Deuxième partie - Vaincre le mal
La nouvelle naissance
La nouvelle naissance est une nouvelle vie intérieure que Dieu nous donne par son Esprit et sa Parole, la Bible.
Un jour Jésus a dit à Nicodème, un important homme religieux qui cherchait le royaume de Dieu : “ Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. ” (Évangile de Jean, chapitre 3, verset 3)
Les enseignements du Christ ont permis à la race humaine de dépasser tout ce qui était mauvais en elle pour son propre bonheur et sa sauvegarde.
En effet, naturellement, les hommes, les femmes, les enfants ont tendance à penser, à dire et à faire des choses mauvaises pour eux-mêmes et pour ceux qui les entourent.
Lorsque nous lisons la Bible, dès le premier livre, la Genèse, nous rencontrons un homme ordinaire, comme toi et moi, qui n’est pas né de nouveau, né de Dieu, et qui tue son frère par jalousie. C’est Caïn, le fils aîné d’Adam et Ève.
Nous lisons le récit de ce drame au chapitre 4 et au verset 7 de ce livre .
Dieu, voyant ses mauvais sentiments à l’égard d’Abel, son frère, tend une perche à Caïn et l’avertit : “ Le péché se couche à ta porte, mais toi, domine sur lui. ” Mais Caïn n’écoute pas, il se jette sur son frère et le tue.
Finalement, sa destinée a été terrible ; il a mené une vie errante et a été malheureux toute sa vie.
Normalement, quand on parle de frères et de sœurs, on s’attend à rencontrer des personnes qui s’entendent bien.
De deux amis qui s’entendent bien, on dit souvent : ils s’entendent comme des frères ou des sœurs.
Mais en réalité, souvent, notre nature humaine est faite ainsi, que les frères, les sœurs, se disputent beaucoup, se querellent pour des choses qui nous semblent sans importance. On dit alors qu’ils s’entendent comme chiens et chats !
Une de mes amies a trois garçons. Lorsqu’ils étaient de petits enfants, elle me disait : “ Si tu leur achètes quelque chose, prends exactement la même chose pour les trois, de la même couleur. Sinon ils vont se disputer violemment.”
Heureusement, maintenant ils sont grands, ils sont tous les trois nés de la Parole et de l’Esprit de Dieu et ils s’entendent très bien.
Le roi Salomon, qui connaissait très bien l’âme humaine, a écrit au chapitre 18 et au verset 19 du livre des Proverbes: “ Des frères sont plus intraitables qu’une ville forte et leurs querelles sont comme les verrous d’un palais. ”
Dans un palais, les portes sont très grandes et très lourdes avec des verrous très solides, impossibles à ouvrir sans de lourdes clés.
Cela veut dire qu’il est difficile d’arrêter les querelles de frères et de sœurs. Ils se disputent souvent et veulent toujours avoir le dernier mot.
Quand on commence une querelle, on est méchant et on rend tout le monde malheureux (Proverbes, chapitre 6, verset 14)
Lorsque tu lis la Parole de Dieu, lorsque tu l’entends, mets la en pratique et tu vivras avec la vie de Dieu en toi.
Nous sommes sur la terre pour apprendre à nous supporter, à nous aimer les uns les autres. Quand on se dispute sans arrêt, on épuise les autres, on les dégoûte et on s’épuise soi-même.
Personne ne voudrait être un meurtrier, pourtant nous lisons dans l’Évangile de Jean , chapitre 3 et verset 15 : “ Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. ”
Celui qui nous a montré la voie de l’amour et du pardon, c’est Jésus-Christ.
Au verset 16 du même chapitre de cet Évangile, nous avons l’exemple inverse de Caïn, c’est celui de Jésus, qui non seulement n’a jamais enlevé la vie de personne, mais encore a donné sa propre vie pour sauver les hommes.
La différence avec Caïn, c’est que Jésus était rempli de l’Esprit de Dieu.
Voici le témoignage sur Jésus : “ Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.” (Première épître de Jean, chapitre 3, verset 16)
El l’apôtre Pierre, dans sa première épître, au chapitre 1 et au verset 22, écrit aux chrétiens : “ Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur. ”
C’est à nous de choisir si nous voulons être comme Caïn ou comme Jésus.
Aux différents âges de la vie, nous sommes soumis à des tentations différentes : paresse, désobéissance, mensonge, gourmandise ,convoitise et vol, agressivité en paroles, en gestes, attirance vers des spectacles impurs, comportements impurs…
C’est contre ces tentations que nous avons à nous battre pour devenir des hommes et des femmes de qualité, capables d’être heureux et d’aider les autres.
Nous devons faire tous nos efforts pour vivre loin du mal, et en même temps compter sur le secours de Dieu.
Nous avons toujours le secours de Dieu lorsque la tentation nous semble trop forte, si nous voulons vraiment obéir à Dieu et faire du bien à notre prochain.
Et qui est mon prochain penses-tu peut-être ? C’est celui qui vit près de moi. Mon père, ma mère, mon frère, ma sœur, mon camarade d’école, de collège, de lycée, de travail, mon professeur, le malheureux que je croise, l’étranger ;…
C’est à la maison par exemple que l’on pourra commencer à manifester le changement de cœur et de comportement que Dieu nous propose.
Ensuite à l’Église, à l’école, au travail, dans nos activités de loisir, et partout où nous nous trouvons.
Comment vaincre le péché, la tentation, la convoitise ?
1 Comment se garder soi-même, d’où vient le péché ?
1- Il est important, avant de parler des armes que Dieu a mises à notre disposition pour vaincre le péché, de comprendre le mécanisme du péché.
On lutte beaucoup plus facilement contre un ennemi que l’on connait, que contre un ennemi que l’on ne connait pas.
Si vous savez par quels moyens le péché peut pénétrer dans votre âme et votre esprit, alors vous aurez des armes pour lui fermer toutes les portes. Car il s’agit effectivement d’apprendre à fermer des portes !
Je m’explique : notre corps possède cinq portes, par lesquelles nous aurons à choisir de laisser entrer certaines choses ou pas, pour préserver notre âme, notre esprit, notre corps de la chute sur cette terre et pour les préserver de la mort éternelle .
Ces cinq portes, nous les connaissons bien, elles nous mettent constamment en contact avec les autres et avec le monde qui nous entoure.
Ce sont :
- la vue, qui nous permet de voir, de regarder
- l’ouïe, qui nous permet d’entendre, d’écouter
- l’odorat, nous permet de sentir les odeurs
- le goût nous permet de sentir les saveurs
- le toucher, par les terminaisons nerveuses que nous avons sous la peau et dans tout notre corps, nous permet de ressentir toutes sortes de sensations, qui peuvent être agréables ou désagréables .
Ce n’est pas pour nous prendre au piège que Dieu nous a donné la capacité de communiquer avec ce qui nous entoure. Sans communication, sans relations, il n’y a pas de vie possible.
Néanmoins, nous sommes ici-bas pour apprendre à distinguer ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas.
Et plus nous apprendrons tôt dans notre vie à faire cette distinction, plus nous aurons d’opportunités de faire de bons choix et d’être heureux dans notre vie.
Ce n’est pas quand on est déjà engagé dans des choix fondamentaux comme ceux du mariage, de l’orientation professionnelle ou autre qu’il faut comprendre cela. C’est bien de pouvoir faire de bons choix dès le début de sa vie lorsque l’on est adolescent ou jeune adulte.
Tout ce qui pénètre en nous par nos organes des sens influence notre pensée et c’est dans la pensée que naissent les désirs.
Ce sont nos organes des sens qui nous mettent en contact avec la tentation et la convoitise.
Nous avons reçu de Dieu un guide très complet, qui nous permet de savoir ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas, c’est sa Parole, la Bible.
La Parole de Dieu est comme un miroir dans lequel nous pouvons voir la gloire de Dieu et de Christ d’un côté, et, de l’autre côté notre propre visage intérieur, ce que nous sommes et ce qui a besoin de changer en nous.
Nous avons constamment besoin du pardon de Dieu et de sa grâce pour être transformés à l’image de Jésus (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 3, verset 18) et nous devons aussi faire tous nos efforts pour y parvenir.(Deuxième épître de Pierre, chapitre 1, verset 5)
Le regard :
Notre pensée est influencée par le regard.
Il y a des choses et des êtres que nous voyons par la force des choses, il y en a d’autres que nous regardons volontairement.
Le célèbre roi David cherchait à plaire à Dieu. Il dit lui-même au psaume 101 et au verset 3 :
“Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux ; je hais la conduite des pécheurs ; elle ne s’attachera pas à moi. ‟
Il était bien conscient que le péché découle souvent de ce que nous regardons.
Et le jour où il a mis devant ses yeux ce qu’il n’aurait pas dû mettre, il a commis la pire faute de sa vie et a entraîné toute sa famille dans le malheur. Comment cela s’est-il passé ?
Lisons au deuxième livre de Samuel (chapitre 11, versets 2 à 4)
Il aperçoit, alors qu’il se promène sur le toit de la maison royale une femme très belle de figure. Elle était l’épouse d’un de ses chefs de guerre. (Deuxième livre de Samuel, chapitre 11, versets 2 à 4)
Jusque là il n’y a pas de faute ni grand risque. Cela peut nous arriver à tous, à toutes, d’apercevoir quelqu’un ou quelque chose qui nous plaît vraiment.
Là où le risque devient majeur, c’est lorsqu’il envoie quelqu’un la chercher. Pourquoi ? Parce qu’il voulait la voir de plus près. Il a déjà franchi la limite. De quel droit voulait-il passer un moment en sa compagnie, alors qu’il savait que le mari de cette femme était loin, sur un champ de bataille ?
Et bien sûr, il s’expose lui-même à la tentation, il “ tombe dans le panneau ‟ et il commet adultère.
Il y a une différence entre voir et regarder.
Job aussi faisait partie de ceux qui cherchaient à plaire à Dieu et qui attendaient la vie éternelle. Voici ce qu’il dit :
“ J’avais fait un pacte avec mes yeux, et je n’aurais pas arrêté mes regards sur une vierge. Quelle part Dieu m’eût-il réservée d’en-haut ? La ruine n’est-elle pas pour le méchant, et le malheur pour ceux qui commettent l’iniquité ? ‟
(Job, chapitre 3, versets 1 à 3)
Job était marié et jamais il ne se permettait de regarder une autre femme avec convoitise. Jamais non plus il ne se permettait de la regarder d’un regard appuyé pour ne pas la tenter.
S’il est important d’être vêtu et coiffé comme le veut notre époque (il ne s’agit pas de ressembler à un personnage qui sort d’une machine à remonter le temps), Dieu nous demande de respecter des règles de décence et de modestie. (Première épître à Timothée, chapitre 2, verset 9)
Car bien entendu, il existe des manières de se vêtir et de se coiffer qui attirent exagérément les regards sur une personne et peuvent être une occasion de chute pour les autres.
Ce que nous entendons peut aussi faire la guerre à notre âme, alors prenons garde à ce que nous écoutons : une musique qui éveille en nous la sensualité, la violence ; des paroles et des plaisanteries impures, de la calomnie, de la médisance.
A toutes ces choses il est important que nous fermions nos oreilles, ainsi qu’à tout discours ou spectacle qui peut souiller notre âme.
Une âme souillée par le mal ne peut être en véritable communion ni avec Dieu ni avec son prochain.
Sentir des odeurs, comme celle du tabac, de l’alcool, de la drogue, dont nous sommes devenus dépendants pour les avoir consommés dans le passé, peut s’avérer nocif et nous amener sur la pente de la rechute.
Goûter, à des aliments, des boissons dont nous sommes devenus dépendants, faire usage de boissons alcoolisées en excès, d’aliments en excès, voila ce que nous apprendrons à dominer par la présence de Dieu en nous.
Toucher : Il est des sensations physiques dont nous ne savons plus nous passer pour les avoir éprouvées sans tenir compte des avertissements de Dieu.
Pourquoi nous tenir en garde contre tout ce qui se présente à nous et qui est déconseillé par la parole de Dieu ? Violence, impureté, cupidité, recherche du pouvoir …
Parce que ces choses nous attirent vers elles, elles sont agréables à nos sens et elles font naître en nous la convoitise (désir immodéré, impérieux, de posséder quelque chose).
Ensuite, comme le dit l’apôtre Jacques dans son épître (chapitre 1, verset 15), “ la convoitise enfante le péché.‟
Et l’apôtre Pierre nous dit (Deuxième épître de Pierre, chapitre 1, verset 4) : “ La corruption existe par la convoitise. ‟
Et enfin Paul conclut (Épître aux Romains, chapitre 6, verset 23) : “ Le salaire du péché, c’est la mort. ‟
Peut-être, arrivé à ce point de ta lecture, penses-tu en toi-même : pour ne pas pécher, il faudrait que je vive comme un ermite, retiré du monde et éloigné de toutes les tentations.
Mais ce n’est pas du tout ce que Dieu veut pour nous, ses enfants. Nous sommes appelés à être la lumière du monde, à vivre au milieu du monde, et à vivre de la vie de Dieu au milieu du monde.
Il est bien évident que sans la présence de Dieu en nous, sans son Esprit en nous, nous ne pouvons rien faire.
C’est ce que dit Jésus : “ Sans moi vous ne pouvez rien faire “ (Évangile de Jean, chapitre 15, verset 5)
Voici la prière de Jésus à Dieu son Père, à la fin de son ministère, pour nous, ses frères et sœurs (Évangile de Jean, chapitre 17, versets 15 à 17) : “ Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie les par ta vérité : ta Parole est la vérité. ‟
Dans la prière que Jésus nous a donnée, il indique clairement que nous devons demander à Dieu : “ Ne nous induis pas en tentation mais délivre-nous du malin. ‟ (Évangile de Matthieu, chapitre 6, verset 13)
Induire veut dire : pousser quelqu’un à faire quelque chose.
2- Comment vaincre le péché ?
Nous vivons dans ce monde, mais nous ne l’aimons plus. Nous avons rencontré Dieu, fait l’expérience de son pardon en Jésus-Christ, de la Nouvelle Naissance par le Saint-Esprit.
Notre allié pour nous permettre de vivre saintement dans ce monde totalement injuste et souillé, c’est Dieu. Prenons garde de ne pas attrister le Saint-Esprit qui demeure en nous.
C’est en comptant pleinement sur la grâce de Dieu, en lui faisant confiance, que nous resterons purs au milieu d’un monde où règnent l’injustice et la méchanceté.
Penchons-nous sur la première épître de Jean et nous aurons le secret de la victoire. Laissons nos yeux, nos oreilles, nos sens être pénétrés de ce que l’apôtre Jean, témoin visuel et très proche de Jésus, nous donne de la part de Dieu.
Voici ce qui donnera la vie à notre âme :
Dans la première épître de Jean, au chapitre 1 :
- Verset 3 : “ Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons … ‟
- Verset 7 : “ Si nous marchons dans la lumière, comme il est Lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché . ‟
- Versets 8 et 9 : “ Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de toute iniquité . ‟
Personne n’est aussi proche de la sainteté que celui ou celle qui est pleinement conscient et attristé de son péché.
Il important de savoir que l’ennemi de nos âmes, Satan, cherche par tous les moyens à provoquer notre chute.
Si nous ne sommes pas attachés fortement à Dieu, un jour ou l’autre nous sombrerons dans un péché, parfois horrible, un péché dont jamais nous n’aurions pensé devoir ressentir la souillure. Cherchons Dieu dans sa parole.
Ce n’est pas la volonté de Dieu qu’il se perde un seul être humain. Il nous tend une main secourable pour nous faire sortir du péché et il le fait gratuitement, par amour paternel.
Il pleure sur nos péchés et veut nous rendre forts.
N’aimons pas un monde où tout ce qui n’est pas beau, riche, intelligent n’est pas considéré. “… car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père mais vient du monde.
Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement . ‟ (Première épître de Jean, chapitre 2, verset 13)
Dieu a fait sa part dans l’œuvre du salut du monde. Il a donné son fils unique, Jésus, pour notre salut (Évangile de Jean, chapitre 3, verset 16).
Il nous a donné son Esprit, un Esprit de force, d’amour et de sagesse. (Deuxième épître à Timothée, chapitre 1, verset 7)
Voulons-nous vraiment vivre comme Dieu nous le propose ? C’est une vie exaltante, digne d’être vécue, comme Dieu veut nous la donner. Elle ne laisse derrière elle ni regrets ni remords.
Si nous sommes un jour libérés du tabac, de l’alcool, de drogues de toutes sortes, des excès de table, de la grossièreté, de la paresse, de la brutalité ou de la violence, du vol, du mensonge, du meurtre, de l’adultère vécu ou pensé, de relations sexuelles hors mariage ou de tous types de perversions sexuelles, de la pédophilie, de la masturbation, des mauvais spectacles et lectures, du jeu, de l’avarice ou de l’excès de dépenses, de convoitises de toutes sortes, de la médisance et de la calomnie, de la méchanceté, de la jalousie ou de l’envie, de l’indifférence, de l’esprit de division ou de discrimination, de l’orgueil, de la vanité, d’un esprit dominateur, méprisant …
… c’est que nous l’aurons décidé de toutes nos forces en comptant sur la grâce de Dieu.
C’est que nous aurons appris à nous garder nous-mêmes pour que le malin ne nous touche pas. (Première épître de Jean, chapitre 5, verset 18)
“ Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. ‟ (Première épître de Jean, chapitre 2, verset 14)
Combattre ce qui nous entraîne à la chute (Addictions/Violence, orgueil, mensonge, jalousie)
1 - Addictions
Il existe plusieurs types d’addictions :
1 Des addictions à un produit :
- tabac,
- alcool
- médicaments psychotropes (utilisés surtout pour lutter contre l’anxiété et l’insomnie, particulièrement les benzodiazépines)
- le cannabis
- la cocaïne
- les opiacés (héroïne, morphine …)
- les drogues de synthèse (amphétamines, hallucinogènes) …
2 Et des addictions dites comportementales :
- jeu de hasard
- activités sportives intensives
- addiction au sexe
- achats compulsifs
- addictions à internet (cyberaddictions)
Quelle que soit l’addiction dont nous sommes esclaves, Dieu a la puissance de nous en délivrer, de nous en faire triompher en Jésus-Christ.
Il a pourvu à notre libération. A nous de la saisir.
Cette libération, Anne, une amie très proche l’a vécue de façon radicale. Nous l’avons portée et incitée à ne pas se décourager lorsqu’elle perdait espoir. Mais c’est l’action du Saint-Esprit en elle qui a permis une libération extraordinaire.
Une addiction à l’alcool, le tabac, les médicaments psychotropes, l’avait conduite avec une dépression grave en service de psychiatrie.
Au contact de la Parole de Dieu et aidée par deux amies fidèles, elle a été délivrée de toutes ces addictions très rapidement et a pu reprendre une vie normale et accomplir une longue carrière professionnelle en milieu médical. Elle était une excellente professionnelle et demeure très active et utile dans diverses associations et au service de l’Église depuis sa retraite.
L’action de Dieu est toujours adaptée à la personne qui en bénéficie, bien sûr, et la délivrance peut être dans d’autres cas progressive. Nous avons la volonté de faire le bien, mais nous n’en avons pas la force naturellement, si ce n’est par Jésus-Christ. (Lire dans l’épître de Paul aux Romains : du chapitre 7 verset 15 au chapitre 8 verset 14)
Jusqu’où peut mener l’addiction au jeu ?
J’ai vu ce matin en visite médicale une femme en pleine dépression nerveuse. Comme je suis médecin du travail, je l’ai bien sûr interrogée pour savoir si son état était lié à ses conditions de travail.
Elle m’expliqua qu’il n’en était rien, mais que sa souffrance était liée à un grave problème familial. Un crime odieux.
Au mois d’août de l’année précédente, sa propre mère de 64 ans avait été retrouvée chez elle, morte, percée de 53 coups de couteau .
L’enquête avait conclu, avec toutes les preuves à l’appui, à la culpabilité de son fils de 43 ans qui vivait chez elle, ne travaillait pas et avait une addiction aux jeux d’argent. Il était bien sûr très endetté.
Il avait découvert un jour que sa mère avait une bonne somme d’argent sur un compte bancaire et il avait emprunté son chéquier pour rembourser ses dettes de jeu. Lorsqu’elle s’était aperçue de son vol, il l’avait tuée.
Quel drame pour cet homme, qui plongea toute sa famille dans la souffrance et sa propre vie dans le malheur, dans une voie sans issue, celle de la prison !
Il s’était petit à petit livré à l’attrait du jeu, avec peut-être l’espoir de vivre riche sans travailler et il était devenu esclave de son péché.
Comme le dit Jésus : “ Quiconque se livre au péché est esclave du péché. ” (Évangile de Jean, chapitre 8, verset 24)
N’y-a-t’il aucun espoir pour celui ou celle qui est esclave du jeu ?
Voici le témoignage d’une délivrance spectaculaire :
J’ai connu personnellement un homme, Etienne B., industriel très riche, qui vivait sur les bords du Lac Léman.
Il avait une véritable addiction aux jeux d’argent et se précipitait dès qu’il le pouvait au Casino d’Evian, où le directeur l’accueillait comme son ami personnel .
Il perdait régulièrement de fortes sommes d’argent mais sa fortune lui avait permis de ne rien révéler à son épouse pendant longtemps.
Mais un jour il comprit qu’il allait détruire sa famille. Il se mit à genoux et cria de toutes ses forces vers Dieu pour être délivré de cet esclavage. C’était un homme qui lisait la Bible depuis un certain temps et qui comprit que Dieu avait la puissance de le libérer.
Il était déterminé, il avait foi en Dieu et il fut complètement délivré de son addiction.
Lorsque le directeur du Casino, le voyant passer, lui ouvrit les bras, Etienne lui expliqua son expérience et refusa d’entrer, malgré l’invitation pressante de son ami.
Il ne se livra plus jamais à ces jeux destructeurs et remerciait Dieu tous les jours de sa liberté intérieure et de son bonheur familial. Lui et son épouse sont très âgés maintenant, mais toujours heureux et remplis d’énergie.
En prenant Jésus-Christ comme Sauveur, Etienne a été affranchi de la loi du péché et de la mort : “ La loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la
mort . ” (Épitre aux Romains, chapitre 8, verset 2)
Ce que Dieu veut, c’est que nous ne vivions pas sous l’influence de comportements qui ont sur nous des conséquences négatives sur les plans personnel, familial, social et professionnel.
Il a pourvu à notre libération. A nous de la saisir avec détermination.
L’addiction à internet, aux jeux vidéo
Je viens d’entendre au bulletin d’informations internationales que des millions de jeunes en Chine sont littéralement intoxiqués par leur addiction à Internet.
Ils “ surfent ” jusqu’à 18 heures par jour sur leur écran et certains se vantent de pouvoir cliquer plus de 300 fois par minute sur la souris. Leur éducation, leur évolution intellectuelle, émotionnelle, relationnelle, sont stoppées.
Cette activité est considérée comme le nouvel opium électronique du peuple et elle peut même nécessiter, comme toute toxicomanie, une désintoxication en milieu spécialisé.
Les autorités chinoises, alertées par ce problème de santé publique, font intervenir le corps médical pour guérir ces jeunes avec des médicaments, des séances de psychothérapie.
Pour les jeunes intoxiqués par les jeux vidéo violents, les autorités ont recours à l’armée, pour mettre les jeunes, avec des armes non chargées bien sûr, en situation de combat réel.
Les jeunes gens, habitués à vivre ainsi leurs émotions dans un monde virtuel et magique, peuvent ainsi prendre conscience à quel point la réalité est dure et contraignante, bien éloignée de ce que l’on peut en connaître par l’image.
Le monde virtuel peut devenir aussi dangereux qu’une drogue. Pour progresser dans leur niveau de performance, beaucoup de personnes passent, jour et nuit, des heures sur leurs écrans et elles perdent pied par rapport à leur vie réelle et deviennent incapables d’assumer leurs responsabilités dans tous les domaines.
L’addiction à l’alcool et aux drogues
“ Ne vous enivrez pas, c’est de la débauche. Soyez au contraire remplis de l’Esprit .”
(Épitre aux Ephésiens, chapitre 5, verset 18)
Au cours de la visite de médecine professionnelle et préventive, j’ai été obligée de proposer des inaptitudes temporaires au poste de travail. Aujourd’hui, c’est un agent du service de la propreté urbaine qui est devant moi. Il conduit le camion de ramassage des ordures ménagères, mais la directrice des ressources humaines m’a dit qu’il devenait très dangereux sur la route. A l’examen clinique, il a tous les symptômes d’une maladie alcoolique.
Le bilan sanguin systématique, qu’il a accepté, révèle une atteinte du foie très importante. Il se met à pleurer lorsqu’il sait qu’il ne pourra plus conduire. Mais je lui explique les risques qu’il court pour lui-même et les autres, et la responsabilité de l’employeur.
La mesure n’est pas définitive, il le sait, et quelques semaines plus tard, au vu de son état de santé et des analyses de sang qu’il a acceptées, je peux le remettre apte à son poste. Il sait qu’il sera surveillé, mais il sort du cabinet avec un grand sourire.
L’alcool est une drogue dure. Mais en France il est de bon ton de partager un verre de vin avec ses invités. Le bon vin français fait notre fierté internationalement !
Si l’on peut en boire modérément, c’est bien. Certaines personnes n’en boivent jamais et n’éprouvent aucun manque.
Mais il y a en France 2 millions environ de buveurs alcoolo-dépendants (ils éprouvent le besoin de boire de l’alcool dès le matin), et environ 5 millions de personnes ayant un problème avec l’alcool (par exemple les gros buveurs du week-end)
La maladie alcoolique a beaucoup de répercussions dans le domaine professionnel comme dans le domaine relationnel, familial, à cause des troubles du comportement qu’elle entraine.
Les employés qui nous posaient le plus de problèmes, à mes collègues et à moi-même, ainsi qu’aux services des ressources humaines, étaient les malades atteints de maladies psychiatriques qui refusaient de se soigner et les malades alcooliques qui vivaient dans le déni et refusaient les soins.
Nous avions deux solutions, aussi mauvaises l’une que l’autre : en les maintenant sur un poste de travail aménagé, nous leur permettions de conserver un lien social avec des collègues, car leur vie personnelle était souvent solitaire.
Mais au bout d’un moment, les collègues ne pouvaient plus supporter leurs insuffisances professionnelles ni leurs troubles du comportement. Il fallait trouver un autre service. Nous appelions cela le système de la patate chaude, que l’on se refile de main en main parce qu’elle brûle.
Si l’on décidait un arrêt maladie, la deuxième solution qui demeurait, l’isolement et la dépression accentuaient la maladie.
J’ai reçu en visite médicale une femme dont le foie était détruit à cause le l’alcool. Quelques jours avant son décès, elle est venue me montrer son dos. Elle était tombée sur le dos quelques heures auparavant et une quantité impressionnante de sang était répandue sous la peau. Le foie ne fournissait plus les facteurs de coagulation nécessaires. Elle est décédée quelques jours plus tard.
J’avais eu l’occasion de lui offrir une Bible et de témoigner de ma foi. Le prêtre qui a procédé aux obsèques a dit qu’elle cherchait Dieu et que l’on avait trouvé chez elle une Bible.
Si la connaissance de Dieu était répandue, aurait-on besoin de toutes ces substances pour trouver le bonheur ?
Beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles boivent de l’alcool, et parfois de façon importante ou répétitive. Ils se sentent invincibles et sont certains de pouvoir arrêter quand ils le veulent.
J’ai en tête cet homme, jeune encore, qui buvait beaucoup d’alcool, et quotidiennement. Il était sur son lit de mort, atteint d’un cancer lié à son addiction et il répétait fièrement : je peux m’arrêter quand je veux !
Les jeunes qui ont été de gros buveurs réguliers ont souvent bien du mal à se passer de l’alcool à l’âge adulte.
Heureusement, en le décidant et en comptant sur la grâce de Dieu, on peut être affranchi de cet esclavage. Il faut parfois lutter toute sa vie. Ne pas commencer, c’est beaucoup mieux. Et quelle liberté intérieure !
L’alcoolisme touche parfois même des femmes enceintes. Lorsque le fœtus est exposé à l’alcool, il souffrira plus souvent de troubles du comportement, et de retard de développement. Si l’alcoolisme est important, on peut avoir même des malformations, une atteinte du cerveau.
L’enfant sera marqué toute sa vie par la maladie et la famille qui l’entoure souffrira également.
Il existe une méthode thérapeutique en 4 mots pour aider les buveurs excessifs à s’affranchir de leur addiction. On l’appelle la méthode H3D. C’est une méthode intéressante.
Quels sont ces quatre mots ?
- Je n’ai pas honte de ce que j’ai été. Il est vrai que l’alcoolisme est une maladie qui a besoin d’être traitée, comme les autres. Culpabiliser les buveurs excessifs ne les aide pas à s’en sortir.
- Je suis honnête avec moi-même, je ne cherche pas à me cacher mon état. Je ne vis pas dans le déni.
- Je suis humble et modeste, je reconnais que j’ai besoin des autres pour m’en sortir.
- Je sais que je dois avoir pour but de trouver une sobriété émotionnelle, je dois trouver les désirs pour y parvenir (d’autres centres d’intérêt que l’alcool)
Cette méthode a été élaborée par une femme qui a tout perdu à cause de son addiction à l’alcool.
Alors qu’elle était cadre supérieur dans un grand groupe du BTP, elle s’est un jour retrouvée ivre morte au milieu de centaines de ses collègues, lors d’un rassemblement festif du personnel. Le lendemain elle était licenciée.
Veuve et seule au monde, elle a pensé au suicide. Mais au lieu de cela, elle est entrée dans une église, chose qu’elle n’avait pas faite depuis fort longtemps.
Lorsqu’elle est sortie de l’église, c’était un jour de janvier à 19 heures précises, elle a senti “ qu’une espèce de force était entrée en elle ” . Et, dit-elle : “ j’ai eu envie de m’en sortir. ”
Elle est très reconnaissante à toutes les personnes qui l’ont aidée, mais elle date très précisément sa guérison de ce jour de janvier à 19 heures.
En rentrant chez elle, elle s’est fait un chocolat chaud. C’était un goût qu’elle avait oublié, car depuis des années, elle ne buvait que des boissons alcoolisées.
Et le retour à la vie s’est fait à partir de ce jour là.
Pour moi, médecin, la médecine a ses guérisons et elles sont nombreuses. Mais Dieu est le Dieu du miracle. Il peut opérer des délivrances instantanées et des guérisons médicalement impossibles.
En prenant connaissance de cette méthode H3D, j’ai pensé à ces quatre mots dans la Bible.
Dans l’épître de Paul aux Romains, au verset 16 du 1er chapitre : “ Car je n’ai pas HONTE de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. ”
Dans la même épître ,au verset 13 du chapitre 13 : “ Marchons HONNÊTEMENT, comme en plein jour, loin des orgies et de l’ivrognerie. ”
Dans l’Évangile de Matthieu, chapitre 11, versets 28 et 29 , Jésus dit à ceux qui l’écoutent : “ Venez à moi , vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et HUMBLE de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. ”
Dans l’Épitre aux Colossiens, chapitre 3 verset 5e: “ Faites donc mourir ce qui … est terrestre, la débauche,… les mauvais DESIRS. ”
Ce qui est remarquable dans le témoignage de cette femme, c’est qu’elle a vécu cette guérison toute seule, sans aucune aide humaine. En entrant dans cette église, elle a pris conscience qu’elle avait un Père céleste et elle est rentrée chez elle guérie.
Quand on croit en Dieu, en Jésus, les mauvais désirs disparaissent.
La solution est là : Cherchez à connaître Dieu dans sa Parole, la Bible, et soyez remplis de l’Esprit de Dieu. C’est ce que Dieu veut pour chacun de nous.
L’addiction à toutes sortes de drogues fait l’objet de programmes médicaux dans tous les pays. Avec des succès et très souvent des rechutes. Comme pour l’alcool, qui est une drogue dure, sans renier le travail remarquable des équipes médicales, je peux affirmer que j’ai entendu et lu de nombreux témoignages de délivrance et de retour à une vie nouvelle chez des personnes qui se sont tournées vers Dieu et sa Parole.
L’Addiction au tabac
Je me souviens encore, après plus de cinquante ans, de cet homme qui finissait sa vie en service de pneumologie où je faisais un stage. Il souffrait d’une insuffisance respiratoire chronique, après avoir eu une bronchite chronique liée à un tabagisme de longue date. La majorité des cas de BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) est consécutive au tabagisme.
Sa respiration était rapide, saccadée, il était constamment sous oxygène et ne pouvait plus faire le moindre effort. Je lui disais : “ C’est pénible, hein ? ” et il répondait invariablement :“ Ce n’est rien de le dire ! ”
Le professeur de pneumologie me disait que la grande majorité des cancers du poumon étaient également liée au tabagisme.
C’est de ce cancer qu’est décédé l’un de mes proches. Un homme brillant, directeur dans une grande maison d’Édition. Mais un grand consommateur de cigares. Il est parti à 50 ans, après une longue agonie.
Son dernier fils, qui avait alors 3 ans, ne supportait pas de voir son père, autrefois grand et fort, s’affaiblir de jour en jour. Le petit manifestait sa souffrance par des crises de violence.
Mais j’ai vu également un grand nombre de personnes être affranchies de ce besoin de fumer en cherchant à connaître Dieu, par la lecture de la Bible et l’action de l’Esprit de Dieu, en priant avec foi et détermination pour cette guérison
Dans certains cas, la libération a été immédiate et dans d’autres plus progressive. Mais quelle victoire contre une addiction dont il est très difficile de se débarrasser naturellement et même avec des traitements médicaux !
2 - Violence, orgueil, mensonge, jalousie
La violence et la colère
Lecture : “ Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle, en m’établissant dans le ministère, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité ; et la grâce de notre Seigneur a surabondé, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ. C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier.” (Première épître à Timothée, chapitre 1, versets 12 à 15)
Témoignage :
“ Lorsque je lui ai demandé quels étaient les souvenirs qu’il conservait de son service militaire, il m’a parlé, avec un grand sourire, d’une bagarre mémorable qu’il avait provoquée. J’ai alors compris que la violence et la colère le dominaient depuis sa jeunesse.
C’est cette violence, cette colère, qui lui ont fait perdre son travail, sa famille, et qu’il a retournées un jour contre lui-même par une tentative de suicide. Il en est sorti paralysé. Mais sa colère a continué à se manifester, verbalement. Jusqu’à la fin de sa vie, les films et les spectacles les plus violents, souvent nocturnes, ont été son quotidien. ”
Si l’on cherche les racines de sa colère, on trouvera des souffrances dans l’enfance, des frustrations. Il avait certes des circonstances atténuantes, et nous en avons tous.
Mais il n’est pas bon de vivre sous l’influence de la violence, d’être dominé par elle, et parfois de s’en glorifier. Elle détruit notre vie et celle des autres. Il est important de s’en débarrasser au plus vite. Pour y parvenir, cherchons à connaître Dieu. Par sa Parole, la Bible, par son Esprit, il nous donne la victoire sur cette souffrance qui nous enserre et nous fait exploser.
Le dernier jour de sa vie, cet homme de 50 ans a demandé pardon à sa famille de tous les soucis qu’il avait causés à ceux qui l’aimaient. A sa cousine qui le veillait, il demandait s’il existait un escalator pour monter les fauteuils roulants jusqu’au ciel et alors qu’il ’écoutait un cantique, j’ai vu apparaitre un grand sourire sur ses lèvres.
Voici ce cantique :
Tel que je suis sans rien à moi/Sinon ton sang versé pour moi/Et ta voix qui m’appelle à toi/Agneau de Dieu, je viens, je viens.
Jésus est l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.
Le pardon de Dieu ne fait jamais défaut à qui le demande, même à la fin de la vie. Mais combien il est triste de constater le champ de ruines que l’on laisse derrière soi.
La colère est mauvaise conseillère. Elle nous fait faire des actions que nous regretterons souvent toute la vie. Un jeune homme a été tué d’un coup de couteau dans une rue voisine de la mienne. Sa vie, ses rêves, son avenir lui ont été enlevés, sa famille le pleure, l’auteur du crime est en prison.
L’apôtre Paul était un homme particulièrement violent. Et pourtant il était un chef religieux de premier ordre, connaissant et appliquant toute la loi de Dieu.
Croyant obéir à Dieu, il faisait jeter en prison hommes et femmes, de ceux qui croyaient en Jésus. (Actes, chapitre 22, versets 4 et 19)
Il détruisait des familles entières, parce qu’il ignorait la véritable nature de Dieu.
Il est devenu ensuite un homme plein de douceur et de patience, et cela à l’égard de tous, amis et ennemis.
Comment cela a-t-il pu se faire ? A-t-il eu besoin pour y parvenir d’une force d’âme exceptionnelle ?
Non, c’est entièrement l’œuvre de Dieu, s’accomplissant chez celui qui a le cœur brisé du mal qu’il a commis.
Et voici quels en sont les moyens : Dieu lui a fait miséricorde et sa grâce a surabondé. Paul a été pleinement pardonné à cause du sacrifice de Jésus à la croix.
Ensuite, la foi et la charité ont abondé en lui, parce qu’elles sont en Jésus-Christ (v. 14) et que Paul avait l’Esprit de Christ.
Libéré de sa haine, de sa violence, de sa colère, il était pleinement heureux quelles que soient les circonstances.
Il est une chose que nous oublions parfois, c’est que la violence est aussi souvent verbale. Même si nous ne crions pas, nous pouvons tuer quelqu’un, en ruinant sa réputation, simplement en disant du mal de cette personne.
Que nos paroles jugent quelque chose de mal dans le prochain ou que ce soient des calomnies, il est important que nous ne jugions pas. Si nous jugeons, soyons sûr que nous serons aussi jugé.
Les mots maudire et malédiction nous font peur. Ils sont synonymes de violence, de malheur et de souffrance.
Mais maudire, c’est tout simplement “ dire du mal ”.
Alors, attention à la violence de nos paroles. N’ayons pas une langue qui tue. Bénissons et ne maudissons pas.
Nous pouvons susciter la violence et la colère chez les autres en établissant des comparaisons , ou en ayant un discours moralisateur. Dieu ne nous demande pas de faire la morale aux autres, parce que le meilleur d’entre nous est pire qu’un buisson d’épines, comme le dit la Bible.
Dès que nous jugeons quelqu’un, Dieu peut nous prouver que nous ne sommes pas meilleurs que celui ou celle que nous avons jugé. (Évangile de Matthieu, chapitre 7, Versets 1 à 5)
Etablir une comparaison entre deux personnes, faire la morale à quelqu’un sans pitié, c’est souvent l’humilier et cela peut le rendre violent.
Caïn a tué son frère Abel, parce qu’il s’est comparé à lui.
Il n’a pas compris que Dieu avait un égal amour pour lui et pour son frère et qu’il lui offrait la possibilité de surmonter sa colère.
Nous avons, nous, l’Esprit de Christ pour surmonter notre colère. Dieu nous a graciés, ne méprisons pas cette grâce et tenons fermes dans cette nouvelle vie.
Dieu veut pourtant que nous soyons violents dans un domaine, celui de nous emparer du royaume de Dieu. Et le royaume de Dieu, c’est la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. (Épître aux Romains, chapitre 14, verset 17)
Orgueil ou humilité ?
Lecture : “ Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, lequel , existant en forme de Dieu n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. ”(Épître aux Philippiens, chapitre 2, versets 5 à 8)
Nous sommes tous des orgueilleux, nous avons souvent le désir de dominer les autres, dans un domaine ou un autre.
Mais ce n’est pas ainsi que Dieu voit les choses pour nous. Il nous incite à rechercher les choses simples, à aider les plus faibles à s’élever. “ N’aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui es humble. ” (Épître aux Romains, chapitre 12, verset 16)
Cela est bon, non seulement pour ceux que nous aidons, mais aussi pour nous-mêmes.
L’histoire des peuples nous donne des leçons. C’est souvent au prix du sang des autres que les grands conquérants ont conquis leur royaume.
Jésus seul a acquis le sien au prix de son propre sang, pour nous donner un héritage et une espérance éternelle.
Sachant que nous étions tous privés de la gloire de Dieu à cause de notre péché (Épître aux Romains, chapitre 3, verset 3), il a accepté d’être victime pour notre relèvement.
Dieu avait en effet la volonté de conduire à la gloire beaucoup de fils. (Épître aux Hébreux, chapitre 2, verset 10)
Satan au contraire ne supporte pas à ses côtés la présence d’un “ alter-ego ”, un autre “ moi-même ”. Mais son orgueil le conduira à la déchéance.
Que devons-nous faire ? Avoir en nous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. C’est l’ordre de Dieu.
Mais comment avoir ces sentiments ? Il est impossible au cœur humain de s’effacer devant les autres, de produire des sentiments purs, dénués d’égoïsme.
Si nous pensons être des gens de bien, de bonne moralité, nous nous trompons nous-mêmes. Dieu n’a que faire de notre moralité, elle n’est qu’apparence et conduit à une fausse sainteté.
Le grand philosophe chrétien Blaise Pascal disait lui-même : “ L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que lorsqu’il veut faire l’ange, il fait la bête. ”
Dans nos rapports avec les autres, même dans l’Église, nous voudrions être parfaits. Mais nous pouvons faire bonne figure aux autres et avoir en nous-mêmes des conflits.
La seule voie de la sainteté consiste à reconnaitre que nous sommes pécheurs, faute de quoi nous le faisons menteur (Première épître de Jean, chapitre 1, verset 10), et à demander ensuite à Dieu de nous donner son Saint-Esprit, qui produira en nous les sentiments qui étaient en Christ. Cette repentance est encore une grâce de Dieu.
Quelquefois, pour être vraiment utiles à Dieu, nous avons besoin de nous voir en pleine lumière, tels que nous sommes. Les chutes les plus graves, comme celle de l’ apôtre Pierre, nous apprennent seulement à désespérer de nous-mêmes, et nous rendent aptes à être saints en Christ et pour Christ.
Mensonge
Lecture : “ Rejetant donc toute malice et toute ruse, la dissimulation, l’envie, et toute médisance… ”(Première Épître de Pierre, chapitre 2, verset 1)
Nous sommes parfois très tentés de dissimuler aux autres ce que nous faisons, parce que nous avons peur des conséquences de nos actes.
Mais nous ne devons pas oublier que Satan est le père du mensonge.
Et peu de choses peuvent mettre ceux avec lesquels nous vivons dans une fureur extrême comme le sentiment d’avoir été trompés.
Le jour où j’ai menti à ma mère, je me suis demandé comment j’avais pu faire une chose pareille. Pourtant, lorsqu’elle m’a reposé la question, j’ai encore menti !
Pourquoi ? Il me semblait que c’était le seul moyen d’éviter un conflit familial.
Le problème, c’est que moi j’ai perdu la paix… jusqu’au jour où je lui ai avoué la vérité.
Les choses se sont passées plus simplement que prévu, et ma décision d’avouer le mensonge n’a été que favorable à ma famille.
On fait certainement plus de bien à sa famille en disant la vérité qu’en mentant.
Regarde Ananias et Saphira. Ils ont cherché à tromper l’apôtre Pierre, et ils ont tout perdu, même la vie.
Et Jacob, le petit-fils d’Abraham, n’a-t-il pas trompé son père, pour recevoir l’héritage de son frère ? Il a fait cela à une époque de sa vie où il ne connaissait pas encore Dieu, et malheureusement, il l’a payé très cher.
Comment Dieu pourrait-il approuver que l’un de ses enfants soit un menteur ? N’utilise pas le mensonge pour obtenir ce que tu veux. Tu ne ferais qu’attrister le Saint-Esprit qui est en toi.
Crois-moi, on fait toujours plus de bien à soi-même et à sa famille sans mentir.
Jalousie et envie
Lectures : “ Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. ” (Exode, chapitre 20, verset 17)
“ Or les œuvres de la chair sont évidentes ; ce sont la débauche, l’impureté, le dérèglement, l’idolâtrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. ” (Épître aux Galates, chapitre 5, versets 19 à 21)
Combien d’exemples de personnes célèbres, en politique, dans les divers domaines artistiques, qui, par leurs succès éclatants, ont sans le vouloir précipité leurs proches dans une vie de frustration et d’échec.
Je regardais la biographie d’une chanteuse célèbre qui déplorait les déboires de sa petite sœur. En fait cette dernière voulait suivre les traces de son aînée, mais n’en avait pas les capacités. Elle aurait pu exceller dans d’autres domaines, mais son envie d’être comme sa sœur, alors qu’elle n’en avait pas la vocation ni les capacités, l’a menée à la dépression et à l’échec.
Nous lisons que la jalousie et l’envie, la convoitise de ce que les autres possèdent font partie des plus grands maux et des comportements les plus destructeurs dans les relations que nous avons les uns avec les autres.
Elles peuvent nous détruire et détruire ceux qui vivent à notre contact, comme le meurtre, le vol, l’adultère.
C’est pourquoi Dieu nous ordonne de ne pas laisser la jalousie, l’envie, la convoitise diriger nos relations avec les autres. Et il sait bien que nous avons besoin d’avoir sa vie en nous-mêmes pour être libérés de ces maux.
Nous lisons dans l’épître aux Romains, chapitre 8, verset 2 : “ La loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. ”
Si nous appartenons à Christ, nous n’avons plus à vivre dans les tourments de l’envie, de la jalousie, nous n’avons plus non plus à tourmenter les autres .
Il est vrai que nous sommes confrontés journellement à l’injustice, dans tous les domaines. Nous aspirons à plus de justice, et c’est normal. Mais c’est justement dans ces circonstances difficiles que Dieu nous demande de ne pas céder à la tentation de l’envie, de la jalousie.
Es-tu pauvre, seul, faible ? Ne te compare pas aux autres et ne te méprise pas toi-même, car Dieu a pour toi un intérêt que tu ne soupçonnes pas.
Après avoir fait ce qui est en ton pouvoir pour sortir honnêtement de ta situation, prie, compte sur Dieu pour t’aider.
Lorsque la force de Dieu comblera ta faiblesse, lorsque sa présence comblera ta solitude, lorsque sa richesse comblera ta pauvreté, tu seras la personne la plus heureuse du monde, et sûrement bien plus heureuse que celle qui semble comblée de tout et qui n’a pas la paix du cœur.
Vie sentimentale et sexualité (Sexualité chez les jeunes/flirt/pornographie/plaire)
La sexualité chez les jeunes
Il faut bien le dire pour commencer, nous vivons dans un siècle où il est très facile pour les jeunes d’avoir une vie sexuelle sans contraintes.
La légalisation de l’IVG (Interruption volontaire de grossesse), les moyens contraceptifs mis à disposition de tous, la libéralisation des mœurs, font que beaucoup de jeunes considèrent comme normal d’avoir une vie sexuelle libre, en dehors d'une relation conjugale stable s’inscrivant à l’intérieur du mariage.
Les pulsions sexuelles sont intenses chez les jeunes, souvent, et elles sont parfois exacerbées par une mode vestimentaire souvent indécente, qui ne respecte pas les convenances et dévoile le corps.
Elles sont exacerbées aussi par les images érotiques qui s’étalent partout : sur les affiches publicitaires, sur les écrans, dans les diverses publications écrites.
Si les femmes pensent parfois que les hommes “ ne pensent qu’au sexe ‟, les hommes ont de plus en plus le sentiment que les femmes deviennent faciles et ne pensent qu’à çà également. C’est bien triste, comme si la valeur d’un individu se résumait à ses pulsions sexuelles.
Comment et pourquoi remonter le courant et retrouver le chemin de la chasteté, alors qu’autour de nous tous suivent le chemin de la liberté sexuelle ?
Le mot chasteté vient d’un mot latin : castitas, qui signifie pureté. Il signifie : fait de s’abstenir des plaisirs sexuels, en particulier par la conformité à une morale.
Le mot chaste signifie : qui respecte les règles de la pudeur, de la décence. Qui ne se réalise pas physiquement, sexuellement.
La nature nous enseigne beaucoup de choses quant au bon usage de la sexualité.
Il y a, à peu de choses près, autant de garçons que de filles qui naissent dans le monde, grâce à une loi génétique immuable.
L’homme et la femme possèdent le même nombre de chromosomes, dont un chromosome sexuel ou hétérochromosome, qui seul diffère entre l’homme et la femme.
La femme donnera toujours un chromosome X à sa descendance, alors que l’homme donnera soit un chromosome X, soit un chromosome Y.
C’est donc le spermatozoïde qui fera la différence. S’il porte le chromosome Y, l’enfant aura un potentiel génétique XY et sera un garçon. (Le chromosome X lui vient de sa mère, le chromosome Y de son père)
S’il porte un chromosome X, avec le chromosome X de sa mère, l’enfant aura un potentiel génétique XX et sera une fille.
Voilà pourquoi il y a autant d’hommes que de femmes sur la terre.
La Parole de Dieu confirme cela : “ L’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.‟ (Genèse, chapitre 2, verset 24)
Jésus ajoute (Évangile de Matthieu, chapitre 19, verset 6) : “ Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. ‟
L’homme et la femme, par un amour mutuel, un attachement mutuel, se donnent l’un à l’autre au cours de l’acte sexuel, et deviennent une seule chair.
La concrétisation principale de cette unité est la création d’un être qui possède la moitié des chromosomes du père et la moitié des chromosomes de la mère, leur enfant.
De plus, le petit humain a besoin d’être nourri et protégé pendant de longues années avant d’être autonome et pendant toutes ces années, il a besoin de son père et de sa mère.
Tout attachement, tout acte sexuel entre un homme et une femme en fait devant Dieu un couple formé d’une seule chair, que personne ne devrait s’accorder le droit de séparer.
La souffrance et les désordres psychologiques, les blessures profondes qui atteignent l’enfant privé de l’un ou de ses deux parents sont encore une preuve naturelle que la sexualité n’a pas été donnée à l’homme et à la femme pour se réaliser en dehors d’un couple stable.
Les jeunes gens et les jeunes filles peuvent actuellement se permettre de consommer l’acte sexuel avant le mariage parce que la science a mis au point des méthodes physiques et chimiques de contraception.
Ils n’ont plus à craindre la naissance d’un enfant lorsqu’ils ne le désirent pas.
Si l’être humain conditionne la venue d’un enfant à son plaisir et à ses propres intérêts, Dieu reste particulièrement attentif au bien-être de l’enfant, créature vulnérable et confiante, qui lui est proche au point qu’il affirme :“ Si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspende à son cou une meule de moulin, et qu’on le jette au fond de la mer. ‟ (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 6)
Je peux affirmer, après 40 années d’expérience professionnelle, qu’il n’est pas vrai que l’enfant est aussi heureux dans une famille monoparentale ou recomposée que dans une famille comprenant un père et une mère unis par l’amour dans un couple fidèle.
Que d’insuffisances d’amour, d’éducation, que de défaillances et de conflits dans beaucoup d’ autres cas !
Avant que la science et la loi ne leur en donnent les moyens, les garçons et les filles restaient souvent chastes jusqu’au jour du mariage. En étaient-ils moins heureux pour autant ? Ce n’est pas sûr.
Peut-être que les expériences sexuelles multiples avant le mariage induisent au contraire des comparaisons et des exigences mauvaises pour l’harmonie d’un couple destiné à durer, à surmonter toutes les tentations de rupture, d’adultère.
En tout cas, la Bible, Parole de Dieu, est claire à ce sujet : pour celui et celle qui appartiennent à Dieu, qui vivent selon sa Parole et Son Esprit, les relations sexuelles sont réservées à un couple uni par les liens du mariage.
Même avant la venue de Jésus, il n’était pas question pour un homme du peuple de Dieu d’avoir une relation sexuelle avec une femme et de n’endosser aucune responsabilité à ce sujet : “Si un homme séduit une vierge qui n’est point fiancée, et qu’il couche avec elle, il paiera sa dot et la prendra pour femme. ‟ (Exode, chapitre 22, verset 16)
Timothée était un jeune homme qui servait Dieu. Il est invité par l’apôtre Paul à traiter les femmes jeunes comme des sœurs, en toute pureté ; (Première épître à Timothée, chapitre 5, verset 2)
Inversement, les femmes veuves, jeunes, lorsque la volupté les détache de Christ, sont invitées à se marier et à vivre conformément à ce que Dieu demande. (Première épître à Timothée, chapitre 5, versets 11 à 14)
L’apôtre Paul demande aux chrétiens de Corinthe de chasser de l’Église un homme qui avait commerce sexuel avec la femme de son père. (Première épître aux Corinthiens, chapitre 5).
Au verset 9, il invite les chrétiens à ne pas avoir de relations avec les débauchés, les impudiques.
Il est certain que l’un des secrets d’une vie réussie se trouve dans un comportement sexuellement pur et responsable, avant le mariage.
La sexualité, source de vie et d’harmonie à l’intérieur d’un couple, est quelque chose de trop précieux pour que l’on en fasse n’importe quoi, avec n’importe qui.
Il est bon de la réserver au conjoint avec lequel on construira un foyer ou une famille.
Le flirt
Le dictionnaire Petit Larousse définit le flirt comme une relation amoureuse plus ou moins chaste. Je suis très étonnée de constater combien les jeunes de notre époque, les très jeunes même, s’engagent rapidement dans le flirt.
Une ou deux soirées “ en boîte ” à la lumière des spots et au son des rythmes entraînants, on échange quelques mots, et l’on pense que le grand amour est là ! On les voit déjà se prendre par la main, par la taille, s’embrasser.
Peut-être avec la même facilité que l’on a obtenu ce que l’on désirait dans l’enfance.. sans effort, sans profondeur… et sans réel bonheur.
Il a 20 ans, elle en a 17. Ils semblent bien amoureux tous les deux et espèrent que “ Cela durera. ”
On l’espère aussi, mais après tout, ils ne se sont rencontrés que deux fois, en boîte.
Je rencontre la jeune fille quelques mois plus tard et la trouve désemparée : “ J’ai l’impression que je ne pourrai pas passer toute ma vie avec lui… ”
Il est peut-être tard pour y penser, lorsque l’on risque de faire beaucoup de mal à un cœur.
Est-t-il bien intelligent d’entamer des relations physiques avec quelqu’un dont on ne connait ni la personnalité, ni les sentiments, ni les objectifs, ni les rêves, ni la foi ?
C’est tout simplement “ mettre la charrue avant les bœufs ” et risquer de devoir faire machine arrière, parce que l’on se rendra vite compte qu’on s’est trompé.
Est-ce qu’il suffit d’avoir un physique agréable pour rendre un conjoint heureux ?
Le jeune homme dont nous parlons, trouve que les filles ne pensent qu’au sexe. Il s’est laissé entraîner malgré lui. De leur côté les filles, en général, acceptent toutes les conditions des garçons, en pensant que sinon elles seront rejetées ou méprisées.
Pourtant cela ne leur évite pas de s’entendre dire, après une nuit passée dans les bras de l’élu : “ Ne t’imagine pas que je passerai toute ma vie avec toi. ” Et parfois il se vantera le lendemain de l’avoir eue, celle-là aussi.
Fille ou garçon, l’une comme l’autre, manifestent parfois un profond mépris pour la sexualité et l’amour tel qu’il devrait exister entre un homme et une femme. Il est vrai que l’esprit du monde est profondément imprégné de ce mépris.
Je ne me permets jamais de rire des plaisanteries portant sur la sexualité, les organes sexuels. En tant que médecin, j’ai appris à m’émerveiller de la perfection du corps humain, dans toutes ses parties. Se moquer, plaisanter de ce que Dieu a créé pour le bien de sa créature, c’est se moquer de Dieu et humilier son prochain.
Les émissions télévisées du type LOFT STORY deviennent des modèles pour les jeunes, qui éprouvent le besoin de se fondre dans la masse, d’être comme les autres, sous peine d’êtres rejetés.
Pourtant Dieu a un objectif différent pour les relations physiques entre un homme et une femme. Elles doivent sceller un amour basé sur bien autre chose qu’une simple attirance physique, et à l’intérieur d’un mariage stable et fidèle.
Dans l’ancienne alliance de Dieu avec les hommes, sous la loi de Moïse, le jeune homme qui avait fait violence à une jeune fille vierge non fiancée, devait la prendre pour femme.et parce qu’il l’avait déshonorée, il ne pouvait pas la renvoyer durant toute sa vie, même si dès le lendemain de son acte, il venait à prendre conscience qu’il n’avait avec elle aucun point commun. (Deutéronome, chapitre 22, verset 29)
La gravité de la sentence est à la mesure de ce que Dieu pense du flirt. Mais peut-il se dispenser d’avertir, pour leur bien, celles et ceux qu’il considère comme ses enfants ?
Et encore, ces lois de l’ancienne alliance de Dieu avec les hommes ne sont-elles que l’ombre de celles de la nouvelle alliance, dans laquelle nous nous trouvons maintenant sous la loi de Christ .
A notre époque, Dieu condamne non seulement le flirt et ses actes, mais aussi l’adultère en pensée.
Pourquoi ? Parce qu’il a pourvu à notre victoire sur nos instincts, en Christ et par son Esprit.
Flirter, c’est tout simplement risquer d’échouer dans les choses essentielles de la vie terrestre.
L’érotisme, la pornographie, la débauche
Pour que les choses soient bien claires et bien définies dans l’esprit du lecteur, il convient de préciser la signification de ces mots.
L’érotisme se définit comme l’évocation de l’amour physique, ainsi que la recherche variée de l’excitation sexuelle.
L’origine du mot vient du nom propre EROS, qui, dans la mythologie grecque, était le dieu de l’amour.
L’érotomanie veut dire, en langage courant, obsession caractérisée par des préoccupations d’ordre sexuel. Celui, celle qui est atteint d’érotomanie est envahi par des pensées érotiques qui s’imposent sans cesse à son esprit.
Le mot pornographie vient de deux mots grecs et signifie : “ Décrire la prostituée / la prostitution ‟
Porné, c’est la femme de mauvaise vie ; porneia, c’est la prostitution, l’impudicité.
La pornographie est une représentation complaisante de sujets, de détails explicites, dans une œuvre littéraire, artistique ou cinématographique. On emploie souvent l’abréviation porno pour le mot pornographie ; (par exemple : film porno)
Les détails obscènes blessent ouvertement la pudeur par des représentations d’ordre sexuel. Des détails indécents .
L’érotisme et la pornographie vont de pair en général. Celui ou celle qui aime regarder des films, des livres, des journaux, des spectacles érotiques, c’est aussi celui ou celle qui aime évoquer l’amour physique, qui recherche l’excitation sexuelle.
Pourquoi parler de l’érotisme, de la pornographie ?
Ils peuvent conduire, on l’a vu plus haut, à l’érotomanie, à l’obsession sexuelle.
Cette obsession est finalement une addiction, c'est-à-dire un comportement répétitif, plus ou moins impossible à empêcher et qui nous rend esclaves. Et plus ou moins nuisible à la santé.
Pourquoi nuisible à la santé ? Parce que l’érotisme et la pornographie peuvent conduire à un comportement sexuel à risques. Le risque en particulier des maladies sexuellement transmissibles.
Mais aussi parce qu’ils polluent les relations entre les individus.
Je me souviens de cet homme, Jean, qui était devenu érotomane au fil des années et des images érotiques dont il avait nourri ses regards.
Dans la dernière partie de sa vie, alors qu’une maladie neurologique le paralysait peu à peu, il me confiait :
‟ J’étais devenu tellement obsédé sexuel que je ne pouvais plus regarder une femme sans la déshabiller du regard. Je ne voyais plus en face de moi un être humain mais un corps. C’était un véritable esclavage mental mais j’en ai été entièrement délivré par la grâce de Dieu.
La paralysie dont je souffre actuellement est comme une prison pour mon corps, mais elle me semble bien légère à côté de la prison, de l’esclavage mental et spirituel dans lesquels je me trouvais auparavant . “
Retrouver des relations amicales et désintéressées avec tous et toutes lui apportait toute la chaleur humaine dont il avait besoin.
Quel drame pour la vie familiale, la vie amicale, la vie en société, lorsque l’on réduit malgré soi un être humain à son corps !
Ceci est bien entendu valable pour le corps féminin, mais également pour le corps masculin, qui peut devenir un objet sexuel, comme celui de la femme ou de l’enfant.
Que dire lorsque des enfants, dès leur jeune âge, à cause de la négligence et de l’insouciance des parents parfois, ont accès aux images et aux textes pornographiques ?
Quoi d’étonnant après cela qu’ils ne respectent plus leurs aînés et que dans leur langage se retrouvent des paroles et des histoires obscènes ?
L’érotisme et la pornographie peuvent conduire aussi à la pédophilie (attirance sexuelle d’un adulte envers un enfant) et à des crimes monstrueux.
D’ailleurs la loi considère que la pédophilie est tellement grave qu’il faut la signaler auprès de la police, ou auprès d’une assistante sociale qui, elle, alertera la police. Réparer le mal causé par la pédophilie nécessite l’assistance de personnes compétentes.
L’érotisme et la pornographie favorisent et entretiennent tous les comportements sexuels anormaux et excessifs.
Que faire si nous sommes plongés dans ces comportements ? Désirer de tout notre cœur en être délivrés et compter sur le pardon de Dieu et sa grâce pour cela.
Il donne toujours la force d’accomplir ce qu’il ordonne à celui qui veut faire sa volonté de tout son cœur.
C’est dans le domaine de l’esprit que le pardon de DIeu doit s’effectuer, et voici ce qu’écrivait David, le célèbre roi d’Israël, lorsque, après avoir commis un péché d’adultère, il avait reçu le pardon de Dieu : “Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé. O Dieu, tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit .‟(Psaume, chapitre 51, verset 19)
La débauche est définie comme la recherche des plaisirs sensuels sans modération.
Ce qui est sensuel, c’est ce qui est porté vers les plaisirs des sens, les plaisirs érotiques notamment.
Voici ce que nous avons reçu de Dieu concernant l’érotisme, la pornographie, la débauche :
‟ Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de la débauche ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.‟
Celui ou celle qui connaît Dieu, qui l’aime de tout son cœur, aime aussi son prochain comme soi-même. Le bonheur et le sentiment de plénitude sont là, qui lui permettent de renoncer à ces plaisirs malsains.
Dans la première épître aux Corinthiens (6 v.18), nous lisons :
“ Fuyez la débauche. ‟
Ce qui veut dire que c’est à nous-mêmes de prendre la décision de nous détourner résolument de la débauche.(Les mots d’inconduite, d’impudicité sont parfois employés selon les traductions de la Bible)
De nombreux textes des Saintes Ecritures (la Bible) nous mettent en garde contre ces comportements impurs et dangereux.
Mais bien sûr, lorsque nous avons pris conscience de l’importance de nous détourner de ces choses, il est impératif que nous prenions des mesures concrètes.
Il faut éliminer toutes les œuvres érotiques et pornographiques qui sont en notre possession (lectures, spectacles, œuvres d’art …)
Si nous pratiquons ce que Dieu nous conseille dans sa Parole : “ Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux ‟, alors notre âme retrouvera sa liberté et ne sera plus asservie à des images et à des pensées obsédantes.
Il est important de partir avec la pensée que l’on devra parfois lutter pour avoir une victoire complète, et de ne jamais perdre la foi en la grâce de Dieu, en sa puissance pour nous délivrer totalement.
Bien sûr il sera nécessaire de nous séparer de certains amis, de certaines connaissances, qui nous ont entraînés ou accompagnés dans ces déviations et qui probablement feront tout ce qui est en leur pouvoir pour nous y ramener.
L’affirmation de l’apôtre Paul est sans appel : “ Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. ‟ (Première épître aux Corinthiens, chapitre 15, verset 33)
Nous aurons à couper des liens avec certaines connaissances et nous ne remettrons plus jamais les pieds dans certains lieux.
C’est le prix à payer pour retrouver notre liberté intérieure et nous élever vers Dieu. Mais ce prix est bien faible par rapport au bien-être que nous éprouverons ensuite.
Plaire
Que signifie le verbe plaire ?
Plaire, c’est être agréable, être conforme au souhait, au désir de quelqu’un. C’est aussi flatter l’esprit ou les sens. (Dictionnaire Larousse)
Le verbe flatter signifie affecter agréablement, toucher, émouvoir agréablement.
Plaire aux autres, être agréable, voila bien ce que chacun et chacune de nous voudrait pour lui-même, pour elle-même.
On voudrait bien plaire à celui ou à celle qui nous plait, mais aussi à ceux qui nous entourent et bien sûr à Dieu lui-même.
Si nous étions agréables à tous, nous n’aurions aucun conflit avec qui que ce soit, et la vie serait belle ! Mais cela est-il possible ?
Il existe un dicton populaire qui dit : “ On ne peut pas plaire à tout le monde. ‟
L’apôtre Paul disait : “ Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Dieu. ‟ (Épître aux Galates, chapitre 1, verset 10)
Il avait décidé d’obéir à Dieu, quoiqu’en disent les autres, et il savait les conflits qu’il aurait avec eux !
Notre manière d’être, nos actions, nos paroles, ne plaisent pas de la même façon à ceux qui nous entourent. Parfois même nous déplaisons franchement, même si nous n’y sommes pas pour grand-chose, à plusieurs personnes.
Dans ce cas là nous trouverons la paix en Dieu.
“ Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. ‟(Première épître de Pierre, chapitre 4, verset 19)
Pourtant, autant que cela dépend de nous, nous devons nous efforcer de plaire, d’être agréable, à nos proches, à Dieu, à notre prochain en général avec des priorités et pour le bien commun.
“ Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien, en vue de l’édification. ‟ (Épître aux Romains chapitre 15, verset. 2)
1 – A l’intérieur de la famille :
Pour qu’un couple soit solide, il est nécessaire que le mari et la femme fassent des efforts pour être agréables l’un à l’autre, tant dans leur comportement que dans leur aspect extérieur.
Et en laissant à Dieu une place importante, ils solidifient leur alliance, car Dieu est fidèle de nature et il déteste la séparation, le divorce dans un couple.
“ Je hais la répudiation. ‟ (Malachie, chapitre 2, verset 16)
Les enfants plaisent aux parents en étant obéissants et les parents plaisent aux enfants en ne les irritant pas. (Épître aux Ephésiens, chapitre 6, versets 1à 4)
Mais plaire peut être quelque chose de dangereux, si l’on dépasse les bornes de ce que Dieu nous enseigne dans sa parole.
Celui ou celle qui cherche à plaire à un autre conjoint que le sien fera voler en éclats sa propre famille ou celle des autres.
Et la volonté de Dieu, c’est que toute famille soit stable. (Évangile de Marc, chapitre 10, verset 9)
Celui qui se marie, celle qui se marie, doivent renoncer définitivement à chercher à attirer physiquement tout autre individu. Son aspect, son comportement doivent avoir pour but de n’éveiller aucun désir sexuel chez les autres
Le jour où le roi David vit Bath-Schéba, une femme mariée, elle fut agréable à ses sens uniquement, agréable à regarder, mais ce critère extérieur fut suffisant pour qu’il l’envoie chercher et commette adultère avec elle. (Deuxième livre de Samuel, chapitre 11, verset 4)
Quel drame de détruire sa famille à cause de l’attrait d-un visage ou d’une silhouette !
Il en est un autre, dans les écrits bibliques, qui ne sut pas résister à une fille qui lui plaisait physiquement. Elle faisait partie d’un peuple qui luttait contre Dieu. Cet homme faible dans ses sentiments, c’est Samson, un homme d’une force physique extraordinaire, choisi par Dieu pour protéger son peuple, le peuple d’Israël.
En étant séduit par elle, il ne l’a pas protégée et à cause de lui elle fut brûlée par les Philistins, peuple dont elle était issue. La deuxième femme de Samson, Delila, issue du même peuple, le trahit. (Juges, chapitres 14, 15, 16)
Se marier, c’est faire une construction qui est faite pour durer toute la vie et qui doit devenir un refuge pour les enfants et les petits-enfants.
La fidélité implique de la maturité. C’est la maturité de l’homme, de la femme, qui permettent d’accepter les défauts de l’un et de l’autre et de construire quand même l’avenir ensemble.
Le coup de foudre, le sentiment amoureux, les désirs physiques, que l’on peut éprouver pour une personne étrangère nous semblent bien agréables, mais ils n’ont pas de solidité.
Après quelques temps, on retrouve souvent les mêmes problèmes qu’avec le conjoint, aggravés par la double vie que l’on mène et par la souffrance que l’on inflige à ses proches.
2- Plaire à Dieu :
La parole de Dieu est claire à ce sujet.
L’apôtre Paul nous le dit : “ Ceux qui dépendent de leur propre nature ne peuvent pas plaire à Dieu. Mais vous, vous ne vivez pas selon votre propre nature ; vous vivez selon l’Esprit Saint, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous . Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. ‟ (Épître aux Romains, chapitre 8, versets 8 et 9, dans la traduction de la Bible en français courant)
Les œuvres de notre propre nature sont détaillées dans l’épître aux Galates (chapitre 5, versets 19 à 21) :
“… impudicité, impureté, dissolution, idolâtrie, magie, inimitiés, querelles, jalousies, animosités, disputes, divisions, sectes, envie, ivrognerie, excès de table, et les choses semblables . ‟
Paul cherchait à plaire à Dieu ( Première épître aux Thessaloniciens, chapitre 2, verset 4), et il savait pourtant que cela serait source de beaucoup de souffrances pour lui de la part de certains.
Il enseignait également concrètement aux hommes et aux femmes comment faire pour plaire à Dieu (Première épître aux Thessaloniciens, chapitre 4 versets 3 à 6) :
- S’abstenir de l’impudicité.
- Posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, ne pas se livrer à une convoitise passionnée. (s’abstenir de la fornication … dans la version Darby)
- Ne pas user envers les autres de fraude et de cupidité dans les affaires. (Ne pas faire de tort dans l’affaire… dans la version Darby)
- S’aimer les uns les autres.
- Vivre tranquilles, s’occuper de ses propres affaires et travailler de ses mains pour vivre honnêtement et n’avoir besoin de personne.
Ceux qui veulent se plaire à eux-mêmes avant de plaire à Dieu, ceux qui “ aiment le plaisir plus que Dieu ‟ , sont cités dans la liste des égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, ayant l’apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force. ‟ (Deuxième épître à Timothée, chapitre 3, versets 2 à 5)
Aimer le plaisir plus que Dieu, c’est être assuré de ne jamais pouvoir aimer son prochain comme soi-même.
Combien tu es en danger, toi qui t’attaches à une fille, à un garçon, à un homme, à une femme plus qu’à Dieu, toi qui aimes le plaisir plus que Dieu. Jamais tu ne seras aimé comme tu en as besoin, jamais tu n’aimeras comme les autres en ont besoin.
En effet, celui ou celle qui n’aime pas Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force et de toute sa pensée ne peut pas non plus aimer son prochain comme lui-même, comme elle-même.
Les deux commandements d’aimer Dieu ainsi et d’aimer son prochain comme soi-même sont en effet semblables. (Évangile de Matthieu, chapitre 22, verset 39)
Jésus, qui était uni à son Père au point d’être une seule personne avec lui, nous a aimés, nous, son prochain, au point de donner sa vie pour nous.
Comment cela peut-il se faire ?
Par le Saint-Esprit, l’Esprit de Christ, que Dieu a répandu sur nous, qu’il nous donne. A nous de le demander, de soupirer après lui.
“ Si donc méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent. ‟ (Évangile de Luc, chapitre 11, verset 13)
3- Complaire au prochain
Le verbe complaire est peu utilisé. Il est encore plus fort que le verbe plaire. Il n’est empoyé que pour qualifier des relations entre des personnes.
Complaire à quelqu’un, cela implique un effort, de l’attention, le désir d’être agréable et suppose que l’on s’accommode au goût, à l’humeur de quelqu’un pour lui être agréable.
Dans l’épître aux Romains (chapitre 15, versets 1 à 3) , l’apôtre Paul nous engage à faire des efforts pour nous adapter aux autres, même si cela nous demande beaucoup.
Certaines personnes sont choquées par des choses, des comportements, qui nous semblent à nous sans importance.
Nous devons en tenir compte pour leur bien, même si nous savons que Dieu ne nous désapprouve pas personnellement.
Dans la première épître aux Corinthiens (chapitre 10, versets 24 et 31 à 33), Paul nous donne la marche à suivre :
- Chercher l’intérêt des autres au lieu de chercher notre propre intérêt.
- Faire tout pour la gloire de Dieu et chercher l’avantage du plus grand nombre, comme le faisait Christ.
“Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu, de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.
Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. ‟
Paul savait se faire “ Tout à tous ‟ pour le bien des autres : (Première épître aux Corinthiens, chapitre 9, verset 22)
“J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part. ”
Offrir son corps
Offrir son corps, est-ce que cela veut dire “ donner notre corps à la science ‟, accepter qu’on en prélève des organes pour offrir une greffe à quelqu’un qui en a besoin ?
Cela va bien au delà.
1 - L’offrande qui peut être utile à l’Église et à l’établissement du royaume de Dieu, c’est celle de notre corps bien vivant.
Voici quelques versets qui peuvent nous éclairer sur ce sujet si important.
C’est en offrant son corps que Jésus est devenu le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants. (Première épître à Timothée, chapitre 4, verset 10)
Et nous tous, croyants, si nous voulons être en bénédiction à l’Église toute entière, c’est en suivant les traces de Jésus que nous le serons. Mais pas d’inquiétude ! Jamais Dieu ne nous demandera la même chose à tous. Nous ne sommes pas destinés à mourir tous en martyrs !
Lisons dans l’épître aux Romains (chapitre 8, verset 29) :
“ Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né de plusieurs frères (et sœurs ! ) ”
Je trouve absolument enthousiasmant de savoir que nous sommes appelés à être des frères et sœurs de Jésus .
Un grand nombre de ceux qui nous ont précédés ont offert leur corps à Dieu, malgré les risques que cela comportait.
Même parmi nos contemporains, certains meurent encore à cause de leur foi, d’autres sont emprisonnés .
L’apôtre Paul avait offert son corps à Dieu, mais cela lui coûtait beaucoup moins que ce que nous pourrions l’imaginer, parce que Christ était “ toute sa vie ‟.
Voici ce qu’il écrit aux Colossiens (chapitre 1, verset 24) :
“ Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église. ‟
Jésus nous fait l’honneur de nous associer à sa vie et parfois même à ses souffrances pour l’Église.
Il dit à ses disciples : (Évangile de Matthieu, chapitre 16, verset 24) : “ Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. ‟
Nous ne sommes pas appelés à gémir passivement dans la souffrance mais à offrir joyeusement nos corps, pour être disponibles pour Dieu et pour son œuvre.
Un jour les apôtres ont été fouettés parce qu’ils avaient parlé de Jésus à leurs concitoyens. Pensez-vous qu’ils ont pleuré ? Pas du tout. Déjà ils étaient contents d’être encore en vie. Et puis ils ont exprimé leur joie “ d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus. ‟ (Actes, chapitre 5, verset 41)
Je trouve cela merveilleux que Jésus veuille nous associer à ses souffrances, parce que c’est la preuve qu’il veut aussi nous associer à sa gloire et à sa vie, sa joie éternelles !
2 – Qu’est-ce que cela veut dire pour nous concrètement ?
Est-ce que nous devons rechercher la persécution ? Est-ce que nous devons provoquer des situations dangereuses pour nous, qui amèneront les autres à nous persécuter ?
Non, nous avons simplement à obéir à Dieu.
Et tout d’abord commencer par des choses toutes simples.
Voici ce que dit Paul (Épître aux Romains, chapitre 12, versets 1 et 2)
“ Je vous exhorte donc , frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait . ‟
Il n’est pas question dans ce texte d’un comportement déséquilibré qui nous pousserait à nous priver de tout ce qui est agréable pour devenir quelqu’un de grand aux yeux de Dieu ou des hommes.
Le culte raisonnable (conforme à la sagesse, qui reste dans une juste mesure), c’est de plier les désirs de notre corps à la volonté de Dieu :
Au lieu de vivre comme tout le monde, de suivre les courants de pensée actuels et leurs fausses lumières, qui disparaitront un jour, laissons-nous transformer par la Parole de Dieu, l’action de l’Esprit de Dieu en nous.
Depuis des milliers d’années, ils sont toujours d’actualité et transformeront nos vies par le renouvellement de l’intelligence pour discerner la volonté de Dieu, qui est bonne, agréable et parfaite.
La volonté de Dieu n’est pas triste, elle est bonne, agréable et parfaite.
Ceux et celles qui se plient à cette volonté peuvent ressentir à quel point c’est une grande libération que de ne plus être esclave de certains désirs du corps qui font la guerre à l’âme et nous rendent bien malheureux !
Quel avantage retirerions-nous de céder aux convoitises du corps, si notre âme en est attristée ?
Voici ce que dit l’apôtre Pierre (Première épître de Pierre, chapitre 2, verset 22) :
“ Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. ‟
Pour éviter de nous laisser surprendre par le jour du malheur, nous devons veiller, comme le dit Jésus (Évangile de Luc , chapitre 21, verset 34) :
“ Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire et par les soucis de la vie… ‟
En toutes circonstances, nous devons rester vigilants. Nous vivons dans un monde injuste et la souffrance peut nous atteindre tous.
Il n’est pas question bien sûr de ne plus manger ou boire, mais il est question de le faire avec mesure.
Il n’est pas question de se désintéresser des richesses de ce monde. Il est nécessaire de travailler et de chercher tous les moyens de vivre décemment, sans avoir besoin des autres mais en aidant les plus faibles au contraire.
Mais il ne faut pas laisser les soucis matériels dominer notre vie.
Combien de temps passons-nous à travailler pour posséder le superflu, combien nous sommes parfois contrariés pour de petites pertes matérielles, alors que tant de souffrances atteignent nos contemporains ?
Savoir prendre du temps pour prier, lire la Bible au lieu de passer tout son temps à se divertir, jouer, paresser, c’est offrir son corps à Dieu.
Savoir rester seul un moment avec Dieu, c’est offrir son corps à Dieu.
Savoir refuser les convoitises de la bouche en excès, les tentations sexuelles, c’est offrir son corps à Dieu.
Savoir ne pas céder à une ambition démesurée, à un désir de richesses immodéré, c’est offrir son corps à Dieu.
Et la volonté de Dieu n’est pas triste et déprimante, elle est “ bonne, agréable et parfaite ‟.
Vie chrétienne et vie de famille
Chercher un Équilibre entre la vie chrétienne et la vie avec ma famille
1 – Il est évident que l’enfant, l’adolescent, l’adulte qui a rencontré personnellement Dieu, qui a fait l’expérience du pardon de ses péchés, de l’amour de Dieu, de l’espérance de la vie éternelle, n’a aucune envie d’abandonner sa nouvelle vie. Même pour faire plaisir à ses parents, à ses amis.
Un jour, la mère et les frères de Jésus sont venus le chercher. Ou du moins, ils ont essayé de lui parler au milieu de la foule qui l’entourait.
Ils voulaient le raisonner, l’empêcher de continuer à prêcher la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Il perturbait l’ordre établi, et même si son message était libérateur pour les corps et les âmes de ceux qui venaient à lui, ses proches avaient peur d’avoir des soucis avec les religieux influents de l’époque.
Mais Jésus a pris une position claire : “ Qui est ma mère et qui sont mes frères ? Et désignant ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. ‟ (Évangile de Matthieu, chapitre 12, versets 48 à 50)
L’ensemble des croyants qui forment l’Église, le corps de Christ, est notre famille chrétienne.
Les exigences de Jésus pour ceux qui veulent devenir ses disciples sont encore plus grandes. Et c’est à cela que nous sommes tous appelés. Mais cela implique que notre relation avec Jésus soit plus forte que toutes les autres.
C’est le sens du verset : “Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. ‟ (Évangile de Luc, chapitre 14, verset 26)
Cela ne veut pas dire que nous devons renier et rejeter notre famille, bien sûr, car Jésus ne rejette pas le cinquième commandement de la loi donnée par Moïse, qui nous demande d’honorer nos parents.
Le jour où j’ai voulu être baptisée et suivre Jésus, j’avais alors vingt deux ans, j’ai vu ma mère se mettre à genoux devant moi en pleurant, pour me demander de ne pas le faire.
Elle m’avait fait baptiser étant bébé, et pensait que cela suffisait pour que je sois enfant de Dieu. Jamais elle ne me parlait de Dieu, jamais elle ne me conseillait de lire la Bible et elle pensait que ma soif spirituelle serait étanchée dans le désert aride de ce monde.
Mais j’avais une soif ardente de connaître Dieu et de trouver une lumière pour éclairer ce monde dans lequel régnaient tant de ténèbres et de souffrances. Jamais j’aurais pu me contenter de vivre avec satisfaction dans un tel monde.
J’ai cherché et connu la lumière de Christ et je l’ai reçue. Cette lumière m’apportait la solution, pour moi mais aussi pour tous ceux qui la recevraient.
Je me suis fait baptiser bien sûr, mais j’avais le cœur brisé de faire tant de peine à ma mère.
2 - Jésus ne nous demande pas de repousser violemment ceux qui ne croient pas en lui, mais de continuer à les aimer, tout en prenant fermement position pour lui.
On ne doit pas profiter de notre position d’enfant de Dieu pour abandonner des proches qui ne nous intéressent pas.
Au disciple Timothée, qui était chargé d’instruire les chrétiens, l’apôtre Paul donne des ordres précis sur les devoirs familiaux : le chrétien doit prendre soin des membres de sa famille, surtout des plus démunis :
(Première épître à Timothée, chapitre 5, verset 8) “ Si quelqu’un n’a pas soin des siens et particulièrement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. ‟
Au verset 4 : “ Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux ; car cela est agréable à Dieu. ‟
Et même si nos proches n’ont pas besoin de secours financier, ils peuvent avoir besoin de notre affection, de savoir qu’ils comptent pour nous. Notre affection en action et pas seulement en paroles, cela fait partie du témoignage chrétien.
On m’a raconté hier l’histoire de cette vieille dame dont la fille et les trois petites-filles sont chrétiennes. Mais elles sont très occupées et ne prennent jamais le temps de rendre visite à leur mère et à leur grand-mère.
Lorsqu’elle est trop frustrée, cette vieille dame met le couvert pour cinq personnes et elle attend. Elle se fâche même contre la dame qui vient faire le ménage chez elle, lorsque cette dernière veut jeter le contenu des assiettes. C’est une histoire triste.
Parmi les choses indignes que commettent “ Ceux qui ne connaissent pas Dieu ‟, l’apôtre Paul cite ces travers : “ … rebelles à leurs parents, dépourvus d’affection naturelle, de miséricorde. ‟ (Épître aux Romains, chapitre 1, verset 30)
Etre près d’un membre de notre famille malade ou dans la difficulté, participer à une fête de famille où notre absence serait mal ressentie, cela fait partie du témoignage chrétien, même si cela nous coûte.
Il est souvent difficile de trouver l’équilibre et chaque situation est particulière, chaque cas est particulier. Mais il faut apprendre aussi à sonder nos propres motivations et à ne pas laisser l’égoïsme dominer dans nos décisions.
Quand on est un jeune homme consacré, une jeune fille consacrée, on habite parfois avec des parents qui n’ont pas rencontré Dieu, ou bien qui n’ont pas le même degré de consécration que nous.
Mais si l’ on habite chez eux, si l’on mange à leur table, s’ils subviennent à nos besoins, on doit leur obéir et continuer à les aimer.
Si l’on ne peut pas participer à toutes les réunions de notre Église, on peut au moins prier et lire sa Bible.
Et si la persécution familiale est intense, le Seigneur trouvera une solution pour nous délivrer.
Images et médias
Le pouvoir des médias et des images
Lecture : “ Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux. Je hais la conduite des pécheurs, elle ne s’attachera pas à moi. ” (Psaume, chapitre 101 , verset 3)
“ Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ . ” (Épître aux Romains, chapitre 6, verset 11)
Nous vivons dans un monde dominé par le pouvoir des médias. Par la radio, la télévision, Internet, nos esprits sont assaillis par des images et des informations venant du monde entier.
Nous avons tous le désir de garder notre liberté de pensée et notre personnalité. Nous voudrions être sûrs que les informations que nous recevons sont vraies et qu’elles sont bonnes et utiles.
S’il est nécessaire que nous soyons informés de ce qui se passe autour de nous, nous n’avons pas de garanties absolues que les informations que nous recevons soient vraies, utiles et bienfaisantes.
Or tout ce qui entre dans notre cerveau par les yeux et les oreilles s’imprime dans notre esprit et modifie nos pensées.
Il est un filtre que je conseille, c’est celui de la Bible, la Parole de Dieu, parce que quoi qu’il arrive, il nous permettra de garder un œil équilibré à l’égard de la situation du monde. L’amour que nous portons à Dieu nous incite à aimer notre prochain comme nous-mêmes.
La Bible nous éloigne de la haine et de l’impureté à l’égard de ceux qui sont proches de nous et à l’égard de ceux qui en sont éloignés.
“ Comment le jeune homme, (et la jeune fille) rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole . ” (Psaume, chapitre 119, verset 9)
Lorsque l’on aime Dieu, on fait naturellement un tri dans les émissions que l’on regarde, dans les informations que l’on écoute.
Et c’est le meilleur moyen de garder notre esprit en paix, de conserver toute notre énergie pour nos relations avec les autres, pour bien accomplir notre travail et bien vivre dans la réalité.
Personne ne peut vivre notre vie à notre place. Si nous la peuplons d’une multitude d’images et d’informations, nous nous la faisons voler. Nous n’avons plus le temps, plus la force, plus la paix de l’esprit pour bien la vivre.
Voici deux exemples qui me reviennent à l’esprit :
Au cours d’une consultation, j’ai reçu un homme qui se plaignait de faire toutes les nuits des cauchemars. Il avait un sommeil très agité.
Je lui ai demandé s’il regardait beaucoup de films violents, en particulier des films d’épouvante.
Il m’a répondu qu’il était très cinéphile et qu’il regardait tous les films d’épouvante du programme.
Il est probable que ses cauchemars venaient de là. Lorsque je lui ai dit qu’il n’aurait pas l’idée de montrer à ses enfants des films violents, et qu’il devrait pour lui-même faire la même chose, il a paru à la fois convaincu et étonné de ne pas y avoir pensé plus tôt.
Une autre fois, j’avais en face de moi un homme qui n’arrivait pas à maitriser sa sexualité.
Je lui demandai s’il entretenait ces problèmes par des spectacles, des lectures. Il m’a répondu qu’il achetait chaque semaine une revue spécialisée dans ce domaine.
Bien sûr, cela entretenait ses difficultés.
Beaucoup de personnes ont une addiction à des jeux vidéo. Une grande partie de leurs jours et de leurs nuits se passe à jouer, seules ou en réseau, à ces jeux qui créent une addiction très forte et détruisent la relation saine que nous devrions avoir les uns avec les autres.
Il nous est impossible de ne pas être, d’une manière ou d’une autre, influencé, parfois sali dans notre âme par ce que nous voyons ou entendons autour de nous.
Les addictions à ces spectacles sont si forts que nous avons besoin de participer à la nouvelle vie que Dieu nous donne par la foi en Jésus pour en être délivrés.
En mourant à la croix, Jésus nous a justifiés devant Dieu. Mais c’est lui aussi qui nous libère de la puissance du péché dans nos vies. Si nous le voulons de tout notre cœur.
Libérés des images qui nous obsèdent, notre âme et notre esprit retrouveront la paix et la glorieuse liberté des enfants de Dieu, parce que “ là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. ” (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 3, verset 17)
Image ou réalité ?
“ Tu ne te feras pas d’image taillée, tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne les serviras pas…” ( Exode, chapitre 2, versets 4 à 6)
C’est le deuxième des dix commandements que Dieu a donnés à Moise, pour le bien du peuple d’Israël et de la race humaine toute entière.
Dans la plupart des religions, les êtres saints sont représentés par des images ou des statues. On vénère ces représentations, mais les êtres représentés ne savent rien de nous.
L’image que nous regardons, de même, crée en nous des sentiments et des réactions, mais elle n’a aucun effet dans notre vie réelle.
Il n’y a rien à faire, nous, les humains, nous aimons les images. Au fond, c’est bien pratique une image. Elle ne nous contredit pas et ne reflète à nos yeux que ce que nous venons chercher. Peut-elle changer notre cœur ?
Le pouvoir des images est considérable dans notre vie quotidienne et cela peut nous amener à quitter les relations réelles avec ceux qui vivent avec nous, pour entrer peu à peu dans des relations virtuelles, trompeuses.
Le mot virtuel veut dire : qui n’est pas réalisé, sans effet actuel, potentiel.
Les enfants, les adolescents, et même les adultes s’adonnent parfois aux jeux vidéo avec passion.
On joue à la guerre sur vidéo, on détruit des ennemis virtuels, en étant sûr de ne pas être atteints. Ces spectacles d’une guerre sans pitié n’ont rien à voir avec un jeu ! Mais on y prend goût et on devient agressif envers ceux qui veulent nous ramener à la réalité.
Un jeune garçon de 12 ans, avec lequel je lisais l’énoncé d’un devoir de géologie, se montrait dans l’incapacité de lire deux lignes de son livre, encore moins de les écrire. Il a besoin en continu d’une assistante de vie scolaire.
Son père m’explique : lorsqu’il rentre de l’école, il goûte. Puis il va se coucher à 18 heures. Il se réveille vers minuit et passe tout le reste de la nuit à jouer à des jeux vidéo.
On ne peut pas dire que cette activité soit constructive. Elle le freine dans son apprentissage et le renferme dans sa solitude. Il fuit devant la réalité du travail et des relations avec les autres.
Les jeunes qui ont cette addiction sont souvent dans l’incapacité de fournir un effort pour effectuer un travail concret, et surtout pour le garder longtemps. Il leur suffit parfois d’une frustration et ils démissionnent.
Rien n’est plus difficile mais aussi plus enrichissant qu’une véritable relation humaine.
C’est au contact les uns des autres, que nous apprenons à partager et à grandir. On se dispute, on se réconcilie, on apprend à respecter la liberté de l’autre et à faire des concessions. C’est comme cela que l’on acquiert de la maturité et que l’on peut construire quelque chose de durable.
La relation avec Dieu aussi est exigeante, mais pleine de bonheur.
Dieu veut avoir avec nous une relation authentique, spirituelle. Comment peut-on communiquer avec Lui si ce n’est en esprit ? Si ce n’est par son Esprit qu’il veut nous donner ?
“ Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. ” (Évangile de Jean, chapitre 4, verset 24)
La vie ne s'écrit pas à l'ordinateur
Depuis toujours, les hommes ont déployé des trésors d’ingéniosité pour améliorer leur vie quotidienne et pour en réduire les contraintes.
On a tous rêvé, quand on était petit, d’obtenir tout ce que l’on voulait sans efforts, avec un simple coup de baguette magique.
Et dans plusieurs domaine, nous avons réussi !
Dans les voitures, inutile de fermer les portières les unes après les autres, de vérifier que le coffre est verrouillé. On dirige la clé vers la voiture, on appuie et tout est verrouillé en une fraction de seconde, comme par un coup de baguette magique.
L’ordinateur nous propose, lui-aussi, de travailler en jouissant de possibilités magiques, qui permettent de défier les lois du temps et de l’espace, dans une certaine mesure.
Auparavant, lorsque l’on tapait un texte à la machine à écrire, on faisait bien attention à ne pas faire de faute. Lorsque par inadvertance elle se produisait, on la corrigeait immédiatement avec un produit que l’on appliquait sur le papier et cela se voyait.
Il était impossible de revenir entièrement à l’état antérieur. Ce que l’on avait mal fait laissait des traces visibles.
Si l’on voulait un texte parfait, il fallait le recommencer entièrement.
Avec mon ordinateur, il en est tout autrement.
Qu’importent les erreurs, les fautes ? A tout moment je peux les corriger.
Qu’importent les oublis ? Une petite manipulation, et voilà inséré dans mon texte un paragraphe qui ne s’y trouvait pas.
Je peux couper, coller, répliquer et corriger mon texte à loisir, les manques et les erreurs du passé sont effacés et ne laissent pas de traces, c’est magique !
Ainsi, les hommes cherchent, par tous les moyens, à effacer leurs fautes, à revenir vers la perfection. Ils ont obtenu quelques réussites dans le domaine technique. Dans les domaines supérieurs de la vie, le domaine moral et le domaine spirituel, il n’en est pas de même.
Dans ces domaines, ce n’est pas notre doigt qui écrit un texte, c’est le doigt de Dieu. Car Dieu a donné des lois, et il ne les violera pas.(Psaume 148 , verset 6). Ce texte est immuable. Dieu sait ce qui est bon pour nous et il ne change pas d’avis. A nous d’écrire notre vie en tenant compte de ces lois divines.
Notre vie ne s’écrit pas à l’ordinateur. Il faut l’assumer entièrement, avec nos erreurs, nos manques, nos fautes et leurs conséquences, sur nous et sur les autres. Ce qui est écrit est écrit. Mais pourtant, si nous le lui demandons, Dieu est tout disposé à nous aider à changer notre futur. Il donne une vie nouvelle à qui le lui demande.
On peut changer de vie, saisir le pardon de Dieu, mais certaines conséquences de nos actes ne pourront pas être effacées.
Le seul moyen de sortir du cercle désespérant de nos fautes est de saisir la grâce de Dieu et l’action du sacrifice de Jésus qui nous purifie de tout péché.(Première épître de Jean, chapitre 1, verset 7)
L’épreuve
Traverser l’Épreuve avec Dieu
Lecture : “ Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos force ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter . ” (Première épître aux Corinthiens, chapitre 10, verset 13)
Tout être humain est soumis un jour ou un autre à des souffrances importantes et il se demande s’il pourra les surmonter. La tentation est grande de se révolter, de lâcher prise, de laisser s’exprimer notre nature humaine.
Nous sommes soumis aussi à des tentations qui seraient insurmontables si nous ne pouvions compter sur Dieu lui-même.
Et personne n’est assuré de surmonter l’épreuve quoiqu’il arrive, avec ses propres forces. Au verset 12 qui précède notre texte, Paul nous avertit : “ Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber ! ”
Paul a traversé des souffrance inimaginables pour porter l’Évangile au monde : faim, soif, tristesse, angoisses, deuils, tortures, emprisonnements, trahisons, naufrages …
Mais il a toujours triomphé : “ Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ !..” (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 2, verset 14)
Est-ce que nous espérons triompher parce que nous avons un caractère fort ?
Paul avait fait l’expérience de triompher “ en Christ ”. Il comptait sur Christ et pas sur lui-même, et il n’a jamais flanché.
Il aurait bien voulu être fort, et il souffrait de certains handicaps qu’il demandait à Dieu de lui enlever. Mais voici la réponse que Dieu lui donna : “ Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. ” (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 12, verset 9)
C’est en comptant sur la grâce de Dieu que nous verrons de grandes délivrance dans nos vies.
Que faire lorsque l’épreuve est là ? Demeurer en Christ et que ses paroles demeurent en nous.
Combien de chrétiens fidèles ont fait l’expérience de la consolation et du soutien de Dieu dans l’épreuve !
J’ai pour ma part expérimenté cette paix intérieure lors du décès de quelqu’un que j’aimais particulièrement.
Alors que je pensais sérieusement ne pas pouvoir survivre à cette épreuve, j’ai été inondée de la consolation de Dieu. Et mes larmes ont cessé.
L’épreuve, lorsqu’elle est vécue en Christ, n’est pas destinée à nous détruire, mais à construire. “ Nous savons du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. ” (Épître aux Romains, chapitre 8, verset 28)
Vivre dans l’église locale
Sommes-nous un groupe ou un corps ?
Lecture : “ Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. ” (Épître aux Romains, chapitre 8, verset 9)
Qu’est-ce que l’Église, le corps de Christ ?
Est-ce que c’est le bâtiment dans lequel se déroulent les offices religieux ?
Non, bien sûr. La véritable habitation de Dieu en Esprit, c’est nous-mêmes. Nous sommes le temple du Saint-Esprit.
“ Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu , et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? ” (Première Epître aux Corinthiens, chapitre 3, verset 16)
Mais nous tous, qui avons l’Esprit de Christ, nous sommes aussi les membres du corps de Christ, l’Église, et nous devons tous avoir des sentiments d’amour les uns pour les autres, malgré nos grandes différences.
Dans un véritable corps, quand un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui et l’aident à surmonter ses difficultés.
C’est alors que nous formerons la véritable Église.
L’Église n’est pas simplement un groupe de personnes, qui se rassemblent parce qu’elles ont les mêmes intérêts ou les mêmes opinions.
Il n’y a que la présence de l’Esprit de Christ en nous qui pourra faire de nous tous, qui sommes si différents, un même corps, le corps de Christ.
Parce qu’il nous connait mieux que n’importe qui, Dieu n’a pas prévu pour nous une vie solitaire, vécue en individualiste.
Nous avons besoin les uns des autres et nous nous enrichissons les uns les autres, de même que les membres d’un corps sont indispensables les uns aux autres. L’Église peut aussi avoir un rôle protecteur lorsque l’un de ses membres est en danger, soit dans son comportement, soit dans des déviations par rapport à ce que dit la Bible.
Si nous ne supportons pas de faire partie de l’Église locale, posons-nous avant tout la question : Est-ce que ma vie intérieure est changée, est-ce que c’est l’amour inconditionnel donné par le Saint-Esprit qui m’anime ?
La grâce
Lecture : ‟ Et nous avons tous reçu de sa plénitude et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. ” (Évangile de Jean, chapitre 1, versets 16 et 17)
Que signifie le mot grâce ?
On l’emploie souvent pour décrire une personne qui dégage du charme et de l’élégance.
Mais, lorsque l’on parle de la grâce de Dieu, il n’est bien sûr pas question de cette sorte de grâce toute extérieure, qui peut cacher un cœur méchant, comme nous le rappelle le livre des proverbes: ‟ La beauté est vaine et la grâce est trompeuse. La femme qui craint l’Éternel est celle qui sera louée. ” (Chapitre 31, verset 30)
Dans son sens véritable, la grâce est un don, qui manifeste bonté, générosité, pardon, compassion, amour, désintéressement.
On emploie aussi le mot grâce pour désigner une remise de dettes, une suspension d’un jugement.
De nombreux exemples de la Parole de Dieu aident à comprendre le sens du mot grâce.
Voici quelques exemples :
-Le roi David fait grâce à Mephiboscheth, le petit-fils de son pire ennemi. (Deuxième livre de Samuel, chapitre 9)
- Dieu remet leur dette aux deux débiteurs : (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 21)
- Les ouvriers de la onzième heure ne sont pas pénalisés par rapport à ceux de la première heure.(Évangile de Matthieu, chapitre 20)
Ils n’ont travaillé qu’une heure, et sont payés autant que ceux qui ont travaillé 12 heures, à savoir un denier en monnaie de l’époque. Le douzième du denier correspond à une rémunération, un dû. Les onze douzièmes restants sont un don, une grâce imméritée, un acte de bonté et de générosité d’un maître riche et bon qui sait que l’ouvrier en a besoin pour vivre.
Le mérite et le besoin :
La grâce répond avant toutes choses à un besoin.
Dans une société, on peut voir les choses sous deux angles différents :
- En économie le libéralisme dit : ‟ A chacun selon ses mérites, ses capacités, son travail. ”. L’avantage du libéralisme, c’est d’inciter chacun à faire tous les efforts possibles pour satisfaire ses propres besoins et aider les plus démunis.
- Mais chacun n’a pas les mêmes chances au départ et il faut aussi savoir gouverner en ayant pour objectif : ‟ A chacun selon ses besoins. ”. Celui qui n’a pas les moyens a cependant des besoins à satisfaire, et satisfaire ces besoins n’est plus une rémunération, une transaction équitable : ‟ Donnant-donnant. ”, mais un don, une grâce. Toute société moderne, dans nos pays civilisés, se comporte ainsi d’une manière générale : à celui qui ne peut subvenir à ses besoins, on donne, jusqu’à ce qu’il en devienne capable.
Dieu, notre créateur, ferait-il moins que les hommes créés à son image ? Non ! Il nous a accordé la grâce avec la vie.
‟ Tu m’as accordé la grâce avec la vie, tu m’as conservé par tes soins et sous ta garde. ” (Job, chapitre 10, verset 12)
En sortant des mains de son créateur, l’homme disposait de tout sans avoir rien fait, sans travail, sans effort, sans l’avoir gagné.
Le péché lui a fait perdre une partie de tout cela, mais pourtant la grâce est encore là, dans l’air que l’on respire, le soleil, la pluie, la nature et ses saisons.
Le péché est comparable à une dette :
Le fait d’avoir des dettes, de devoir quelque chose à quelqu’un et de ne pouvoir le rendre est quelque chose de terrible. Cela exerce une pression sur notre esprit.
Mais Dieu est riche pour éponger la dette du péché, car il en a le moyen. Ce moyen, c’est la justice qui nous a été acquise par le sacrifice de Jésus.
Plus la dette est importante, plus la grâce l’est aussi : ‟ Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. ” (Épître aux Romains, chapitre 5, verset 20)
Mais après avoir tout payé, il faut encore payer pour assurer la vie, sinon l’endettement va se poursuive, va recommencer.
C’est pourquoi si Dieu fait grâce de la dette, il y ajoute encore la grâce de la restauration.
Il nous restaure, il nous donne une vie nouvelle.
La grâce ne supprime pas la loi.
La loi est une nécessité, c’est la règle de vie universelle. Tout est régi par des lois : le monde physique, le monde social, le monde spirituel.
La grâce ne supprime pas la loi, mais elle permet de lui obéir et nous sommes appelés à faire tous nos efforts pour la voir s’exprimer dans notre vie. (Deuxième épître de Pierre, chapitre 1, versets 3 à 7)
Mais la grâce n’est pas destinée à celui ou celle qui ne veut pas changer de vie.
Il y a eu des cas où la ‟ grâce présidentielle ” a été donnée à un malfaiteur qui n’a pas su en faire bon usage. Il a continué à voler, violer, tuer.
Dans ces cas-là s’applique le verset 10 du livre d’Esaïe au chapitre 26 : ‟ Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice, il se livre au mal dans le pays de la droiture. ”
La grâce nous enseigne aussi à faire grâce aux autres.
Dans la parabole du débiteur impitoyable, nous voyons un homme :
méchant, alors que la grâce reçue aurait dû le rendre bon.
devenir dur à l’égard de son propre débiteur, qui ne lui devait que cent deniers, une petite somme d’argent.
Après avoir été graciés :
si nous retombons dans nos péchés et y persévérons, nous devenons coupables au plus haut point. (Hébreux chapitre 10, verset 29)
si nous oublions ce que nous avons reçu de Dieu et que nous devenons durs à l’égard des autres : sans charité, sans patience, remplis d’un esprit de jugement, de suffisance, d’orgueil, nous irritons le Seigneur et risquons de perdre la grâce.
La grâce au travers de la faiblesse humaine :
La grâce fait de nous, en plus de ce que nous avons reçu pour nous et qui nous était nécessaire (pardon, capacité de mener une vie sainte), des canaux, des instruments pour permettre à Dieu d’atteindre d’autres pécheurs. (Par sa grâce toujours !)
Et il peut arriver que le déploiement de cette grâce de Dieu se fasse malgré notre faiblesse, au travers des brèches de notre faiblesse, de nos insuffisances, de nos épreuves.
Moïse, Jérémie, Paul et tant d’autres ont fait cette expérience d’être appelés à servir Dieu et d’être remplis de crainte devant leur propre incapacité.
L’apôtre Paul a appris à ne pas se plaindre de sa faiblesse, parce que Dieu lui avait dit : ‟ Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. ” (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 12, verset 9)
Seule la grâce de Dieu est nécessaire et suffisante ! Seul Dieu donne la grâce puis la gloire.
D’abord la grâce, ensuite la gloire, si nous ne rendons pas vaine la grâce à notre égard ! (Évangile de Luc, chapitre 7, verset 30)
Avoir la victoire
Vous avez vaincu le malin
Lectures :
Première épître de Jean, chapitre 2, verset 14 :
‟ Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin ”
Première épître de Jean, chapitre 3, verset 8 :
‟ Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. ”
Il peut nous paraître étonnant que Dieu nous demande de vaincre le malin, le diable.
Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux, tout simplement l’oublier, ne pas en parler, s’efforcer d’être bon en comptant sur le Seigneur ?
Si nous raisonnons ainsi, c’est peut-être tout simplement parce que nous oublions que le but du malin, dès le début de notre création, est de nous détruire.
Si la guerre dont on souffre et dont on meurt fait rage dans certains pays, elle existe aussi, en temps de paix, dans les familles, dans les écoles, dans les lieux de travail, et elle nous éloigne du bonheur.
Ce sont aussi la maladie, les handicaps, qui détruisent notre bonheur.
Ce sont les épidémies, les catastrophes naturelles, tremblements de terre, cyclones …
Tant que tout va bien, nous profitons de la vie et nous oublions que Dieu existe, que notre adversaire le diable existe aussi.
Mais lorsque nous sommes plongés dans la difficulté et sans aucune aide de personne, alors nous nous souvenons que Dieu existe.
Et c’est une excellente chose.
Encore faut-il savoir ce que Dieu peut faire pour nous, ce qu’il a mis à notre disposition.
Et cela, on ne l’apprend qu’en connaissant la Bible, la Parole de Dieu. C’est elle qui nous montre Dieu tel qu’il est.
Elle nous montre comment devenir ce que Dieu attend de nous et comment combattre toutes nos difficultés.
La Bible, la Parole de Dieu, est l’épée de l’Esprit. C’est elle qui nous permet de lutter contre les ruses du diable.
Pourquoi ces jeunes gens à qui écrivait Jean étaient-ils forts et avaient-ils vaincu le malin ? Parce que la Parole de Dieu demeurait en eux, ils la lisaient et la méditaient, ils y obéissaient.
Lisons dans l’épitre aux Éphésiens, au chapitre 6, des versets 10 à 17 :
v. 11 : ‟ Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable . ”
v. 17 : ‟… Prenez le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. ”
L’obéissance
Pourquoi parler de l’obéissance ?
Parce que dans tous les domaines, la réussite de notre vie dépend de l’obéissance.
Mais pourquoi, me diras-tu, suis-je toujours obligé d’obéir à quelqu’un ?
Ne puis-je pas trouver en moi-même ce qui est bon, sans avoir à me soumettre à la volonté de quelqu’un ?
Contrairement à ce que disait le philosophe Jean-Jacques Rousseau, à savoir que l’homme est naturellement bon, l’histoire des hommes nous prouve le contraire.
Les guerres, les injustices, les actes méchants se multiplient sans cesse sur terre.
Dès la naissance, nous avons des capacités et des avantages très inégaux les uns par rapport aux autres. Alors nous nous comparons les uns aux autres, nous envions les uns et méprisons les autres.
Nous nous comparons les uns aux autres et c’est de là que jaillissent beaucoup de violences.
La Bible, Parole de Dieu, nous confirme que l’homme et la femme ont un cœur disposé à faire le mal dès l’enfance.
C’est à cause de la dureté du cœur de l’homme, que Dieu lui a donné des lois et des commandements, associés à des châtiments pour punir la désobéissance.
Mais les châtiments ne changent pas le cœur de l’homme, ils l’endurcissent en général.
Pourtant, Dieu a créé l’homme à son image également, et il lui a donné également d’aspirer, au fond de lui-même, à un monde meilleur, où règne la justice.
Et il a donné son Fils unique, Jésus, qui, en prenant sur lui-même le châtiment de nos désobéissances, nous réconcilie avec Dieu et nous permet de recevoir un cœur nouveau et un esprit nouveau.
Nous avons tout intérêt à obéir à nos parents, nos enseignants, nos responsables professionnels et spirituels, aux lois de notre pays, et par-dessus tout cela à la Parole de Dieu, et à celle du Christ, afin que notre vie soit digne d’être vécue.
1-Les livres de la Bible ont été écrits pour nous aider à prendre les bonnes directions dans notre vie, à suivre les bons exemples, comme le dit l’apôtre Paul dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 10, verset 11 : “ Ces choses leur sont arrivées pour nous servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. ”
Lorsque nous lisons le livre de la Genèse, nous voyons que suite à la désobéissance d’Adam et d’Ève, la souffrance et la mort sont désormais intimement liées à la vie humaine.
Cependant Dieu ne désespère pas de trouver quelques cœurs obéissants parmi ses créatures.
Alors qu’il a décidé de détruire la race humaine à cause de sa violence, en faisant pleuvoir un déluge d’eau sur la terre, il ordonne à Noé de construire un grand bateau pour se sauver lui-même ainsi que sa famille.
Et Noé obéit sans discuter : “ C’est ce que fit Noé ; il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné. ” (Genèse, chapitre 6, verset 22)
Imaginons un instant qu’il ait discuté les ordres de Dieu, il aurait été détruit avec tous les siens.
Aujourd’hui encore, Dieu cherche des cœurs obéissants au milieu d’une génération violente. Il leur propose, comme pour Noé, de rentrer dans une arche, l’arche du salut en Jésus-Christ, pour hériter de la vie éternelle.
Un autre croyant, Abraham, obéit à Dieu et partit de son pays natal pour un pays qu’il devait recevoir en héritage (Épître aux Hébreux, chapitre 11, verset 8).
C’est son petit-fils, Jacob, qui donnera son nom à la terre promise : Israël. Et c’est en Israël et de la postérité d’Abraham que naîtra Jésus, le sauveur du monde.
Jacob, quoiqu’il soit adulte, avait pris la décision d’obéir à son père et à sa mère pour choisir une épouse croyante. Il fut béni par Dieu avec toute sa postérité (Genèse, chapitre 28, verset 7 : “ Il vit que Jacob avait obéi à son père et à sa mère…). C’est de la postérité de Jacob que Dieu choisit un peuple pour le servir.
La vie de Jésus, le Fils de Dieu, a été caractérisée par son obéissance constante à l’égard de son Père. C’est pour cela que Dieu l’a élevé au-dessus de toute créature : “ Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix, c’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. ” (Épître aux Philippiens, chapitre 2, versets 8 et 9)
C’est pour cela aussi que sa vie et la puissance de son œuvre étaient sans faille : “ Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. ” (Évangile de Jean, chapitre 8, verset 29)
L’exemple le plus frappant que nous donne la Bible concernant la désobéissance est celui du roi Saül.
Il avait pourtant été choisi par Dieu, mais lorsqu’il commença à désobéir aux ordres de Dieu, il perdit sa couronne et devint un meurtrier. En désobéissant, il mettait en cause sa royauté, mais également l’avenir de son royaume, le royaume d’Israël.
A la fin de sa vie, ne sachant plus vers qui se tourner, il consulte une magicienne et finit par se suicider.
Le prophète Samuel l’avait prévenu plusieurs fois qu’en raison de sa désobéissance il serait rejeté, à moins de changer de vie : “ L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel ?...Puisque tu as rejeté la parole de l’Éternel, il te rejette aussi comme roi. ” (Premier livre de Samuel, chapitre 15, versets 22 et 23)
Dieu propose à tous ceux qui lui obéissent d’entrer dans son repos. Le repos de la bénédiction, certes, mais surtout le repos intérieur, même si la souffrance nous atteint.
Il n’est pire souffrance que celles de l’âme et de l’esprit qui ne sont pas soumis à la volonté de Dieu.
Mais il n’est pas de meilleur repos que celui que donne l’Esprit de Dieu à celui qui l’aime et qui lui obéit.
Et il n’est pas trop tard pour changer de voie, pour demander à Dieu son aide et revenir dans de bonnes dispositions à son égard.
Avant tout, Dieu veut nous sauver.
2-Comment faire une application à notre vie quotidienne de ces exemples qui ont été écrits pour notre instruction ?
La Bible nous donne des conseils pour tous les domaines importants de notre vie.
Beaucoup de lois dans nos pays ont leur base et leur inspiration dans les dix commandements et les lois donnés par Dieu à Moïse.
Toutes ces lois nous apprennent à respecter les autres et donc à vivre en paix avec eux.
Si nous voulons vivre en paix et ne pas craindre des peines de prison, des amendes, nous devons obéir aux autorités de notre pays, car elles existent par la volonté de dieu.
“ Celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. ” (Épître aux Romains, chapitre 13, verset 2)
L’obéissance envers les parents est aussi une condition essentielle à la réussite de la vie. L’enfant qui n’a pas appris à obéir à ses parents, à les respecter, finit souvent par être rebelle à ses enseignants, à ses patrons, aux lois du pays.
L’un des dix commandements promet d’ailleurs une vie heureuse à celui qui obéit à ses parents.(Deutéronome, chapitre 5, verset 16)
Si nous voulons réussir nos études, une autre condition essentielle est de respecter nos enseignants, de leur obéir.
Et si nous voulons réussir notre vie professionnelle, il est impératif que nous obéissions à nos patrons.
“ Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile. ” (Première épître de Pierre, chapitre 2, verset 18)
Je discutais récemment avec un homme qui me disait : “ Lorsque l’on est jeune, on ne se rend pas toujours compte à quel point il est important d’apprendre à obéir. Lorsque j’étais étudiant, je n’aimais pas beaucoup mes professeurs. Mais maintenant, je les aime beaucoup plus que mes patrons. En effet, je pouvais me permettre de ne pas être d’accord avec mes professeurs. Mais avec mes patrons, cela est impossible ! Sinon je perds mon travail !”
Dans l’Église aussi, nous sommes engagés à “ obéir à nos conducteurs et à avoir pour eux de la déférence. ” (Épître aux Hébreux, chapitre 13, verset 17)
A l’intérieur de la famille, les enfants sont incités à obéir à leurs parents, le mari et son épouse à vivre dans la soumission et l’amour mutuels.
D’une manière générale, nous sommes appelés à nous soumettre les uns aux autres dans la crainte de Christ.
Ne pensons pas que nous perdrons en apprenant à obéir. Mais obéissance ne veut pourtant pas dire esclavage. Notre liberté est précieuse, au-delà de toute mesure.
3-Nous devons garder du discernement quant à l’obéissance.
La priorité c’est d’obéir à Dieu, car il ne se trompe pas. Son but, c’est qu’en l’aimant, nous aimions notre prochain comme nous-mêmes.
Un homme, quel qu’il soit, peut se tromper.
C’est ainsi que les apôtres furent un jour amenés à résister aux autorités de leur pays, qui les empêchaient de prêcher l’Évangile. Ils placèrent l’autorité de la Parole de Dieu avant celle des hommes : “ Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. ”, répondirent-ils à ceux qui voulaient les réduire au silence. (Actes, chapitre 5, verset 29)
Dans les pays à gouvernement totalitaire, des chrétiens furent amené à résister aux autorités en place, parfois au péril de leur vie, comme dans les pays communistes, ou sous la période nazie.
Si nos parents, nos enseignants nous donnent un ordre qui est contraire à l’enseignement d’amour de la Parole de Dieu, nous ne pouvons pas y obéir.
C’est ainsi que parfois, malgré notre désir d’obéir, nous pouvons être confrontés à la souffrance. Mais, si nous obéissons à Dieu, nous aurons son secours, soyons-en certains .
Comme le dit l’apôtre Pierre dans sa première épître, au chapitre 4 et aux versets 14 et 15 : “ Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme un meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. ”
Une autre difficulté peut se présenter à nous : “ J’ai la volonté et non le pouvoir de faire le bien… ” Efforçons-nous et Dieu produira en nous le pouvoir de faire le bien, en Jésus-Christ. Il l’a promis.
Quelle conclusion donner ?
Apprenons à obéir à nos parents, nos enseignants, nos conducyeurs spirituels, nos patrons.
Et par-dessus tout cela, à la Parole de Dieu.
Nous aurons alors la paix du cœur par le Saint-Esprit, et cette paix est tellement meilleure que le fruit de la désobéissance !
Se soumettre aux autorités
Témoignage de Anne, secrétaire médicale :
“ Il y a quelques années, lors d’une réunion se service, j’ai appris que j’allais avoir une réduction du temps de travail importante. ; lorsque mon chef de service me l’a annoncé, il ne paraissait nullement affecté.
Il ne s’agissait pas bien entendu de vacances supplémentaires, mais d’une baisse de salaire non consentie.
A la fin de la réunion, il nous a demandé si nous avions pensé au champagne.
J’étais révoltée.
J’en ai parlé à plusieurs personnes dans l’Église, ainsi qu’à ma famille, en demandant de l’aide dans la prière pour mon avenir.
J’ai moi-même prié pour ce souci, et je puis dire que j’ai retrouvé la paix. J’ai attendu que Dieu intervienne.
Dernièrement, je parlais avec deux personnes d’un bureau du personnel, dans le cadre de mon travail, et je critiquais mon chef de service.
En discutant de mon avenir au sein de la société qui m’emploie, j’en vins à dire que mon chef n’était pas un chef, mais plutôt un personnage mou, qui ne savait pas prendre de décisions., indifférent au fait que plusieurs personnes soient touchées par un chômage technique ou un licenciement.
J’avais à peine fini de dire cela que je me suis sentie très triste et j’ai été reprise dans ma conscience par le Saint-Esprit.
Il ne faut pas critiquer, il faut se soumettre aux autorités.
Même si je trouve que mon chef n’est pas à la hauteur, il est mon supérieur, et ce qui arrive est permis par Dieu.
J’ai aussitôt demandé pardon à Dieu dans mon cœur et ma paix est revenue.
En rentrant à la maison, j’ai lu le feuillet du calendrier du jour, où un passage de la Bible est expliqué chaque jour.
Ce jour là il était question de la soumission, et il était écrit : “ L’amour pour le Seigneur et la crainte de lui déplaire devraient suffire pour nous inciter à être soumis aux autorités. ”
Épitre aux Romains, chapitre 13, versets 1 à 5 :
“ Que toute âme se soumette aux autorités qui sont au-dessus d’elle ; car il n’existe pas d’autorité, si ce n’est de Dieu ; et celles qui existent sont établies par Dieu…
C’est pourquoi il est nécessaire d’être soumis non seulement par crainte de la colère, mais aussi par motif de conscience. ”
Le chemin de la vie et le chemin de la mort
Lecture : livre du Deutéronome, chapitre 30, versets 19 et 20 :
“ J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l’Éternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix et pour t’attacher à Lui. ”
Le temps de l’adolescence et de la jeunesse est un temps particulièrement dangereux pour l’être humain.
Il est souvent situé au milieu d’un carrefour où plusieurs directions se présentent. Mais quelle direction choisir pour bien réussir sa vie ?
C’est aussi le temps où l’on s’éloigne de ses parents, de la maison familiale, pour faire l’apprentissage de la liberté.
Mais on est à la fois fort et fragile, et l’on trouve une deuxième famille avec les adolescents, les jeunes qui nous entourent. Avec nos amis, nos copains, nos copines, on se sent plus fort pour construire, ou alors, parfois, pour détruire ?
Je lisais sur une affiche publicitaire où l’on voyait un jeune homme et une jeune fille souriants, dans toute la fraîcheur et la beauté de leur jeunesse : “ Jeunes, en soif de liberté, en quête d’interdits. ”
Jeunes et ayant soif de liberté, c’est normal, c’est dans la nature des choses . Il n’y a qu’en faisant petit à petit usage de sa liberté que l’on fera sa vie, qui sera peut-être bien différente de celle de nos parents.
Mais si cette soif de liberté n’est pas contrôlée, si elle nous amène à rechercher des interdits, alors là nous “ ratons le but ”, nous tombons sous une autre contrainte que celle des parents, des enseignants, des éducateurs, une contrainte qui nous mènera à la souffrance.
Car les “ interdits ”, les conduites interdites par nos aînés, par la loi, nous priveront de liberté. Toutes nous entraînent vers une dépendance, un esclavage dont on revient très difficilement, parfois jamais. La quête de liberté peut parfois mener à un esclavage, si elle n’est pas contrôlée.
“ Pécher ”, cela veut dire étymologiquement “ rater le but ”. Or le salaire du péché c’est la mort lisons-nous dans la Bible . La Parole de Dieu nous aide à marcher sur un chemin de vie.
1-Pourquoi sommes-nous en quête d’interdits ?
L’enfant doit progresser vers l’indépendance. Sa quête de désobéissance est un mélange de la motivation nécessaire pour aller vers l’indépendance et d’un refus de toute limite.
Nous sommes tous tentés de faire un jour des actions qui sont mauvaises pour nous et pour les autres. Notre nature humaine naturelle nous y pousse, et cela depuis notre plus tendre enfance.
Dès que le petit enfant commence à avoir un peu de pouvoir, à marcher, il est attiré par les “ interdits ”. Cent fois on lui dira de ne pas toucher aux prises électriques, de ne pas s’approcher du feu, cent fois il désobéira.
Un roi très sage, Salomon, avait lui-même constaté : “ La folie est attachée au cœur de l’enfant…” (Proverbes, chapitre 22, verset 15)
Vous avez peut-être déjà vu des arbres dont le tronc est noueux, tourmenté, tellement penché que leur feuillage touche la terre.
Ce sont des arbres qui ont été soumis à des vents violents et qui ont poussé sans tuteur. Au lieu d’avoir un aspect majestueux et d’offrir leur ombre bienfaisante, ils sont rabougris, monstrueux, repliés sur eux-mêmes.
L’enfant qui grandit sans tuteurs, sans parents, sans personne pour l’élever, est dans une grande souffrance.
Malgré les soins constants des assistantes et assistants familiaux chez lesquels ils sont placés en raison d’une défaillance grave de leurs parents, l’insouciance de l’enfance leur est volée.
J’ai reçu chaque année de nombreux assistantes et assistants familiaux en visite de médecine professionnelle et préventive et je me souviens avec acuité de ces histoires terribles qui m’étaient racontées dans le secret du cabinet médical.
Les assistantes et assistants familiaux ont pour profession de recevoir chez eux et de protéger, d’élever des enfants qui leur sont confiés par les services sociaux lorsque leurs parents sont très défaillants ou maltraitants.
C’est souvent l’absence d’entourage qui détruit l’enfant, le jeune. C’est aussi le désespoir, lorsque toutes les portes se ferment devant lui.
Mais il est des situations où le jeune veut simplement faire une expérience interdite, pensant que cela lui apportera quelque chose de plus.
Je discutais avec un homme jeune qui m’avouait consommer des drogues dures et ne savait comment s’en défaire. Il n’était en apparence ni marginalisé ni désespéré. Un bon travail, une compagne, des enfants en bonne santé. Il voulait simplement essayer.
Lorsque je lui ai demandé quelle était sa motivation, il m’a répondu : “ Je ne voulais pas mourir idiot … ”
Au commencement, Dieu a créé les hommes droits. Mais il les a laissés libres de choisir. il nous a laissé le plus grand cadeau qui soit : la liberté. A nous d’en faire bon usage et de nous souvenir que nous ne sommes pas les plus forts dans de nombreuses situations .
On peut avoir besoin de nombreuses consultations auprès de professionnels de santé, d’addictologues, pour ne plus être sous l’emprise de substances ou de comportements qui nous détruisent et qui détruisent notre entourage.
“ Dieu a fait les hommes droits, mais ils ont cherché beaucoup de détours. ” (Ecclésiaste, chapitre 7, verset 29)
Si tel est le cas, le jeune se fera beaucoup de mal, en fera aux autres, et même s’il revient ensuite sur un chemin droit , il gardera des regrets en pensant au mal qu’il aurait pu éviter.
Au moment de l’enfance, de l’adolescence, l’enfant saura-t-il rester droit, ou se laissera-t-il entraîner par des copains, des copines, un groupe d’adolescents, de jeunes, prêts à tout essayer ?
2-Quels sont les interdits qui attirent parfois les jeunes ?
-Les conduites addictives à l’égard d’un produit ou d’un comportement, dont nous avons déjà parlé.
-La pratique du vandalisme.
Faire des actes de vandalisme, détruire gratuitement ce qui appartient aux autres, voler même, sans se faire prendre bien sûr.
Si l’on est à plusieurs, on est beaucoup plus fort, et on forme un groupe particulier, une association de malfaiteurs en fait, qui peut évoluer même vers le crime organisé.
C’est vrai qu’il existe un code d’honneur même dans la mafia et que l’on se donne bonne conscience en le respectant. On préfèrera être puni que de donner le chef.
Mais quand on est sorti du groupe, on se rend compte que l’on n’est de toutes façons qu’un malfaiteur (au sens propre du mot : quelqu’un qui fait le mal) et que le chef ne cherche qu’à sauver sa propre peau.
Il n’y a pas d’amitié vraie dans le cercle de ceux qui font le mal. Le meilleur moyen d’aider ceux qui font partie d’un tel cercle est de refuser de se compromettre dans de mauvaises actions.
-Les expériences surnaturelles occultes :
Certains jeunes sont fascinés par la magie, la sorcellerie, le gothisme (engouement pour les idoles gothiques) …, le satanisme même.
Leur musique de prédilection s’accompagne de paroles morbides et haineuses comme le Black Métal, une forme très agressive de rock.
Des groupes d’activistes satanistes prônent une idéologie néo-nazie et peuvent entraîner malgré eux les jeunes, insidieusement, dans l’ombre, vers une guerre néo-nazie, dont personne ne doit oublier qu’elle a entraîné la torture et la destruction massive de plus de 6 millions d’hommes, de femmes et d’enfants lors de la deuxième guerre mondiale.
Lu sur le “ Parisien ”du 17 février 2006 : “ En octobre dernier, deux adolescentes d’Ivry, fans de musique rock morbide black et death metal, qui s’étaient elles-mêmes proclamées adoratrices de Satan, se suicidaient sous les yeux de leurs camarades de collège en se jetant d’une tour.
A Jésus aussi, Satan a proposé de se jeter du haut d’une tour pour le détruire. (Évangile de Luc, chapitre 4, verset 9)
Il ya a certainement mieux à faire de sa vie que de la détruire dans son jeune âge.
Construire au lieu de détruire, aimer au lieu de haïr, c’est faire vivre l’espérance qui nous conduit vers la vie éternelle.
-Le laxisme et la paresse sont aussi des interdits qui peuvent attirer.
Combien de fois les parents nous ont dit : “ Apprends tes leçons, fais tes devoirs, range ta chambre ! ”
La plupart d’entre nous se font tirer les oreilles. Nous n’aimons pas les contraintes et pourquoi se forcer à travailler ? Même en travaillant le minimum, nous aurons notre place à la maison, nous serons logés et nourris !
Vivre sans rien faire, c’est une grande tentation pour un jeune, d’autant plus que l’on ne trouve pas de travail sans effort.
Mais avoir une vie conforme à la volonté de Dieu, c’est assumer ses propres besoins matériels, et l’apôtre Paul nous engage à “ manger notre propre pain en travaillant paisiblement. ”.(Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus…nous dit-il)
Lui-même, grand prédicateur de l’Évangile, travaillait la nuit, “ pour n’être à charge à aucun…”(Deuxième épître aux Thessaloniciens, chapitre 3, versets 8 à 12)
Dans les grandes villes surtout on peut voir le résultat de l’inactivité : sans activité, sans but, sans domicile, les clochards passent leurs journées à boire de l’alcool, à se voler les uns les autres, à injurier les passants.
-la tentation d’être “ dans le vent ”, coûte que coûte.
Des habits et des coiffures provocants, impudiques, des piercings et tatouages multiples, qui nous volent la beauté de notre jeunesse.
Des spectacles, des lieux, des lectures peuvent laisser sur nous des traces durables.
2-Dois-je soumettre ma liberté à celle de l’autre ?
Ici encore on peut emprunter un chemin d’équilibre.
Nous avons le droit de chercher un métier qui nous convienne, un conjoint qui nous plaît, d’avoir des opinions personnelles et de les exprimer. En nous souvenant que notre liberté ne doit nuire ni à nous-mêmes ni aux autres.
En conclusion, cet équilibre est difficile à trouver, mais il vaut mieux écouter les conseils des adultes qui vous aiment vraiment que ceux des copains et copines qui veulent vous entraîner à goûter aux choses défendues.
La Bible, Parole de Dieu, nous fait connaitre les limites à ne pas franchir, pour notre bonheur : “ Comment le jeune homme, la jeune fille, rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. ” (Psaume 119, verset 9)
Les sentiments qui étaient en Christ
L’apôtre Paul nous engage à “ avoir en nous les sentiments qui étaient en Christ ”(Épître aux Philippiens, chapitre 2, versets 5 à 11)
Ces sentiments, quels sont-ils ?
-Il n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu.
-Il s’est dépouillé lui-même, devenant un simple homme, un serviteur.
-Il s’est humilié lui-même jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.
Et cette humiliation, il l’a subie pour nous.
Sachant que nous étions tous privés de la gloire de Dieu à cause de notre péché (Épître aux Romains, chapitre 3, verset 33), il a accepté d’être victime à notre place, pour notre relèvement.
Il a pris sur lui le châtiment qui nous donne la paix, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. (Esaïe, chapitre 53, verset 5)
Dieu avait en effet la volonté de “ Conduire à la gloire beaucoup de fils.” (Épître aux Hébreux, chapitre 2, verset 10)
Ainsi, les sentiments de Jésus-Christ l’ont conduit à une mort infâme, afin que nous puissions de nouveau être rétablis dans notre position glorieuse d’enfants de Dieu.
Quel contraste avec les sentiments qui habitent l’ennemi de nos âmes !
Il cherche avant tout à s’élever au-dessus de tous.
Il ne supporte pas à côté de lui la présence d’un “ alter ego ”, “ un autre moi-même ”, et va jusqu’à s’élever au-dessus de ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. (Deuxième épître aux Thessaloniciens, chapitre 2, verset 4 et Esaïe, chapitre 14, versets 12 et 13)
Son orgueil va le conduire à la déchéance, ainsi que tous ceux qui l’ont suivi.
Que faire donc ? Avoir en nous les sentiments qui étaient en Christ. C’est l’ordre de Dieu.
Mais comment avoir ces sentiments ?
Ne nous trompons pas nous-mêmes. Il est impossible au cœur humain, qui est tortueux par-dessus tout, et méchant (Jérémie, chapitre 17, verset 9), de produire de bons sentiments.
Si nous pensons être des gens “ bien ”, des gens de bonne moralité, nous nous trompons nous-mêmes. La bonne moralité n’est parfois qu’apparence et elle conduit alors à une fausse sainteté.
La voie de la sainteté consiste à reconnaître que nous sommes pécheurs, faute de quoi nous faisons Dieu menteur (Première épître de Jean,, chapitre 1, verset 10) et à demander ensuite à Dieu de nous donner son Saint-Esprit, qui produira en nous les sentiments qui étaient en Christ.
Et cette repentance est encore une grâce de Dieu.
Quelquefois, pour être vraiment utile à Dieu, nous avons besoin de nous voir en pleine lumière, tels que nous sommes.
Les chutes les plus graves, comme celle de l’apôtre Paul, de l’apôtre Pierre, nous apprennent seulement à désespérer de nous-mêmes, et nous rendent aptes à être saints en Christ et par Christ.
Ces chutes n’ont pas empêché Paul et Pierre d’exercer leur ministère, car elles ont été suivies d’une repentance et d’une conversion profondes, radicales.
Car, si Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel (Épître aux Romains, chapitre 11, verset 29), il est certain aussi que l’élection se confirme par la sainteté. : “ …à ceux qui sont élus, selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit…” (Première épître de Pierre, chapitre 1, verset 2)
Avoir en nous les sentiments qui étaient en Christ nous conduira à relever ceux qui sont tombés, à aider chacun à prendre sa place dans le corps de Christ, sans qu’il y ait de divisions (Première épître aux Corinthiens, chapitre 12, verset 25) et à travailler, non pas à la place des autres, mais avec ceux que Dieu lui-même a mis à côté de nous dans l’Église.
Sans oublier que la charité, l’amour est le lien de la perfection. (Épître aux Colossiens, chapitre 3, verset 14)
Être juste devant Dieu
Lorsque nous lisons le premier chapitre de l’Évangile de Luc, nous lisons l’histoire d’un couple de croyants “ modèles , ”Zacharie et Elisabeth, qui obtiennent à la fin de leur vie une grande bénédiction : la naissance de l’enfant qu’ils ont attendu toute leur vie.
Et quel enfant !
C’est celui dont Jésus a dit : “ Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. ” (Évangile de Matthieu, chapitre 11, verset 11)
Mais penchons-nous un peu sur les parents de Jean-Baptiste. Qui sont-ils ?
1- Zacharie et Elisabeth, un couple de croyants ordinaires à première vue.
Zacharie servait Dieu dans le temple, à Jérusalem. Il était sacrificateur.
Il avait donc plusieurs fonctions :
-Enseigner la loi de Dieu au peuple.
Les commandements de Dieu concernant une vie sainte et les lois religieuses, donnés par Moïse, devaient être connus du peuple et appliqués par lui.
-Consulter Dieu :
Le sacrificateur devait prier et être capable d’apporter au peuple les réponses de Dieu.
-Servir dans les diverses tâches matérielles dans le temple.
Quant à Elisabeth, sa femme, elle n’était pas mère de famille, elle était stérile.
C’était le drame de sa vie, le drame de leur vie à tous les deux.
A notre époque, la stérilité est en général considérée comme une épreuve lourde à supporter, et l’on dépense sans compter pour y remédier. Du temps d’Élisabeth, il n’y avait aucuns moyens médicaux pour y remédier.
Mais à cette époque-là, c’était bien pire, la stérilité était une véritable honte, un opprobre, le signe que la bénédiction divine n’avait pas touché le couple.
C’était du moins ce que pensaient les gens.
Mais que ce passe-t-il donc dans ce couple ? Pourquoi la bénédiction de Dieu tarde-t-elle au point de devenir même impossible ?
Existe-t-il un péché caché dans leur vie, qui se révèle à l’extérieur ?
Pourtant, aux yeux des hommes, c’était un couple irréprochable, et l’on pouvait témoigner : “ Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. ” (Évangile de Luc, premier chapitre, verset 6)
2-Etre juste devant Dieu, qu’est-ce que cela veut dire ?
Etre juste devant Dieu, cela veut dire être juste jusque dans ses pensées.
On peut être juste devant les hommes, mais qui connait les pensées, si ce n’est Dieu seul ?
Ce qui est certain, c’est que toutes nos pensées ont une importance capitale, autant pour notre vie ici-bas que pour notre avenir éternel.
L’apôtre Paul nous avertit : “ C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due. ” (Première épître aux Corinthiens, chapitre 4, verset 5)
Ne pensons pas que nos pensées, parce qu’elles sont “ secrètes ”, cachées aux hommes, n’ont pas de poids dans notre destinée. Elles ont au contraire un poids éternel de gloire ou de honte pour nous.
Il en est de même de nos paroles.
Si les bonnes paroles sont créatrices de vie, les mauvaises paroles sont créatrices de mort.
Jésus nous met en garde contre toute parole mauvaise : “ Je vous le dis, au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié et par tes paroles tu seras condamné. ” (Évangile de Matthieu, chapitre 12, versets 36 et 37)
Dire du mal de son prochain, c’est semer la mort et il est bien connu que les chrétiens, même zélés, mais qui ont toujours la critique à la bouche, voient leurs enfants se détourner de l’Église.
Pourquoi faire partie d’une Église où l’on ne rencontre que des gens peu recommandables ?
Se moquer de son prochain est également lourd de conséquences : “ Tel qui parle légèrement, blesse comme un glaive ; mais la langue des sages apporte la guérison. ” (Proverbes, chapitre 12, verset 18)
De même, faire une promesse et ne pas la tenir, c’est prononcer une parole de mensonge, et Dieu ne le supportera pas :
“ Si tu es enlacé par les paroles de ta bouche, fais donc ceci, mon fils, dégage-toi puisque tu es tombé au pouvoir de ton prochain. ” (Proverbes, chapitre 6, versets 2 et 3)
Dieu a horreur du mensonge, et il accomplit, lui, toujours ses promesses.
N’oublions pas que toute parole de mensonge nous met directement dans le camp de Satan, le père du mensonge.
De même, nous devons nous garder de prononcer le nom de Dieu en vain, à la légère, à toute occasion. (Exode, chapitre 20, verset 7)
Parlons maintenant des actions .
Il y a celles qui sont visibles et qui peuvent nous attirer le jugement ou l’approbation des hommes.
Et il y a les actions secrètes, celles qui ne sont connues que de nous, mais qui viendront un jour à la lumière : “ …c’est ce qui paraitra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera les actions secrètes des hommes. ” (Épître aux Romains, chapitre 2, verset 16)
Nous avons le grand privilège d’être vivant et intelligent et de connaitre Dieu, mais cela nous donne une grande responsabilité, celle de ne pas laisser le mal dominer nos pensées, nos parole ou nos actions.
N’oublions pas que Dieu sait tout et voit tout.
Heureusement que nous avons un avocat auprès du Père, Jésus, parce qu’aucun de nous ne subsisterait.
3-L’histoire de la vie de Zacharie et d’Elisabeth nous montre que c’est quelquefois au bout du chemin que vient la rémunération de Dieu.
C’est quelquefois à la fin d’une vie que l’on découvre les pensées et les actions secrètes des hommes.
Le couple de Zacharie et Elisabeth est resté sérieux dans son engagement et sa foi, et ceci , alors même que la bénédiction manquait.
Quelle leçon pour ceux qui s’éloignent de Dieu dès qu’ils cessent d’être bénis !
Le nom de Jean veut dire : “don de Dieu ”.
La naissance de Jean-Baptiste est un don de Dieu, pour ses parents qui étaient justes devant Dieu, et surtout pour tous les hommes.
Il sera prophète de Dieu.
Surnommé “ le baptiste ” ou “ le baptiseur ” , il baptisait ceux qui se repentaient de leurs péchés.
Il ouvrira la route à Jésus, reconnaissant en lui “ l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ”.(Évangile de Jean, chapitre 1, verset 29)
Conclusion :
Si Dieu nous demande d’être juste devant Lui, c’est qu’il nous a aussi donné le moyen de l’être, par la nouvelle vie que nous recevons d’en haut.
En Jésus-Christ, Dieu est capable de nous donner une nouvelle vie, qui lui plaît, une vie juste et pure.