Troisième partie - La famille, le genre, qu’en dit la bible ?
Un médecin témoigne а ses patients
Introduction
Au fil des visites médicales, des jours et des années, j’ai entendu les confidences des hommes et des femmes, sur leurs conditions de travail, bien sûr, mais aussi sur leurs conditions de vie personnelle et familiale.
Le constat est clair : les commandements contenus dans la Bible, et particulièrement ceux que donne Jésus, sont toujours valables pour nous.
Les mentalités changent mais les besoins et le cœur des hommes ne changent pas au cours des siècles et ce que Dieu nous demande de respecter dans sa parole, il le fait pour que nous vivions mieux, pour que nous vivions une vie paisible avec ceux qui nous entourent, au moins pour ce qui dépend de nous.
Ce que dit la Bible des relations familiales et affectives restera vrai jusqu’à la fin des temps. Derrière une façade parfois belle, il y a des souffrances dans les familles parce que l’on ne met pas en pratique les commandements de Dieu.
Mais comment les mettre en pratique, ces commandements ?
Nous n’y parviendrons pas seuls, et c’est là qu’il est important que nous sachions que Dieu nous donne les moyens de changer.
Aucune loi ne suffira à nous changer, à nous régénérer. Il nous faut un cœur nouveau et un esprit nouveau, et c’est ce que nous recevons si nous acceptons de croire en Jésus, de recevoir son Esprit pour marcher avec lui chaque jour.
Ce que nous sommes naturellement ne se soumet pas à ce que Dieu demande. Il nous faut croire qu’il peut, lui, nous pardonner, nous donner une nouvelle vie. Tout ce que Dieu veut nous apprendre de lui, de ses promesses pour nous, se trouve dans sa Parole écrite, la Bible.
Dans l’Épitre aux Galates nous lisons : " Laissez le Saint-Esprit diriger votre vie et n’obéissez pas aux désirs de la nature humaine. " (Épitre de Paul aux Galates, chapitre 5, verset 16)
" Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont fait mourir leur nature humaine avec ses passions et ses désirs. " (Épître aux Galates chapitre 5, verset 24)
En mourant sur la croix, Jésus a payé le prix de notre pardon. Il a ôté notre péché et il nous a donné son Esprit, l’Esprit de Dieu, par lequel nous recevons, si nous le voulons, une nouvelle vie, une vie sainte.
“ Ce que l’Esprit produit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi … ” (Épître aux Galates chapitre 5, verset 22)
Cela vaut la peine d’écouter les conseils que nous donne la Bible.
(Tous les témoignages rapportés sont vrais et ont été transmis avec précision. Pour des raisons de confidentialité, les noms et prénoms ont été changés.
Dans le monde mais préservés du mal
Nous commençons par donner le témoignage de trois médecins chrétiens :
Qu’en dit la Bible ?
" Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. " (Évangile de Jean, chapitre 17, verset 15)
Pierre-Jean est médecin chef de service dans un C.H.U., Centre Hospitalier Universitaire. Il est marié, père de plusieurs enfants.
Il n’est pas toujours facile d’affirmer sa foi en Dieu lorsque l’on a des responsabilités publiques importantes.
Voici son témoignage :
" Si nous voulons être des lettres de Christ , nous devons tendre à la perfection, dans notre vie personnelle comme dans notre métier :
-Excellence dans le métier
-Honnêteté dans la pratique
-Humilité
-Désintéressement. Ce qui prime, ce doit être la dignité humaine de celui qui est soigné, de mon prochain.
Et bien entendu, fidélité dans le mariage.
Notre comportement interroge ceux qui nous entourent. Mais pour nous, il n’est pas question de vivre retirés du monde et de refuser les moyens modernes mis à notre disposition. Nous utilisons toutes les découvertes scientifiques pour le bien de tous. Mais avec une limite : nous voulons être préservés du mal. "
Charlotte est médecin généraliste en Bretagne.
Elle est célibataire et se consacre pleinement à ses patients, sa famille et ses nombreux amis.
Voici son témoignage :
" Je suis célibataire et heureuse de vivre dans cette situation. Je vis un véritable célibat, dans la chasteté. Vécu avec Dieu et en Dieu, ce célibat n’est pas un esclavage mais une liberté pour moi.
La chasteté ne peut pas être une règle extérieure, que l’on s’impose pour obéir à quelqu’un.
On ne peut pas demander à quelqu’un qui n’est pas un chrétien véritable de vivre selon les commandements qui sont donnés dans la Bible, Parole de Dieu.
Mes collègues me disent parfois que si mon Dieu ne me permet pas d’avoir des relations sexuelles en dehors du mariage, alors je ne suis pas libre.
Je leur réponds : " Est-ce-que tu peux te passer de sexualité ? ". Leur réponse : " Non ! "
Et je conclus : " Si tu ne peux résister face à la tentation, tu es plus esclave que moi, parce que moi, je peux m’en passer en vivant en Christ. La chasteté, ce n’est pas pour moi une règle. C’est une liberté que j’ai en Christ. "
Fanny :
C’est par la puissance de l’Esprit de Dieu qu’elle a pu être délivrée d’une situation d’homosexualité qui se présentait à elle.
Alors qu’aucun point commun ne les rapprochait, elles sont devenues des amies de cœur. Fanny commençait des études de médecine, Eliette entrait dans la vie active. Elles avaient un peu plus de 20 ans.
Cette amitié si forte, c’était comme un cadeau qui effaçait bien des souffrances vécues dans l’enfance et rien ne leur apportait autant de bonheur que d’être côte à côte .
Dans la chambre d’étudiante, il y avait un grand lit, et elles discutaient parfois tard le soir et dormaient ensemble.
Un jour elles se sont un peu trop rapprochées l’une de l’autre.
Le danger commençait déjà, mais Eliette en était inconsciente. Lorsque Fanny lui disait : " Ce n’est pas normal ce que nous vivons " , Eliette répondait invariablement : " Tu réfléchis trop, comme d’habitude, laisse-toi vivre ! "
Mais le cœur de Fanny était rempli d’angoisses. De plus, sans lui avoir parlé, le responsable spirituel de son église priait pour les deux jeunes filles. Il avait discerné que cette amitié fusionnelle aboutirait à une relation non désirée au départ, mais impossible à casser si l’on attendait.
Fanny était dans une angoisse indescriptible.
La pression de l’Esprit de Dieu était telle qu’un jour elle pensa que sa santé mentale n’y résisterait pas. Elle fit cette simple prière, qui monta du plus profond de son être : " Mon Dieu, fais quelque chose pour moi, je n’en peux plus. "
Et Dieu a entendu et répondu.
Par l’action de la Bible qu’elle lisait, des prédications qu’elle écoutait, des cantiques qu’elle chantait, et par l’action du Saint-Esprit dans sa vie, elle a été pleinement convaincue du mal qu’elle faisait à Dieu, à Eliette, par cette relation qui était sur le point de dégénérer.
Et elle a coupé toute relation entre elles deux.
Au début, Eliette n’a pas compris ce changement d’attitude, elle essayait de s’accrocher, mais ce fut en vain. Par la suite elle a rencontré un jeune homme, heureusement.
Pour Fanny, cette rupture a été la source d’une immense bénédiction. Elle a expérimenté une repentance profonde et a fait l’expérience de la grâce inconditionnelle de Dieu, et du bonheur de vivre dans la présence de Dieu.
Toutes ses plaies intérieures ont été cicatrisées, toutes ses angoisses ont disparu et elle a expérimenté que même dans les pires circonstances de la vie, on peut expérimenter la paix de Dieu.
Cette paix est tout simplement l’un des fruits que produit le Saint-Esprit en nous lorsque nous lui demandons de venir en nous.
Dix ans plus tard, elle a de nouveau rencontré une amie, avec laquelle elle travaille de façon itinérante. Elles sont très liées. Mais elles savent bien qu’il y a une condition pour que cette amitié demeure, alors qu’elles se reconnaissent chrétiennes et le témoignent autour d’elles.
Et cette liberté qu’elles ont de vivre chastement en Christ les rend parfaitement heureuses.
Devant Dieu, les relations sexuelles sont à vivre à l’intérieur d’un couple hétérosexuel.
L’infidélité permanente
Qu’en dit la Bible ?
Elle nous engage à être fidèle dans les relations de couple (Malachie, chapitre 2, versets 15 et 16) : " Qu’aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse ! Car je hais la répudiation "
(Épître aux Romains chapitre 6 verset 22) : " Etant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. "
Voici une histoire bien difficile que me raconte cet homme tout jeune à propos de son couple :
Ils se sont rencontrés à Paris. Ils s’aimaient.
Au bout de deux ans de vie commune, il a dû partir pour finir ses études à l’étranger. Cela devait durer un an.
Mais elle n’était pas prête à vivre cette relation dans l’éloignement géographique, même si leurs situations respectives leur permettaient de se retrouver tous les week-ends.
Alors elle a rompu avec lui et a rencontré quelques temps plus tard un autre jeune homme.
Lui ne s’est pas senti le droit de la contraindre à supporter la situation d’éloignement temporaire. Pourtant il pense toujours à elle, il l’aime encore.
Il a rencontré d’autres jeunes filles, mais ce n’est plus comme avant et lorsqu’il répond à ma question de sa situation familiale, il me dit : " Je suis célibataire depuis hier ".
Encore une rupture qui l’a laissé sur sa faim.
Même son corps ne réagit plus comme il le devrait, alors qu’il a 28 ans, est sportif et en bonne santé.
Il souffre maintenant de troubles sexuels que l’on ne rencontre pas chez un homme jeune et il m’avoue : " J’ai vraiment le sentiment que plus jamais je n’arriverai à revivre une relation de couple satisfaisante. "
Quel drame pour ce jeune homme ! Un drame de l’infidélité.
Il ne faut pas badiner avec l’amour.
On peut faire des dégâts irréversibles dans le cœur des autres.
J’ai vu des hommes pleurer, des femmes pleurer, après avoir vécu une histoire d’amour qui s’est terminée au milieu de la vie.
Pour l’un des conjoints, c’était une parenthèse.
Pour l’autre, c’était leur histoire d’amour et de couple.
On peut s’être gravement trompé en fréquentant un jeune homme, une jeune fille, qui n’a aucun goût commun avec nous, qui n’a pas du tout les mêmes aspirations et les mêmes objectifs que nous.
Une vie commune risque de n’apporter qu’une succession de tiraillements et de frustrations.
Dans un cas comme celui-là, il est important d’en prendre conscience vite et de cesser la relation.
Mais lorsque le couple est formé, la fidélité est indispensable au bonheur.
Il faut cesser de " regarder ailleurs " et construire sa vie comme on construit une maison, à sa manière, sans regarder celle des autres.
Malheureusement maintenant, même chez les chrétiens parfois, le " papillonnage "s’installe.
Avant d’en arriver à une rupture, il faut savoir demander à Dieu son aide pour pardonner les défaillances du conjoint, de la conjointe.
Vivre à deux lorsqu’on a eu l’habitude de ne penser qu’à soi-même est toujours difficile et il faut parfois un certain temps avant que les concessions mutuelles ne nous permettent de vivre en harmonie.
J’ai connu, dans mon milieu professionnel, une famille unie, qui a vécu un drame. Le mari a connu une jeune femme sur son lieu de travail, et a cédé à ses avances.
Mais il s’est rapidement rendu-compte de sa faute et du désespoir qu’il causait à sa femme et à ses enfants.
Il est revenu vers son épouse, qui lui a pardonné.
Cela ne s’est jamais reproduit et elle a su protéger sa famille, ses enfants, par ce pardon.
Le pardon est le ciment d’une vie solide et heureuse.
Le rejet du conjoint
Qu’en dit la Bible ?
" Les pharisiens l’abordèrent ; et pour l’éprouver, ils lui demandèrent s’il est permis à un homme de répudier sa femme. Il leur répondit : Que vous a prescrit Moïse ?
Moïse, dirent-ils, a permis d’écrire une lettre de divorce et de répudier.
Et Jésus leur dit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte.
Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair.
Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair.
Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. " (Évangile de Marc, chapitre 10, versets 2 à 9).
Il est nécessaire ici de préciser ce qu’est la répudiation.
Il ne s’agit pas du divorce entre deux personnes, pour lesquelles la dégradation des relations est parfois si importante que la cohabitation n’est plus possible.
La répudiation est la rupture du mariage par la volonté unilatérale d’un des deux époux. Le plus souvent il s’agissait du renvoi de la femme par son époux.
La répudiation était fréquemment pratiquée dans l’antiquité.
C’est ce mépris de l’autre, cette dureté que Dieu ne peut pas tolérer dans la vie de celui qui se dit croyant.
Lorsque je vivais à Paris, en rentrant le soir du travail, je rencontrais souvent ma voisine.
Cette femme âgée vivait seule dans un grand appartement et promenait son petit chien tous les soirs.
Un jour, nous avons partagé un moment ensemble dans son salon, autour d’une tasse de thé, et elle a commencé à me raconter sa vie.
Elle avait une fille unique qu’elle voyait peu, et un petit-fils qu’elle ne voyait qu’occasionnellement.
Elle n’avait pas eu de difficultés financières, mais finalement une vie assez triste.
Fille unique elle-même, elle avait été " baladée " entre deux parents, coureurs et jaloux à la fois, qui multipliaient les conquêtes chacun de leur côté.
Elle-même avait pourtant fondé un foyer où régnait l’amour.
Mais son mari, qui avait créé une affaire, très prospère au début, avait eu des revers de fortune, faute d’avoir géré avec rigueur les dépenses et les recettes. Alors elle a décidé de le laisser tomber. Peut-être aurait-elle pu l’aider à la comptabilité …
" J’ai pris ma fille sous le bras, je me suis débrouillée toute seule, en travaillant, je l’ai élevée seule " me dit-elle un jour avec une certaine fierté.
Mais elle a ajouté aussitôt, avec beaucoup de tristesse dans les yeux et la voix : " c’est mon plus grand regret dans la vie, et ma fille ne me l’a jamais pardonné. "
Au fil des jours et des conversations, elle m’a souvent parlé de son mari et réaffirmé que son plus grand regret dans la vie avait été de l’avoir quitté et d’être partie seule avec sa fille " sous le bras. "
Sa vieillesse était difficile, très solitaire.
Elle souffrait aussi d’un déficit visuel important.
Un jour, personne n’a répondu à mon coup de sonnette. Les aboiements du petit chien n’ont pas retenti derrière la double porte en chêne.
Elle était tombée, s’était fracturé une hanche, et avait été hospitalisée.
Je ne l’ai entendue qu’une seule fois au téléphone, parce qu’elle est décédée rapidement….
Parfois nos décisions nous paraissent bonnes. Mais à long terme elles peuvent être catastrophiques.
Je connais dans mon village deux personnes, un homme et une femme, qui ont dépassé l’âge de la retraite depuis plusieurs années.
J’ai été surprise d’apprendre qu’ils avaient été mari et femme. Ils n’habitent pas très loin l’un de l’autre et pas très loin non plus des enfants qu’ils ont eus ensemble.
Leurs revenus financiers sont modestes, de part et d’autre, et pour tenir le coup, ils sont obligés, chacun de leur côté, de faire des " petits boulots " au service des autres.
Quand on les interroge, séparément bien sûr, ils regrettent tous les deux d’avoir pris la décision de se séparer.
La vie serait tellement plus simple, s’ils vivaient encore ensemble. Mais l’amour propre, le poids des années de séparation sont un obstacle maintenant infranchissable.
Lorsqu’il est encore temps, il vaut mieux se réconcilier et ne pas se séparer .
En fait, souvent, le rejet du conjoint conduit à la solitude. Non seulement solitude chez soi, mais aussi solitude sociale.
Quand plusieurs couples ou plusieurs familles se retrouvent pour partager ensemble un moment, il est parfois difficile d’inclure une personne seule.
Elle se sent différente des autres et parfois mal à l’aise. Mais aussi, elle représente parfois un danger pour les autres couples lorsqu’elle est à la recherche d’une " âme sœur ".
Combien d’hommes ou de femme qui se retrouvent seuls par veuvage, divorce, séparation, perdent en même temps une grande partie de leurs amis…
Ils auraient besoin d’être entourés dans ces moments-là, mais ils sont plus difficiles à inviter.
Il ne faut pas les froisser et il faut surveiller son propre conjoint.
Tout ce qui éloigne du modèle familial classique conduit à l’isolement plus souvent qu’à la liberté.
La famille recomposée
Qu’en dit la Bible ?
Jésus leur dit : " Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère " (Évangile de Marc, chapitre 10, versets 11 et 12)
" Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ. " (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 2, verset 14)
Des hommes, des femmes, nombreux, m’ont fait part de la " guerre " qui se déroule dans leur maison, à cause d’une mésentente entre leurs enfants et ceux de leur nouvelle conjointe, de leur nouveau conjoint
Souvent aussi, c’est la guerre entre un enfant et le nouveau conjoint.
Même si les sentiments amoureux sont là entre un homme et une femme, il vaut la peine de se poser la question de savoir si l’on doit sacrifier le bonheur de ses enfants et la paix de son propre cœur pour recommencer une histoire d’amour.
J’ai reçu un jour un homme qui avait beaucoup d’allure, une bonne situation professionnelle.
Au milieu de l’interrogatoire médical, il me dit brusquement
" Je suis en train de faire des travaux dans ma maison, mais ma femme et mes enfants me font la guerre, parce que j’ai rencontré au travail une collègue célibataire. Nous sommes très amoureux, je ne sais que faire ? "
Ils devaient être très amoureux en effet, parce qu’elle l’a appelé alors qu’il était dans mon bureau. Il n’osait pas raccrocher.
Au moment de me quitter, je ne sais pourquoi, il attendait que je lui donne mon avis sur sa situation.
Je lui ai dit : " Quel dommage, c’est si beau de voir un homme et une femme qui vieillissent ensemble. "
Il a baissé la tête et il est parti.
Confondre l’amour avec le sentiment amoureux, c’est détruire les choses importantes de la vie et causer bien des malheurs.
Les hommes et les femmes travaillent ensemble maintenant, dans les mêmes bureaux, les mêmes ateliers.
Certains hommes, certaines femmes, sont très attirants et pas toujours conscients de leur charme. Il faut veiller doublement.
Voici le sort de celui, de celle qui cède à la séduction et quitte son conjoint, selon la Bible :
(Proverbes, chapitre7, versets 21 et 22) : " Elle le séduisit à force de paroles, elle l’entraina par ses lèvres doucereuses. Il se mit tout à coup à la suivre, comme le bœuf qui va à la boucherie, comme un fou qu’on lie pour le châtier, jusqu’à ce qu’une flèche lui perce le foie. "
On n’est en général pas gagnant lorsqu’on laisse un sentiment amoureux, un coup de foudre, dominer l’affection profonde que l’on porte à son conjoint, à ses enfants.
Et quelle garantie a-t-on que ce bonheur tout neuf durera ?
Si l’on a compris que le mariage est destiné à rompre la solitude des humains, on risque moins de se retrouver seul et découragé au seuil de la vieillesse, et d’avoir des enfants indifférents.
Le choix du conjoint
Qu’en dit la Bible ?
" La grâce est trompeuse et la beauté est vaine ; la femme qui craint l’Éternel est celle qui sera louée. " (Proverbes, chapitre 31, verset 30).
" Ce qui fait le charme d’un homme, c’est sa bonté ; et mieux vaut un pauvre qu’un
menteur. " (Proverbes, chapitre 19, verset 22)
Lorsque l’on recherche un conjoint pour la vie, il faut s’assurer que l’on a les mêmes objectifs, les mêmes motivations :
J’ai connu une jeune fille chrétienne diplômée, d’un bon milieu social et très jolie de surcroit.
Elle était chrétienne et cherchait un mari qui ait la même foi qu’elle. Elle l’a rencontré dans l’assemblée chrétienne dont elle faisait partie.
C’était un joli garçon, moins diplômé qu’elle, d’un milieu social moins élevé.
Elle était intellectuelle, artiste. Il avait les pieds sur terre et était très bon bricoleur.
Finalement ils étaient complémentaires.
Il ne faut jamais se dire : " mon mari est moins bien que moi, ou, ma femme est moins bien que moi. "
Elle l’aimait tel qu’il était, il la supportait également, avec ses carences ménagères.
Ses études intellectuelles ne lui avaient pas laissé le temps d’apprendre à faire la cuisine et à entretenir une maison.
Ils sont restés fidèles l’un à l’autre pour obéir à Dieu, et ils ont eu une vie très heureuse, de beaux enfants qui sont eux-mêmes fidèles à leurs conjoints et qui aiment Dieu, de beaux petits-enfants.
Ils se sont adaptés l’un à l’autre et sont devenus inséparables.
Leur bonheur ? Servir Dieu dans leur église locale et voir grandir leurs petit-enfants, qui sont élevés chrétiennement et leur font honneur, qui sont pour eux comme une couronne, car " les enfants des enfants sont la couronne des vieillards " (Proverbes chapitre 17, verset 6).
Il est important de ne pas considérer uniquement l’apparence extérieure d’une personne.
Si par la bouche de Paul, Dieu " ordonne " aux maris d’aimer leur femme, c’est qu’il sait bien qu’une femme qui n’est pas aimée se refusera à son mari. Toute la famille est alors en danger pour elle-même et pour son entourage.
Du reste il est écrit aussi : " celui qui aime sa femme, s’aime lui-même. " (Épître aux Ephésiens, chapitre 5, verset 28).
Assumer ses choix
Qu’en dit la Bible ?
" Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant : cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever ? " (Évangile de Luc, chapitre 14, versets 28 à 30).
" Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. " ( Première épître à Timothée, chapitre 5, verset 8)
" Le fruit de L’Esprit (de Dieu), c’est l’amour. " (Epître aux Galates, chapitre 5, verset 22)
J’étais placée si près d’eux, dans le métro à Paris, que je ne pouvais faire autrement que d’entendre la conversation de ces deux jeunes collègues de travail, deux hommes.
" Alors c’est vrai, vous vous êtes séparés ? Ce n’est pas possible… Vous aviez l’air de vous entendre à merveille … " Disait l’un d’eux.
" C’est vrai, tant que nous étions à deux, tout allait bien. Lorsqu’il y a eu ma fille, c’était déjà beaucoup plus difficile. Mais avec l’arrivée du deuxième enfant, j’ai craqué. Tu ne peux pas imaginer comme c’est flippant de vivre en couple avec deux enfants. Je suis parti. " Répondait le second, sous les regards étonnés et réprobateurs du premier.
Cet homme avait environ 30 ans et manifestement les moyens financiers d’assumer une famille.
Je ne peux ni ne veux juger de sa responsabilité dans l’affaire qui le concernait, mais avec les moyens médicaux actuels qui permettent aux couples de choisir ou non d’avoir des enfants, et à quelle date, il me semble qu’il s’était réveillé bien tard…. Pour finir face à la difficulté.
Avoir une famille et s’en occuper jusqu’au bout demande du courage mais procure aussi beaucoup de joies.
Si l’on pense n’avoir pas les capacités nécessaires, il vaut mieux s’en rendre compte au début plutôt que de finir en laissant le conjoint ou la conjointe en difficulté avec les enfants.
Il est bon de calculer la dépense et de s’efforcer d’aller jusqu’au bout si l’on commence.
Sinon on ressemble à cet homme qui commence à bâtir et ne peut achever sa construction. Tous ceux qui le voient se moquent de lui.
Beaucoup de gens confondent amour avec plaisir et sentiment amoureux.
Le véritable amour, comme celui de Dieu pour l’homme, c’est celui qui est capable de souffrir, de supporter les frustrations.
Il peut arriver bien sûr, que pour des raisons médicales, psychologiques ou autres, on soit incapable de fonder une famille. Il est bon d’en être conscient avant qu’il ne soit trop tard.
Dieu a parfois en réserve pour nous d’ autres solutions, comme des amitiés enrichissantes, l’investissement dans la vie d’un filleul…
Concilier travail et vie professionnelle
Qu’en dit la Bible ?
Qui peut trouver une femme vertueuse ?
" Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, et elle ne mange pas le pain de la paresse. Ses fils se lèvent et la disent heureuse. Son mari se lève et lui donne des louanges. " (Proverbes, chapitre 31, versets 10, 27 et 28).
Dans un foyer où le père et la mère sont présents, même si les deux travaillent, on peut en général assumer l’éducation des enfants.
Le père peut les déposer le matin à l’école, la mère va les rechercher le soir par exemple.
L’un va faire les courses en rentrant, l’autre fait faire les devoirs aux enfants
Avec un ou deux enfants, l’organisation est habituellement harmonieuse.
Avec trois enfants, c’est en général plus difficile, il faut avoir quelques talents d’équilibriste pour arriver à concilier vie familiale et vie professionnelle si les deux parents travaillent.
Avec quatre enfants, si les parents travaillent à plein temps et ne sont pas aidés par des membres de la famille ou par d’autres personnes (nourrice, femme de ménage…), les journées ressemblent à une course-poursuite.
Lorsque les enfants grandissent, on veut qu’ils aient des activités extra-scolaires (artistiques, sportives…) et les parents n’ont plus le temps de penser à eux-mêmes, de prendre un peu de repos, ils s’épuisent. Les enfants aussi ont besoin de moments de détente et d’inactivité.
Une femme qui veut et peut se permettre de rester à la maison aura bien sûr plus de facilités à avoir une grande famille.
Et elle aura largement de l’occupation pour toute la journée.
La mère au foyer qui a une grande famille ne se repose presque jamais.
Si elle s’occupe bien de son mari, de ses enfants et de sa maison, si elle est aimable, non médisante et qu’elle a compassion des malheureux, alors elle ressemble à cette femme vertueuse dont parle Salomon, qui a " plus de valeur que les perles ", qui " ne mange pas le pain de paresse " (Proverbes, chapitre 31, versets 10 et 27).
J’en connais quelques-unes qui ont fait dans l’ombre leur travail quotidien, sans se plaindre, pendant des décennies, et qui contemplent maintenant, à la fin de leur vie, le fruit de leur travail, des enfants, petits-enfants, et arrière-petits-enfants, qui sont une bénédiction extraordinaire.
L’apôtre Pierre (Première épître de Pierre, chapitre 3, verset 4), lorsqu’il parle du comportement que Dieu attend d’une femme chrétienne, dit que ce qui compte, c’est la " parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible. "
Ce n’est pas pour autant que la femme au foyer doit se négliger. L’habillement, la propreté, la coiffure doivent être corrects dès le matin, cela fait partie du respect que l’on doit à son créateur, à soi-même, à son conjoint et ses enfants et à tous ceux qui nous entourent.
Lorsque j’écoute " les anciens " de mon village parler du temps passé, ils évoquent la grande famille dont ils font partie et d’autres familles nombreuses de leur entourage.
Lorsqu’ils évoquent la " mère unetelle ", qui avait dix enfants, qui trayait ses vaches le matin et le soir, la "mère unetelle " qui lavait son linge en hiver au lavoir et qui gagnait quelques sous en lavant aussi celui des autres… alors, ils hochent la tête gravement en disant : " elle ne se plaignait jamais. " Et pour conclure : " ça c’était une femme… "
On n’a plus beaucoup le privilège d’en rencontrer, de ces femmes qui donnent leur vie pour les autres au lieu de rechercher l’accomplissement d’elles-mêmes.
Les besoins sont différents maintenant, dans beaucoup de foyers il faut deux salaires pour arriver à joindre les deux bouts. L’un des salaires suffit à peine à payer le loyer bien souvent.
Je connais une femme cultivée et intelligente, diplômée, qui me répète souvent : " L’idée la plus élaborée ne résiste pas devant la réalité la plus humble. " Elle-même, quoique très diplômée, a passé son temps à faire " de la cuisine et du ménage ", à élever ses enfants. Mais elle ne s’est jamais ennuyée.
Bien sûr, on peut être en difficulté si l’on se retrouve seul. Il est important que les filles, comme les garçons, apprennent un métier, et que les uns et les autres participent dès leur jeune âge aux tâches ménagères.
Le partage du travail
Qu’en dit la Bible ?
" Que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. " (Epître aux Ephésiens, chapitre 5, verset 33).
" Par honneur, usez de prévenances réciproques. " (Epître aux Romains, chapitre 12,
verset 10)
" Car le fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. " (Évangile de Marc, chapitre 10, verset 45)
C’est bien souvent dans les petites tâches de la vie courante que l’on remarque si des conjoints ont vraiment à cœur d’obéir à Dieu.
Voici ce que me disait récemment un ami chrétien :
" Avec mon épouse, nous avons à peu près les mêmes horaires de travail
Récemment, j’écoutais un conférencier chrétien, qui, parlant des relations entre les hommes et les femmes dans le couple, disait que maintenant que les femmes travaillent, il était normal que les hommes participent aux tâches ménagères et que le contraire serait une honte.
Je n’ai pas voulu demander à ma femme ce qu’elle aimait le moins faire dans la maison, parce qu’elle aurait tenu compte de mes goûts avant de répondre, au lieu de tenir compte des siens.
Alors je lui ai fait cette proposition :
Nous avons besoin d’être aidés pour les soins du foyer. Lorsque cette personne sera là, que lui demanderas-tu de faire en priorité ?
Elle m’a répondu immédiatement :
Je lui demanderai de faire la cuisine, c’est ce que j’aime le moins faire.
En fait, je n’ai jamais eu l’intention d’embaucher quelqu’un pour nous aider… Je voulais seulement la tester.
Mais je savais maintenant ce qu’il me restait à faire. J’ai commencé à apprendre à faire la cuisine, et il parait que je me débrouille très bien ! C’est peut-être aussi parce que je suis gourmand !
Lorsque je dis à mes collègues que je fais la cuisine à la maison, ils me disent :
" Dis-nous la vérité …Tu fais la cuisine lorsque tu as des invités…. Tous les hommes sont comme cela ! Ils aiment se mettre en valeur et recevoir de la reconnaissance. Mais faire à manger tous les jours, dans l’ombre, on a du mal à y croire. "
Et pourtant non…J’aime maintenant faire la cuisine, mon épouse se charge de la vaisselle, du ménage, de la lessive et nous avons trouvé un très bon équilibre …
Et les réflexions de mes amis ne me vexent pas. Je leur conseille d’en faire autant pour avoir un bon équilibre familial. ”
Jésus a un jour accompli la tâche la plus humble qui soit, il a lavé les pieds de ses disciples, comme cela se faisait après un grand voyage à pied sur la poussière des chemins.
Le disciple Pierre ne voulait pas que Jésus s’agenouille pour lui laver les pieds.
Et pourtant, Jésus a dit à ses disciples " vous êtes heureux si vous pratiquez ces choses. " (Évangile de Jean, chapitre 13, versets 1 à 17).
Accomplir avec bonne humeur les petites tâches de la vie courante, simplement pour plaire à Dieu et à notre prochain n’a pas de prix devant Dieu. C’est un facteur de paix et d’épanouissement mutuel.
Lorsque l’homme et la femme travaillent en dehors de la maison, il est normal qu’ils participent tous deux aux tâches domestiques.
Je me souviens, il y a longtemps, d’avoir reçu une femme qui avait " craqué ". Elle était irritable et ne dormait plus. Elle me disait : " Je fais tout à la maison, mon mari et mes enfants ne s’en rendent même pas compte. Je suis devenue transparente. "
Rien n’est plus triste et révoltant que de voir, dans un couple où chacun travaille au dehors, la femme s’éreinter tard le soir pour finir le ménage ou le repassage, pendant que son mari passe les soirées à jouer aux jeux vidéo.
Rien n’est plus triste et risible qu’un couple où le mari fait toutes les tâches ménagères pendant que l’épouse passe sa soirée à lire ou à discuter au téléphone pendant des heures avec ses copines.
Il faut savoir communiquer sa souffrance à son conjoint, parce que ces situations se terminent parfois par une séparation ou un divorce.
Bien sûr, chaque situation est différente.
Si l’un des conjoints a 4 heures de trajet par jour, il est moins disponible par exemple. C’est une question de bon sens.
Mais à notre époque où l’on peut choisir le nombre d’enfants que l’on veut et où les deux conjoints travaillent, le partage des tâches dévolues à la vie de la famille est une nécessité.
Beaucoup de jeunes femmes que je rencontre maintenant en visite médicale professionnelle me disent : " Mon mari m’aide beaucoup à la maison ", avec un grand sourire.
C’est la preuve d’un bon équilibre familial et une réussite.
Les personnes âgées
Qu’en dit la Bible ?
" Tu honoreras la personne du vieillard (Lévitique chapitre 19, verset 32). "
" Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent…. " (Exode, chapitre 20,
verset 12).
" Ne réprimande pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père…. Les femmes âgées comme des mères. " (Première épître à Timothée, chapitre 5, versets 1 et 2)
" Les femmes, de même, doivent être honnêtes, non médisantes…. " (Première pître à Timothée, chapitre 3, verset 11)
" Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux, car cela est agréable à Dieu. " (Première épître à Timothée, chapitre 5, verset 4).
“ J’ai fait en sorte de donner un bon métier à mes filles, me disait récemment cette mère.
Elles ont bien réussi dans la vie mais se sont établies loin de moi.
Et maintenant je passe ma vieillesse seule."
Beaucoup de personnes très âgées ont une vieillesse solitaire.
Certaines ont encore leur conjoint.
D’autres ont un ou deux enfants à proximité, elles peuvent compter sur eux dans les coups durs, et les petit-enfants leur rendent visite à intervalles réguliers.
Mais parfois, les personnes très âgées vivent seules. Elles sont aidées par des infirmières, des aides à domicile, des auxiliaires de vie.
Les murs de leur maison sont couverts des photos de la famille, du temps de leur jeunesse et des premières photos des enfants, des photos de mariage.
Elles attendent les coups de fil, les visites et les invitations.
Et pour le reste de la semaine, elles s’invitent mutuellement ou se retrouvent pour jouer à des jeux de société dans des clubs de seniors.
Maintenant leurs enfants, même lorsqu’ils sont à l’âge de la retraite, sont encore très actifs, ils sortent, voyagent, s’occupent de leurs enfants et petit-enfants, et sont parfois préposés à garder les plus petits lorsque leur fils ou leur fille est au travail.
Le temps où l’on gardait le grand-père ou la grand-mère à la maison est révolu souvent.
Chacun de son côté garde son indépendance, et les mentalités ne sont plus les mêmes qu’à l’époque des anciens.
Les âgés ont du mal à s’adapter au mode de vie des jeunes et ces derniers n’acceptent pas facilement les remontrances des ainés.
Mais de tout temps, le conflit entre les générations a existé.
Et si les jeunes doivent le respect aux plus âgés, ces derniers doivent garder un esprit ouvert et bienveillant envers la jeunesse, qui apprécie plus qu’on ne le croit les conseils affectueux des aînés.
Épître aux Colossiens, chapitre 3, verset 21 : " Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent "
Les temps où le patriarche régnait en maître sur toute la famille sont révolus, et chaque couple doit se déterminer dans ses choix et ses modes de vie.
Néanmoins les personnes âgées ont beaucoup à nous apprendre lorsque nous sommes jeunes.
Elles ont souvent des exemples de couple stable à nous montrer, de vie laborieuse avec une certaine prospérité qui en résulte.
Si elles sont bienveillantes à l’égard des jeunes, ne les accablant pas de reproches mais les aidant à grandir, elles ont un grand rôle à jouer dans la société de demain et sont un refuge dans les jours difficiles. Comme cette dame très cultivée dont les enfants avaient fait leur vie loin d’elle pour des raisons professionnelles.
Une grande partie de son temps était occupée par les enfants du quartier, à qui elle donnait des cours de français, de latin …, sans compter l’enseignement de l’Évangile.
Cinquante ans plus tard, elle les compte encore comme ses amis les plus fidèles.
Il est important, lorsqu’on est âgé, de saisir toutes les occasions de se retrouver avec d’autres personnes.
Les jeunes doivent aussi apprendre à respecter les aînés et à ne pas les traiter rudement, à leur rendre service lorsqu’ils le peuvent.
Ils sont affaiblis par le grand âge, la maladie, la faiblesse et les douleurs. Ils savent que leurs jours sont comptés.
On est beaucoup moins seul, quel que soit l’état de dégradation du corps, si l’on n’est pas médisant et aigri.
On peut profiter de l’aide médicale et sociale, qui permet le maintien à domicile, et des clubs de seniors qui organisent repas, sorties, voyages.
Dans certains endroits, on organise des rencontres entre personnes âgées et jeunes enfants, par exemple pour partager un repas à la cantine scolaire.
Les enfants sont contents et se battent pour être à côté des séniors.
Les petits nous voient très âgés lorsque nous avons des cheveux blancs et c’est normal.
Mais cela n’enlève rien au charme des personnes âgées, lorsqu’elles savent accueillir les jeunes avec gentillesse et leur raconter la vie qu’elles ont eue elles-mêmes dans leur jeunesse.
Elles sont un " livre ouvert " sur une époque révolue, où la vie était plus difficile matériellement, vouée au travail, traversée par les périodes douloureuses de la guerre et par les deuils familiaux.
Les jeunes ont besoin des conseils des plus âgés pour bien se construire et construire leur vie, mais ne les accepteront en général que s’ils sont donnés avec une affection vraie : " les conseils affectueux d’un ami sont doux " (Proverbes, chapitre 27, verset 9).
" Le sage qui réprimande est comme un anneau d’or " (Proverbes, chapitre 25, verset 12).
Même avec une personne très âgée, on peut vivre une véritable amitié de cœur.
Beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles ont fait fausse route, parce qu’ils n’ont jamais trouvé sur leur chemin un homme, une femme, bienveillant et désintéressé, qui ne cherche que leur bien.
Inversement, les personnes âgées bienveillantes sont un trésor pour la société toute entière et doivent être respectées.
Même lorsqu’elles ont besoin d’être exhortées, parce qu’elles ont besoin elles aussi des conseils des jeunes parfois, il est important de tenir compte de leur faiblesse, liée à la perte de certaines capacités, à la maladie, aux douleurs, à l’isolement.
Il existe une différence entre une personne âgée qui met véritablement sa confiance en Dieu et celle qui n’attend que la mort. La seconde perd courage lorsque la maladie est là.
Chaque douleur lui arrache des gémissements. Elle ressasse les souvenirs anciens, se plaint de son sort et ne supporte pas la solitude.
La première est remplie de paix, elle attend des jours meilleurs dans l’éternité, sachant que "si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour ". (Deuxième épître aux Corinthiens chapitre 4, verset 16).
Il est important de garder la foi lorsque les jours mauvais sont là, et de garder également l’espérance, et surtout l’amour.
Comme le dit l’apôtre Paul, " seuls demeurent la foi, l’espérance et l’amour. Mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 13).
Une personne âgée qui passe son temps, même si elle a la foi en la vie éternelle, à critiquer son prochain, à juger les uns et les autres, ne laisse pas toute la place à l’Esprit de Dieu en elle, dont l’amour est le fruit.
Elle a besoin de se repentir et de changer de vie autant que les pécheurs qu’elle condamne.
" Ne jugez point, afin que vous ne soyez pas jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez " (Évangile de Matthieu, chapitre 7, versets 1 et 2).
Il va sans dire que le secours que nous devons à nos proches, à nos vieux parents en particulier, lorsqu’ils sont dans le besoin, est la première des choses à accomplir lorsque l’on est chrétien. Jésus, un jour, a reproché à ses auditeurs de délaisser le commandement de Moïse : " Honore ton père et ta mère. "
Même si c’est pour donner plus à l’œuvre de Dieu, on est coupable de ne pas apporter à nos proches le soutien financier nécessaire. (Évangile de Marc, chapitre 7, versets 11 à 13)
Il faut y remédier au plus vite et fournir à nos vieux parents le soutien financier et moral dont ils ont besoin pour vivre décemment.
Le genre, qu'est-ce que cela veut dire ?
Qu’en dit la Bible ?
" Une femme ne portera pas un vêtement d’homme, et un homme ne mettra pas de vêtements de femme ; en effet, quiconque fait cela est en horreur à l’Eternel, ton Dieu " (Deutéronome, chapitre 22, verset 5).
" Nous connaissons qu’il demeure en nous par L’Esprit qu’Il nous a donné. " (Première épître de Jean, chapitre 3, verset 24)
Le mot " genre " est utilisé pour désigner des différences entre les hommes et les femmes, qui ne sont pas biologiques, qui ne se rapportent pas aux différences évidentes de leur corps.
Les hommes et les femmes sont bien distincts biologiquement et ils le resteront.
Mais certaines femmes sont attirées par des métiers, des loisirs, des comportement traditionnellement masculins et certains hommes inversement ont des goûts qui les portent vers des activités et des comportements traditionnellement féminins. Ils ont un corps d’homme et de femme biologiquement normal, mais un genre qui n’est pas traditionnellement adapté à leur sexe biologique.
En fonction des époques, des pays, des sociétés, de la politique, de la religion etc…, ce que l’on attend des hommes et des femmes dans leur comportement, leurs pensées même, varie.
On devrait donc éviter de rejeter arbitrairement certains hommes et certaines femmes parce qu’ils ne vivent pas conformément aux habitudes de la société dans laquelle ils vivent.
Inversement, ceux et celles qui ont une profession , des activités, des goûts inhabituels par rapport à leur sexe physique, doivent savoir qu’ils seront isolés sur leur chemin, minoritaires, parfois marginalisés.
Lorsque l’on vit à contre-courant, on est souvent marginalisé, parfois même persécuté.
La plupart des hommes et des femmes se sentent mieux dans la compagnie de ceux qui leur ressemblent. Et ils peuvent s’y intégrer sans se sentir jugés.
Ce désir " d’appartenance " est très fort chez l’homme et la femme. Il est aussi facteur de cohésion et de force.
Par ailleurs il faut veiller à ce que les habitudes de la vie en société ne provoquent pas d’inégalités en faveur des hommes ou en faveur des femmes.
La vie en société doit être basée sur la justice à l’égard des hommes comme à l’égard des femmes. Sur le respect de l’un comme de l’autre.
Egalité ne veut pas dire " égalitarisme ".
Il y a quelques décennies, dans un pays gouverné par un régime totalitaire, on avait ouvert tous les métiers du bâtiment aux femmes, sous prétexte d’égalité.
Mais était-ce égal de les mettre à conduire des engins de chantier toute la journée, comme les hommes ? Peut-être pas.
Beaucoup d’entre elles ont dû être opérées de prolapsus (descente des organes génitaux) à cause des vibrations importantes des engins et du port de charges lourdes.
En voyage dans ce pays totalitaire, je me souviens d’avoir vu quelques-unes de ces femmes employées à goudronner les routes sur lesquelles roulaient nos autobus touristiques.
Elles nous regardaient passer fixement.
Il y avait un monde de différences entre elles et nous et je n’avais pas été convaincue que leur position correspondait à un progrès social.
Le rôle évident de la femme dans la société, du fait de ses capacités physiques et psychologiques, est de porter les enfants avant la naissance, de les mettre au monde, de les nourrir, les protéger, les élever.
Elles conservent toutes leurs attributions au cours des siècles, bien sûr, mais dans un contexte qui évolue.
Pendant longtemps, la terre a été peu peuplée.
Grâce aux progrès de la médecine, la mortalité infantile est heureusement devenue très faible.
Et la croissance démographique est très importante depuis quelques décennies.
Les ressources mondiales ne suffiraient plus si, comme auparavant, chaque femme avait une grande famille.
Les moyens contraceptifs sont efficaces et de mieux en mieux adaptés au corps de la femme (et de l’homme parfois), les familles sont restreintes, et les femmes travaillent dans les divers secteurs d’activité.
Ce n’est pas pour autant qu’elles ont changé de genre, et doivent ressembler aux hommes, ni que les hommes doivent ressembler aux femmes.
Cela ne veut pas dire bien sûr qu’une femme doive s’habiller et se coiffer comme on le faisait il y a un siècle. Il existe des vêtements modernes, adaptés à la vie moderne, mais qui préservent le genre de la femme et celui de l’homme.
Si une femme porte des pantalons et se coupe les cheveux, elle peut rester féminine cependant, et également discrète et non provoquante.
L’homme également peut porter des vêtements modernes et une coiffure moderne tout en préservant son aspect masculin et en restant discret.
Une personne qui fait profession de connaître Dieu, qui cherche à lui plaire, mettra ces conseils en pratique tout naturellement. Elle marche selon l’Esprit de Dieu.
Le sentiment d’appartenance- Dans le temps et l'espace (La pyramide de Maslow - 1943)
|
Besoins |
|
de réalisation de de |
|
De soi (créativité, |
|
(Créativité développement |
|
Développement personnel…) personnelpersonnel…) d |
|
Besoins de réussite |
|
Besoins d’appartenance d’appartenance |
|
Besoins physiologiques (faim, soif, sommeil.) sssssommeilsomellifaim, soif |
|
Besoins de sécurité, protection |
Qu’en dit la Bible ?
" Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 12, verset 27).
" Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 1, versets 27 à 29).
La base de notre vie, c’est la satisfaction des besoins physiologiques (faim, soif, sommeil, reproduction…) et de sécurité.
Lorsqu’ils sont satisfaits se manifeste en nous le besoin d’appartenance, le besoin d’être entouré de gens qui nous ressemblent.
Le sentiment d’appartenance est nécessaire à l’épanouissement d’un individu. Il lui donne une place dans un groupe, l’estime des autres et un statut.
Or, ce sentiment d’appartenance n’est pas uniquement un but à rechercher. Lorsqu’il est satisfait, il nous permet de nous épanouir et d’aller plus loin.
Il est aussi une base solide qui donne à l’individu une plus grande chance de donner le meilleur de lui-même.
On est rassuré sur soi-même lorsque l’on a l’estime des autres et on peut se réaliser soi-même.
Inversement, on a l’estime des autres quand on est comme les autres.
J’ai travaillé plus de 20 ans pour une administration territoriale où j’ai appris à connaitre des milliers d’agents qui, chaque année, passaient leur visite médicale. Les données administratives étaient parlantes.
J’étais étonnée à l’époque de la " norme " familiale qui régnait dans la plupart des foyers de ces agents, quel que soit leur niveau hiérarchique ou leur profession.
Monsieur et madame travaillent, ils ont deux enfants, un pavillon, deux voitures. Ils partent en vacances une semaine au ski en hiver, et deux semaines en été à la mer.
Ma collaboratrice et moi étions amies avec l’une de ces femmes.
Ses collègues lui faisaient sans cesse des réflexions parce qu’elle n’avait qu’une fille, alors que la norme dans le service était d’avoir deux enfants.
Ces femmes poussaient leur besoin d’appartenance au point d’être vêtues et coiffées de manière sensiblement identique : petit-tailleur " veste-jupe " (interdiction de prendre un kilogramme) et permanente étaient de rigueur.
A une époque où je faisais des bilans de santé, je me souviens aussi d’un directeur d’une société privée qui était en " souffrance au travail ".
Il avait décidé de venir au travail avec sa petite cylindrée de chez Peugeot et ses collègues, qui garaient côte à côte leurs grosses BMW et MERCEDES, lui en faisaient tous les jours des reproches. Il n’était pas dans la norme.
Je peux comprendre maintenant ces comportements qui me semblaient puérils et immatures à époque. Sentir que l’on appartient à un groupe nous rassure.
Lorsque l’on vit à " contre-courant " des autres, on est marginalisé, on n’est pas admis dans la société qui nous entoure, et parfois on ne peut pas donner le meilleur de soi-même aux autres.
D’un autre côté, vouloir à tout prix être coulé dans un moule nous enlève liberté et originalité. Et nous perdons le privilège, si nous n’y prenons pas garde, de connaître une foule de gens intéressants qui ne nous ressemblent pas.
Parmi les hauts-fonctionnaires de l’Etat, le besoin d’être " coulé dans le même moule que les autres " existe aussi, comme j’ai pu le constater.
Lorsque je remplis la rubrique " diplômes " du dossier médical, je les écoute me dire qu’ils sont diplômés de l’ENA, de l’Ecole Polytechnique, de " Sciences-Po ".
Ils ont une intelligence vive, ils résolvent les problèmes qu’on leur pose rapidement.
Mais eux aussi, s’ils veulent vivre tranquillement avec leurs pairs, sont obligés de se plier à des normes vestimentaires, familiales….
Un ingénieur qui travaillait avec eux, très fantaisiste malgré sa profession sérieuse, artiste et mélomane, me disait : " dans notre administration, il n’y a pas de lien entre les personnes de classe sociale différente. On se croise dans les couloirs, on ne se salue pas. Je voyais hier ces messieurs sortir de réunion, tous vêtus du même imperméable, avec le même parapluie, comme une file grise et sans sourire."
Cet ingénieur s’est volontairement marginalisé par rapport à eux. C’est courageux. Cela lui ouvre des possibilités de contacts avec toutes sortes de personnes venues de milieux sociaux différents, de modes de pensée différents, et combien c’est enrichissant !
À 62 ans, la retraite atteindra aussi ces hauts fonctionnaires. Et après ? Les parties de golf, les diners mondains avec les amis qui leur ressemblent.
Pourtant ce matin, le premier d’entre eux que je reçois est particulièrement ouvert et agréable, aussi bien avec l’infirmière qui l’a reçu qu’avec moi-même.
Alors que je remplis sur l’ordinateur la rubrique : " faites-vous du sport, " il me raconte :
" Je fais partie d’un club cycliste et toutes les semaines nous faisons une grande randonnée. Nous sommes nombreux. J’ai rencontré une foule de gens intéressants que je n’aurais pas connus en restant uniquement dans mon milieu social : un boulanger, un mécanicien, un commerçant…. Cela m’a ouvert l’esprit et m’apporte beaucoup de bonheur. "
J’ai soudain compris pourquoi l’abord était simple et ouvert. Il appartenait à un milieu social élevé mais avait su s’ouvrir à des personnes plus simples et plus ouvertes, qui lui apportaient tout ce qu’il ne trouvait pas dans ses relations habituelles..
" C’est trop restrictif de ne fréquenter que des gens qui sont comme nous, me disait-il, on s’enferme dans une bulle. "
En conclusion :
Appartenir à un groupe nous permet de satisfaire notre besoin d’appartenance. Nous y sommes reconnus et c’est important. C’est un socle solide sur lequel nous pouvons nous épanouir et donner le meilleur de nous-mêmes.
Mais c’est encore mieux de ne pas s’y laisser enfermer de façon exclusive. On découvre un monde de richesses et de savoir-faires insoupçonnés.
Dans l’Eglise, on bénéficie de ce sentiment d’appartenance fort, comme membre du corps de Christ. Et on y rencontre des personnes de toutes races, de tous milieux sociaux. C’est très enrichissant pour tous.
Quelle satisfaction de connaître des personnes différentes de soi !
" Heureux celui qui s’intéresse aux pauvres, au jour du malheur, l’Éternel le délivre. " (Psaume chapitre 41, verset 2)
Il arrive que les personnes qui ont très bien " réussi dans la vie " soient un peu arrogantes et imbues d’elles-mêmes.
Mais dans un cabinet médical, sous couvert du secret professionnel et allongées sur un lit d’examen, alors que l’on écoute le cœur et que l’on prend la tension artérielle, il est rare que cette arrogance perdure.
Les chagrins de la vie sont racontés, car personne n’en est épargné.
" Ma fille va mal ; j’ai dû mettre ma mère en maison de retraite… ; mon collègue est décédé d’un cancer récemment, il n’avait pas encore 60 ans ! "
Ces personnes sont désireuses de parler "cœur à cœur " avec quelqu’un qui respectera le secret professionnel, parce qu’elles passent leur vie à "sauver la face "devant les grands de ce monde.
Les personnes très évoluées intellectuellement et socialement prennent souvent soin de leur santé. Elles me parlent de tel ou tel proche, qui est mort d’un cancer, d’une maladie cardio-vasculaire dans la force de l’âge. Elles ont peur pour elles-mêmes.
Elles ont raison de prendre soin de leur corps. Mais la plupart d’entre elles hésitent à aborder un sujet spirituel dans une conversation même si quelques croix en or se cachent derrière les chemisiers, chemises et cravates.
L’un d’entre eux pourtant, me disait avoir trouvé un équilibre dans une certaine philosophie. Mais il méprisait les chrétiens, qui " au lieu de prendre leurs responsabilités dans la vie, avaient besoin d’un bouc émissaire".
Son orgueil le poussait à rejeter la nécessité d’un Sauveur.
J’ai pensé en moi-même que de prendre Jésus comme Sauveur (comme un "bouc-émissaire") me poussait à prendre mes responsabilités. En effet, s’il est mon Sauveur, il devient mon Seigneur et m’engage à le suivre sur une voie de responsabilité (responsabilité de faire le bien).
Le plus intelligent de tous, c’est Dieu. Il nous propose, par la foi et quels que soient notre niveau social et nos atouts naturels, de faire partie d’un même corps, le corps de Christ.
Je rêve que ces hommes et ces femmes de pouvoir, autant que les petits et les méprisés de ce monde, aient une relation avec Dieu et connaissent Jésus. Alors tout prend son sens et l’on n’a plus de crainte.
Tout donner au travail ?
Qu’en dit la Bible ?
" Malheur à celui qui est seul et qui tombe sans avoir un second pour le relever ! " (Ecclésiaste, chapitre 4, verset 10).
" Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. " (Première épître de Jean, chapitre 3, verset 14)
Cette petite femme triste m’arrête chaque fois qu’elle me voit passer dans les couloirs pour me parler des conditions déplorables dans lesquelles elle travaille.
Toujours habillée et coiffée avec élégance, à 61 ans, elle ne trouve plus sa place dans le monde du travail et n’a aucun entourage familial ni amical.
Son service est en pleine " restructuration ", son poste va être supprimé, et à un an de la retraite on lui fait comprendre qu’elle doit accepter le poste inintéressant qu’on lui propose.
" J’ai donné toute ma vie à ce travail et j’aurais voulu terminer ma carrière avec honneur. Lorsque j’étais jeune, on me demandait sans cesse de faire des heures supplémentaires " pour le service public ". J’ai tout donné au travail, je ne me suis pas mariée, et maintenant je suis considérée comme gênante. On me demande sans cesse à quelle date je pense prendre ma retraite. "
L’intérêt que nous avons pour notre travail ne doit pas nous faire oublier qu’à la retraite nous deviendrons des inconnus, sauf pour notre famille et nos amis.
C’est ce que je pensais en écoutant une autre femme, jeune celle-ci, dont l’unique objectif est de monter le plus haut possible dans la hiérarchie :
" J’ai vu ma mère travailler toute sa vie au ménage, à la cuisine, elle a usé sa santé dans les champs et n’a jamais pu se cultiver. Personne ne m’empêchera de grimper dans les échelons de la hiérarchie, j’irai le plus haut que je peux. "
J’en ai rencontré un certain nombre de ces femmes qui, ayant donné leur énergie exclusivement à la réussite professionnelle, s’accrochaient à leur poste à un âge où leurs capacités ne leur permettaient plus de s’adapter aux nouveaux logiciels, aux nouvelles mentalités, à l’évolution du travail.
Elles n’en prenaient pas conscience mais parfois utilisaient des techniques de harcèlement pour se maintenir en poste et ne faisaient aucun effort pour former des successeurs plus jeunes, avec la bienveillance et la pédagogie nécessaires.
Elles ont peut-être choisi une vie d’homme, parce qu’elles n’étaient pas d’accord avec la vie de femme que menait leur mère.
Pourtant il est important qu’elles préservent aussi leurs qualités féminines, dans les loisirs, le bénévolat, et qu’elles ne restent pas seules, mais qu’elles cultivent de bonnes amitiés.
Se rendre utile aux autres peut être une source d’enrichissement personnel.
Mariage ou célibat ?
Qu’en dit la Bible ?
" Ainsi chacun tient de Dieu un don, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 7, verset 7)
" Pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. "
(Première épître aux Corinthiens, chapitre 7, verset 2)
Dans les évangiles, il n’en est question que dans les Évangiles de Matthieu, chapitre 19, versets 11 et 12 et de Marc, chapitre 10.
Alors que Jésus explique aux disciples que la pensée du Créateur pour le couple est une fidélité jusqu’au bout, il leur donne l’unique alternative à cette situation : le célibat (un célibat réel, sans vie sexuelle).
" Tous les hommes ne sont pas capables d’accepter cet enseignement mais seulement ceux à qui Dieu en donne les moyens. Il y a différentes raisons qui empêchent les hommes de se marier. Pour certains, c’est une impossibilité dès leur naissance ; d’autres, les eunuques, en ont été rendus incapables par les hommes ; d’autres enfin renoncent à se marier à cause du Royaume des Cieux. Que celui qui peut accepter cet enseignement l’accepte ! "
Dans le livre des Actes des Apôtres, il est question des quatre filles non mariées (de Philippe l’évangéliste) qui donnaient des messages reçus de Dieu (Actes, chapitre 21, verset 9).
Dans les épîtres :
C’est l’apôtre Paul qui parle le plus du célibat, non pas comme un état imposé par Dieu ou par la loi du Christ, mais comme un état qui peut être préférable au mariage, dans certains cas très particuliers.
Dans sa première épître aux Corinthiens, au chapitre 7 et aux versets 25 et 26, alors qu’il répond aux croyants qui lui posaient des questions sur le mariage et la virginité, il dit clairement tout d’abord qu’il n’a pas reçu d’ordre du Seigneur à ce sujet. C’est dire à quel point Dieu respecte la liberté de chacun dans ce domaine.
Paul donne cependant son avis à ce sujet, comme serviteur digne de foi : il estime bon à un homme ou à une femme qui n’est pas lié à un conjoint de rester vierge.
Pourquoi ?
Pour une raison de circonstance. Paul pressentait et était averti par le Saint-Esprit que des temps très difficiles arrivaient pour les chrétiens.
Lui-même était célibataire, et lorsque l’on voit à quel point sa vie a été mouvementée (comme apôtre, fondateur d’Eglises, envoyé par Dieu vers les païens, il faisait de très longs voyages), on comprend qu’il n’aurait pas pu satisfaire aux exigences de son ministère en étant marié.
Mais d’autres apôtres, dont Pierre, et les frères de Jésus, étaient mariés, comme le dit Paul lui-même (Première épître aux Corinthiens, chapitre 9, verset 5) : " N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas (C'est-à-dire l’apôtre Pierre). "
Et personne ne peut nier qu’ils furent tous serviteurs de Dieu et de Jésus-Christ.
Dans le chapitre 7 de la première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul répond longuement aux questions des chrétiens concernant le mariage et le célibat et leurs avantages respectifs.
(On peut lire les versets 1 à 16 et 25 à 40).
Pour Paul, le célibat un avait un avantage sur le mariage en ce qu’il permettait de s’occuper sans partage des affaires du Seigneur (versets 32 à 34).
Mais il reconnaît en même temps : " Toutefois pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari " (verset 2).
Au verset 5, il conseille même aux couples de veiller à avoir une vie sexuelle épanouie et au verset 7, il reconnaît que si lui-même est favorable au célibat, c’est Dieu qui est souverain pour accorder à chacun un don particulier (à l’un le mariage, à l’autre le célibat).
De plus Paul précise que son conseil de rester seul est en grande partie motivé par les temps difficiles . La situation politique était en effet catastrophique.( v. 26)
C’est dire à quel point il ne peut être question d’imposer à un homme ou à une femme le célibat. Cette question dépend à la fois du choix de la personne et du don qu’il ou elle a reçu personnellement de Dieu.
Dans la première épître à Timothée, au chapitre 4 et aux versets 1 à 3, des enseignants qui enseignaient aux croyants de ne pas se marier sont appelés de faux docteurs.
En aucun cas notre décision ne doit être calquée sur celle de quelqu’un d’autre.
Et au chapitre 5 de la première épitre à Timothée (versets 11 à 14), il conseille que les jeunes veuves se marient, et qu’elles aient des enfants, car leur oisiveté et leur frustration les poussent vers de mauvais comportements.
Assurément un mariage où règnent l’amour et la fidélité est une grande bénédiction pour tous.
L’amour et l’amitié
Qu’en dit la Bible ?
" L’ami aime en tout temps, et dans le malheur il se montre un frère. " (Proverbes,
chapitre 17, verset 17).
" …exhorte les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté. " (Première épître à Timothée, chapitre 5, versets 1 et 2)
Il n’est pas difficile de constater qu’il existe entre un homme et une femme une complémentarité physique qui leur permet de s’unir physiquement et d’engendrer des enfants.
Il est important aussi qu’il existe une certaine complémentarité psychique entre l’homme et la femme. Cela permet à chacun de progresser vers une union plus harmonieuse et aussi vers une meilleure intégration dans la société environnante.
Les personnes qui vivent toujours à l’écart des autres, sans famille et sans contacts amicaux, gardent parfois des petits défauts qui les rendent difficiles à vivre en société.
Tous ces petits défauts, qui sont signalés par le conjoint, l’ami, nous permettent de devenir chaque jour plus apte à la vie en société.
La complémentarité qui existe entre l’homme et la femme, dans les savoir-faire, dans les préférences des tâches de la vie quotidienne, est aussi un bon facteur d’harmonie dans le couple.
L’un est capable de faire la vidange de la voiture. L’autre aime faire la lessive.
Chacun et chacune trouve les activités qui lui conviennent et permet à l’autre de s’épanouir dans le couple et d’y trouver du plaisir.
L’un n’aime que la musique classique, son conjoint, qui aime la chanson populaire, l’aidera à s’ouvrir à d’autres formes d’art.
On peut trouver une joie et un plaisir insoupçonnés en fréquentant des personnes qui ont des goûts différents des nôtres.
Ils nous font sortir de notre ghetto et nous rendent tolérants à l’égard de tous.
Entre deux personnes de même sexe, il n’est pas question bien sûr de complémentarité physique, ni de capacité à engendrer un enfant qui porte la moitié des gènes de chaque parent.
Mais il peut y avoir une complémentarité intellectuelle, psychique, de savoir-faire, qui fait qu’ils deviennent inséparables dans la vie quotidienne.
L’un est capable d’imaginer un projet, mais il n’a aucun talent d’organisateur et il laissera à l’autre le soin de réaliser ce qu’il a conçu.
Il existe des amitiés très fortes entre deux personnes de même sexe, qui sont nées dans diverses circonstances.
Cela peut être une période de désespoir surmontée grâce à la présence de l’autre.
Parfois une œuvre commune nécessite le savoir-faire complémentaire de l’un et de l’autre.
Des relations physiques homosexuelles ne sont absolument pas nécessaires pour solidariser cette amitié.
Bien au contraire, la transformation de l’amitié en amour physique détruit la relation amicale pour celui ou celle qui appartient à Dieu.
Dans les récits bibliques, plusieurs histoires d’amitié sont rapportées. L’une des plus belles est celle de David et de Jonathan.
Jonathan, fils du roi d’Israël, Saül, découvre que son père veut anéantir David, un jeune chef de guerre talentueux, dont il est jaloux. Mais Jonathan aime David " comme son âme. "
Il protégera David contre la fureur de son père. Cette amitié exceptionnelle, née dans une situation désespérée, cessera le jour de la mort de Saül, puisque Jonathan meurt le même jour que son père, sur le champ de bataille.
Une amitié forte peut être permise par Dieu pour sauvegarder une personne en danger.
A la fin de sa vie, alors que David risque de périr avec son armée de la main de son propre fils Absalom, c’est l’intervention de son ami, Hushaï qui le sauvera (Deuxième livre de Samuel, chapitres 16, 17 et 18).
La force de cette amitié, qui était purement une amitié de cœur, comme celle de Jonathan, a accompli son œuvre de sauvetage.
En aucun cas il ne s’agissait de relations homosexuelles entre David et Jonathan, qui avaient une ou plusieurs femmes et des enfants (à l’époque la polygamie était permise)
L’homosexualité
Qu’en dit la Bible ?
" ... Des passions déshonorantes, car leurs femmes ont remplacé les relations naturelles par des actes contre nature ; et de même les hommes, abandonnant les relations naturelles avec la femme, se sont enflammés dans leurs désirs, les uns pour les autres ; ils commettent l’infamie, homme avec homme… " (Épître aux Romains, chapitre 1, versets 26 et 27)
" Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu (Dieu).
Celui qui dit : Je l’ai connu et qui ne garde pas ses commandements est un menteur "
(Première épître de Jean, chapitre 2 versets 3 et 4).
" Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. " (Première épître de Jean, chapitre 2, verset 14)
Emmanuel m’est envoyé à la demande de l’administration. Il va mal, il a dû être soigné pendant plusieurs mois, et lorsque je le reçois, il est encore très abattu.
Son compagnon, avec lequel il vivait depuis plus de vingt ans, l’a laissé tomber brutalement.
Pour quelle raison ? Emmanuel était trop dominateur. C’était lui qui prenait toutes les décisions. Un jour, son compagnon lui en a fait le reproche et il est parti définitivement.
Emmanuel se retrouve seul, sans enfants, sans liens forts, ni avec sa famille, ni avec celle de son compagnon.
Le sentiment qui domine chez lui, c’est celui de l’abandon.
Il était un joyeux compagnon pour les amis qui le fréquentaient, mais maintenant, en dépit d’un bon soutien professionnel, il se sent terriblement seul ! Et il a peur de la vieillesse qui approche, et qui s’annonce solitaire.
Ses amis lui ont bien conseillé de sortir plus que d’habitude, d’avoir des relations sexuelles multiples avec d’autres hommes, pour oublier son compagnon, mais ça ne l’intéresse pas.
Il souffre avant tout d’une solitude affective. Alors qu’il me raconte cela, il me demande mon avis.
Je pense qu’il a raison de ne pas chercher une solution dans une sexualité débridée.
Ces expériences le laisseront encore plus frustré et déprimé et le marginaliseront encore davantage.
Avoir quelques amitiés saines lui apportera, à mon avis, plus de sérénité et une meilleure intégration dans la société.
Environ un an plus tard, il m’a transmis ses salutations par un collègue de travail qui passait sa visite médicale.
" On passe de bons moments à rire et à plaisanter avec lui " me disait ce collègue.
Cela m’a fait plaisir d’apprendre qu’il allait mieux et avait trouvé une bonne équipe dans le milieu professionnel. J’espère qu’il trouvera aussi l’affection dans sa vie personnelle.
Ce n’est pas toujours le cas, lorsque l’on vieillit.
" Je sais que je passerai ma vieillesse tout seul et cela me fait peur", me dit un jour ce haut fonctionnaire.
Malgré une belle alliance au doigt, il n’était pas marié et n’avait pas d’enfants. Alors qu’au cours de l’interrogatoire nous abordions le sujet des antécédents familiaux médicaux, il me dit brusquement :
“ Je suis fils unique. Mes parents demeurent loin et sont très malades. Mon compagnon est âgé et atteint d’une paralysie. C’est la solitude qui m’attend lorsqu’ils seront tous les trois décédés. ”
Malgré une brillante réussite professionnelle, le bonheur n’était pas au rendez-vous.
L’apôtre Paul, qui était célibataire, avait une affection débordante pour les chrétiens, particulièrement pour ses collaborateurs et pour ceux qui avaient traversé avec lui des moments très difficiles dans l’annonce de l’Evangile.
Dans ses lettres, il salue ses collaborateurs, hommes et femmes.
Il aimait particulièrement Timothée, qu’il appelle son " enfant bien-aimé " (Première épître aux Corinthiens, chapitre 4, verset 17).
Mais, malgré son célibat, jamais Paul n’a considéré l’homosexualité comme un choix possible pour celui ou celle qui veut aimer Dieu et lui obéir. Il savait que la vie de Christ lui permettait de triompher de tous ses instincts.
Dans l’épître aux Romains, au premier chapitre, Paul qualifie l’homosexualité de passion infâme pour ceux et celles qui "n’ont pas jugé bon d’avoir la connaissance de Dieu. "
Son amour pour les autres était purement fraternel.
Jamais le Saint-Esprit ne lui aurait permis de songer même à la sexualité dans ses relations avec les autres.
Il a pu garder la foi, la pureté et la puissance spirituelle jusqu’à sa mort. Et ce n’était pas à cause d’une force de caractère exceptionnelle. Il avait en lui une nouvelle vie, la vie de Christ.
Il est important de savoir que celui ou celle qui est " né de l’Esprit de Dieu " reçoit la force et la capacité de lutter contre une relation homosexuelle.
Une forte amitié peut exister, mais elle n’aboutira pas à une relation homosexuelle.
Celui ou celle qui reçoit l’assurance du pardon de Dieu, reçoit l’assurance que
" le sang de Jésus, le fils de Dieu, nous purifie de tout péché. " (Première épître de Jean, chapitre 1, verset 7).
Je ne saurais trop inciter les jeunes gens, les jeunes filles, à fuir ce genre de situation.
Ils ne doivent pas considérer, parce qu’ils ont été séduits une fois, qu’ils ou elles sont homosexuels(les).
Mais il faut veiller toute la vie.
On n’est jamais à l’abri de rencontrer quelqu’un du même sexe ou du sexe opposé, qui veut nous inciter à une relation homosexuelle ou à une relation adultère.
La tentation doit être surmontée avec l’aide de Dieu, mais elle peut se représenter.
Il ne faut pas se croire définitivement à l’abri lorsque l’on a remporté une bataille.
L’homosexualité existe et Dieu aime les homosexuels et les homosexuelles et toute personne qui vit une situation sexuelle non conventionnelle du même amour que tout être humain sur la terre.
Simplement, celui ou celle qui se présente comme croyant et qui est véritablement croyant reçoit de Dieu la capacité de vivre dans la pureté à cet égard. Il est très important d’affirmer cette vérité à tout croyant qui cherche à plaire à Dieu, plutôt que de lui affirmer que Dieu est miséricordieux et qu’il accepte tout.
La vraie miséricorde est d’aider quelqu’un à sortir d’une situation qui ne lui apportera pas le bonheur. Les homosexuels dans la société sont une minorité, en butte au mépris et au jugement de ceux et celles qui les accusent d’avoir des relations sexuelles contre-nature.
S’ils veulent vivre comme Dieu le demande, ils recevront de Dieu par le Saint Esprit, la force de combattre la tentation.
Dieu est notre père, il veut notre bonheur avant tout.
Trébucher et tomber ne veut pas dire rester allongé toute la vie. Il faut se relever et repartir dans une direction qui honore Dieu. Et en fin de compte, nous serons beaucoup plus heureux ainsi.
Nous recevons aussi la force de vivre dans la chasteté lorsque les circonstances nous y obligent, car Dieu nous en donne la force.
Il importe de mettre en évidence la différence essentielle qui existe entre d’une part une vie sexuelle homosexuelle active et d’autre part une attirance homosexuelle dont certains chrétiens, qui l’expérimentent, parlent comme un lieu de souffrance où la victoire est possible.
Ce n’est pas la tentation qui pose problème, ce ne sont pas les pulsions, les attirances qui sont dénoncées, c’est le passage à l’acte, dont nous pouvons avoir la victoire en Christ.
Du reste, la tentation existe également chez l’hétérosexuel, les pulsions et les attirances y sont parfois très fortes.
Mais ce que Dieu dénonce, ce ne sont pas les pulsions, l’attirance et les tentations . C’est le passage à l’acte et l’adultère.
Transgenrisme et transsexualité
Qu’en dit la Bible ?
Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété… (Epître à Tite, chapitre 2, versets 11 et 12)
Transgenre est un nom et un adjectif qui concerne les personnes dont l’identité sexuelle et psychique, psycho-sociale, ne correspond pas au sexe biologique.
Les personnes transgenre, par opposition aux personnes cisgenre, s’identifient à un genre différent de celui qui leur a été assigné à la naissance.
Le transgenrisme ou transidentité consiste à ressentir le besoin irrépressible d’adopter, transitoirement ou définitivement, les comportements et attributs sociaux du genre (masculin ou féminin) auquel on s’identifie, en contradiction avec son sexe génital.
La personne transgenre ne change pas de sexe.
A l’inverse, une personne transsexuelle a modifié son corps par la prise d’hormones et la chirurgie.
Elle est passée d’un sexe à l’autre.
Témoignage :
Je remarque ce matin, dans la salle d’attente, une toute jeune femme prostrée, recroquevillée sur sa chaise. Cheveux longs, vêtue sans aucune recherche d’un jean et d’une chemisette à carreaux, elle fixe obstinément le sol.
Lorsque son tour arrive, je passe prendre son dossier au secrétariat médical.
Ma collègue m’informe : “ C’est le tour de Mademoiselle Unetelle, mais son vrai nom est Monsieur Untel. ”
Je l’introduis dans le cabinet médical et lui propose gentiment de s’asseoir.
L’interrogatoire médical commence et lorsqu’elle lève enfin les yeux vers moi, je suis saisie par un regard d’une douceur extraordinaire et en même temps tendu et craintif.
Mais elle persiste à cacher son corps avec ses mains, et je l’ausculte du mieux possible à travers les vêtements.
La période de transition est manifestement douloureuse pour elle. Tout son être manifeste de l’anxiété.
L’anxiété est aussi présente le plus souvent chez les enfants qui manifestent des dispositions transgenres. Ils trouvent leur plaisir à s’identifier à des héros ou héroïnes de l’autre genre, mais ne sont pas parfaitement détendus et heureux.
Ils ressentent souvent cela comme une injustice et envient les enfants qui sont bien dans leur peau avec le gente qu’ils ont reçu à la naissance.
Le transgenrisme, la transsexualité sont-ils source de difficultés pour les personnes intéressées et pour ceux qui les entourent ?
-Pour l’entourage :
L’introduction des femmes transsexuelleses dans les compétitions sportives a déjà soulevé des polémiques. Certains veulent des preuves que l’athlète concernée ne possède pas un avantage du fait d’avoir été un homme dans le passé (masse et force musculaires majorées, niveau de testostérone …)
Un autre problème a émergé, celui de l’utilisation des toilettes et salles de bain publiques. Dans quelles toilettes les transsexuels doivent-ils se rendre ?
Les toilettes publiques sont en général séparées pour les hommes et les femmes.
Des toilettes communes pourraient-elles augmenter les cas de violence, ou bien gêner certaines personnes par rapport à des règles morales, religieuse ?
-Mais les conséquences peuvent être bien plus grave pour les intéressés eux-mêmes :
Le changement de sexe juridique est autorisé (modification du sexe à l’état civil, du prénom éventuellement), mais ses conséquences sont très nombreuses.
Keira Bell, une britannique de 24 ans vit avec le regret quotidien d’avoir effectué une transition vers le sexe masculin.
Après quelques entretiens dans une clinique spécialisée dans les questions de genre, elle a accepté le traitement habituel : bloqueurs de puberté (à ce stade là il y a encore réversibilité) puis prise de testostérone et à l’âge de 20 ans, ablation des seins (double mastectomie).
Elle reconnait maintenant qu’elle n’a pas agi en toute connaissance de cause et que le mal-être qu’elle éprouvait à vivre dans le genre qu’elle avait à la naissance n’était qu’un symptôme de sa misère morale et non la cause.
Il faut être conscient que la transition vers l’autre sexe fait d’un être en bonne santé un patient à vie : traitement hormonal à vie, chirurgie avec ses complications parfois, atrophie des organes génitaux externes, infertilité (difficulté à concevoir un enfant)
Parfois après la transition, les troubles psychologiques d’un individu et les risques de suicide s’accentuent.
Il ne faudrait pas qu’une contagion sociale banalise le problème de la transition sexuelle. Une amie me disait récemment : la transition de genre, pour certains et certaines, c’est devenu une mode.
A l’adolescence, beaucoup de jeunes filles deviennent étrangères à leur corps : acné, prise de poids, développement des seins, apparition des règles, inconfort lié au regard des hommes. Les jeunes garçons doivent s’habituer à la modification de la voix, à l’apparition de la pilosité, de l’acné.
Ils ont besoin d’un accompagnement bienveillant.
Apprendre à connaître Dieu, à l’aimer, c’est aussi savoir qu’il nous aime tels que nous sommes et qu’il peut nous aider à nous aimer nous-mêmes.
Certains jeunes sont attirés par des activités, des loisirs, des métiers habituellement prisés par des jeunes du sexe opposé. Ce n’est pas pour cela qu’ils doivent changer de corps et accepter les mutilations que cela sous-entend !
A force de se poser des questions et d’en poser aux autres, on n’accepte plus la liberté individuelle. C’est une forme de terrorisme mental que de vouloir absolument unifier toutes les activités par rapport au sexe.
Un jeune bien accompagné évoluera à son rythme et parviendra à être à l’aise dans son corps de jeune adulte, en restant fidèle à la Parole de Dieu.
Car la meilleure solution, c’est encore d’arriver à l’âge adulte avec un corps sain qui a gardé toutes ses capacités.
Telle jeune fille manque de coquetterie. Elle cache ses formes dans un jogging trop large, par peur du regard de mépris, parfois de désir, des autres : Cela ne l’empêchera pas de trouver au moment où elle le décidera un garçon qui l’aimera telle qu’elle est.
Ce jeune homme manque un peu de virilité. Combien de fois ses frères et ses copains se sont moqués de lui : “ Tu n’es qu’une fille ! ”. Mais dans des circonstances vraiment difficiles il sera peut-être le seul à tenir le coup.
La virilité réside bien plus dans la force d’âme que dans les muscles.
Se préserver avec tous les atouts que Dieu nous a donnés pour nous-mêmes et notre conjoint, c’est possible quelles que soient les circonstances pour celle ou celui qui le veut vraiment, qui croit en la puissance de Dieu.
Changer de sexe alors que l’on est tout jeune, que l’on n’a pas encore les connaissances nécessaires pour prendre une décision en toute connaissance de cause, c’est comme accepter l’amputation d’ un membre en bonne santé, sans savoir si au cours de la vie on n’en aura jamais besoin.
Nombreuses sont les personnes qui avouent regretter cette transition, et plusieurs pays interdisent maintenant la prescription précoce de bloqueurs de puberté chez les enfants.
Plusieurs personnes, après avoir fait une rencontre avec Dieu, et vécu une conversion profonde, ont souhaité reprendre le genre qui leur était assigné à la naissance et ont fait une détransition. Ils et elles ont témoigné de la paix et du bien-être que cette décision leur a apporté.
Est-il préférable d’être un homme ou une femme ? D’être un garçon ou une fille ?
Qu’en dit la Bible ?
" Il n’y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus-Christ. " (Épître aux Galates, chapitre 3, verset 28).
" Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. " (Épître aux Ephésiens, chapitre 5, verset 33)
La question posée par notre titre ne peut se poser comme telle, sans que l’on parle du contexte dans lequel vit la personne concernée et de ses désirs profonds.
Dans certains pays, certains environnements, les droits des femmes sont bafoués ; elles n’ont pas le droit d’exprimer leurs opinions, de choisir un métier, de choisir même un conjoint qui leur plaise.
Beaucoup d’entre elles regrettent de ne pas être un homme.
La situation inverse existe. Certains hommes voudraient vivre une vie de femme.
Beaucoup de femmes, au sortir de la deuxième guerre mondiale, se sont battues pour leurs droits, pour avoir le droit de travailler, de choisir le nombre de leurs grossesses.
Elles avaient fait le travail des hommes lorsqu’ils étaient au front.
Leur réussite dans de nombreux domaines professionnels, dans les études supérieures, et l’avancée des neurosciences ont prouvé qu’elles avaient les mêmes capacités que les hommes.
Et elles ont souhaité prendre leur revanche.
Je prenais récemment des cours du soir avec un groupe d’hommes et de femmes.
Pendant une pause, nous discutions de la condition actuelle des femmes, qui de plus en plus ont des postes à responsabilité.
En parlant des hommes, l’une de nous a lancé soudain : " C’est bien fait pour eux, ils n’ont que ce qu’ils méritent. "
Ce n’était pas dit sur le ton de la plaisanterie, et cela a jeté un froid au milieu de nous.
J’ai trouvé cette réflexion attristante et idiote. Les élèves masculins qui étaient avec nous étaient très sympathiques et respectueux des femmes.
Si la parité et l’égalité entre les hommes et les femmes s’installent avec un esprit revanchard, un jour ou l’autre, la situation s’inversera et ce seront les hommes qui seront lésés et auront besoin de faire entendre leur voix. Cela commence, hélas.
Pour une société harmonieuse, les femmes, comme les hommes, peuvent faire valoir leurs compétences et faire entendre leur voix avec la discrétion nécessaire et le respect de l’autre.
Je connais beaucoup de femmes déjà âgées qui, parce qu’elles n’ont pas pu travailler en dehors de leur foyer, parce qu’elles n’ont pas eu d’indépendance financière, cherchent à dominer d’une autre manière leur mari.
Ceux-ci, vivant à une époque où la norme était que l’épouse reste au foyer, ne méritent pas d’être submergés par des reproches immérités et de finir leur vie dans l’ombre de leur femme.
Beaucoup de femmes ont envié les hommes dans le passé, pensant qu’ il n’y a que les hommes qui peuvent à la fois travailler et avoir une famille.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
La femme, comme l’homme, peut travailler en dehors de son foyer, à condition d’avoir une santé convenable et de ne pas avoir une famille trop nombreuse pour les possibilités du foyer.
Dans certains cas, on a assisté à un rejet de la vie de famille et de la maternité par certaines femmes, surtout celles qui faisaient des études longues ou qui avaient de grandes responsabilités professionnelles.
C’est un effet délétère du féminisme poussé à l’extrême, qui marginalise les femmes.
Ne pas se plaindre de son sort ?
Qu’en dit la Bible ?
- A propos d’un comportement néfaste :
" Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort…" (Épître de Jude, verset 16).
- Et à propos de ce que Dieu demande à tous :
" Ayez.. la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. " (Première épître de Pierre, chapitre 3, verset 4)
" Le Fils de l’homme (Jésus) n’est pas venu pour être servi mais pour servir…" (Evangile de Matthieu, chapitre 20, verset 28)
" Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles. " (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 5,
verset 17)
Me voici aujourd’hui face à un homme qui souffre.
Il a longtemps été adjoint au chef de service, dans une branche d’activité prestigieuse.
Tout se passait bien, même lorsque le chef de service est parti à la retraite et a laissé sa place à une femme brillante qui avait toutes les qualités et qualifications nécessaires à ses fonctions.
La cheffe de service et son adjoint travaillaient en bonne intelligence, et leurs deux familles se recevaient, en dehors du travail, une fois chez l’un, une fois chez l’autre.
Et puis un jour, cette femme ambitieuse, qui avait commencé à évincer de son service tous ceux qui la critiquaient et commençaient à lui faire de l’ombre, a convoqué cet homme et lui a fait savoir qu’elle n’avait plus besoin de lui dans son service.
Il a dû chercher un poste équivalent dans un autre service, chose que ses capacités lui ont permis de trouver sans difficultés.
Mais il restait chez lui de l’amertume et de la souffrance d’avoir été mis de côté sans raisons professionnelles. Les deux familles ont cessé de se fréquenter.
J’avais rencontré peu de temps auparavant, sans rien connaitre du problème, cette cheffe de service que j’avais trouvée plutôt sympathique, quoique peu détendue.
On sentait en elle une recherche d’excellence et de performance, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel.
Ses enfants avaient tous fait des études prestigieuses, garçons et filles, et avaient des situations enviables.
A un moment donné, elle m’a fait une réflexion.
D’un air gêné, elle m’a simplement dit : " Les femmes, actuellement, font des études supérieures, elles occupent des postes importants. L’ennui, c’est que les hommes ont du mal à trouver leur place. "
Elle savait que j’allais recevoir son collègue en visite médicale.
Lorsque j’ai reçu en visite médicale l’adjoint qu’elle n’avait pas voulu garder avec elle, j’ai compris à postériori pourquoi elle m’avait fait cette réflexion.
Elle se sentait coupable d’avoir chassé cet homme compétent de son service.
Cet adjoint, qui était en face de moi, était dans une vraie souffrance.
Il avait largement contribué à mettre sur pied un service qu’il aimait…. Et il en avait été chassé par une femme qui voulait garder à tout prix une influence dominante sur ses collègues.
A la fin de l’entretien, il m’a dit cependant : " Il y a une chose qui adoucit ma déception, c’est que je suis depuis un an papa d’une adorable petite fille. Elle est ma joie de vivre. "
Je lui ai répondu, et je le pense vraiment : " Vous avez raison de vous réjouir, il n’y a rien de plus beau et de plus important dans la vie que la naissance d’un enfant. "
Cela m’a fait penser à la réaction de Jésus face à une discussion animée entre ses disciples, lorsqu’ils n’osent pas répondre à sa question : " De quoi discutiez-vous en chemin ? "
Ils n’osaient pas répondre, parce qu’ils avaient discuté en chemin pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand.
Mais Jésus inverse leur système de valeur en appelant un petit enfant et en leur disant :
" Quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux " (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 4).
Quelle que soit la position que l’on a dans ce monde, on n’arrive pas à la cheville d’un petit enfant qui sait qu’il n’est rien et qu’il doit tout à son Père Céleste.
C’est une bonne chose de faire valoir ses capacités, d’augmenter ses connaissances, à condition de se souvenir que nos capacités nous ont été données pour le bien commun et à condition de ne pas user de menaces et de mépris à l’égard de ceux qui sont sous notre pouvoir.
" Maitres, abstenez-vous de menaces, sachant que leur maitre (celui des serviteurs) et le vôtre est dans les cieux, et que devant lui il n’y a point d’acception de personnes " (Épître aux Ephésiens, chapitre 6, verset 9).
Dans les siècles passés, la grande majorité des femmes acceptaient le rôle qu’on leur assignait dans la société.
Elles se mariaient, élevaient leurs enfants.
Toute leur affection allait à leur mari, leurs enfants et petit-enfants.
Si les grosses épreuves de santé, les gros déficits financiers, les situations d’infidélité…. n’atteignaient pas la famille, elles étaient heureuses.
Le mari avait son travail, il confiait la maison à sa femme, qui avait de ce fait une certaine autonomie.
Le soutien affectif et financier du mari, sa reconnaissance, lui suffisaient.
Elle avait appris à aimer ce que Dieu lui avait donné, elle avait tout appris de sa propre mère et pour elle, ne pas se plaindre de son sort, c’était obéir à Dieu (Épître de Jude : 16).
Heureuses femmes qui trouvaient leur place dans la société, créant une famille parmi les autres familles, transmettant leur savoir à leurs filles….
Il est de plus en plus loin ce temps.
Avec la contraception, les grandes familles se raréfient, les couples deviennent infidèles, les femmes deviennent autonomes, elles prennent parfois la place des hommes dans la société.
Néanmoins, l’évolution de la société, la diminution de la croissance démographique dans le monde et du nombre de naissances, peuvent très bien être vécues dans l’obéissance à Dieu.
Dans un couple moderne, où l’homme et la femme travaillent, l’obéissance à Dieu et à sa parole apporteront fidélité, respect et soutien mutuels.
Le bonheur et la paix rejailliront sur le mari et sa femme mais aussi sur les enfants.
Et cette famille sera un bon exemple pour les générations futures.
Elle pourra même être un havre de paix et de conseils pour les cœurs de personnes tourmentées.
L’éducation des enfants
Qu’en dit la Bible ?
" Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. " (Proverbes, chapitre 22, verset 6).
" Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment. " (Épître aux Colossiens,
chapitre 3, verset 16)
" Je vous ai élevées toutes les trois comme des garçons " disait cette mère à ses filles alors qu’elles étaient à un âge où l’on peut faire un bilan presque définitif, à l’âge de la retraite.
Et elle ajoutait : " Quand on est parent, on se trompe toujours. "
Elle-même, née entre les deux guerres mondiales du début du siècle précédent, avait fait des études universitaires mais n’avait pas exercé sa profession. Plusieurs filles étaient nées coup sur coup et son mari avait un bon salaire.
Lorsque les enfants sont parties en faculté, elle s’est retrouvée seule et désœuvrée, elle aurait voulu travailler, mais la profession pour laquelle elle avait été formée avait beaucoup évolué, il était trop tard.
Elle s’est sentie prisonnière de sa condition de femme dépendante financièrement, et a toujours considéré qu’il était plus simple pour un homme que pour une femme d’avoir à la fois une profession et une famille.
Deux de ses filles ont donné priorité à leur profession et leur indépendance.
Elles sont restées célibataires et sans enfants.
Cette vieille mère souffre de voir la vie de ses filles amputée d’une vie de famille.
Actuellement, les femmes, dans leur grande majorité, travaillent et trouvent leur équilibre dans la vie professionnelle comme dans la vie de famille.
L’éducation des enfants a un grand rôle à jouer dans l’orientation des adultes.
Dans un foyer où la mère n’a pas trouvé son compte sur les plans de la profession et de l’indépendance financière, les filles peuvent avoir tendance à vouloir ressembler à des garçons.
Elles veulent à tout prix garder leur liberté, comme cette jeune femme qui me disait : " Que je rate ma vie familiale, tant pis. Mais surtout pas ma vie professionnelle. "
Une autre forme d’éducation nocive est celle d’un foyer où aucun des parents ne travaille. Les enfants reproduiront parfois ce qu’ils ont vécu à la maison, avec ce que cela apportera d’ennui, de manques et d’incitation à divers méfaits : vols, violence, envie.
C’est si simple de vivre sans travailler en se faisant porter par les autres .
Je ne parle pas bien sûr des situations de chômage forcé, de maladie, de familles nombreuses où l’un des parents doit rester à la maison…
L’avortement
L’avortement, ou Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), est déclenché volontairement, à la demande d’une femme enceinte, qui ne veut pas poursuivre sa grossesse.
La demande ne peut pas être faite par une autre personne que la femme enceinte elle-même. La femme peut être majeure ou mineure, même non émancipée.
Qu’elle se pratique avec des médicaments ou une intervention chirurgicale, elle est autorisée par la loi (Loi Veil) et assistée médicalement depuis 1975, ce qui permet d’éviter les complications : hémorragies, infections.
Avant 1975, de nombreuses femmes avortaient en dehors d’une structure médicale, et certaines en mouraient ou devenaient stériles.
Dans un autre cas, que l’on appelle l’IMG (Interruption Médicale de Grossesse), ou avortement thérapeutique, on propose à la femme enceinte d’interrompre sa grossesse, si sa vie est en danger ou si l’enfant à naître présente une affection incurable.
Les questions religieuses posées par l’avortement ne trouvent aucune réponse dans la Bible, que ce soit dans l’Ancien Testament ou le Nouveau Testament.
Les femmes avaient pour fonction principale de mettre les enfants au monde, de les élever, et la stérilité était considérée comme une malédiction. (Deutéronome, chapitre 7, verset 14)
Alors que faire ?
Chaque femme se détermine elle-même en fonction de ses ressources spirituelles, familiales, morales, financières.
Témoignages :
“ Lorsque je faisais mes visites médicales en service de Santé Publique, les infirmières reprochaient à de toutes jeunes filles de prendre l’IVG pour une contraception. Elles ne prenaient pas garde de prendre une contraception et se présentaient régulièrement à l’hôpital pour subir une IVG.
Quand on creusait un peu pour découvrir le support familial de ces jeunes filles, on voyait qu’il était presque inexistant. Pas de parents attentifs à la sécurité et au bien-être de leur fille, qui pensaient trouver le grand amour dans les bras d’un garçon et se retrouvaient seules à gérer une grossesse. ”
“ Un avortement, c’est quelque chose de douloureux, que l’on n’oublie pas, et dont le souvenir peut resurgir avec violence au cours d’évènements médicaux. Je me souviens de cette jeune femme, pourtant mariée, avec des enfants, qui avait eu une IVG quelques années auparavant.
A la fin de la consultation et de l’interrogatoire, elle m’a demandé de ne rien inscrire à ce sujet dans son dossier. Elle voulait que personne ne le sache, pas même son médecin traitant. ”
“ Voici ce qui est arrivé à un couple de mes amis : au cours de l’échographie, on leur a annoncé une malformation importante chez la petite fille qu’ils attendaient et on leur a proposé une IMG (Interruption Médicale de Grossesse.
Le choix était d’autant plus difficile que le père était éducateur spécialisé pour enfants handicapés mentaux. Mais ces deux jeunes parents étaient croyants et ils ont décidé de faire confiance en Dieu. Soutenus par une foi profonde, ils ont décidé de garder l’enfant.
Lorsque le jour de la naissance est arrivé, la petite ne présentait aucune anomalie. Elle est maintenant une belle jeune femme, dotée de multiples dons et en excellente santé.
L’euthanasie
Le problème de l’euthanasie n’est pas abordé dans la Bible.
Le mot euthanasie veut dire “ la bonne mort ”.
Selon le dictionnaire Le Robert, c’est l’usage des procédés qui permettent de hâter ou de provoquer la mort de malades incurables qui souffrent et souhaitent mourir.
Seule l’euthanasie passive est autorisée en France depuis le vote de la loi Léonetti en 2005.
L’euthanasie active , droit au suicide par une injection faite par un médecin ou un tiers, n’est pas autorisée en France.
L’euthanasie passive est le refus ou l’arrêt d’un traitement nécessaire au maintien de la vie, par un patient, qui a la maturité et les capacités de discernement nécessaires pour rédiger les souhaits liés à la fin de sa vie.
L’euthanasie passive peut aussi être indirecte, lorsque l’administration de médicaments contre la douleur chez un malade qui souffre, provoque la mort sans qu’on la recherche.
Le but de l’euthanasie, “ la bonne mort ”, est bien sûr la recherche du confort de vie dans les derniers jours, semaines ou mois qui précèdent la mort.
Confort pour ce qui concerne la souffrance physique mais aussi la souffrance mentale, l’anxiété principalement.
L’utilisation des médicament de confort, contre la douleur, contre l’anxiété, permet au malade, mais aussi à son entourage, non seulement de moins souffrir, mais aussi de continuer à communiquer, ce qui est un avantage certain.
Dans les cas de souffrance physique majeure ou d’anxiété majeure, on ne peut plus communiquer avec le malade. Et les aidants familiaux ou amicaux peuvent être, eux-aussi, dans une grande détresse physique et psychique. Les équipes soignantes en tiennent compte, surtout si ces derniers sont eux-mêmes très âgés ou malades.
Dans de très nombreux cas, l’euthanasie peut se pratiquer à domicile, avec des soins prodigués plusieurs fois par jour et même la nuit, par une équipe de médecins et d’infirmiers.
Jésus est-il un modèle ?
Qu’en dit la Bible ?
" Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force et d’amour, et de sagesse. " (Deuxième épître à Timothée, chapitre 1, verset 7).
" Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu…. " (Epître de Jacques, chapitre 1, verset 5).
Un professeur de théologie posa un jour, à brûle pourpoint, la question suivante à ses étudiants :
" A votre avis, Jésus était-il un modèle ?"
Tous les étudiants donnèrent une réponse affirmative.
Jésus, pleinement homme, mais sans péché, reconnu " Fils de Dieu " par sa résurrection d’entre les morts, était forcément un modèle.
Un modèle est donné pour servir de référence, d’exemple. Il est propre à être imité.
Jésus doit-il être imité ? Dans sa sainteté, son amour, son humilité, oui. Dans sa soumission à l’Esprit de Dieu, oui.
Devons-nous vivre comme lui ? C’est peut-être réservé à certains d’avoir une vie errante, mais pas au commun des mortels, heureusement.
Voici la réponse du professeur de théologie :
Vous trouvez vraiment que Jésus était un modèle ? Il ne travaillait pas, il vivait avec des hommes, il se faisait entretenir par des femmes qui l’assistaient avec leurs biens matériels.
Les étudiants regardèrent leur professeur avec surprise et même un peu de réprobation.
Et pourtant c’était vrai.
Le ministère de Jésus n’aurait pas pu se développer comme il l’a fait, s’il n’avait été financé par des femmes riches et si Jésus n’avait pas été parfaitement libre de tout lien familial ou professionnel.
Et il se savait destiné à mourir.
Mais bien sûr nous ne sommes pas destinés à vivre la même vie que Jésus. Sauf cas très particulier.
Et qu’en est-il de ceux et celles qui sont appelés au service de Dieu ?
L’apôtre Paul avait un métier et il travaillait lorsqu’il le devait jusqu’à ce que des dons lui permettent de se donner à 100% à l’annonce de l’Evangile ou qu’il parte à nouveau pour un autre voyage missionnaire.
Mais il n’était pas marié. Il était appelé à faire de longs voyages, de plusieurs mois, et n’aurait pas pu satisfaire à ses responsabilités d’époux, de père, de chef de famille. Et sa famille l’aurait freiné dans la réalisation de sa vocation.
Alors il partait, avec des hommes.
Barnabas, puis Silas….
Lorsque Jésus avait envoyé ses disciples, il les avait envoyés deux à deux.
Deux hommes qui ne se quittent pas, des semaines, des mois durant.
Voilà qui ne manque pas de poser question.
Etaient-ils pour autant homosexuels ?
Certainement pas.
Si Jésus envoie ses disciples deux à deux pour annoncer le royaume de Dieu, il sait que par le Saint-Esprit ils seront gardés de tout mal. Et au moindre doute, ils doivent se séparer.
En revanche, à l’intérieur de l’église locale, dans aucun texte du Nouveau Testament, il n’est question de serviteurs de Dieu qui, étant du même sexe, exercent à deux en vivant en couple..
Est-il inversement concevable, sauf pour des missions "éclair", qu’un homme et une femme non mariés partent ensemble en mission ?
Non, bien sûr. Sauf s’ils sont inclus dans un groupe.
L’Esprit que Dieu nous a donné est un esprit de force et d’amour, mais aussi de sagesse.
Regarder et toucher
Qu’en dit la Bible ?
" Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. " (Première épître aux Thessaloniciens, chapitre 4, verset 7).
" Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. " (Évangile de Matthieu, chapitre 5 verset 28)
" Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi…" (Évangile de Matthieu, chapitre 5, verset 29)
" Veillons à ne rien faire qui soit une occasion de chute pour autrui… " (Épître aux Romains, chapitre 14, verset 13).
" Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. (Deuxième épître de Pierre, chapitre 2, verset 19).
" Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ…" (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 2, verset 14).
" Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui … quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu… " (Première épître de Jean, chapitre 3, versets 9 et 10)
" Ceux qui sont à Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. " (Épître aux Galates, chapitre 5 verset 24)
L’immoralité prend bien sûr sa source dans les pulsions de notre corps, mais elle a aussi son point de départ dans nos pensées et nos motivations.
Par la nouvelle naissance et l’action du Saint-Esprit en nous, nous recevons la force de ne pas tomber dans l’immoralité, parce que nos pensées et nos motivations sont transformées.
Si la loi donnée par Moïse au peuple d’Israël punissait sévèrement l’immoralité, la loi de Christ, inscrite dans nos cœurs, nous donne le pouvoir, si nous le voulons vraiment, de lutter contre l’immoralité.
C’est pour cela que dans le sermon sur la montagne, Jésus affirme que le désir est aussi grave que l’acte (Évangile de Matthieu, chapitre 5, verset 27) : " Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. "
Et on peut inverser la situation : " toute femme qui regarde le mari d’une autre en le désirant a déjà commis adultère avec lui dans son cœur. "
Quelle est la porte d’entrée du mauvais désir ?
1 - Le regard d’abord.
La façon dont on regarde.
Il existe deux verbes qui traduisent bien une façon de regarder avec convoitise.
Le verbe mater : épier avec convoitise.
Le verbe lorgner : convoiter quelque chose secrètement.
Cette convoitise empoisonne notre âme, nos relations avec Dieu et les autres. Elle nous empêche de vivre notre vie.
" Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne " (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 9).
Il ne s’agit pas, bien sûr, de s’arracher les yeux physiquement.
Mais Job, un homme remarquable par sa fidélité à Dieu, qui n’a jamais faibli même dans les pires difficultés, donne sa solution : (Livre de Job, chapitre 31, versets 1 et 2, dans la version Thompson de la Bible).
" J’avais fait un pacte avec mes yeux ; comment aurais-je pu fixer mon attention sur une vierge ? Quelle part Dieu m’eût-il réservée d’en haut ? "
Il est évident que nous rencontrons et croisons un grand nombre de personnes, hommes et femmes, dont certains sont très séduisants et peuvent exercer sur nous une véritable fascination.
Il n’est pas interdit de les voir, c’est impossible. Mais notre regard dépend de nous.
Il y a une différence entre voir et regarder attentivement, arrêter son regard sur…, fixer son attention sur……
Fixer son attention sur un objet de désir, c’est déjà risquer d’ouvrir la porte à l’immoralité.
C’est aussi pour cela que dans les assemblées chrétiennes, les femmes sont appelées à être vêtues avec pudeur et modestie et à avoir des coiffures simples, qui ne les mettent pas trop en valeur, pour ne pas tenter les hommes.
" Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux. " (Première épître à Timothée, chapitre 2, verset 9).
Il va de soi également qu’un homme peut aussi être très séduisant et qu’il doit veiller à ne rien faire pour attirer l’attention des femmes.
C’est à ce prix que la cohésion du groupe est possible, ce " groupe " qui satisfait notre besoin d’appartenance et d’estime de soi et nous permet de devenir " ce que nous sommes
vraiment ", le meilleur de nous-mêmes.
Les vrais chrétiens forment plus qu’un groupe, ils forment un corps, le corps de Christ, et ils sont membres de ce corps.
2 - Il est un autre piège qui peut se refermer sur nous lorsque nous sommes avec une personne qui nous attire beaucoup, c’est celui du toucher.
L’attirance peut être telle que l’on ne peut pas s’empêcher de " toucher. "Même si c’est un effleurement, un simple point de contact entre deux points des corps vêtus.
Les personnes soumises à une solitude physique et parfois psychologique sont beaucoup plus vulnérables à ces contacts, même s’ils sont furtifs.
On lit dans certains romans d’amour des phrases du type : " lorsqu’elle posa sa main sur la sienne, il eut l’impression que du feu pénétrait dans tout son corps. "
Il faut se dire que si nous éprouvons une attirance invincible à l’égard de quelqu’un, il est possible qu’elle soit réciproque.
Quoiqu’il en soit, comme le dit Jésus :
" Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, que d’avoir deux mains et d’aller dans la géhenne. " (Évangile de Marc, chapitre 9, verset 43).
Ici, le croyant est invité, non seulement à compter sur la présence du Saint-Esprit dans sa vie pour le rendre triomphant de l’immoralité (adultère, homosexualité, pédophilie…), mais aussi à décider de ne pas " arrêter " ses regards sur l’objet du désir et à ne pas " arrêter " sa main à son contact.
Sinon c’est la porte ouverte à toutes sortes de mauvais désirs et de mauvaises actions qui apportent le malheur dans les familles.
Si nous avons la chance d’avoir un conjoint, des enfants, une famille, aimons-les et protégeons-les. Quoiqu’il arrive, évitons de devenir une occasion de chute pour quiconque.
Je me souviens d’un homme jeune rencontré au cours d’une consultation.
Il me dit tout d’un coup, d’un ton très gêné : " je suis bien ennuyé, parce que j’ai une addiction à la masturbation. Je ne peux plus m’en passer, je m’y livre tous les soirs lorsque je suis au lit. "
Je lui ai posé une question : " est-ce que vous regardez des films pornographiques ? "
" Oui, très souvent, " me répondit-il.
Manifestement, l’une des portes d’entrée de ce comportement qui le gênait et dont il se savait dépendant était le " regard " qu’il portait sur les films.
Quel dommage de laisser une vie précieuse être submergée par une addiction stérile !
Dieu dit : " Ce n’est pas l’homme qui a autorité sur son corps, mais c’est la femme. Inversement ce n’est pas la femme qui a autorité sur son propre corps, mais c’est l’homme. " (Première épître aux Corinthiens chapitre 7, verset 4)
Si Dieu nous donne un commandement, il donne aussi le moyen d’y obéir.
Je connais deux jeunes gens, chrétiens, qui sont venus me voir, enthousiasmés, me raconter qu’ils avaient été délivrés de leur tendance à la masturbation par Dieu. Ils se réjouissaient de la liberté retrouvée.
Dans ce qu’ils vivaient, ils n’étaient pas les seuls concernés. Leur tête se remplissait d’images d’autres personnes et ils commettaient un adultère virtuel, par le regard et dans leur imagination.
Le danger de tenter Dieu
Qu’en dit la Bible ?
" Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute. " (Épître aux Romains, chapitre 14, verset 13).
" Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. " (Évangile de Luc, chapitre 4, verset 12)
Lorsque Jésus a été conduit par l’Esprit dans le désert, il a été tenté par le diable.
Les trois tentations auxquelles il a été soumis ont porté sur :
- Donner la priorité à la satisfaction des besoins du corps par rapport à la satisfaction des besoins spirituels.
- Rechercher les richesses et le pouvoir de ce monde.
- Rechercher le pouvoir spirituel.
Voir dans l’Évangile de Luc, au chapitre 4, versets 9 à 12 :
" Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple et lui dit : si tu es le Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges afin qu’ils te gardent ; et : ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
Jésus lui répondit : il est dit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu. "
Dans d’autres versions, il est précisé : " tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu."
Tenter Dieu, provoquer Dieu, cela veut dire se placer soi-même dans des situations dangereuses, alors que Dieu ne nous l’a pas demandé.
On demande ensuite à Dieu, en prenant appui sur les textes saints, de nous sortir du danger dans lequel nous nous sommes fourrés.
Cela est extrêmement risqué, parce que, en faisant cela, nous n’obéissons pas au Saint-Esprit, mais à Satan lui-même, qui n’attend qu’une chose, c’est de détruire la création de Dieu.
Les miracles sont donnés pour glorifier Dieu et sauver les hommes, pas pour prouver aux autres que l’on est capable de vivre la même chose que les disciples.
Dans le domaine relationnel aussi, on peut tenter Dieu.
On ne peut pas laisser quelqu’un qui a des tendances à la pédophilie s’occuper d’enfants.
Ou laisser quelqu’un qui est attiré par une personne du même sexe ou du sexe opposé s’occuper spirituellement de cette personne.
Ecouter les confidences d’un cœur en souffrance peut être très dangereux, si l’on éprouve pour la personne concernée une attirance physique et/ou psychologique.
Je me souviens d’une femme qui avait été envoyée au chevet d’une autre femme en grande difficulté.
Elles ont échappé de peu à des relations homosexuelles et le pasteur disait lui-même : " C’est de ma faute, c’est moi qui aurais dû m’occuper de cette personne en grande difficulté. "
Heureusement Dieu a agi en faveur de ces deux femmes qui n’avaient pas cherché volontairement cette situation, et il les a gardées de vivre une situation qui leur faisait horreur.
Jésus lui-même était très prudent dans ses relations avec les femmes, pour ne pas être une occasion de chute pour elles.
Lorsqu’il parle avec la femme samaritaine, dans un lieu désert, il est dans une situation exceptionnelle.
Il est écrit au sujet de ses disciples qui s’étaient éloignés et reviennent vers lui
" qu’ils furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme " (Évangile de Jean, chapitre 4, verset 27).
Il n’aurait certainement jamais eu l’idée de partir seul en mission avec une femme.
Il agissait toujours entouré de ses douze disciples.
L’apôtre Paul conseille que dans la mesure du possible, pour éviter des relations immorales, chacun ait sa femme, que chaque femme ait son mari et qu’ils " ne se privent pas l’un de l’autre ", qu’ils aient une vraie vie conjugale. (Première épître aux Corinthiens, chapitre 7, versets 1 à 5).
Celui (ou celle) qui prive son conjoint de relations conjugales l’expose à la tentation. Et peut entrainer la chute d’une troisième personne.
Il faut vraiment apprendre à être sage et à ne tenter ni Dieu ni son prochain.
Nous devons aussi apprendre à ne mettre personne sur un piédestal.
En agissant ainsi, nous l’exposons à l’orgueil et à la chute.
Mariage mixte (religion)
Qu’en dit la Bible ?
" Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. " (Épître aux Romains, chapitre 14, verset 19)
" Si son mari meurt, une femme est libre de se marier à qui elle veut . seulement, que ce soit dans le Seigneur. " ( Première épître aux Corinthiens, chapitre 7 verset 39)
Un mariage entre deux personnes de religion différente peut-il être un bon mariage ?
Dans l’Ancien Testament (première partie de la Bible), Dieu interdisait les mariages avec
" des femmes étrangères ", qui n’avaient pas le même Dieu que le conjoint.
Il faut dire que les dieux de l’époque étaient des idoles abominables que l’on servait dans l’immoralité et la cruauté, comme Baal et Astarté.
Le roi Salomon avait pris de très nombreuses femmes, malgré le conseil de Dieu. Ensuite il a perdu jusqu’au goût de vivre, à cause des idoles vers lesquelles ses femmes " étrangères au peuple et à la religion d’Israël " l’avaient attiré.
Dans le Nouveau Testament, depuis la venue de Jésus, Paul donne quelques indications sur les mariages entre un croyant et un non-croyant.
Dans la première épître aux Corinthiens, au chapitre 7 et aux versets 12 et 13, Paul considère que si le conjoint non-croyant consent à habiter avec le conjoint croyant, le conjoint croyant ne doit pas se séparer du non-croyant.
Au verset 15, il dit : " Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare. "
Mais Paul ne conseille pas au conjoint croyant de se séparer du conjoint incroyant si ce dernier consent à habiter avec lui. La séparation ne doit pas être à l’initiative du croyant, qui laisse à son conjoint la possibilité de préserver la famille et les enfants.
Au verset 39 du même chapitre, il envisage le cas d’une femme veuve qui veut se remarier :
" elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, ce que soit dans le Seigneur."
Il est absolument évident que deux personnes qui forment un vrai couple et qui ont la même foi en Dieu, participent aux mêmes réunions de l’église chrétienne locale, prient ensemble, élèvent leurs enfants dans la même foi, auront une vie infiniment plus épanouie que deux croyants de religion différente.
Que dire devant cette jeune mère, qui se retrouve seule avec ses enfants tous les dimanches, mardis et vendredis soir, parce que son mari est extrêmement attaché à sa " famille
chrétienne " et qu’elle-même ne fréquente pas la même église ?
Ou devant cette femme qui oblige son mari croyant à aller à des spectacles scabreux ou mondains, à des réceptions dans lesquels il souffre dans son âme et son esprit ? Elle aime la gloire des hommes et lui aime la gloire de Dieu.
Que de sources de tension entre les parents, que de souffrances pour les enfants, qui seront peut-être dégoûtés à tout jamais de la religion et ne connaîtront pas la joie de Dieu ?
Il faut être prêt à de nombreux compromis lorsque l’on épouse quelqu’un qui n’a pas la même religion que soi-même, ou être prêt à vivre de façon un peu solitaire la relation que l’on a avec le Dieu que l’on aime.
Lorsque l’implication religieuse d’un individu est peu engagée dans une communauté locale, peu gênante dans la vie quotidienne et que son conjoint non-croyant apprécie ses qualités de droiture, la vie commune peut certainement se poursuivre dans la paix. Mais ce n’est pas toujours le cas.
Dans les autres cas, la vie de famille ne se déroule pas dans la paix . Et les conjoints, mais aussi les enfants, en sont traumatisés.
La vie dans l’Église
Qu’en dit la Bible ?
" Il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, … ne reçoive au centuple… ! (Évangile de Marc, chapitre 10, versets 29 et 30).
" Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un infidèle. " (1ère Épître à Timothée, chapitre 5, verset 8).
" Exhorte le vieillard comme un père, les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté. " (1ère Épître à Timothée, chapitre 5, verset 1).
L’église locale, l’assemblée locale, le " rassemblement des croyants ", a bien sûr sa place dans notre société et dans ce que Dieu a voulu pour ceux qui lui appartiennent. C’est un endroit où l’on apprend à connaitre Dieu et sa parole, et aussi une " communauté, " une " congrégation " de croyants qui ont la même foi que nous.
La charité chrétienne peut s’y manifester et c’est un lieu dans lequel les personnes solitaires et désespérées peuvent trouver amour et chaleur humaine. Quelqu’un a dit : " Plus les hommes se rapprocheront de Christ, plus ils se rapprocheront les uns des autres. "
Mais il ne faut surtout pas penser que les personnes qui composent cette communauté de foi sont parfaites. L’Église a beau être le corps de Christ, elle est composée d’hommes et de femmes qui tous sont imparfaits. Quiconque oublie cela s’expose à la désillusion et même à vivre parfois des situations catastrophiques
Les lois qui unissent les croyants y sont tout aussi nécessaires que dans une grande famille où chacun doit trouver sa place pour être utile aux autres et pour ne gêner personne.
Et nous sommes tous des frères et des sœurs en Christ, mais nous devons veiller à ce que nos relations avec notre famille, conjoint et enfants particulièrement, ne soient pas faussées ou anéanties par notre appartenance à l’Église locale.
A l’intérieur de l’Église locale, certaines personnes n’ont pas assez de points communs avec l’ensemble des croyants qui la composent, d’autres ont une personnalité difficile, d’autres encore ont des troubles de la communication, des troubles psychiques parfois .
Mais tous sont également aimés de Dieu et appelés à manifester en eux la nature de Jésus.
Les chrétiens qui parlent trop et critiquent sans arrêt leur prochain font beaucoup de mal à la communauté des croyants. La langue est l’arme par excellence qui détruit la réputation et la vie d’une personne.
Il n’est pas rare que certains croyants créent des divisions dans la communauté des croyants. Ces comportements sont amenés à disparaitre par l’action de la Parole de Dieu et du Saint-Esprit chez le croyant qui veut vraiment plaire à Dieu.
Certains croyants ont du mal à s’intégrer aux autres, parce qu’ils ne représentent pas un modèle pour leurs " frères et sœurs." Ces croyants ont besoin de manifester la nature de Jésus en eux, car celui qui n’a pas l’Esprit de Christ ne lui appartient.
Et les responsables, les chrétiens anciens et affermis doivent les aider, les supporter, les diriger, prier pour eux.
La communauté est riche de chaque personne qui la compose, mais elle peut parfois devenir étouffante.
Pour les jeunes qui y vivent, il est parfois difficile de trouver un conjoint qui leur plaise. Il semble qu’il soit utile de multiplier les rencontres de jeunesse entre Églises, pour des camps de vacances, et des camps spirituels.
Les relations entre croyants et responsables doivent être respectueuses mais limitées sur le plan affectif. Une personne qui a de grandes responsabilités spirituelles peut présenter un danger pour un croyant qui a tendance à en faire une " idole " dont la parole est infaillible.
Dieu n’accepte pas ce genre de relation dans laquelle un être humain prend sa place dans le cœur d’un croyant. C’est destructeur pour tout le monde.
Dans de rares cas, des personnes malades psychiquement, atteintes d’"érotomanie ", sont persuadées que le ou la responsable a une relation particulière et exclusive avec elles. Toutes ces relations sont extrêmement nocives, et doivent être coupées.
L’éloignement géographique est souvent la meilleure solution pour que chaque personne retrouve un équilibre affectif et psychique.
Il n’en reste pas moins que la communauté locale a un grand rôle à jouer dans la guérison des âmes, par l’amour et la sécurité qu’elle donne, avec un sentiment d’appartenance très fort.
Simplement, qu’elle ne prenne pas la place de la famille, qui est la " première Église" dans la vie d’un individu. On est parfois beaucoup mieux au milieu de ses frères et sœurs chrétiens que dans sa famille, mais avant toute chose, Dieu nous demande d’avoir soin de notre famille de sang.
Que notre attachement à la communauté locale n’empêche pas non plus de fonder une famille par son caractère trop exclusif. Si l’on ne trouve pas de conjoint dans son assemblée locale, on peut en trouver un dans une autre assemblée !
J’ai rencontré de jeunes chrétiens et chrétiennes qui m’ont dit : " Je ne sortirai pas de mon Église locale, j’ai prié Dieu d’y envoyer mon conjoint. ” Beaucoup sont restés célibataires !
Pourquoi ?
La raison en est simple : le conjoint ou la conjointe potentiel(le) avait décidé aussi que Dieu lui enverrait sa moitié dans son Église locale, sans qu’il lui soit besoin de chercher ailleurs. Ils n’ont pas voulu bouger, ils ne se sont jamais rencontrés !
Selon un vieux proverbe : " il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas. " Pour nous les humains, nous avons des jambes. Utilisons-les, allons à la rencontre des autres.
Les jeunes chrétiens sont incités à se conduire, les uns envers les autres, comme des frères et sœurs, en toute pureté.
C’est normal, bien sûr, mais si c’est trop poussé, si les jeunes gens et les jeunes filles n’ont jamais l’occasion de se retrouver avec une certaine liberté, cela risque de produire des communautés dans lesquelles il y a beaucoup de personnes célibataires et peu de couples.
Cela n’est bon ni pour les individus, ni pour la communauté.
Bien sûr qu’une assemblée locale n’est pas une agence matrimoniale. Mais ce n’est pas non plus un couvent, ou un monastère. Ceux qui veulent se marier doivent faire tous leurs efforts pour y parvenir.
Certains ont décidé de donner leurs jeunes années pour le service de Dieu. Lorsqu’ils pensent au mariage, il est parfois trop tard.
Aucune tâche dans le service de Dieu ne doit nous empêcher de fonder une famille si nous l’avons décidé. Et Dieu nous emploiera dans l’église locale.
C’est une grâce de trouver un conjoint chrétien et de fonder une famille chrétienne harmonieuse. Et c’est l’un des meilleurs moyens de servir Dieu et de le glorifier, dans l’église locale et aux yeux des non croyants qui nous regardent vivre.
Tu aimeras…
Évangile de Matthieu, chapitre 22, verset 35 à 39 :
“… l’un des pharisiens, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver :
Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ?
Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. ”
Le docteur de la loi connait parfaitement la loi donnée par Moïse au peuple d’Israël. Et il ne désire qu’une chose, pratiquer ces commandements le mieux possible. Alors sûr de lui, il vient confronter ses certitudes à celles de Jésus.
Que dois-je faire ?…,demande à Jésus le docteur de la loi.
Tu aimeras…, lui dit Jésus. Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée. Alors, non seulement tu plairas à Dieu, mais tu seras heureux, bien plus que tu ne peux même l’imaginer.
Toi, homme religieux, lorsque tu iras au temple, sais-tu ce que c’est que d’y aller avec un cœur gonflé d’amour et de joie, parce que tu aimes Dieu, ou bien est-ce pour toi un devoir à remplir, éventuellement même une corvée ?
Tu te demandes s’il est vraiment important que tu l’aimes ? est-ce qu’il ne suffit pas de lui obéir ?
Non, cela ne suffit pas. Tu l’aimeras parce qu’il t’a aimé le premier. (Première épître de Jean, chapitre 4 verset 19). Ce que Dieu veut, c’est que tu sois un croyant heureux, plein d’amour pour Dieu et pour les autres.
Même au milieu des difficultés, tu peux garder la paix et la joie parce que tu aimes Dieu et que rien ne fait plus de bien à ton cœur , ton âme et ta pensée, rien ne te donne plus de force, que cet amour que tu as reçu de Dieu et que tu lui rends.
Dieu t’a donné ce qui était le plus précieux pour toi, son fils unique, et cela alors que tu étais encore pécheur : “ Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. ” (Épître aux Romains, chapitre 5, verset 8)
Toute ta vie, la foi, l’espérance et l’amour te sont assurés, comme le dit Paul dans le dernier verset du chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens. Pourrais-tu rester un croyant triste ?
Tu veux FAIRE quelque chose ? Moi je te propose d’AIMER Dieu et d’aimer ton prochain, car de là dépendent toute la loi et les prophètes.
Tu te demandes qui est ton prochain ? Lis l’Évangile de Luc, au chapitre 10 et aux versets 30 à 36.
Tu y trouves l’exemple de deux hommes religieux, apparemment irréprochables. Mais les circonstances vont leur prouver qu’ils n’aiment ni Dieu ni leur prochain.
Ils se trouvent seuls, dans le désert, avec les moyens de secourir un blessé. Mais ils ne le font pas. Quelle importance, personne ne les verra, ils garderont leur respectabilité. Ils prouvent simplement qu’ils n’aiment ni Dieu ni leur prochain.
Et finalement c’est un homme méprisé qui exercera, dans l’ombre, la miséricorde à l’égard du blessé. Un homme méprisé, mais qui aimait Dieu et son prochain.
Te reconnaitre devant Dieu tel que tu es, c’est ce qui te permettra de recevoir le cœur nouveau et l’esprit nouveau que Dieu a promis. (Ezéchiel, chapitre 36 et verset 26)
Même si cela parait évident à la plupart des lecteurs, il est important de préciser que cet amour que Dieu veut nous donner touche notre cœur et notre esprit. Il renouvelle nos pensées, nos sentiments et notre intelligence.
Cet amour dont nous parlons n’a rien à voir avec l’érotisme. Quelques personnes ont eu une vision de la chrétienté qui tournait en grande partie autour du sexe. Ils entrainaient leurs adeptes dans le malheur et détruisaient les familles, comme il est témoigné ci-après :
Témoignage :
J’étais à la recherche des moyens de faire connaître Dieu et sa Parole, la Bible, à ma génération. Je faisais mes études de médecine dans une grande ville universitaire, et la lecture du message de Dieu avait apporté tant de lumière et de consolation à mon âme angoissée !
C’est alors que je croisai un groupe de jeunes gens et de jeunes filles, qui chantaient des cantiques de tout leur cœur, debout sur le trottoir.
De toutes jeunes filles, cheveux très longs dans le dos, robes longues, abordaient les passants, les engageant à se joindre à eux, distribuant de petits livrets.
Etonnée de leur audace et admirative, je me joignis au groupe. Ils m’invitèrent à passer la journée avec eux, à partager leur repas du soir ainsi qu’une nuit dans leur “maison”.
La maison, vétuste, était située dans une petite rue, en dehors du centre ville. J’y fis la connaissance de cette petite communauté, composée uniquement de personnes très jeunes, et dénommée les “ Enfants de Dieu ”.
J’y rencontrai le leader de la communauté, un jeune homme qui se faisait appeler “ Moïse-David ” par les fidèles. Il avait un adjoint, qu’il avait rebaptisé “ Ismaël ”, et auquel il faisait faire toutes les corvées dans la maison.
La plupart des fidèles étaient de très jeunes filles, avec un look caractéristique : robes longues à fleurs, longs cheveux lâchés dans le dos. Certaines avaient déjà un enfant en bas âge.
Le soir je trouvai une place dans un grand lit où dormait une toute jeune fille avec son petit garçon d’environ 2 ans. Il était très en colère de cette intruse qui débarquait sans crier gare. Il se mit à pleurer bruyamment, et sa mère me dit avec un accent fortement anglais :: “ il n’aime pas le drap que l’on vient de changer ”.
Je ne dormis pas de la nuit, très troublée par leur invitation pressente à tout quitter pour me joindre à eux, et je priai ardemment que Dieu me dirige et me donne si nécessaire le courage de partir.
Je me souviens d’avoir pensé avec un certain apaisement à ce verset : “ Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu et croyez en moi. (Évangile de Jean, chapitre 14, verset 1) ”
Au petit déjeuner, tout le monde se réunit autour d’une grande table surchargée de produits alimentaires.
Voyant mon étonnement, le chef m’expliqua : “ On apporte un message spirituel aux commerçants de la ville et en échange ils nous donnent tous ces produits que tu vois sur la table. Récemment nous avons parlé de Dieu avec un coiffeur. A la suite de quoi il nous a tous coiffés gratuitement. ”
Il entreprit ensuite de m’apporter une foule d’arguments, pour que j’abandonne ma vie ancienne, ma famille, mes études, et que je me joigne à eux.
Mais j’avais lu les petits livrets qu’ils m’avaient donnés et j’y avais trouvé un mélange de versets bibliques et de textes érotiques, avec des dessins très explicites de couples nus. Je savais intérieurement que je devais partir.
Pourtant leur sympathie et leurs arguments manipulateurs étaient tels, que lorsque je me retrouvai seule sur le trottoir, je ne pus m’empêcher de penser que par lâcheté j’avais laissé passer la chance de ma vie de pouvoir faire connaître l’Évangile autour de moi.
J’avais en fait échappé au pire. En rentrant chez moi, j’ai relu ces invitations et ces traités, qui mélangeaient les paroles de la Bible avec des textes et des dessins franchement érotiques. Je les ai barrés avec rage, en écrivant sur chaque page le mot “ VIL ”. Puis je les ai détruits .
Sans le savoir et sans le vouloir, j’avais suivi la communauté des “ Enfants de Dieu ”, dont le fondateur, David Berg, formait les membres à prêcher la bonne parole dans la rue. Mais la vision de la chrétienté, dans l’esprit de Berg, tournait en grande partie autour du sexe.
Il prônait la pédophilie, la prostitution religieuse et le “ flirt-fishing (action d’attirer les membres par le flirt). Ce mouvement a été dissout en 1978 en France.
Ce témoignage permettra peut-être de comprendre à quel point il est important qu’un enfant soit instruit dès son enfance dans les principes de l’Évangile conformément à la Parole, et qu’il puisse trouver , lorsqu’il se retrouve seul en ville de faculté où lors d’un emploi éloigné, une communauté où il ne sera ni perverti, ni séparé de sa famille et d’un avenir épanouissant.
Sommes-nous un groupe ou un corps ?
Mais, me diras-tu, ne suis-je pas, avant tout, un individu à part entière ?
Oui, bien sûr, avant toute chose tu es cela, un individu libre, qui doit conserver jalousement sa liberté de choix et son libre arbitre.
Ne laisse à personne le soin de décider ce qui est bon pour toi.
Alors, quel est le sens de ma question ?
Le groupe, le corps dont je te parle ici, c’est l’Église, corps du Christ, et en particulier l’Église locale.
Parce qu’il nous connait mieux que personne, Dieu n’a pas prévu pour nous une vie solitaire, vécue en individualiste. Nous avons besoin les uns des autres, de même que les membres d’un corps sont indispensables les uns aux autres.
Dans la vie naturelle, nous savons que nous avons aussi besoin les uns des autres pour vivre.
Le premier groupe humain c’est la famille, où chacun participe à la croissance de l’autre.
En dehors de la famille aussi, les individus éprouvent le besoin de se regrouper. On a besoin de sentir que l’on fait partie d’un groupe qui a des points communs avec nous et avec lequel nous pouvons communiquer, parler un même langage.
Les groupes sont divers : politiques, religieux, artistiques, sportifs, en associations, sociétés et amicales diverses. Mais tous nous renvoient à notre besoin de communiquer, à la faiblesse de notre personne si elle ne peut bénéficier d’un soutien social, d’ une certaine solidarité.
Ce besoin de communication, d’appartenance à un groupe est si intense en nous qu’il mérite qu’on y réfléchisse sérieusement avant de s’engager.
Mais au fait qu’est-ce qu’un groupe ? “ Un ensemble de personnes ayant quelque chose en commun. ”, nous dit le dictionnaire Micro Robert.
Un groupe est régi par des intérêts communs, des règles communes, des obligations communes. Il est régi par des lois touchant notre vie naturelle et permet aux individus de communiquer les uns avec les autres.
A l’inverse du groupe, un corps (Partie matérielle des êtres animés, nous dit le dictionnaire Micro Robert) est un ensemble de membres qui sont unis par un cœur, une âme et un esprit communs. A l’intérieur d’un corps, on ne communique pas seulement, on communie véritablement, on est parcouru par la même vie.
Dans l’Église, corps de Christ, et dans l’Église locale, ce sont des relations de communion que Dieu veut créer entre les individus.
Ces relations ne sont pas des relations d’intérêts mais d’amour, car sans amour il n’y a aucun épanouissement pour l’individu, aucune sécurité non plus.
La différence entre un groupe et un corps, on ne la voit pas au premier abord, lorsque tout va bien.
Mais imaginons qu’un bon orage s’abatte sur un groupe. Alors chacun cherche avant tout à se protéger lui-même et à rentrer chez lui.
Si l’orage s’abat sur un corps, chacun des membres du corps fera le maximum pour que le corps entier soit sauvegardé.
Je veux ici simplement te mettre en garde de faire partie de l’Église comme on fait partie d’un groupe. Si tel est ton cas, tu seras obligé d’accepter les lois du groupe, mais ta vie intérieure ne sera pas changée et tu risques fort de perdre ta vie, autant naturelle que spirituelle.
Faire partie de l’Église comme on fait partie d’un corps, en revanche, est tout différent.. C’est avoir en soi l’Esprit de Christ, car “ celui qui n’a pas l’Esprit de Christ ne lui appartient pas. ” (Epître aux Romains, chapitre 8, verset 9)
Alors, si tu as décidé de faire partie de l’Église, si tu veux qu’elle soit pour toi source de vie, prends bien garde de t’attacher à Christ, qui en est la tête, et à lui seul. Il t’a donné sa Parole, son Esprit, et te permettra de vivre dans son corps par la nouvelle vie qu’il donne à ceux qui lui appartiennent.
Si ton frère a péché, reprends-le entre toi et lui seul
Qu’en dit la Bible ?
" Si ton frère a péché, reprends-le entre toi et lui seul…. " (Évangile de Matthieu, chapitre 18, verset 15).
" Défends ta cause contre ton prochain, mais ne révèle pas le secret d’un autre. " (Proverbes, chapitre 25, verset 9)
Lorsque nous désobéissons à la Parole de Dieu, cela a une portée incommensurable, dans notre vie ici-bas et dans la vie éternelle.
Ce petit commandement que donne Jésus d’avertir celui qui fait mal, seul à seul, sans aucun témoin, semble peu important.
Mais lorsqu’on le met de côté, les conséquences sont majeures.
Si je vois un chrétien commettre un péché, j’ai une bonne solution pour l’aider :
Je vais d’abord prier, et ensuite, en rencontrant la personne en tête-à-tête, je vais essayer de voir si j’ai bien compris sa situation. Il y a peut-être quelque chose qui m’échappe. Mais s’il y a un vrai problème, je veux l’aider à ouvrir les yeux sur ce qui ne va pas dans sa vie, sur le mal qu’elle commet
Je vais le voir et je l’aide à ouvrir les yeux sur ce qui ne va pas dans sa vie, sur le mal qu’il commet.
Si ce chrétien m’écoute, l’affaire s’arrête là. Personne d’autre ne doit être au courant que lui et moi.
S’il n’écoute pas, je suis autorisé à lui amener deux ou trois témoins. S’il les écoute, l’affaire s’arrête là. Personne d’autre ne doit être au courant.
En dernier lieu, seulement, je suis autorisé à en informer l’Église.
Voici maintenant la mauvaise solution pour l’aider à ouvrir les yeux :
Le chrétien a commis un péché, mais je ne l’ai jamais repris " entre moi et lui seul. "
J’en ai parlé à ses proches en lui demandant de l’avertir. Mais il a continué.
J’en ai parlé au prédicateur, pour qu’il l’avertisse par la prédication.
Mais il a continué.
J’ai parlé à l’Église, mais il a continué.
Alors, toute l’Église s’est débarrassée de ce chrétien.
Le problème ?
Il n’a jamais compris ce qui n’allait pas dans sa vie parce que la victime de son comportement n’est jamais allée le trouver seul à seul pour le reprendre.
Les mauvais regards, les allusions voilées, les messages donnés du haut de la chaire ne suffisent pas à délivrer une âme, qui peut rester prisonnière pendant des décennies parce que l’on n’a pas obéi à la Parole de Dieu. Et lorsque sa réputation est ternie, on ne peut plus revenir en arrière. Jamais.
Jésus n'est pas celui qui condamne, mais celui qui sauve
Qu’en dit la Bible ?
" Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle " dit Jésus. (Évangile de Jean, chapitre 4, verset 14).
" Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en
vérité " dit Jésus. (Évangile de Jean, chapitre 4, verset 24).
" Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. (Jésus) " (Évangile de Jean, chapitre 1, verset 29)
" Le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. " (Première épître de Jean chapitre 1, verset 7)
" Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. " (Évangile de Jean, chapitre 8, verset 36)
" Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. " (Épitre aux Romains, chapitre 6, verset 4)
" Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées. Voici, toutes choses sont devenues nouvelles. " (Deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 5, verset 17)
L’apôtre Jean rapporte dans son Evangile (au chapitre 4, versets 4 à 42) une conversation qui s’est déroulée entre Jésus et une femme samaritaine, dans un lieu désert, éloigné de la ville.
Elle venait puiser de l’eau.
Pourquoi venait-elle seule et n’était-elle pas accompagnée du groupe coloré et bruyant des femmes du village, qui se retrouvaient ensemble autour du puits, chaque jour à la même heure, comme au lavoir chez nous ?
C’était le moment de raconter ses peines et ses joies, d’écouter celles des autres.
Était-elle lépreuse ? Avait-elle une maladie contagieuse ?
Non.
Elle n’était pas comme les autres femmes. Elle n’avait rien à leur raconter.
Et elle avait peur, peur des jugements, des regards fuyants et même de la pitié des autres. Elle n’avait ni enfants, ni mari.
Ou plutôt si, elle avait eu cinq maris et celui qu’elle avait actuellement n’était pas son mari.
C’était sûrement le mari d’une autre, comme d’habitude. Était-elle une voleuse d’hommes ? Une femme seule qui cherche l’amour coûte que coûte ?
Lorsqu’elle discute avec Jésus, elle comprend qu’il n’est pas comme les autres hommes. Il discerne ce qui est au fond de son cœur et répond à ses interrogations spirituelles. Il est sûrement le premier à s’occuper des besoins de son âme.
Et nous avons, dans l’une des plus belles pages de la parole que Dieu adresse aux hommes, la preuve que son but est de guérir les âmes et les cœurs souffrants, quelle que soit leur détresse et de les amener à vivre dans la lumière, le pardon, une nouvelle vie.
La repentance n’est ni une émotion, ni même une conviction de péché. La vraie repentance, c’est de changer complètement de direction ; c’est de marcher dans le sens opposé de celui qu’on a suivi. C’est de marcher “ en nouveauté de vie ”
Par son Esprit, il s’unit à notre esprit et guérit les corps, les cœurs, les âmes.