’avoir des soucis avec les religieux influents de l’époque.
Mais Jésus a pris une position claire : “ Qui est ma mère et qui sont mes frères ? Et désignant ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. ‟ (Évangile de Matthieu, chapitre 12, versets 48 à 50)
L’ensemble des croyants qui forment l’Église, le corps de Christ, est notre famille chrétienne.
Les exigences de Jésus pour ceux qui veulent devenir ses disciples sont encore plus grandes. Et c’est à cela que nous sommes tous appelés. Mais cela implique que notre relation avec Jésus soit plus forte que toutes les autres.
C’est le sens du verset : “Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. ‟ (Évangile de Luc, chapitre 14, verset 26)
Cela ne veut pas dire que nous devons renier et rejeter notre famille, bien sûr, car Jésus ne rejette pas le cinquième commandement de la loi donnée par Moïse, qui nous demande d’honorer nos parents.
Le jour où j’ai voulu être baptisée et suivre Jésus, j’avais alors vingt deux ans, j’ai vu ma mère se mettre à genoux devant moi en pleurant, pour me demander de ne pas le faire.
Elle m’avait fait baptiser étant bébé, et pensait que cela suffisait pour que je sois enfant de Dieu. Jamais elle ne me parlait de Dieu, jamais elle ne me conseillait de lire la Bible et elle pensait que ma soif spirituelle serait étanchée dans le désert aride de ce monde.
Mais j’avais une soif ardente de connaître Dieu et de trouver une lumière pour éclairer ce monde dans lequel régnaient tant de ténèbres et de souffrances. Jamais j’aurais pu me contenter de vivre avec satisfaction dans un tel monde.
J’ai cherché et connu la lumière de Christ et je l’ai reçue. Cette lumière m’apportait la solution, pour moi mais aussi pour tous ceux qui la recevraient.
Je me suis fait baptiser bien sûr, mais j’avais le cœur brisé de faire tant de peine à ma mère.
2 - Jésus ne nous demande pas de repousser violemment ceux qui ne croient pas en lui, mais de continuer à les aimer, tout en prenant fermement position pour lui.
On ne doit pas profiter de notre position d’enfant de Dieu pour abandonner des proches qui ne nous intéressent pas.
Au disciple Timothée, qui était chargé d’instruire les chrétiens, l’apôtre Paul donne des ordres précis sur les devoirs familiaux : le chrétien doit prendre soin des membres de sa famille, surtout des plus démunis :
(Première épître à Timothée, chapitre 5, verset 8) “ Si quelqu’un n’a pas soin des siens et particulièrement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. ‟
Au verset 4 : “ Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux ; car cela est agréable à Dieu. ‟
Et même si nos proches n’ont pas besoin de secours financier, ils peuvent avoir besoin de notre affection, de savoir qu’ils comptent pour nous. Notre affection en action et pas seulement en paroles, cela fait partie du témoignage chrétien.
On m’a raconté hier l’histoire de cette vieille dame dont la fille et les trois petites-filles sont chrétiennes. Mais elles sont très occupées et ne prennent jamais le temps de rendre visite à leur mère et à leur grand-mère.
Lorsqu’elle est trop frustrée, cette vieille dame met le couvert pour cinq personnes et elle attend. Elle se fâche même contre la dame qui vient faire le ménage chez elle, lorsque cette dernière veut jeter le contenu des assiettes. C’est une histoire triste.
Parmi les choses indignes que commettent “ Ceux qui ne connaissent pas Dieu ‟, l’apôtre Paul cite ces travers : “ … rebelles à leurs parents, dépourvus d’affection naturelle, de miséricorde. ‟ (Épître aux Romains, chapitre 1, verset 30)
Etre près d’un membre de notre famille malade ou dans la difficulté, participer à une fête de famille où notre absence serait mal ressentie, cela fait partie du témoignage chrétien, même si cela nous coûte.
Il est souvent difficile de trouver l’équilibre et chaque situation est particulière, chaque cas est particulier. Mais il faut apprendre aussi à sonder nos propres motivations et à ne pas laisser l’égoïsme dominer dans nos décisions.
Quand on est un jeune homme consacré, une jeune fille consacrée, on habite parfois avec des parents qui n’ont pas rencontré Dieu, ou bien qui n’ont pas le même degré de consécration que nous.
Mais si l’ on habite chez eux, si l’on mange à leur table, s’ils subviennent à nos besoins, on doit leur obéir et continuer à les aimer.
Si l’on ne peut pas participer à toutes les réunions de notre Église, on peut au moins prier et lire sa Bible.
Et si la persécution familiale est intense, le Seigneur trouvera une solution pour nous délivrer.
Images et médias
Le pouvoir des médias et des images
Lecture : “ Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux. Je hais la conduite des pécheurs, elle ne s’attachera pas à moi. ” (Psaume, chapitre 101 , verset 3)
“ Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ . ” (Épître aux Romains, chapitre 6, verset 11)
Nous vivons dans un monde dominé par le pouvoir des médias. Par la radio, la télévision, Internet, nos esprits sont assaillis par des images et des informations venant du monde entier.
Nous avons tous le désir de garder notre liberté de pensée et notre personnalité. Nous voudrions être sûrs que les informations que nous recevons sont vraies et qu’elles sont bonnes et utiles.
S’il est nécessaire que nous soyons informés de ce qui se passe autour de nous, nous n’avons pas de garanties absolues que les informations que nous recevons soient vraies, utiles et bienfaisantes.
Or tout ce qui entre dans notre cerveau par les yeux et les oreilles s’imprime dans notre esprit et modifie nos pensées.
Il est un filtre que je conseille, c’est celui de la Bible, la Parole de Dieu, parce que quoi qu’il arrive, il nous permettra de garder un œil équilibré à l’égard de la situation du monde. L’amour que nous portons à Dieu nous incite à aimer notre prochain comme nous-mêmes.
La Bible nous éloigne de la haine et de l’impureté à l’égard de ceux qui sont proches de nous et à l’égard de ceux qui en sont éloignés.
“ Comment le jeune homme, (et la jeune fille) rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole . ” (Psaume, chapitre 119, verset 9)
Lorsque l’on aime Dieu, on fait naturellement un tri dans les émissions que l’on regarde, dans les informations que l’on écoute.
Et c’est le meilleur moyen de garder notre esprit en paix, de conserver toute notre énergie pour nos relations avec les autres, pour bien accomplir notre travail et bien vivre dans la réalité.
Personne ne peut vivre notre vie à notre place. Si nous la peuplons d’une multitude d’images et d’informations, nous nous la faisons voler. Nous n’avons plus le temps, plus la force, plus la paix de l’esprit pour bien la vivre.
Voici deux exemples qui me reviennent à l’esprit :
Au cours d’une consultation, j’ai reçu un homme qui se plaignait de faire toutes les nuits des cauchemars. Il avait un sommeil très agité.
Je lui ai demandé s’il regardait beaucoup de films violents, en particulier des films d’épouvante.
Il m’a répondu qu’il était très cinéphile et qu’il regardait tous les films d’épouvante du programme.
Il est probable que ses cauchemars venaient de là. Lorsque je lui ai dit qu’il n’aurait pas l’idée de montrer à ses enfants des films violents, et qu’il devrait pour lui-même faire la même chose, il a paru à la fois convaincu et étonné de ne pas y avoir pensé plus tôt.
Une autre fois, j’avais en face de moi un homme qui n’arrivait pas à maitriser sa sexualité.
Je lui demandai s’il entretenait ces problèmes par des spectacles, des lectures. Il m’a répondu qu’il achetait chaque semaine une revue spécialisée dans ce domaine.
Bien sûr, cela entretenait ses difficultés.
Beaucoup de personnes ont une addiction à des jeux vidéo. Une grande partie de leurs jours et de leurs nuits se passe à jouer, seules ou en réseau, à ces jeux qui créent une addiction très forte et détruisent la relation saine que nous devrions avoir les uns avec les autres.
Il nous est impossible de ne pas être, d’une manière ou d’une autre, influencé, parfois sali dans notre âme par ce que nous voyons ou entendons autour de nous.
Les addictions à ces spectacles sont si forts que nous avons besoin de participer à la nouvelle vie que Dieu nous donne par la foi en Jésus pour en être délivrés.
En mourant à la croix, Jésus nous a justifiés devant Dieu. Mais c’est lui aussi qui nous libère de la puissance du péché dans nos vies. Si nous le voulons de tout notre cœur.
Libérés des images qui nous obsèdent, notre âme et notre esprit retrouveront la paix et la glorieuse liberté des enfants de Dieu, parce que “ là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. ” (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 3, verset 17)
Image ou réalité ?
“ Tu ne te feras pas d’image taillée, tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne les serviras pas…” ( Exode, chapitre 2, versets 4 à 6)
C’est le deuxième des dix commandements que Dieu a donnés à Moise, pour le bien du peuple d’Israël et de la race humaine toute entière.
Dans la plupart des religions, les êtres saints sont représentés par des images ou des statues. On vénère ces représentations, mais les êtres représentés ne savent rien de nous.
L’image que nous regardons, de même, crée en nous des sentiments et des réactions, mais elle n’a aucun effet dans notre vie réelle.
Il n’y a rien à faire, nous, les humains, nous aimons les images. Au fond, c’est bien pratique une image. Elle ne nous contredit pas et ne reflète à nos yeux que ce que nous venons chercher. Peut-elle changer notre cœur ?
Le pouvoir des images est considérable dans notre vie quotidienne et cela peut nous amener à quitter les relations réelles avec ceux qui vivent avec nous, pour entrer peu à peu dans des relations virtuelles, trompeuses.
Le mot virtuel veut dire : qui n’est pas réalisé, sans effet actuel, potentiel.
Les enfants, les adolescents, et même les adultes s’adonnent parfois aux jeux vidéo avec passion.
On joue à la guerre sur vidéo, on détruit des ennemis virtuels, en étant sûr de ne pas être atteints. Ces spectacles d’une guerre sans pitié n’ont rien à voir avec un jeu ! Mais on y prend goût et on devient agressif envers ceux qui veulent nous ramener à la réalité.
Un jeune garçon de 12 ans, avec lequel je lisais l’énoncé d’un devoir de géologie, se montrait dans l’incapacité de lire deux lignes de son livre, encore moins de les écrire. Il a besoin en continu d’une assistante de vie scolaire.
Son père m’explique : lorsqu’il rentre de l’école, il goûte. Puis il va se coucher à 18 heures. Il se réveille vers minuit et passe tout le reste de la nuit à jouer à des jeux vidéo.
On ne peut pas dire que cette activité soit constructive. Elle le freine dans son apprentissage et le renferme dans sa solitude. Il fuit devant la réalité du travail et des relations avec les autres.
Les jeunes qui ont cette addiction sont souvent dans l’incapacité de fournir un effort pour effectuer un travail concret, et surtout pour le garder longtemps. Il leur suffit parfois d’une frustration et ils démissionnent.
Rien n’est plus difficile mais aussi plus enrichissant qu’une véritable relation humaine.
C’est au contact les uns des autres, que nous apprenons à partager et à grandir. On se dispute, on se réconcilie, on apprend à respecter la liberté de l’autre et à faire des concessions. C’est comme cela que l’on acquiert de la maturité et que l’on peut construire quelque chose de durable.
La relation avec Dieu aussi est exigeante, mais pleine de bonheur.
Dieu veut avoir avec nous une relation authentique, spirituelle. Comment peut-on communiquer avec Lui si ce n’est en esprit ? Si ce n’est par son Esprit qu’il veut nous donner ?
“ Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. ” (Évangile de Jean, chapitre 4, verset 24)
La vie ne s'écrit pas à l'ordinateur
Depuis toujours, les hommes ont déployé des trésors d’ingéniosité pour améliorer leur vie quotidienne et pour en réduire les contraintes.
On a tous rêvé, quand on était petit, d’obtenir tout ce que l’on voulait sans efforts, avec un simple coup de baguette magique.
Et dans plusieurs domaine, nous avons réussi !
Dans les voitures, inutile de fermer les portières les unes après les autres, de vérifier que le coffre est verrouillé. On dirige la clé vers la voiture, on appuie et tout est verrouillé en une fraction de seconde, comme par un coup de baguette magique.
L’ordinateur nous propose, lui-aussi, de travailler en jouissant de possibilités magiques, qui permettent de défier les lois du temps et de l’espace, dans une certaine mesure.
Auparavant, lorsque l’on tapait un texte à la machine à écrire, on faisait bien attention à ne pas faire de faute. Lorsque par inadvertance elle se produisait, on la corrigeait immédiatement avec un produit que l’on appliquait sur le papier et cela se voyait.
Il était impossible de revenir entièrement à l’état antérieur. Ce que l’on avait mal fait laissait des traces visibles.
Si l’on voulait un texte parfait, il fallait le recommencer entièrement.
Avec mon ordinateur, il en est tout autrement.
Qu’importent les erreurs, les fautes ? A tout moment je peux les corriger.
Qu’importent les oublis ? Une petite manipulation, et voilà inséré dans mon texte un paragraphe qui ne s’y trouvait pas.
Je peux couper, coller, répliquer et corriger mon texte à loisir, les manques et les erreurs du passé sont effacés et ne laissent pas de traces, c’est magique !
Ainsi, les hommes cherchent, par tous les moyens, à effacer leurs fautes, à revenir vers la perfection. Ils ont obtenu quelques réussites dans le domaine technique. Dans les domaines supérieurs de la vie, le domaine moral et le domaine spirituel, il n’en est pas de même.
Dans ces domaines, ce n’est pas notre doigt qui écrit un texte, c’est le doigt de Dieu. Car Dieu a donné des lois, et il ne les violera pas.(Psaume 148 , verset 6). Ce texte est immuable. Dieu sait ce qui est bon pour nous et il ne change pas d’avis. A nous d’écrire notre vie en tenant compte de ces lois divines.
Notre vie ne s’écrit pas à l’ordinateur. Il faut l’assumer entièrement, avec nos erreurs, nos manques, nos fautes et leurs conséquences, sur nous et sur les autres. Ce qui est écrit est écrit. Mais pourtant, si nous le lui demandons, Dieu est tout disposé à nous aider à changer notre futur. Il donne une vie nouvelle à qui le lui demande.
On peut changer de vie, saisir le pardon de Dieu, mais certaines conséquences de nos actes ne pourront pas être effacées.
Le seul moyen de sortir du cercle désespérant de nos fautes est de saisir la grâce de Dieu et l’action du sacrifice de Jésus qui nous purifie de tout péché.(Première épître de Jean, chapitre 1, verset 7)
L’épreuve
Traverser l’Épreuve avec Dieu
Lecture : “ Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos force ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter . ” (Première épître aux Corinthiens, chapitre 10, verset 13)
Tout être humain est soumis un jour ou un autre à des souffrances importantes et il se demande s’il pourra les surmonter. La tentation est grande de se révolter, de lâcher prise, de laisser s’exprimer notre nature humaine.
Nous sommes soumis aussi à des tentations qui seraient insurmontables si nous ne pouvions compter sur Dieu lui-même.
Et personne n’est assuré de surmonter l’épreuve quoiqu’il arrive, avec ses propres forces. Au verset 12 qui précède notre texte, Paul nous avertit : “ Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber ! ”
Paul a traversé des souffrance inimaginables pour porter l’Évangile au monde : faim, soif, tristesse, angoisses, deuils, tortures, emprisonnements, trahisons, naufrages …
Mais il a toujours triomphé : “ Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ !..” (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 2, verset 14)
Est-ce que nous espérons triompher parce que nous avons un caractère fort ?
Paul avait fait l’expérience de triompher “ en Christ ”. Il comptait sur Christ et pas sur lui-même, et il n’a jamais flanché.
Il aurait bien voulu être fort, et il souffrait de certains handicaps qu’il demandait à Dieu de lui enlever. Mais voici la réponse que Dieu lui donna : “ Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. ” (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 12, verset 9)
C’est en comptant sur la grâce de Dieu que nous verrons de grandes délivrance dans nos vies.
Que faire lorsque l’épreuve est là ? Demeurer en Christ et que ses paroles demeurent en nous.
Combien de chrétiens fidèles ont fait l’expérience de la consolation et du soutien de Dieu dans l’épreuve !
J’ai pour ma part expérimenté cette paix intérieure lors du décès de quelqu’un que j’aimais particulièrement.
Alors que je pensais sérieusement ne pas pouvoir survivre à cette épreuve, j’ai été inondée de la consolation de Dieu. Et mes larmes ont cessé.
L’épreuve, lorsqu’elle est vécue en Christ, n’est pas destinée à nous détruire, mais à construire. “ Nous savons du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. ” (Épître aux Romains, chapitre 8, verset 28)
Vivre dans l’église locale
Sommes-nous un groupe ou un corps ?
Lecture : “ Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. ” (Épître aux Romains, chapitre 8, verset 9)
Qu’est-ce que l’Église, le corps de Christ ?
Est-ce que c’est le bâtiment dans lequel se déroulent les offices religieux ?
Non, bien sûr. La véritable habitation de Dieu en Esprit, c’est nous-mêmes. Nous sommes le temple du Saint-Esprit.
“ Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu , et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? ” (Première Epître aux Corinthiens, chapitre 3, verset 16)
Mais nous tous, qui avons l’Esprit de Christ, nous sommes aussi les membres du corps de Christ, l’Église, et nous devons tous avoir des sentiments d’amour les uns pour les autres, malgré nos grandes différences.
Dans un véritable corps, quand un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui et l’aident à surmonter ses difficultés.
C’est alors que nous formerons la véritable Église.
L’Église n’est pas simplement un groupe de personnes, qui se rassemblent parce qu’elles ont les mêmes intérêts ou les mêmes opinions.
Il n’y a que la présence de l’Esprit de Christ en nous qui pourra faire de nous tous, qui sommes si différents, un même corps, le corps de Christ.
Parce qu’il nous connait mieux que n’importe qui, Dieu n’a pas prévu pour nous une vie solitaire, vécue en individualiste.
Nous avons besoin les uns des autres et nous nous enrichissons les uns les autres, de même que les membres d’un corps sont indispensables les uns aux autres. L’Église peut aussi avoir un rôle protecteur lorsque l’un de ses membres est en danger, soit dans son comportement, soit dans des déviations par rapport à ce que dit la Bible.
Si nous ne supportons pas de faire partie de l’Église locale, posons-nous avant tout la question : Est-ce que ma vie intérieure est changée, est-ce que c’est l’amour inconditionnel donné par le Saint-Esprit qui m’anime ?
La grâce
Lecture : ‟ Et nous avons tous reçu de sa plénitude et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. ” (Évangile de Jean, chapitre 1, versets 16 et 17)
Que signifie le mot grâce ?
On l’emploie souvent pour décrire une personne qui dégage du charme et de l’élégance.
Mais, lorsque l’on parle de la grâce de Dieu, il n’est bien sûr pas question de cette sorte de grâce toute extérieure, qui peut cacher un cœur méchant, comme nous le rappelle le livre des proverbes: ‟ La beauté est vaine et la grâce est trompeuse. La femme qui craint l’Éternel est celle qui sera louée. ” (Chapitre 31, verset 30)
Dans son sens véritable, la grâce est un don, qui manifeste bonté, générosité, pardon, compassion, amour, désintéressement.
On emploie aussi le mot grâce pour désigner une remise de dettes, une suspension d’un jugement.
De nombreux exemples de la Parole de Dieu aident à comprendre le sens du mot grâce.
Voici quelques exemples :
-Le roi David fait grâce à Mephiboscheth, le petit-fils de son pire ennemi. (Deuxième livre de Samuel, chapitre 9)
- Dieu remet leur dette aux deux débiteurs : (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 21)
- Les ouvriers de la onzième heure ne sont pas pénalisés par rapport à ceux de la première heure.(Évangile de Matthieu, chapitre 20)
Ils n’ont travaillé qu’une heure, et sont payés autant que ceux qui ont travaillé 12 heures, à savoir un denier en monnaie de l’époque. Le douzième du denier correspond à une rémunération, un dû. Les onze douzièmes restants sont un don, une grâce imméritée, un acte de bonté et de générosité d’un maître riche et bon qui sait que l’ouvrier en a besoin pour vivre.
Le mérite et le besoin :
La grâce répond avant toutes choses à un besoin.
Dans une société, on peut voir les choses sous deux angles différents :
- En économie le libéralisme dit : ‟ A chacun selon ses mérites, ses capacités, son travail. ”. L’avantage du libéralisme, c’est d’inciter chacun à faire tous les efforts possibles pour satisfaire ses propres besoins et aider les plus démunis.
- Mais chacun n’a pas les mêmes chances au départ et il faut aussi savoir gouverner en ayant pour objectif : ‟ A chacun selon ses besoins. ”. Celui qui n’a pas les moyens a cependant des besoins à satisfaire, et satisfaire ces besoins n’est plus une rémunération, une transaction équitable : ‟ Donnant-donnant. ”, mais un don, une grâce. Toute société moderne, dans nos pays civilisés, se comporte ainsi d’une manière générale : à celui qui ne peut subvenir à ses besoins, on donne, jusqu’à ce qu’il en devienne capable.
Dieu, notre créateur, ferait-il moins que les hommes créés à son image ? Non ! Il nous a accordé la grâce avec la vie.
‟ Tu m’as accordé la grâce avec la vie, tu m’as conservé par tes soins et sous ta garde. ” (Job, chapitre 10, verset 12)
En sortant des mains de son créateur, l’homme disposait de tout sans avoir rien fait, sans travail, sans effort, sans l’avoir gagné.
Le péché lui a fait perdre une partie de tout cela, mais pourtant la grâce est encore là, dans l’air que l’on respire, le soleil, la pluie, la nature et ses saisons.
Le péché est comparable à une dette :
Le fait d’avoir des dettes, de devoir quelque chose à quelqu’un et de ne pouvoir le rendre est quelque chose de terrible. Cela exerce une pression sur notre esprit.
Mais Dieu est riche pour éponger la dette du péché, car il en a le moyen. Ce moyen, c’est la justice qui nous a été acquise par le sacrifice de Jésus.
Plus la dette est importante, plus la grâce l’est aussi : ‟ Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. ” (Épître aux Romains, chapitre 5, verset 20)
Mais après avoir tout payé, il faut encore payer pour assurer la vie, sinon l’endettement va se poursuive, va recommencer.
C’est pourquoi si Dieu fait grâce de la dette, il y ajoute encore la grâce de la restauration.
Il nous restaure, il nous donne une vie nouvelle.
La grâce ne supprime pas la loi.
La loi est une nécessité, c’est la règle de vie universelle. Tout est régi par des lois : le monde physique, le monde social, le monde spirituel.
La grâce ne supprime pas la loi, mais elle permet de lui obéir et nous sommes appelés à faire tous nos efforts pour la voir s’exprimer dans notre vie. (Deuxième épître de Pierre, chapitre 1, versets 3 à 7)
Mais la grâce n’est pas destinée à celui ou celle qui ne veut pas changer de vie.
Il y a eu des cas où la ‟ grâce présidentielle ” a été donnée à un malfaiteur qui n’a pas su en faire bon usage. Il a continué à voler, violer, tuer.
Dans ces cas-là s’applique le verset 10 du livre d’Esaïe au chapitre 26 : ‟ Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice, il se livre au mal dans le pays de la droiture. ”
La grâce nous enseigne aussi à faire grâce aux autres.
Dans la parabole du débiteur impitoyable, nous voyons un homme :
méchant, alors que la grâce reçue aurait dû le rendre bon.
devenir dur à l’égard de son propre débiteur, qui ne lui devait que cent deniers, une petite somme d’argent.
Après avoir été graciés :
si nous retombons dans nos péchés et y persévérons, nous devenons coupables au plus haut point. (Hébreux chapitre 10, verset 29)
si nous oublions ce que nous avons reçu de Dieu et que nous devenons durs à l’égard des autres : sans charité, sans patience, remplis d’un esprit de jugement, de suffisance, d’orgueil, nous irritons le Seigneur et risquons de perdre la grâce.
La grâce au travers de la faiblesse humaine :
La grâce fait de nous, en plus de ce que nous avons reçu pour nous et qui nous était nécessaire (pardon, capacité de mener une vie sainte), des canaux, des instruments pour permettre à Dieu d’atteindre d’autres pécheurs. (Par sa grâce toujours !)
Et il peut arriver que le déploiement de cette grâce de Dieu se fasse malgré notre faiblesse, au travers des brèches de notre faiblesse, de nos insuffisances, de nos épreuves.
Moïse, Jérémie, Paul et tant d’autres ont fait cette expérience d’être appelés à servir Dieu et d’être remplis de crainte devant leur propre incapacité.
L’apôtre Paul a appris à ne pas se plaindre de sa faiblesse, parce que Dieu lui avait dit : ‟ Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. ” (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 12, verset 9)
Seule la grâce de Dieu est nécessaire et suffisante ! Seul Dieu donne la grâce puis la gloire.
D’abord la grâce, ensuite la gloire, si nous ne rendons pas vaine la grâce à notre égard ! (Évangile de Luc, chapitre 7, verset 30)
Avoir la victoire
Vous avez vaincu le malin
Lectures :
Première épître de Jean, chapitre 2, verset 14 :
‟ Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin ”
Première épître de Jean, chapitre 3, verset 8 :
‟ Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. ”
Il peut nous paraître étonnant que Dieu nous demande de vaincre le malin, le diable.
Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux, tout simplement l’oublier, ne pas en parler, s’efforcer d’être bon en comptant sur le Seigneur ?
Si nous raisonnons ainsi, c’est peut-être tout simplement parce que nous oublions que le but du malin, dès le début de notre création, est de nous détruire.
Si la guerre dont on souffre et dont on meurt fait rage dans certains pays, elle existe aussi, en temps de paix, dans les familles, dans les écoles, dans les lieux de travail, et elle nous éloigne du bonheur.
Ce sont aussi la maladie, les handicaps, qui détruisent notre bonheur.
Ce sont les épidémies, les catastrophes naturelles, tremblements de terre, cyclones …
Tant que tout va bien, nous profitons de la vie et nous oublions que Dieu existe, que notre adversaire le diable existe aussi.
Mais lorsque nous sommes plongés dans la difficulté et sans aucune aide de personne, alors nous nous souvenons que Dieu existe.
Et c’est une excellente chose.
Encore faut-il savoir ce que Dieu peut faire pour nous, ce qu’il a mis à notre disposition.
Et cela, on ne l’apprend qu’en connaissant la Bible, la Parole de Dieu. C’est elle qui nous montre Dieu tel qu’il est.
Elle nous montre comment devenir ce que Dieu attend de nous et comment combattre toutes nos difficultés.
La Bible, la Parole de Dieu, est l’épée de l’Esprit. C’est elle qui nous permet de lutter contre les ruses du diable.
Pourquoi ces jeunes gens à qui écrivait Jean étaient-ils forts et avaient-ils vaincu le malin ? Parce que la Parole de Dieu demeurait en eux, ils la lisaient et la méditaient, ils y obéissaient.
Lisons dans l’épitre aux Éphésiens, au chapitre 6, des versets 10 à 17 :
v. 11 : ‟ Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable . ”
v. 17 : ‟… Prenez le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. ”
L’obéissance
Pourquoi parler de l’obéissance ?
Parce que dans tous les domaines, la réussite de notre vie dépend de l’obéissance.
Mais pourquoi, me diras-tu, suis-je toujours obligé d’obéir à quelqu’un ?
Ne puis-je pas trouver en moi-même ce qui est bon, sans avoir à me soumettre à la volonté de quelqu’un ?
Contrairement à ce que disait le philosophe Jean-Jacques Rousseau, à savoir que l’homme est naturellement bon, l’histoire des hommes nous prouve le contraire.
Les guerres, les injustices, les actes méchants se multiplient sans cesse sur terre.
Dès la naissance, nous avons des capacités et des avantages très inégaux les uns par rapport aux autres. Alors nous nous comparons les uns aux autres, nous envions les uns et méprisons les autres.
Nous nous comparons les uns aux autres et c’est de là que jaillissent beaucoup de violences.
La Bible, Parole de Dieu, nous confirme que l’homme et la femme ont un cœur disposé à faire le mal dès l’enfance.
C’est à cause de la dureté du cœur de l’homme, que Dieu lui a donné des lois et des commandements, associés à des châtiments pour punir la désobéissance.
Mais les châtiments ne changent pas le cœur de l’homme, ils l’endurcissent en général.
Pourtant, Dieu a créé l’homme à son image également, et il lui a donné également d’aspirer, au fond de lui-même, à un monde meilleur, où règne la justice.
Et il a donné son Fils unique, Jésus, qui, en prenant sur lui-même le châtiment de nos désobéissances, nous réconcilie avec Dieu et nous permet de recevoir un cœur nouveau et un esprit nouveau.
Nous avons tout intérêt à obéir à nos parents, nos enseignants, nos responsables professionnels et spirituels, aux lois de notre pays, et par-dessus tout cela à la Parole de Dieu, et à celle du Christ, afin que notre vie soit digne d’être vécue.
1-Les livres de la Bible ont été écrits pour nous aider à prendre les bonnes directions dans notre vie, à suivre les bons exemples, comme le dit l’apôtre Paul dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 10, verset 11 : “ Ces choses leur sont arrivées pour nous servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. ”
Lorsque nous lisons le livre de la Genèse, nous voyons que suite à la désobéissance d’Adam et d’Ève, la souffrance et la mort sont désormais intimement liées à la vie humaine.
Cependant Dieu ne désespère pas de trouver quelques cœurs obéissants parmi ses créatures.
Alors qu’il a décidé de détruire la race humaine à cause de sa violence, en faisant pleuvoir un déluge d’eau sur la terre, il ordonne à Noé de construire un grand bateau pour se sauver lui-même ainsi que sa famille.
Et Noé obéit sans discuter : “ C’est ce que fit Noé ; il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné. ” (Genèse, chapitre 6, verset 22)
Imaginons un instant qu’il ait discuté les ordres de Dieu, il aurait été détruit avec tous les siens.
Aujourd’hui encore, Dieu cherche des cœurs obéissants au milieu d’une génération violente. Il leur propose, comme pour Noé, de rentrer dans une arche, l’arche du salut en Jésus-Christ, pour hériter de la vie éternelle.
Un autre croyant, Abraham, obéit à Dieu et partit de son pays natal pour un pays qu’il devait recevoir en héritage (Épître aux Hébreux, chapitre 11, verset 8).
C’est son petit-fils, Jacob, qui donnera son nom à la terre promise : Israël. Et c’est en Israël et de la postérité d’Abraham que naîtra Jésus, le sauveur du monde.
Jacob, quoiqu’il soit adulte, avait pris la décision d’obéir à son père et à sa mère pour choisir une épouse croyante. Il fut béni par Dieu avec toute sa postérité (Genèse, chapitre 28, verset 7 : “ Il vit que Jacob avait obéi à son père et à sa mère…). C’est de la postérité de Jacob que Dieu choisit un peuple pour le servir.
La vie de Jésus, le Fils de Dieu, a été caractérisée par son obéissance constante à l’égard de son Père. C’est pour cela que Dieu l’a élevé au-dessus de toute créature : “ Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix, c’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. ” (Épître aux Philippiens, chapitre 2, versets 8 et 9)
C’est pour cela aussi que sa vie et la puissance de son œuvre étaient sans faille : “ Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. ” (Évangile de Jean, chapitre 8, verset 29)
L’exemple le plus frappant que nous donne la Bible concernant la désobéissance est celui du roi Saül.
Il avait pourtant été choisi par Dieu, mais lorsqu’il commença à désobéir aux ordres de Dieu, il perdit sa couronne et devint un meurtrier. En désobéissant, il mettait en cause sa royauté, mais également l’avenir de son royaume, le royaume d’Israël.
A la fin de sa vie, ne sachant plus vers qui se tourner, il consulte une magicienne et finit par se suicider.
Le prophète Samuel l’avait prévenu plusieurs fois qu’en raison de sa désobéissance il serait rejeté, à moins de changer de vie : “ L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel ?...Puisque tu as rejeté la parole de l’Éternel, il te rejette aussi comme roi. ” (Premier livre de Samuel, chapitre 15, versets 22 et 23)
Dieu propose à tous ceux qui lui obéissent d’entrer dans son repos. Le repos de la bénédiction, certes, mais surtout le repos intérieur, même si la souffrance nous atteint.
Il n’est pire souffrance que celles de l’âme et de l’esprit qui ne sont pas soumis à la volonté de Dieu.
Mais il n’est pas de meilleur repos que celui que donne l’Esprit de Dieu à celui qui l’aime et qui lui obéit.
Et il n’est pas trop tard pour changer de voie, pour demander à Dieu son aide et revenir dans de bonnes dispositions à son égard.
Avant tout, Dieu veut nous sauver.
2-Comment faire une application à notre vie quotidienne de ces exemples qui ont été écrits pour notre instruction ?
La Bible nous donne des conseils pour tous les domaines importants de notre vie.
Beaucoup de lois dans nos pays ont leur base et leur inspiration dans les dix commandements et les lois donnés par Dieu à Moïse.
Toutes ces lois nous apprennent à respecter les autres et donc à vivre en paix avec eux.
Si nous voulons vivre en paix et ne pas craindre des peines de prison, des amendes, nous devons obéir aux autorités de notre pays, car elles existent par la volonté de dieu.
“ Celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. ” (Épître aux Romains, chapitre 13, verset 2)
L’obéissance envers les parents est aussi une condition essentielle à la réussite de la vie. L’enfant qui n’a pas appris à obéir à ses parents, à les respecter, finit souvent par être rebelle à ses enseignants, à ses patrons, aux lois du pays.
L’un des dix commandements promet d’ailleurs une vie heureuse à celui qui obéit à ses parents.(Deutéronome, chapitre 5, verset 16)
Si nous voulons réussir nos études, une autre condition essentielle est de respecter nos enseignants, de leur obéir.
Et si nous voulons réussir notre vie professionnelle, il est impératif que nous obéissions à nos patrons.
“ Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile. ” (Première épître de Pierre, chapitre 2, verset 18)
Je discutais récemment avec un homme qui me disait : “ Lorsque l’on est jeune, on ne se rend pas toujours compte à quel point il est important d’apprendre à obéir. Lorsque j’étais étudiant, je n’aimais pas beaucoup mes professeurs. Mais maintenant, je les aime beaucoup plus que mes patrons. En effet, je pouvais me permettre de ne pas être d’accord avec mes professeurs. Mais avec mes patrons, cela est impossible ! Sinon je perds mon travail !”
Dans l’Église aussi, nous sommes engagés à “ obéir à nos conducteurs et à avoir pour eux de la déférence. ” (Épître aux Hébreux, chapitre 13, verset 17)
A l’intérieur de la famille, les enfants sont incités à obéir à leurs parents, le mari et son épouse à vivre dans la soumission et l’amour mutuels.
D’une manière générale, nous sommes appelés à nous soumettre les uns aux autres dans la crainte de Christ.
Ne pensons pas que nous perdrons en apprenant à obéir. Mais obéissance ne veut pourtant pas dire esclavage. Notre liberté est précieuse, au-delà de toute mesure.
3-Nous devons garder du discernement quant à l’obéissance.
La priorité c’est d’obéir à Dieu, car il ne se trompe pas. Son but, c’est qu’en l’aimant, nous aimions notre prochain comme nous-mêmes.
Un homme, quel qu’il soit, peut se tromper.
C’est ainsi que les apôtres furent un jour amenés à résister aux autorités de leur pays, qui les empêchaient de prêcher l’Évangile. Ils placèrent l’autorité de la Parole de Dieu avant celle des hommes : “ Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. ”, répondirent-ils à ceux qui voulaient les réduire au silence. (Actes, chapitre 5, verset 29)
Dans les pays à gouvernement totalitaire, des chrétiens furent amené à résister aux autorités en place, parfois au péril de leur vie, comme dans les pays communistes, ou sous la période nazie.
Si nos parents, nos enseignants nous donnent un ordre qui est contraire à l’enseignement d’amour de la Parole de Dieu, nous ne pouvons pas y obéir.
C’est ainsi que parfois, malgré notre désir d’obéir, nous pouvons être confrontés à la souffrance. Mais, si nous obéissons à Dieu, nous aurons son secours, soyons-en certains .
Comme le dit l’apôtre Pierre dans sa première épître, au chapitre 4 et aux versets 14 et 15 : “ Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme un meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. ”
Une autre difficulté peut se présenter à nous : “ J’ai la volonté et non le pouvoir de faire le bien… ” Efforçons-nous et Dieu produira en nous le pouvoir de faire le bien, en Jésus-Christ. Il l’a promis.
Quelle conclusion donner ?
Apprenons à obéir à nos parents, nos enseignants, nos conducyeurs spirituels, nos patrons.
Et par-dessus tout cela, à la Parole de Dieu.
Nous aurons alors la paix du cœur par le Saint-Esprit, et cette paix est tellement meilleure que le fruit de la désobéissance !
Se soumettre aux autorités
Témoignage de Anne, secrétaire médicale :
“ Il y a quelques années, lors d’une réunion se service, j’ai appris que j’allais avoir une réduction du temps de travail importante. ; lorsque mon chef de service me l’a annoncé, il ne paraissait nullement affecté.
Il ne s’agissait pas bien entendu de vacances supplémentaires, mais d’une baisse de salaire non consentie.
A la fin de la réunion, il nous a demandé si nous avions pensé au champagne.
J’étais révoltée.
J’en ai parlé à plusieurs personnes dans l’Église, ainsi qu’à ma famille, en demandant de l’aide dans la prière pour mon avenir.
J’ai moi-même prié pour ce souci, et je puis dire que j’ai retrouvé la paix. J’ai attendu que Dieu intervienne.
Dernièrement, je parlais avec deux personnes d’un bureau du personnel, dans le cadre de mon travail, et je critiquais mon chef de service.
En discutant de mon avenir au sein de la société qui m’emploie, j’en vins à dire que mon chef n’était pas un chef, mais plutôt un personnage mou, qui ne savait pas prendre de décisions., indifférent au fait que plusieurs personnes soient touchées par un chômage technique ou un licenciement.
J’avais à peine fini de dire cela que je me suis sentie très triste et j’ai été reprise dans ma conscience par le Saint-Esprit.
Il ne faut pas critiquer, il faut se soumettre aux autorités.
Même si je trouve que mon chef n’est pas à la hauteur, il est mon supérieur, et ce qui arrive est permis par Dieu.
J’ai aussitôt demandé pardon à Dieu dans mon cœur et ma paix est revenue.
En rentrant à la maison, j’ai lu le feuillet du calendrier du jour, où un passage de la Bible est expliqué chaque jour.
Ce jour là il était question de la soumission, et il était écrit : “ L’amour pour le Seigneur et la crainte de lui déplaire devraient suffire pour nous inciter à être soumis aux autorités. ”
Épitre aux Romains, chapitre 13, versets 1 à 5 :
“ Que toute âme se soumette aux autorités qui sont au-dessus d’elle ; car il n’existe pas d’autorité, si ce n’est de Dieu ; et celles qui existent sont établies par Dieu…
C’est pourquoi il est nécessaire d’être soumis non seulement par crainte de la colère, mais aussi par motif de conscience. ”
Le chemin de la vie et le chemin de la mort
Lecture : livre du Deutéronome, chapitre 30, versets 19 et 20 :
“ J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l’Éternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix et pour t’attacher à Lui. ”
Le temps de l’adolescence et de la jeunesse est un temps particulièrement dangereux pour l’être humain.
Il est souvent situé au milieu d’un carrefour où plusieurs directions se présentent. Mais quelle direction choisir pour bien réussir sa vie ?
C’est aussi le temps où l’on s’éloigne de ses parents, de la maison familiale, pour faire l’apprentissage de la liberté.
Mais on est à la fois fort et fragile, et l’on trouve une deuxième famille avec les adolescents, les jeunes qui nous entourent. Avec nos amis, nos copains, nos copines, on se sent plus fort pour construire, ou alors, parfois, pour détruire ?
Je lisais sur une affiche publicitaire où l’on voyait un jeune homme et une jeune fille souriants, dans toute la fraîcheur et la beauté de leur jeunesse : “ Jeunes, en soif de liberté, en quête d’interdits. ”
Jeunes et ayant soif de liberté, c’est normal, c’est dans la nature des choses . Il n’y a qu’en faisant petit à petit usage de sa liberté que l’on fera sa vie, qui sera peut-être bien différente de celle de nos parents.
Mais si cette soif de liberté n’est pas contrôlée, si elle nous amène à rechercher des interdits, alors là nous “ ratons le but ”, nous tombons sous une autre contrainte que celle des parents, des enseignants, des éducateurs, une contrainte qui nous mènera à la souffrance.
Car les “ interdits ”, les conduites interdites par nos aînés, par la loi, nous priveront de liberté. Toutes nous entraînent vers une dépendance, un esclavage dont on revient très difficilement, parfois jamais. La quête de liberté peut parfois mener à un esclavage, si elle n’est pas contrôlée.
“ Pécher ”, cela veut dire étymologiquement “ rater le but ”. Or le salaire du péché c’est la mort lisons-nous dans la Bible . La Parole de Dieu nous aide à marcher sur un chemin de vie.
1-Pourquoi sommes-nous en quête d’interdits ?
L’enfant doit progresser vers l’indépendance. Sa quête de désobéissance est un mélange de la motivation nécessaire pour aller vers l’indépendance et d’un refus de toute limite.
Nous sommes tous tentés de faire un jour des actions qui sont mauvaises pour nous et pour les autres. Notre nature humaine naturelle nous y pousse, et cela depuis notre plus tendre enfance.
Dès que le petit enfant commence à avoir un peu de pouvoir, à marcher, il est attiré par les “ interdits ”. Cent fois on lui dira de ne pas toucher aux prises électriques, de ne pas s’approcher du feu, cent fois il désobéira.
Un roi très sage, Salomon, avait lui-même constaté : “ La folie est attachée au cœur de l’enfant…” (Proverbes, chapitre 22, verset 15)
Vous avez peut-être déjà vu des arbres dont le tronc est noueux, tourmenté, tellement penché que leur feuillage touche la terre.
Ce sont des arbres qui ont été soumis à des vents violents et qui ont poussé sans tuteur. Au lieu d’avoir un aspect majestueux et d’offrir leur ombre bienfaisante, ils sont rabougris, monstrueux, repliés sur eux-mêmes.
L’enfant qui grandit sans tuteurs, sans parents, sans personne pour l’élever, est dans une grande souffrance.
Malgré les soins constants des assistantes et assistants familiaux chez lesquels ils sont placés en raison d’une défaillance grave de leurs parents, l’insouciance de l’enfance leur est volée.
J’ai reçu chaque année de nombreux assistantes et assistants familiaux en visite de médecine professionnelle et préventive et je me souviens avec acuité de ces histoires terribles qui m’étaient racontées dans le secret du cabinet médical.
Les assistantes et assistants familiaux ont pour profession de recevoir chez eux et de protéger, d’élever des enfants qui leur sont confiés par les services sociaux lorsque leurs parents sont très défaillants ou maltraitants.
C’est souvent l’absence d’entourage qui détruit l’enfant, le jeune. C’est aussi le désespoir, lorsque toutes les portes se ferment devant lui.
Mais il est des situations où le jeune veut simplement faire une expérience interdite, pensant que cela lui apportera quelque chose de plus.
Je discutais avec un homme jeune qui m’avouait consommer des drogues dures et ne savait comment s’en défaire. Il n’était en apparence ni marginalisé ni désespéré. Un bon travail, une compagne, des enfants en bonne santé. Il voulait simplement essayer.
Lorsque je lui ai demandé quelle était sa motivation, il m’a répondu : “ Je ne voulais pas mourir idiot … ”
Au commencement, Dieu a créé les hommes droits. Mais il les a laissés libres de choisir. il nous a laissé le plus grand cadeau qui soit : la liberté. A nous d’en faire bon usage et de nous souvenir que nous ne sommes pas les plus forts dans de nombreuses situations .
On peut avoir besoin de nombreuses consultations auprès de professionnels de santé, d’addictologues, pour ne plus être sous l’emprise de substances ou de comportements qui nous détruisent et qui détruisent notre entourage.
“ Dieu a fait les hommes droits, mais ils ont cherché beaucoup de détours. ” (Ecclésiaste, chapitre 7, verset 29)
Si tel est le cas, le jeune se fera beaucoup de mal, en fera aux autres, et même s’il revient ensuite sur un chemin droit , il gardera des regrets en pensant au mal qu’il aurait pu éviter.
Au moment de l’enfance, de l’adolescence, l’enfant saura-t-il rester droit, ou se laissera-t-il entraîner par des copains, des copines, un groupe d’adolescents, de jeunes, prêts à tout essayer ?
2-Quels sont les interdits qui attirent parfois les jeunes ?
-Les conduites addictives à l’égard d’un produit ou d’un comportement, dont nous avons déjà parlé.
-La pratique du vandalisme.
Faire des actes de vandalisme, détruire gratuitement ce qui appartient aux autres, voler même, sans se faire prendre bien sûr.
Si l’on est à plusieurs, on est beaucoup plus fort, et on forme un groupe particulier, une association de malfaiteurs en fait, qui peut évoluer même vers le crime organisé.
C’est vrai qu’il existe un code d’honneur même dans la mafia et que l’on se donne bonne conscience en le respectant. On préfèrera être puni que de donner le chef.
Mais quand on est sorti du groupe, on se rend compte que l’on n’est de toutes façons qu’un malfaiteur (au sens propre du mot : quelqu’un qui fait le mal) et que le chef ne cherche qu’à sauver sa propre peau.
Il n’y a pas d’amitié vraie dans le cercle de ceux qui font le mal. Le meilleur moyen d’aider ceux qui font partie d’un tel cercle est de refuser de se compromettre dans de mauvaises actions.
-Les expériences surnaturelles occultes :
Certains jeunes sont fascinés par la magie, la sorcellerie, le gothisme (engouement pour les idoles gothiques) …, le satanisme même.
Leur musique de prédilection s’accompagne de paroles morbides et haineuses comme le Black Métal, une forme très agressive de rock.
Des groupes d’activistes satanistes prônent une idéologie néo-nazie et peuvent entraîner malgré eux les jeunes, insidieusement, dans l’ombre, vers une guerre néo-nazie, dont personne ne doit oublier qu’elle a entraîné la torture et la destruction massive de plus de 6 millions d’hommes, de femmes et d’enfants lors de la deuxième guerre mondiale.
Lu sur le “ Parisien ”du 17 février 2006 : “ En octobre dernier, deux adolescentes d’Ivry, fans de musique rock morbide black et death metal, qui s’étaient elles-mêmes proclamées adoratrices de Satan, se suicidaient sous les yeux de leurs camarades de collège en se jetant d’une tour.
A Jésus aussi, Satan a proposé de se jeter du haut d’une tour pour le détruire. (Évangile de Luc, chapitre 4, verset 9)
Il ya a certainement mieux à faire de sa vie que de la détruire dans son jeune âge.
Construire au lieu de détruire, aimer au lieu de haïr, c’est faire vivre l’espérance qui nous conduit vers la vie éternelle.
-Le laxisme et la paresse sont aussi des interdits qui peuvent attirer.
Combien de fois les parents nous ont dit : “ Apprends tes leçons, fais tes devoirs, range ta chambre ! ”
La plupart d’entre nous se font tirer les oreilles. Nous n’aimons pas les contraintes et pourquoi se forcer à travailler ? Même en travaillant le minimum, nous aurons notre place à la maison, nous serons logés et nourris !
Vivre sans rien faire, c’est une grande tentation pour un jeune, d’autant plus que l’on ne trouve pas de travail sans effort.
Mais avoir une vie conforme à la volonté de Dieu, c’est assumer ses propres besoins matériels, et l’apôtre Paul nous engage à “ manger notre propre pain en travaillant paisiblement. ”.(Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus…nous dit-il)
Lui-même, grand prédicateur de l’Évangile, travaillait la nuit, “ pour n’être à charge à aucun…”(Deuxième épître aux Thessaloniciens, chapitre 3, versets 8 à 12)
Dans les grandes villes surtout on peut voir le résultat de l’inactivité : sans activité, sans but, sans domicile, les clochards passent leurs journées à boire de l’alcool, à se voler les uns les autres, à injurier les passants.
-la tentation d’être “ dans le vent ”, coûte que coûte.
Des habits et des coiffures provocants, impudiques, des piercings et tatouages multiples, qui nous volent la beauté de notre jeunesse.
Des spectacles, des lieux, des lectures peuvent laisser sur nous des traces durables.
2-Dois-je soumettre ma liberté à celle de l’autre ?
Ici encore on peut emprunter un chemin d’équilibre.
Nous avons le droit de chercher un métier qui nous convienne, un conjoint qui nous plaît, d’avoir des opinions personnelles et de les exprimer. En nous souvenant que notre liberté ne doit nuire ni à nous-mêmes ni aux autres.
En conclusion, cet équilibre est difficile à trouver, mais il vaut mieux écouter les conseils des adultes qui vous aiment vraiment que ceux des copains et copines qui veulent vous entraîner à goûter aux choses défendues.
La Bible, Parole de Dieu, nous fait connaitre les limites à ne pas franchir, pour notre bonheur : “ Comment le jeune homme, la jeune fille, rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. ” (Psaume 119, verset 9)
Les sentiments qui étaient en Christ
L’apôtre Paul nous engage à “ avoir en nous les sentiments qui étaient en Christ ”(Épître aux Philippiens, chapitre 2, versets 5 à 11)
Ces sentiments, quels sont-ils ?
-Il n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu.
-Il s’est dépouillé lui-même, devenant un simple homme, un serviteur.
-Il s’est humilié lui-même jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.
Et cette humiliation, il l’a subie pour nous.
Sachant que nous étions tous privés de la gloire de Dieu à cause de notre péché (Épître aux Romains, chapitre 3, verset 33), il a accepté d’être victime à notre place, pour notre relèvement.
Il a pris sur lui le châtiment qui nous donne la paix, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. (Esaïe, chapitre 53, verset 5)
Dieu avait en effet la volonté de “ Conduire à la gloire beaucoup de fils.” (Épître aux Hébreux, chapitre 2, verset 10)
Ainsi, les sentiments de Jésus-Christ l’ont conduit à une mort infâme, afin que nous puissions de nouveau être rétablis dans notre position glorieuse d’enfants de Dieu.
Quel contraste avec les sentiments qui habitent l’ennemi de nos âmes !
Il cherche avant tout à s’élever au-dessus de tous.
Il ne supporte pas à côté de lui la présence d’un “ alter ego ”, “ un autre moi-même ”, et va jusqu’à s’élever au-dessus de ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. (Deuxième épître aux Thessaloniciens, chapitre 2, verset 4 et Esaïe, chapitre 14, versets 12 et 13)
Son orgueil va le conduire à la déchéance, ainsi que tous ceux qui l’ont suivi.
Que faire donc ? Avoir en nous les sentiments qui étaient en Christ. C’est l’ordre de Dieu.
Mais comment avoir ces sentiments ?
Ne nous trompons pas nous-mêmes. Il est impossible au cœur humain, qui est tortueux par-dessus tout, et méchant (Jérémie, chapitre 17, verset 9), de produire de bons sentiments.
Si nous pensons être des gens “ bien ”, des gens de bonne moralité, nous nous trompons nous-mêmes. La bonne moralité n’est parfois qu’apparence et elle conduit alors à une fausse sainteté.
La voie de la sainteté consiste à reconnaître que nous sommes pécheurs, faute de quoi nous faisons Dieu menteur (Première épître de Jean,, chapitre 1, verset 10) et à demander ensuite à Dieu de nous donner son Saint-Esprit, qui produira en nous les sentiments qui étaient en Christ.
Et cette repentance est encore une grâce de Dieu.
Quelquefois, pour être vraiment utile à Dieu, nous avons besoin de nous voir en pleine lumière, tels que nous sommes.
Les chutes les plus graves, comme celle de l’apôtre Paul, de l’apôtre Pierre, nous apprennent seulement à désespérer de nous-mêmes, et nous rendent aptes à être saints en Christ et par Christ.
Ces chutes n’ont pas empêché Paul et Pierre d’exercer leur ministère, car elles ont été suivies d’une repentance et d’une conversion profondes, radicales.
Car, si Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel (Épître aux Romains, chapitre 11, verset 29), il est certain aussi que l’élection se confirme par la sainteté. : “ …à ceux qui sont élus, selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit…” (Première épître de Pierre, chapitre 1, verset 2)
Avoir en nous les sentiments qui étaient en Christ nous conduira à relever ceux qui sont tombés, à aider chacun à prendre sa place dans le corps de Christ, sans qu’il y ait de divisions (Première épître aux Corinthiens, chapitre 12, verset 25) et à travailler, non pas à la place des autres, mais avec ceux que Dieu lui-même a mis à côté de nous dans l’Église.
Sans oublier que la charité, l’amour est le lien de la perfection. (Épître aux Colossiens, chapitre 3, verset 14)
Être juste devant Dieu
Lorsque nous lisons le premier chapitre de l’Évangile de Luc, nous lisons l’histoire d’un couple de croyants “ modèles , ”Zacharie et Elisabeth, qui obtiennent à la fin de leur vie une grande bénédiction : la naissance de l’enfant qu’ils ont attendu toute leur vie.
Et quel enfant !
C’est celui dont Jésus a dit : “ Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. ” (Évangile de Matthieu, chapitre 11, verset 11)
Mais penchons-nous un peu sur les parents de Jean-Baptiste. Qui sont-ils ?
1- Zacharie et Elisabeth, un couple de croyants ordinaires à première vue.
Zacharie servait Dieu dans le temple, à Jérusalem. Il était sacrificateur.
Il avait donc plusieurs fonctions :
-Enseigner la loi de Dieu au peuple.
Les commandements de Dieu concernant une vie sainte et les lois religieuses, donnés par Moïse, devaient être connus du peuple et appliqués par lui.
-Consulter Dieu :
Le sacrificateur devait prier et être capable d’apporter au peuple les réponses de Dieu.
-Servir dans les diverses tâches matérielles dans le temple.
Quant à Elisabeth, sa femme, elle n’était pas mère de famille, elle était stérile.
C’était le drame de sa vie, le drame de leur vie à tous les deux.
A notre époque, la stérilité est en général considérée comme une épreuve lourde à supporter, et l’on dépense sans compter pour y remédier. Du temps d’Élisabeth, il n’y avait aucuns moyens médicaux pour y remédier.
Mais à cette époque-là, c’était bien pire, la stérilité était une véritable honte, un opprobre, le signe que la bénédiction divine n’avait pas touché le couple.
C’était du moins ce que pensaient les gens.
Mais que ce passe-t-il donc dans ce couple ? Pourquoi la bénédiction de Dieu tarde-t-elle au point de devenir même impossible ?
Existe-t-il un péché caché dans leur vie, qui se révèle à l’extérieur ?
Pourtant, aux yeux des hommes, c’était un couple irréprochable, et l’on pouvait témoigner : “ Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. ” (Évangile de Luc, premier chapitre, verset 6)
2-Etre juste devant Dieu, qu’est-ce que cela veut dire ?
Etre juste devant Dieu, cela veut dire être juste jusque dans ses pensées.
On peut être juste devant les hommes, mais qui connait les pensées, si ce n’est Dieu seul ?
Ce qui est certain, c’est que toutes nos pensées ont une importance capitale, autant pour notre vie ici-bas que pour notre avenir éternel.
L’apôtre Paul nous avertit : “ C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due. ” (Première épître aux Corinthiens, chapitre 4, verset 5)
Ne pensons pas que nos pensées, parce qu’elles sont “ secrètes ”, cachées aux hommes, n’ont pas de poids dans notre destinée. Elles ont au contraire un poids éternel de gloire ou de honte pour nous.
Il en est de même de nos paroles.
Si les bonnes paroles sont créatrices de vie, les mauvaises paroles sont créatrices de mort.
Jésus nous met en garde contre toute parole mauvaise : “ Je vous le dis, au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié et par tes paroles tu seras condamné. ” (Évangile de Matthieu, chapitre 12, versets 36 et 37)
Dire du mal de son prochain, c’est semer la mort et il est bien connu que les chrétiens, même zélés, mais qui ont toujours la critique à la bouche, voient leurs enfants se détourner de l’Église.
Pourquoi faire partie d’une Église où l’on ne rencontre que des gens peu recommandables ?
Se moquer de son prochain est également lourd de conséquences : “ Tel qui parle légèrement, blesse comme un glaive ; mais la langue des sages apporte la guérison. ” (Proverbes, chapitre 12, verset 18)
De même, faire une promesse et ne pas la tenir, c’est prononcer une parole de mensonge, et Dieu ne le supportera pas :
“ Si tu es enlacé par les paroles de ta bouche, fais donc ceci, mon fils, dégage-toi puisque tu es tombé au pouvoir de ton prochain. ” (Proverbes, chapitre 6, versets 2 et 3)
Dieu a horreur du mensonge, et il accomplit, lui, toujours ses promesses.
N’oublions pas que toute parole de mensonge nous met directement dans le camp de Satan, le père du mensonge.
De même, nous devons nous garder de prononcer le nom de Dieu en vain, à la légère, à toute occasion. (Exode, chapitre 20, verset 7)
Parlons maintenant des actions .
Il y a celles qui sont visibles et qui peuvent nous attirer le jugement ou l’approbation des hommes.
Et il y a les actions secrètes, celles qui ne sont connues que de nous, mais qui viendront un jour à la lumière : “ …c’est ce qui paraitra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera les actions secrètes des hommes. ” (Épître aux Romains, chapitre 2, verset 16)
Nous avons le grand privilège d’être vivant et intelligent et de connaitre Dieu, mais cela nous donne une grande responsabilité, celle de ne pas laisser le mal dominer nos pensées, nos parole ou nos actions.
N’oublions pas que Dieu sait tout et voit tout.
Heureusement que nous avons un avocat auprès du Père, Jésus, parce qu’aucun de nous ne subsisterait.
3-L’histoire de la vie de Zacharie et d’Elisabeth nous montre que c’est quelquefois au bout du chemin que vient la rémunération de Dieu.
C’est quelquefois à la fin d’une vie que l’on découvre les pensées et les actions secrètes des hommes.
Le couple de Zacharie et Elisabeth est resté sérieux dans son engagement et sa foi, et ceci , alors même que la bénédiction manquait.
Quelle leçon pour ceux qui s’éloignent de Dieu dès qu’ils cessent d’être bénis !
Le nom de Jean veut dire : “don de Dieu ”.
La naissance de Jean-Baptiste est un don de Dieu, pour ses parents qui étaient justes devant Dieu, et surtout pour tous les hommes.
Il sera prophète de Dieu.
Surnommé “ le baptiste ” ou “ le baptiseur ” , il baptisait ceux qui se repentaient de leurs péchés.
Il ouvrira la route à Jésus, reconnaissant en lui “ l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ”.(Évangile de Jean, chapitre 1, verset 29)
Conclusion :
Si Dieu nous demande d’être juste devant Lui, c’est qu’il nous a aussi donné le moyen de l’être, par la nouvelle vie que nous recevons d’en haut.
En Jésus-Christ, Dieu est capable de nous donner une nouvelle vie, qui lui plaît, une vie juste et pure.