C’est pour ceux que j'aime que je me sanctifie

Pasteur Albert CADIER (1879 – 1929)

" Je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. "

Jean, chapitre 17, verset 19

Sur un feuillet détaché, parmi des papiers intimes datant de cette époque marquée par les débuts de la maladie, Albert Cadier a tracé les lignes suivantes :

" C’est pour eux que je me sanctifie :

Pour ma mère, mon père, mes frères, mes sœurs, mes enfants et petits-enfants…

Toute conquête que je remporterai rejaillira sur eux. Toute défaite aussi, hélas !

Ce que j’aurai semé ils le moissonneront.

Suis-je paresseux, mou…. Ils en souffriront.

Suis-je travailleur, énergique, vaillant, courageux… ils en retireront non seulement de la joie, du bonheur, mais de l’énergie, du courage, de la vaillance – de la puissance de travail.

Et cela rejaillira de générations en générations – jusqu’à mille générations. "

Ici, ce n’est plus le pasteur qui parle, mais le fils, le frère, le père, le grand-père futur, qui résolument ose se mettre en présence des responsabilités illimitées créées par les liens du sang.

Il portait toujours dans la couverture de sa Bible une lettre que son grand-père M. Alphonse Cadier, alors pasteur octogénaire, lui avait adressée à l’école des Batignolles en 1897.

Celui-ci l’invitait au courage et à la persévérance, lui rappelant cet avertissement de Jésus :
" Faites effort pour entrer par la porte étroite " (Luc, chapitre 1).

Et il ajoutait : " C’est par elle qu’on monte la sainte Montagne, d’où l’on découvre un vaste horizon qui embrasse la terre et le Ciel. "

L’aïeul aimé et vénéré était mort à l’âge de 95 ans, peu de temps auparavant, et nombreux étaient parmi ses enfants et petits-enfants ceux qui à leur tour avaient accepté la charge de
" Ministre de l’Evangile " – selon sa propre expression.

Albert était particulièrement conscient du privilège que constitue un héritage spirituel incorruptible.

Alors qu’il était tout jeune pasteur à Osse, sa mère lui avait dit un matin en sortant du temple : " Autrefois c’était moi qui t’élevais, mais aujourd’hui c’est toi qui " m’élève " en me faisant du bien ! "

Il avait noté ce souvenir dans son journal et il ajoutait : " comment est-il possible que ce soit moi qui élève ma mère ? …. "

Aujourd’hui devenu père, c’est avec émotion qu’il se penche sur ces petits êtres qui lui appartiennent par un miracle de l’amour de Dieu… Le repos forcé lui permet de s’occuper d’eux tout particulièrement ; il les étudie et note en deux mots ses impressions sur eux :

" Henri turbulent mais tendre ;

Paul songeur et personnel ;

Yves endormi comme un ange…"

Lors d’une courte absence, il leur écrit : " Papa pense beaucoup à vous, ses trois petits hommes gardiens de leur maman, et il ne doute pas que vous ne fassiez des prodiges pour lui donner beaucoup de joie. " A l’ainé il recommande " de ne pas se lasser de sourire à sa maman et de lui montrer combien il l’aime. "

Les promenades des petits sont à la mesure des forces limitées du père, aussi les accompagne-t-il fréquemment dans le bois, plein d’oiseaux chanteurs et de fleurs printanières, qui domine la maison.

Il invente pour eux des histoires merveilleuses qui racontent la nature pour remonter jusqu’à Dieu par un chemin facile, accessible aux âmes à peine écloses.

Le soir avant l’heure du sommeil, on chante tous ensemble avec papa et maman :

" Je suis petit, mais que m’importe

Du Bon Berger que suis l’agneau… "

Le père s’attarde longuement auprès des petits lits, il contemple en silence ses fils endormis et sa contemplation est une prière….

Les semaines et les mois passent vite lorsque durant chaque journée, le travail, le recueillement et la vie de famille sont harmonisés en vue d’un retour à la santé, qui implique des soins et une discipline énergiques.

Déjà l’épreuve acceptée porte ses fruits.

Tant au bénéfice de l’œuvre lointaine qu’en faveur du cercle restreint, qui recèle lui aussi des soucis pesants, des peines cachées, Albert distribue largement les trésors de compréhension et de dévouement dont son cœur déborde.

Il sut être pour plusieurs, parmi ses proches, celui qui éclaire la conscience et la ramène à son centre, c'est-à-dire à Dieu.

Livret de Jean KUATZ

Une vie dévouée

Faites-vous pour un instant si vous le voulez bien, cher lecteur, mon compagnon de voyage.

Nous sommes à cent cinquante lieues environs de Genève, dans un pays inconnu (le Poitou), en pleine campagne ; nous suivons une route bordée de haies.

A un détour, brusquement apparaît une maison blanche, d’aspect plus engageant que les fermes qui l’entourent ; un jardinet la précède, entouré d’un mur à hauteur d’appui, au milieu duquel s’ouvre une barrière de bois peinte en vert.

Poussons la porte et entrons.

De chaque coté de l’allée, des massifs étalent les dernières fleurs de la saison, à côté d’arbustes encore verts, sous la lumière mélancolique et voilée d’un soleil d’octobre.

Un homme sort de la grange et entre dans la maison ; il est coiffé d’une vieille casquette, affublé d’habits tachés et multicolores ; il a aux pieds de gros sabots : c’est le pasteur.

Le pasteur dans cet accoutrement ? Oui, lui-même !

Ah ! Si vous ne l’aviez vu que dans des circonstances solennelles, si vous ne connaissez que l’homme vêtu de noir et cravaté de blanc des visites officielles et des jours de fête, vous ne le reconnaitrez pas.

Mais si vous voulez le voir sous son vrai jour, c’est ici, chez lui, qu’il faut venir le surprendre, au milieu de ses occupations journalières, dans sa famille, dans sa paroisse, aux prises avec toutes les difficultés de sa vie.

Entrons à la suite ; nous serons très bien reçus.

Dans cet intérieur, le luxe est absent, cela va sans dire ; les 1800 francs qu’alloue l’Etat aux pasteurs des campagnes sont bien peu de chose pour suffire à toutes les dépenses d’un ménage.

La maison est grande, grande aussi la somme de travail que représentent ces pièces toujours propres et rangées, ces meubles, ces rideaux, ces habits, ce linge bien entretenus.

Il y a là, sans doute, une domestique forte, active, dévouée, qui partage le travail avec la femme du pasteur ?

Hélas ! Une domestique, c’est de l’argent, … et la compagne de l’humble ministre, infatigable, auxiliaire inappréciable, se charge de toute l’organisation intérieure.

Sur elle repose le souci du ménage, sur elle seule en pèsent tous les travaux.

Levée la première, couchée tard, elle s’associe, par une vie de fatigues, à la carrière de dévouement de son mari et trouve encore un moment, épuisée par un labeur au-dessus de ses forces, pour aller porter à une pauvre femme le secours de son expérience.

Mais quel temps lui reste-t-il, dans sa journée prise tout entière par les occupations matérielles, pour remplir son ministère de la femme du pasteur, aussi beau toujours, aussi utile souvent que celui du pasteur lui-même ?

La tâche de celui-ci n’est pas moins lourde.

Sa paroisse est étendue. Les protestants disséminés dans un grand nombre de village, de hameaux, de fermes, devraient être visités beaucoup, car dans ces contrées, plus peut-être qu’ailleurs, les visites sont la condition de l’influence du pasteur et du succès de son ministère ; et les visites ne sont presque pas possibles.

Si, elles le seraient en été, quand les journées sont longues, les routes agréables, les enterrements rares ; mais alors, elles sont inutiles ; les portes sont fermées le plus souvent, car hommes, femmes et enfants sont occupés dans les champs, ou bien l’on ne trouve à la maison que les vieux, sourds quelquefois, le " bonhomme " et la " bonne femme ", comme on les appelle dans le pays, que leur âge rend incapables de travailler.

En hiver, les travaux importants sont finis, le bétail ne va plus aux champs, le cultivateur reste chez lui, le moment favori est venu.

Oui, mais les enterrements se multiplient ; il faut courir d’un bout de la paroisse à l’autre ; les chemins, défoncés par les lourdes charrettes à bœufs, ne sont plus que des fondrières, dans lesquelles on tombe quelquefois jusqu’au genou ; le terrain, marécageux, délayé par une pluie persistante, se dérobe sous les pieds, et le pauvre pasteur, harassé par des marches continuelles dans ces chemins détrempés, n’a ni le temps, ni la force de faire plus que le nécessaire.

Les paroisses vacantes du voisinage, - et elles sont nombreuses, - ajoutent encore à son travail.

Un pasteur, prodigue de sa santé et de son dévouement, qui lutte depuis plusieurs années avec les difficultés du ministère dans ces campagnes, me disait n’avoir eu, pendant tout un hiver, comme cabinet de travail que les grandes routes et les chemins boueux.

En course du matin au soir par tous les temps, accablé d’enterrements, seul pasteur pour trois mille protestants, disséminés sur une étendue de 400 kilomètres carrés, rentrant harassé le soir, il se voyait dans l’impossibilité complète de travailler et presque de lire, ayant en perspective pour le lendemain une journée aussi remplie d’occupations et de fatigues.

Quel temps perdu ainsi, et quel gain ce serait qu’une voiture ! Car, outre les difficultés matérielles qu’il rencontre dans la propre paroisse, tel pasteur est à 9 kilomètres du centre d’approvisionnement, du bourg où se tient le marché ; tel autre, ne trouvant pas à se loger dans sa paroisse, doit habiter à 8 kilomètres de son église.

Mais posséder cheval et voiture avec un traitement qui suffit à peine à vous faire vivre, c’est une ironie !

Et, cependant, voyez-le passer, emporté au trot rapide de son cheval, celui que, dans tout le village, on appelle " monsieur le ministre ".

Il a su se procurer ce complément indispensable, mais aux prix de quelles privations !

Toute la famille s’est sacrifiée au bien de la paroisse ; il a fallu réduire encore les dépenses, diminuer le budget déjà si restreint.

On ne buvait déjà pas le vin, on a remplacé le cidre par une boisson plus économique, que le pasteur fabrique lui-même ; on a supprimé tout ce qui pouvait strictement être supprimé.

Ceux-là seuls savent ce qu’il en coute qui ont pu prendre sur le vif un de ces intérieurs, ceux devant lesquels le voile é été un peu soulevé, ceux qui ont eu connaissance de tel détail qu’on cache avec soin à tout œil étranger ou indifférent.

Et ces secrets plus intimes encore, ces secrets qu’aux plus initiés même on ne révèle pas ; et ces soucis journaliers, cette crainte du lendemain, ces inquiétudes continuelles, dont une foi robuste peut seule triompher et qui reviennent avec une douloureuse monotonie, frapper à la porte de ce presbytère, où l’on se plait, en imagination, à faire habiter la joie et l’abondance !

Qui dira les prodiges d’économie et d’ingéniosité accomplis par la ménagère pour faire face à toutes les dépenses, pour atteindre la fin de l’année sans déficit ?

Il faut nourrir et habiller toute la famille ; il faut, et c’est là le problème qui se pose plus angoissant encore, il faut élever les enfants.

Comment s’y est-elle prise pour, de rien, faire quelque chose, pour transformer, d’un coup de baguette magique, en un intérieur confortable une maison construite sans gout ?

Que d’art, que de soins dépensés dans ce presbytère où tout est l’œuvre de ceux qui l’habitent !

Là, pas d’ouvriers ; le village n’en compte point, et, eut-on sous la main des ouvriers désirés, leur ministère coute cher et l’argent est rare !

Cette chambre dont un gai papier couvre les murs, le pasteur l’a tapissée de ses mains ; ce bureau, cette table, le pasteur les a fabriqués ; c’est lui qui cultive son jardin, qui scie et fend le bois, lui qui répare les harnais de son cheval, qui raccommode ses propres habits, qui ressemelle ses souliers ; il fait tout chez lui.

Jardinier, menuisier, charron, fendeur de bois, charpentier, bourrelier, tailleur, savetier, voire même peintre en bâtiments, le pasteur est tout cela.

Son cheval, il l’a acheté vicieux, rétif, mal entretenu ; à force de douceur et de soins, il en a fait un bon serviteur et un ami ; sa voiture n’est qu’un vieux char de paysan que lui-même a démoli, reconstruit, transformé, - au prix de quel travail ! – en un véhicule non luxueux, mais commode, capable d’affronter tous les temps et tous les chemins ;

Il a peint cette voiture lui-même, lui-même il la nettoie, et ce n’est pas petite besogne dans un pays où il pleut beaucoup.

A l’intérieur de la grange, où pigeons et lapins prennent leurs ébats dans des caisses accrochées au mur, l’écurie est encore l’œuvre du pasteur.

Maniant la hache, la scie et le rabot d’une main rendue habile par l’exercice, il a construit en entier cet abri ; c’est lui qui, chaque matin, armé de l’éponge, de la brosse et de l’étrille, fait la toilette de son cheval avant de procéder à la sienne, lui qui le mène boire à la mare voisine, lui que vous pouvez voir, méconnaissable dans son costume de travail, poussant une brouette de fumier, secouant la paille, rentrant le foin, puisant l’eau nécessaire au ménage ; lui qui, l’instant d’après, assis dans son cabinet, lit, écrit, travaille seul ou avec ses enfants.

Lui qui, parcourant sa paroisse, toujours empressé à répondre à l’appel de chacun, accompagne souvent dans ses tournées le médecin, qui aime à sentir près de lui cet aide habile et dévoué.

Il s’improvise garde-malade ou pharmacien, surveille l’exécution des ordonnances, va tenir des réunions dans les villages éloignés, relève, encourage, console malades et bien portants.

Quelle dépense d’activité, que d’occupations hétéroclites !

Ah ! S’il était à des milliers de lieues, par-delà les océans, et qu’on apprit alors quelles sont ses fatigues, ses peines, ses misères, tous les cœurs s’ouvriraient pour le plaindre, toutes les bourses pour le soulager.

Vous vous attendrissez sur la femme du missionnaire réduite à laver elle-même son linge dans le Zambèze ; mais songez-vous assez à la femme du pasteur qui, d’un bout à l’autre de l’année, lave le sien dans un modeste cuvier, sans goûter même le soulagement que peuvent procurer à celle-là le spectacle d’une nature grandiose et le sentiment que de nombreux amis sympathisent à toutes ses peines ?

Il est ailleurs qu’en Afrique des vies qui se sacrifient au bien des âmes, à l’avancement du règne de Dieu.

Il faut le dire, en dépit des gens empressés à croire que le pasteur et sa compagne agissent ainsi par goût, et à trouver leur existence poétique.

Poétique, oui, pour qui ne la voit que de loin, pour le citadin charmé de cette vie de la campagne, entrevue par une belle journée d’été, sous le ciel bleu, dans un horizon de verdure, mais bien lourde à ceux sur lesquels elle pèse chaque jour.

Ils accomplissent simplement et sans phrases leur œuvre obscure, loin des regards du monde, ces humbles pasteurs ; leur dévouement ignoré lutte sans trêve contre les progrès effrayants de l’incrédulité et l’influence démoralisante de pasteurs indignes.

Accordez-leur un souvenir, une prière ; laissez tomber sur eux un peu de cette sympathie que vous prodiguez aux missionnaires en pays lointains.

Eux aussi sont des missionnaires, et, s’ils sont à l’abri des dangers que présentent les missions chez les païens, ils sont privés aussi de compensations que procure le champ de travail.

Bien peu de gens suivent leur œuvre avec intérêt, bien peu les aident de leurs prières et de leurs dons ; ils n’ont pour se soutenir que leur foi, leur amour, le sentiment qu’humbles soldats de Christ ils travaillent à la place qui leur a été fixée.

Ils suivent leur Maitre dans cette voie du renoncement et de la pauvreté, où il a marché lui-même, et ils ne désirent d’autre récompense que d’avoir accompli l’œuvre qui leur était échue, d’avoir travaillé selon la mesure de leurs forces dans cette grande moisson qui se perd faute d’ouvriers.

Jean Knatz (Semaine religieuse) 19ème siècle

Lettre à un serviteur de Dieu en retraite

C’est avec émotion que nous avons pris connaissance de votre missive qui nous permet de pénétrer quelque peu dans l’expérience nouvelle qui est la vôtre à présent.

Ce n’est jamais d’une façon aisée, comme automatiquement, que l’on passe de la vie active, trépidante, du travail des voyages, etc.…, à celle qui doit s’écouler désormais dans le grand silence du Sanctuaire.

Il y a toujours une période de transition plus ou moins longue, plus ou moins douloureuse selon la grandeur du contraste entre les deux modes d’existence.

Le Seigneur le sait ; et Il veut nous accompagner à travers cette " vallée de l’ombre " jusqu’à ce qu’elle nous ait conduits dans la pleine lumière de Sa présence.

Pour nous deux ici, cette phrase de transition s’est faite très graduellement, tandis que d’année en année nous étions conduites à abandonner l’un après l’autre les travaux matériels de la propriété qui avaient rempli notre vie autrefois.

A mesure que le Seigneur nous enfermait davantage avec Lui, raccourcissant les cordes qui nous lient aux cornes de l’Autel (selon la belle image de Psaumes, chapitre 118, verset 27), il nous ouvrait d’autres avenues de service dans le domaine de la correspondance toujours plus abondante, et de l’intercession qui en découle naturellement, nécessairement.

Ainsi, malgré la perte graduelle des facultés et l’accroissement des infirmités de l’âge, nous apprenons – quoiqu’encore bien lentement, hélas ! – à nous réjouir dans toutes Ses voies d’amour envers nous, selon Romains, chapitre 8, verset 28.

Ainsi dans sa grâce Il nous montre que les choses laissées en arrière (réunions, conventions, voyages, etc.….) ne sont rien en comparaison de la gloire à venir, ni même des trésors dont nous jouissons présentement dans cette " terre promise " restée si longtemps inexplorée, qu’est la communion intime avec le Père, avec Son Fils, Jésus-Christ, dans la puissance du Saint-Esprit qui demeure en nous, béni soit Son Nom !

Et nous prions de tout notre cœur pour les serviteurs de Dieu qui, comme vous, sont au soir de la vie, et qu’Il veut encore bénir et utiliser d’une façon nouvelle, plus efficace encore qu’aux jours de leur service actif.

Et dans la communion avec eux tous, nous pouvons encore chanter, comme au temps de notre adolescence :

" Auprès de Toi la vie est belle,

C’est le bonheur, la liberté ;

C’est une jeunesse éternelle,

C’est le Ciel, la félicité ! " Alléluia !

Puissions-nous tous, par la grâce de Dieu faire cette expérience bénie dans l’attente du retour imminent de notre Seigneur bien-aimé, qui bientôt " transformera le corps de notre humiliation pour le rendre semblable au corps de Sa gloire. "

Ménorah

Le pacte

1 Chroniques, chapitre 4, versets 9 et 10

Introduction :

On ne parle de Jaebets que dans ces deux versets, c’est un inconnu.

Il y a beaucoup d’inconnus dans la Bible, mais le principal c’est qu’ils soient connus de Dieu.

Peut-être souffrez-vous d’être inconnu des hommes, de votre pasteur, de votre Eglise ou de votre famille ?

Mais consolez-vous, Dieu vous connaît, et rien de votre vie, de vos souffrances ou de vos peines ne lui sont indifférentes.

1) Jaebets était plus considéré que ses frères. En terme actuel, il était le chouchou. Pourquoi ?

La Bible ne le précise pas, elle dit simplement que sa mère l’avait enfanté avec douleur.

Peut-être était-il beau, intelligent, capable, d’un caractère aimable. Peut-être avait-il beaucoup de qualités humaines, qui font de certains, des hommes au-dessus du lot.

Malheureusement souvent ces derniers n’estiment pas avoir besoin de Dieu, ils ont assez et croient posséder suffisamment de qualités pour vivre sans Dieu, sans son aide, sans se soumettre à Lui.

2) Il invoqua le Dieu d’Israël en disant : " Si tu me bénis…. Que tu étendes mes limites, si ta Mmain est avec moi, si Tu me préserves du malheur…. Avec les points de suspensions, on a l’impression que Jaebets a encore demandé d’autres choses à Dieu.

Et Dieu accorde ce qu’il avait demandé. Il ne nous est pas dit que Jaebets avait une foi supérieure qui lui permettait de demander tout à Dieu, une sanctification au dessus de la normale.

Simplement, il traite un pacte avec Dieu, un accord, une convention (elle n’est pas collective).

Un pacte est un accord où Dieu s’engage, mais où l’homme s’engage également.

Jaebets s’est engagé le premier et Dieu ensuite.

Peut-être pouvons-nous nous engager en disant : " Seigneur, je veux te donner toute ma vie, pas 6 mois ou 1 an, mais toute ma vie. "

Seigneur, je veux te donner toutes mes forces,

Seigneur, je veux te donner tous mes jours,

Seigneur, je veux te donner toutes mes prétentions,

Seigneur, je veux te donner TOUT.

Il est fidèle, Il veut te bénir, mais nous devons nous engager à Lui donner TOUT.

Que Dieu nous aide.

Pasteur René Lahaye