Jésus ! Reviens bientôt !

Jésus ! Reviens bientôt ! La terre est corrompue !

Ton Nom est blasphémé par l’Empire Média !

Jésus ! Reviens bientôt ! C’est Mamon qui gouverne !

Il effraie les Petits, il obsède les Grands !

Jésus ! Reviens bientôt ! Ton Eglise assoupie,

Laisse entrer le péché qui cache bien son nom !

Jésus ! Reviens bientôt ! La repentance est morte !

On parle de l’amour, on esquive la Croix !

Jésus ! Reviens bientôt ! L’Esprit est attristé !

On célèbre Sa Joie, mais pas Ses Exigences !

Jésus ! Reviens bientôt ! La Charité s’essouffle !

Trouveras-Tu la Foi qui créé la Compassion ?

Jésus ! Reviens bientôt ! Tes disciples fidèles

Ne modernisent pas l’Enseignement Divin !

Jésus ! Reviens bientôt ! Que la vie sera belle

Avec Tes Rachetés marqués du Sceau de Christ !

Jésus ! Reviens bientôt ! Jésus ! Ne tarde plus !

Georgette Chaix – mars 2005

C’était l'heure

C’était l’heure où l’on rentre le soir.

Où la lumière est douce, où les vaches vont boire.

J’ai voulu voir les bois, entrer dans la clairière….

L’herbe haute, les sentiers aux profondes ornières,

J’y avançais légère et remplie d’allégresse.

Et voilà qu’en son sein l’enchantement m’accueille

Caché au fond du nid ou derrière les feuilles

Les cris de l’oiseau même étaient pleins de tendresses.

Assise au creux de l’herbe et des senteurs profondes

Loin des bruits de la vie et des clameurs du monde

Simple comme un enfant dans le jardin d’Eden

N’ayant plus de soucis, de larmes ni de peines

Que tourner en mes mains les feuilles du noisetier

Rondes, douces et légères pour en faire un panier,

Y enfouir les framboises au rouge parfumé

Et la brise passait

Et les feuilles chantaient.

O temps suspends ton vol, ô Dieu suspends cette heure

Pour qu’en ces lieux bénis à jamais je demeure

Et que demeure en moi et ta paix et ta joie

Comme tu étais présent au plus profond du bois.

L’unique rose

En rentrant chez vous, j’ai vu la rose

Et je n’ai plus vu qu’elle

A dire sur elle, j’aurais mille choses.

Sans doute qu’elle était belle

Seule, en son vase près de la cheminée

La rouge tête de velours penchée

J’ai reçu en plein cœur ce regard de flamme.

Un instant j’ai pu croire qu’elle avait une âme

Elle me regardait !

Et je la regardais !

Dialogue muet qui ne pouvait finir

Pourtant sur l’heure il me fallait partir.

Qu’y avait-il en elle ainsi pour me charmer ?

Quelle divinité s’y était incarnée ?

Que mes paupières soient ouvertes ou closes

Où je serai maintenant je verrai la rose.

Je mourrai un printemps

Je mourrai un printemps

Quand l’hirondelle en nos cieux revenue

A grands coup d’ailes déchirera les nues

Que mon amie l’abeille à l’appel de l’aurore

Quittera la ruche pour y revenir encore

Je mourrai un printemps

Quand la sève féconde montera de la terre

Que l’oiseau réchauffé criera sa joie au monde

Et qu’au souffle d’avril passant comme une ode

La vie renaîtra avec tout son mystère.

Je mourrai un printemps

Quand mon cœur fatigué

De son lot de souffrances,

Lassé de courir les chemins d’espérance,

Se tournera vers toi, le Dieu compatissant.

Pour mourir au printemps !

Sur mon âme défunte, ami ne pleurez pas

Il ne m’est point de crainte d’arriver au trépas

Et quand pour moi, sera venu le temps

Il me sera doux, de mourir au printemps.

Que je voudrais partir !

Que je voudrais partir !

Sans bagages ni souvenirs

Que je voudrais partir !

Sans regrets et sans peine

Où je n’aurais plus soif, où je n’aurais plus faim !

De tendresse toujours et de si peu de pain.

Que je voudrais partir !

Existe-t-il au moins ce pays qui m’attire ?

Il est je ne sais où, c’est le céleste empire

C’est vrai, dans le Saint Livre on l’appelle le Royaume

Seigneur ! Pour moi ne fermez pas les portes du Royaume.

Je voudrais te chanter

Je voudrais te chanter Seigneur de la plus belle voix

Qui ait jamais retenti dans tous les opéras.

Je voudrais te prier Seigneur du cœur le plus fervent

T’offrir comme un bouquet de mots doux et chantants.

Je voudrais te servir Seigneur comme un prêtre à l’autel

Et comme une servante effacée et fidèle.

Je voudrais t’aimer Seigneur du cœur le plus brûlant

Je voudrais t’adorer toi le Dieu tout-puissant.

Je veux te contempler Seigneur de mes yeux éblouis

Ici-bas sur la terre et dans le Paradis. Amen

Quand tu partais

Quand tu partais le cœur sans joie

Rejoindre le lointain internat

Trainant toujours cette même valise

Seul dans la foule indifférente et grise

Chaque fois tu prenais la file au guichet.

Parmi ces mornes visages, attenant ton billet

Chacun à son chagrin, chacun à son départ.

Ensuite on se tassait dans un coin de la gare

Silencieux et absents on ne se parlait pas.

Sur la grande horloge le regard fixé

Où l’heure allait trop vite, où l’heure n’avançait pas

Et quand enfin sonnait celle de se quitter

En hâte tu nous embrassais

Repoussant mes inquiétudes

Sourd à ma sollicitude

Si pressé d’en finir !

Tu franchissais la porte, disparaissais dans la nuit.

Je restais là, le visage collé à la vitre

Espérant que tu avais oublié une chose.

Scrutant le noir des quais qui jamais ne te rendrait

Tombait alors sur mes épaules, un pesant manteau de solitude

Je m’en allais traînant mes pas sur les pavés humides.

Pour retrouver la nuit, dans un silencieux retour.

Enfermés chacun dans sa tristesse, à l’autre sourd.

Je montais dans la chambre déserte

Où une paire de chaussures trainait

Le disque des Préludes pour un temps muet.

Aujourd’hui où tu es toujours absent,

Combien je regrette ce temps. Où tu partais ! …..

Le problème de la souffrance

Non, je ne comprends pas, Seigneur, mais je m’incline

Devant le grand problème où se perd la raison,

Je crois en ta bonté, ta sagesse est divine ;

Seigneur, je comprendrai là-haut, dans ta maison !

Tu ne restes pas sourd aux cris de l’âme en peine,

Ton silence n’est pas silence indifférent ;

Pour le cœur angoissé ta réponse est certaine,

Même quand elle n’est pas toujours ce qu’il attend.

Ta voie, ô Dieu, n’est pas celle où mon cœur me pousse,

Ton plan, n’est pas mon plan, je le sais, je le vois ;

Pour que ta volonté m’apparaisse plus douce,

Au Calvaire je viens adorer sous la croix.

Je crois en ta bonté, ta sagesse est divine.

Oui, je sais que tu veux le bien de ton enfant.

Sans tout comprendre encore, à tes pieds je m’incline,

Seigneur, dans mon épreuve, oui, rends-moi triomphant.

Dans la bonne direction

Seigneur, tu diriges mes pas

Vers le ciel, ma patrie ;

Mon Dieu, tu ne me laisses pas

Dans ta grâce infinie.

Envers moi selon ta faveur,

Ton amour brille, ô mon Sauveur,

Mon trésor et ma vie.

Ah ! Sans la marche de la foi,

Ma vie est languissante ;

Mais, ô mon Sauveur, c’est en toi,

En ta vertu puissante,

Qu’est mon asile et mon secours ;

Et tu me montres tous les jours

Ta faveur éclatante.

Jusqu’au jour où je te verrai

Dans l’éternelle gloire,

Où près de toi j’exalterai

Ta mort expiatoire,

Tu seras ma part et mon fort,

Mon gain dans la vie et la mort,

Ma joie et ma victoire.

Pour ceux qui souffrent

Confiance

(Sonnet)

Pourquoi craindre et trembler ? Un Père tout puissant

Règne dans les hauts cieux et gouverne le monde ;

C’est la voix qui commande à la foudre qui gronde,

Lui qui règle le cours de l’astre éblouissant ;

Au milieu de la mer, quand le flot mugissant

Menace d’engloutir le vaisseau qu’il inonde,

Il arrête à son gré le tumulte de l’onde,

Et le vent dans sa main, se calme, obéissant.

Pour ses enfants aussi qu’il protège et qu’il aime,

Son pouvoir éternel se témoigne de même ;

Il les garde du mal et trace leur chemin ;

Qui croit en Lui verra sa prière bénie,

Ses pleurs changés en joie et sa route aplanie ;

Repose donc en paix, mon âme, sur son sein !

Charles Guillot