La vie chrétienne
G.D.
La volonté de Dieu
Lecture : " La volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite " (Romains chapitre 12 verset 2).
1 – La volonté de l’homme
L’être humain a des désirs, et il cherche avant tout à les satisfaire, à faire ce qui lui plait.
Le livre des Juges, dans la " Parole de Dieu, " se termine par un constat : " En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël, chacun faisait ce qui lui semblait bon " (Juges, chapitre 17, versets 6, 21, 25).
Il en est toujours de même. Voici ce qu’écrit un écrivain contemporain, professeur de philosophie : " La majorité des humains ne suit que ses désirs, ce qui entraine des conflits. "
La société des humains, depuis la chute dans le péché, est comparable à un orchestre dans lequel chaque musicien jouerait l’air qui lui plairait, sans se préoccuper du chef d’orchestre.
Le résultat en serait bien sûr la cacophonie et la discordance.
Le monde va mal parce que la loi divine, qui se résume en ceci : " Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même " (Matthieu, chapitre 22, versets 37 à 39), cette loi divine n’est pas la loi commune. Elle n’est pas respectée.
Mais cette " loi divine " exprime la volonté de Dieu à l’égard de l’homme, et il faudra qu’elle soit réalisée un jour.
C’est une prière de Jésus : " Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel " (Matthieu, chapitre 6, verset 10).
Dieu s’est plaint, un jour, de ne trouver aucun homme, qui fasse sa volonté.
Alors Jésus a répondu : " Je veux faire ta volonté…. " (Psaume, chapitre 40, versets 8 et 9).
Celui qui fait la volonté de Dieu, demeure éternellement (Jean, chapitre 3, verset 36).
Mais l’homme naturel a du mal à se plier à une volonté contraire à la sienne.
Il a du mal à se plier à une volonté qui le contraint, restreint sa liberté, qui l’oblige à subir ou à faire ce qui l’humilie, le dégrade, le fait souffrir.
Or, la Parole de Dieu déclare que " la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite " (Romains, chapitre 12, verset 2).
Et aussi que les commandements de Dieu ne sont pas pénibles pour celui qui est né de Dieu.
" Ses commandements ne pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde " (1 Jean, chapitre 5, versets 3,4, 5).
2 – La volonté de Dieu
La volonté de Dieu est que l’homme vive (éternellement) et qu’il vive heureux, d’une vie abondante, tout à la fois libre et soumise.
L’homme pense parfois qu’il peut vivre libre et insoumis, mais c’est un leurre.
L’important est d’être soumis à un bon berger.
Or Jésus est le bon berger. Il a donné sa vie pour ses brebis. Il leur assure abondance et protection pourvu qu’elles le suivent.
Il peut paraitre contradictoire de dire que la pleine liberté se trouve dans l’entière soumission.
Pourtant, toux ceux qui ont donné à Dieu leur vie sans partage l’ont expérimenté.
Plus l’homme est soumis de cœur à Dieu, plus il est libre.
Plus je suis attaché à Jésus, plus je suis dépendant de Lui, et plus je suis libre et par conséquent, plus je suis heureux.
La liberté est en effet un facteur fondamental de satisfaction, de plénitude de vie et de bonheur.
Jésus nous affranchit de ce qui nous domine : le péché, la crainte de la mort…. Et il nous rend libres : " Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libre " (Jean, chapitre 8, verset 36).
Mais le Fils, Jésus, n’affranchit que ceux qui veulent l’être, ceux qui lui appartiennent vraiment, qui sont membres de son corps, disciples à part entière.
3 – Comprendre la volonté de Dieu
La Bible nous dit qu’il faut que nous comprenions quelle est la volonté du Seigneur : " C’est pourquoi, ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur " (Ephésiens, chapitre 4, verset 17 ; chapitre 5, verset 17).
Dieu a des volontés générales et des volontés particulières.
La loi parfaite, la loi morale de Christ concerne tous les hommes sans exception.
Mais en tant qu’individu, Dieu peut avoir à mon égard, pour ma vie, des intentions particulières.
"Il n’est pas au pouvoir de l’homme de diriger ses pas " (Jérémie, chapitre 10, verset 23).
Dieu a un plan spécial et distinct pour chacun de nous.
Lorsqu’Il envoie Ananias vers l’apôtre Paul, c’est pour lui annoncer une parole concernant son apostolat, son ministère en faveur des païens.
Il existe encore deux dimensions de la volonté de Dieu :
- A l’égard de l’humanité en général.
" Dieu veut que tous les hommes soient sauvés " (1 Timothée, chapitre 2, verset 4) Cela détermine ou doit déterminer mon attitude à l’égard de tout homme. Je suis le gardien de mon frère, sans aucune distinction ni racisme.
- A l’égard de ma propre personne " (Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. C’est que vous vous absteniez de l’impudicité) " (1 Thessaloniciens, chapitre 4, versets 3 et 4).
L’impudicité est une des causes principales de chute et de désordre.
C’est ce qui a fait tomber David entrainé sa famille dans le malheur.
C’est ce qui aujourd’hui gangrène la société : divorces, familles monoparentales, enfants perturbés, suicides de jeunes.
L’Eglise d’aujourd’hui n’en est pas épargnée. La famille doit se protéger.
Même vos dirigeants vivent au grand jour l’immoralité.
Et les films, les séries télévisées ne donnent que des exemples de vie ou " tout est permis. "
La bonne part
Lecture : " Je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ " (Philippiens, chapitre 3 versets 8 et 9).
1 – La bonne part selon le monde
C’est d’amasser, même au détriment des autres. C’est se servir copieusement en rognant sur la part d’autrui. Ainsi font ceux qui ont le pouvoir. Ils se versent des salaires faramineux, la " part du lion…".
Ici-bas, les hommes de "ce siècle " agissent et amassent comme s’ils allaient vivre éternellement sur la terre.
A l’inverse, les croyants se comportent (ou devraient se comporter) comme des gens qui vont vivre éternellement dans le ciel !
Jésus, le Fils de Dieu, nous a lui-même incités à ne pas " amasser des trésors sur la terre. "
2 – La bonne part selon Dieu
Jésus a parlé de la " bonne part " à propos de Marie qui savait délaisser les choses de la terre pour écouter les paroles de Dieu.
" Une seule chose est nécessaire ; Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée " (Luc, chapitre 10, versets 41 et 42).
Dieu a donné à l’homme le " libre- arbitre, " la possibilité de choisir. L’homme peut ainsi saisir ce qu’il a y a de bon et de durable ou faire fausse route en choisissant ce qui est mauvais.
La bonne part selon Dieu, c’est celle que fit Moïse, qui préféra être l’ami de Dieu que de jouir de la richesse et des honneurs qui l’attendaient en Egypte (Hébreux, chapitre 11, versets 24 à 26).
C’est celle que fis Abraham, qui préféra perdre la prospérité que de vivre près de la ville dépravée de Sodome.
C’est celle du prophète Daniel qui refusait une nourriture exquise pour rester fidèle à Dieu.
3 – Connaître Dieu et choisir la mauvaise part
Cela est possible aussi, bien sûr, tels Adam et Eve qui se laissent séduire par le serpent.
Lot vient s’établir à côté d’une ville où règne la dépravation, pour jouir d’une terre fertile et arrosée : la plaine du Jourdain.
Balaam, le prophète, se laisse tenter par l’argent.
Judas trahit le Fils de Dieu par cupidité.
Démas, un collaborateur de Paul, l’abandonne " par amour pour le siècle présent " (2 Timothée, chapitre 4, verset 10)
C’est le cas de ceux que l’on appelle les " rétrogrades ", qui après avoir choisi la bonne part, sont retournés en arrière, vers le monde.
Mais ils n’en retirent aucune joie profonde et ont le sentiment de boire à des " citernes crevassées " qui ne retienne pas l’eau, ou de " saisir la proie pour l’ombre. "
4 – La bonne part, qu’est-ce que c’est ?
Pour Marie : c’est la Parole qu’elle écoute et le temps qu’elle passe aux pieds de Jésus au lieu de le consacrer à des occupations peut être légitimes mais secondaires.
Il faut, bien sûr, satisfaire aux besoins physiques du corps, mais on peut le faire sans pour autant chercher des raffinements coûteux, qui dévorent le temps et l’argent.
• Pour le psalmiste, la bonne part, c’est encore la Parole de Dieu : " Tes préceptes sont pour toujours mon héritage " (Psaume, chapitre 119, verset 111) " Ma part, c’est de garder tes paroles " (Psaume, chapitre 119, verset 57).
• Pour Salomon et pour Paul, la bonne part, c’est la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ. (Proverbes, chapitre 2, versets 3 à 5)
Pour Paul, tous les avantages d’ici-bas sont une perte en comparaison de la connaissance de Jésus-Christ (Philippiens, chapitre 3, versets 7 à 9).
5 – Après la parole, la connaissance de Dieu
C’est finalement Dieu lui-même qui est la bonne part.
Lamentations de Jérémie, chapitre 3, verset 24 :" L’Eternel est mon partage dit mon âme ".
(" L’Eternel est mon trésor…" (dans la version de la Bible en français courant).
Psaume, chapitre 73, verset 26 : " Ma chair et mon cœur peuvent se consumer, Dieu sera toujours mon partage " (c’est-à-dire ma part, ma bonne part).
" L’Eternel sera toujours mon bien le plus personnel " (dans la version en français courant).
6 – Je deviens moi-même la part de Dieu
Lorsque Dieu devient ma part, la bonne part que je choisis, je deviens la part de Dieu.
Il y a réciprocité.
Dieu est ma bonne part, mon trésor, ce que j’ai de plus précieux, ce qui est prioritaire dans ma vie, et moi je suis sa bonne part, je lui appartiens.
Tite, chapitre 2, verset 14 : " Il s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartiennent, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. "
" Si je connais Dieu, alors Il me connait aussi " (2 Timothée, chapitre 2, verset 19).
7 – La bonne part nous suit dans l’éternité
Tous ceux qui ont choisi Dieu, Sa parole, la connaissance de Son nom, s’amassent des biens inaliénables qu’ils emportent avec eux.
Ces biens, ce sont des bonnes œuvres préparées d’avance et réalisées dans la foi.
" Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur…. Car leurs œuvres les suivent " (Apocalypse, chapitre 14, verset 13).
De tous les biens acquis ici-bas, nul n’emporte quoi que ce soit après la mort.
Mais la bonne part selon le Seigneur est inaliénable. Elle est portée au compte du croyant, elle le suit dans la mort, et il la retrouvera aux jours de l’éternité. Temps, argent, souffrances, opprobre, persécutions… Rien n’est oublié devant Dieu.
Ne soyons pas comme le mauvais riche, qui avait choisi la mauvaise part, mais soyons comme Paul qui avait choisi la bonne part et disait : " Christ est ma vie, et la mort m’est un gain " (Philippiens, chapitre 1, verset 21).
La protection divine
Nous lisons dans le Psaume 91, au verset 1 : " Celui qui demeure sous l’abri du Très Haut, repose à l’ombre du Tout-Puissant. "
Demeurer proche de Dieu, voilà le fondement de la sécurité du croyant.
1 – Dieu nous protège de la haine de Satan
L’intervention divine dans notre vie, le choix et l’appel de Dieu font de nous l’objet de la haine de Satan.
Il faut le savoir. Il n’y a pas de position, de situation intermédiaire.
Jésus dit à ses disciples : Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. Mais il pourrait dire aussi : Celui qui est pour moi a contre lui tout ce qui est ennemi de Dieu.
C’est clair. Non seulement les incrédules et les athées, mais aussi et surtout parfois les religieux, les " faux dévots. "
Déjà dans l’ancienne alliance, ceux qui prenaient position pour Dieu étaient considérés par Lui comme " la prunelle de son œil, " ce qu’il y a de plus vital, de plus sensible dans le corps humain.
Mais l’œil est bien protégé, par l’extrême rapidité du battement des paupières.
Et l’homme se protège lui-même par des lunettes contre toute agression extérieure.
2 – L’exemple de David et d’Abiathar
Nous lisons dans l’ancien testament qu’un jour, voulant détruire son rival David, le roi Saül fait tuer toute une famille de sacrificateurs qu’il soupçonne de trahison.
Seul Abiathar en réchappe. Il aurait de bonnes raisons de craindre pour sa vie, mais voilà qu’il trouve en David une totale sécurité.
Un gardien sûr et fiable. David se trouve involontairement responsable du massacre de la famille d’Abiathar.
C’est une raison majeure pour s’attacher Abiathar et le " garder, " le protéger.
Mais cette protection nécessite deux conditions : Il faut qu’Abiathar " reste " avec David et qu’il soit " proche " de lui !
" Reste avec moi, près de moi, tu seras bien gardé " (1 Samuel, chapitre 22, verset 23).
3 – Comment Dieu nous protège-t-Il ?
Dans le domaine naturel, Il a donné à l’être humain la capacité de profonds sentiments.
Sentiments d’amitié : " Il est tel ami plus attaché qu’un frère ".
Sentiments d’amour aussi, à l’intérieur de la famille.
Dans le mariage, l’union de l’homme et de la femme n’est pas une simple juxtaposition, mais la Bible précise que les époux forment une seule chair.
Dans le dessein du Créateur, c’est comme une fusion : le sort de l’un est lié indissolublement au sort de l’autre, de sorte que ce qui touche l’un touche l’autre.
Si je fais du mal au conjoint, je me fais mal à moi-même.
C’est ce qu’éprouve un chrétien ou une chrétienne (ou ce que l’un ou l’autre devrait normalement éprouver) à l’égard du conjoint.
Paul exprime clairement ces choses dans l’épitres aux Ephésiens, chapitre 5, versets 28 et 29.
Mais la Bible va plus loin encore.
Ceux qui appartiennent à Christ sont protégés dans la mesure où ils sont membres d’un corps.
Non pas adhérents à un club, mais membres d’un corps. La sécurité des Saints réside dans ce principe fondamental.
Non seulement la tête (Christ), mais les membres (les croyants) ne sont pas indifférents aux souffrances qui peuvent atteindre un membre, mais ils se mobilisent au contraire pour le protéger, le préserver, le soigner, le défendre, le " garder ".
L’amputation d’un membre est toujours quelque chose de dramatique pour un être vivant.
Il en est de même lorsqu’un membre du corps de Christ se détache du corps. Il attriste le reste du corps et il perd sa protection.
Et qui est assez fort pour pouvoir s’en passer ?
Enfin, bien sûr, la protection suprême, c’est celle que nous offre Jésus.
Jésus a gardé les disciples, en tout cas ceux qui sont restés attachés de cœur, même si la faiblesse de la chair les a rendus lâches et hésitants parfois (comme Pierre, qui, après la trahison de Judas, suivit Jésus de loin, par crainte. Mais les sentiments de son cœur étaient intacts).
Judas au contraire a trahi, car il s’est détaché volontairement de Jésus. Il a préféré ouvrir son cœur au diable.
L’apôtre Jean dira, à propos de ceux qui se retirent : " Ils n’étaient pas des nôtres… "
Mais Jésus garde les siens, et il les garde bien.
4 – Christ a-t-il été gardé ?
Lors de la tentation dans le désert, Christ a été gardé de toute chute.
Après ce combat, victorieux, Satan s’éloigne de lui jusqu’à un autre " moment favorable. "
Mais voici l’épreuve de la croix qui approche.
Jésus sera-t-il gardé ?
L’épreuve, le face à face avec Satan est si rude qu’il a le sentiment d’être abandonné.
" Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? "
C’est le sentiment que Jésus a éprouvé sur la croix, alors que le péché du monde pesait sur lui.
Dieu n’était-Il plus présent pour le garder ?
Voici ce que dit l’apôtre Paul : " Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même " (2 Corinthiens, chapitre 5, verset 19).
Dieu le Père était dans le Fils à la croix. Un peintre a même représenté Dieu crucifié avec Christ.
5 – Notre vie est une solide construction spirituelle
La protection, la sécurité du croyant fidèle résident non pas seulement dans des sentiments, des paroles, des promesses, mais dans des faits spirituels qui vont bien au-delà de la pensée, d’un concept humain.
La Bible affirme ceci
- Nous sommes prédestinés à être conformes à l’image de Jésus.
- Nous avons été crucifiés avec Lui.
- Nous avons été ensevelis avec Lui et nous sommes ressuscités avec Lui.
- Nous sommes assis, dans les lieux célestes avec Lui.
- Nous sommes gardés pour son retour et pour recevoir un corps glorifié, qui sera le salut accompli, objet de notre espérance.
Ainsi, celui qui cherche Christ pour le détruire nous cherche aussi. Mais de même qu’Abiathar était bien gardé auprès de David, nous aussi, près de Christ, en communion avec Lui, nous serons bien gardés.
L’obéissance
Lecture : " Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-même par de faux raisonnements " (Jacques, chapitre 1 verset 22).
Quel est l’enfant qui est toujours prêt à obéir, sans hésiter ?
L’obéissance est parfois pour lui synonyme de contrainte. Obéir, c’est souvent faire ce que l’on n’a pas envie de faire. Et pourtant, l’obéissance c’est aussi la source du bonheur.
Le roi Salomon, qui était connu pour sa grande sagesse, a dit : " Celui qui observe le commandement ne connaît pas de chose mauvaise " (Ecclésiaste, chapitre 8, verset 5).
Les commandements des hommes, les lois d’un pays sont destinés à protéger les individus. Il est bien vrai que celui qui observe ces commandements ne connait pas de choses mauvaises.
Les commandements donnés aux hommes par Moïse, particulièrement les dix commandements (le Décalogue), ont été donnés entièrement pour le bien de la race humaine.
Encore faut-il les mettre en pratique !
Mais depuis la venue de Jésus, nous sommes dans une autre dimension spirituelle.
En effet, " la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ " (Jean, chapitre 1, verset 17).
Nous vivons maintenant sous la grâce. Dieu nous accorde un pardon gratuit de toutes nos offenses, à cause du sacrifice expiatoire de Jésus, son propre Fils.
Cela veut-il dire que nous sommes dispensés de vivre dans l’obéissance ?
Bien sûr que non. Nous sommes appelés à marcher en nouveauté de vie, soumis aux commandements de Christ par son Esprit qui habite en nous.
En plus des dix commandements de Moïse, nous sommes appelés à obéir aux commandements de Jésus. Lui-même s’est rendu obéissant jusqu’à la mort, et même jusqu’à la mort de la croix. Et il l’a fait volontairement, pour notre bien.
Il nous invite à nous repentir d’abord, à le suivre ensuite, à nous aimer les uns les autres.
Obéir à Dieu, c’est obéir à l’Evangile, c’est " marcher droit selon la vérité de l’évangile.". C’est aussi obéir à la foi.
C’est marcher dans l’humilité, ce qui nous conduit à la vie, alors que la marche dans l’orgueil est une désobéissance qui conduit à la mort.
C’est rejeter le péché sous toutes ses formes. C’est ne pas résister aux ordres que Dieu nous donnés pour son service.
Dieu est-il avec nous ?
Romains, chapitre 8, versets 31 et 32 : " Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas toutes choses avec Lui ? "
1 – Assurément, Dieu est amour
Et si Dieu est pour nous, Il déverse à notre égard des trésors d’amour.
Il est chaleureux, convivial pourrait-on dire. Il nous invite à partager avec Lui.
Mais s’il est vrai que Dieu aime le pécheur, il est vrai aussi, qu’Il hait le péché. Quel dilemme !
Ainsi, Dieu est pour nous et contre nous tout à la fois.
Dès sa désobéissance à l’égard de Dieu, l’homme est chassé du jardin d’Eden.
Mais il est chassé avec une promesse cependant.
Dieu se repent du mal qui atteint l’homme. Il a compassion, mais Il ne peut tolérer le péché sans se renier Lui-même.
2 – Dieu contre le péché
Dieu est contre nous tant que le péché est en nous, dans nos vies, ou plutôt Il est contre notre péché.
Et il nous fait sentir sa désapprobation par la conviction de notre perdition, de notre condamnation, par le " mal-être " intérieur que produit en nous le Saint-Esprit.
3 - Dieu veut être avec nous
Lorsque nous consentons volontairement, librement, à abandonner le péché, en un instant l’obstacle est levé (comme la porte d’un barrage qui s’ouvre). Alors la grâce de Dieu coule comme un torrent, soudainement, sans réserve, sans retenue.
" Tant que je me suis tu, mes os se consumaient " (Psaume, chapitre 32, versets 3 à 5).
Dieu veut être avec sa créature. C’est son désir.
Il est pour et contre tout à la fois. Il supporte, Il avertit jusqu’à ce que l’obstacle soit ôté.
Alors Il est pleinement avec et pour l’être humain.
Avec : pour le secourir, l’aider, le protéger, l’encourager.
Pour : le défendre, le soutenir, confondre ses ennemis.
4 – La repentance
La repentance seule est l’attitude du cœur qui inverse ou renverse les situations, qui ouvre ou ferme les écluses des cieux.
" Mettez-moi à l’épreuve " (Malachie, chapitre 3, verset 10).
Regardons l’expérience de l’apôtre Paul. Sur le chemin de Damas, Dieu est contre lui. Il l’arrête violemment.
Après sa conversion, Dieu est pour lui et avec lui, même aux pires moments. Il l’encourage et le soutient :" Prends courage…. " (Actes, chapitre 23, verset 11).
Pour nous aussi, lorsque les choses vont au plus mal, lorsque la pression de la conviction de péché est la plus forte et que nous cédons au désir de Dieu, la digue saute, les eaux de la bénédiction se répandent en une fraction de seconde.
Ne reculons jamais le moment de dire " oui " à Dieu.
C’est perdre des précieuses bénédictions, et cela peut être très dangereux. Notre vie ne nous appartient pas…
5 – Dieu est-Il contre moi ?
La face du Seigneur est contre ceux qui font le mal, même si les apparences sont contraires.
Dieu peut être aussi contre un chrétien, zélé en apparence, mais dont les motivations ne sont pas pures.
Contre celui qui a abandonné son premier amour, qui devient propre juste, sans compassion.
6 – Dieu est Il avec moi ?
Si je le cherche et soupire après Lui, si je reviens de tout mon cœur, Il est avec moi, même si, comme Joseph, je suis au fond d’une prison.
Participants aux souffrances de Christ
" J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous " (Romains, chapitre 8, verset 18).
Nous tous qui appartenons à Dieu sommes appelés à jouir dès ici-bas du bonheur de sa présence en nous.
Mais nous sommes aussi appelés à participer aux souffrances de Christ et à nous en réjouir.
Tous ceux qui ont lu le célèbre livre de John BUNYAN, le " voyage du pèlerin " se souviennent de " FACILE ", le pèlerin qui fuyait devant les difficultés.
Il ressemble à ces terres ingrates, pierreuses, dont parle Jésus, dans lesquelles la Parole de Dieu ne peut s’épanouir.
Jean-Baptiste lui-même, le plus grand des prophètes, est saisi par le doute lorsqu’il est jeté en prison.
Jésus lui fait dire : " Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! "
Nous ne devons jamais oublier que si nous voulons vivre conformément à ce que Dieu attend de nous, nous aurons une vie difficile.
Nous subirons des persécutions d’une manière ou d’une autre. Par nos proches (famille), par nos voisins, nos collègues de travail, les autorités, dans l’Eglise parfois même.
S’il n’en est pas ainsi, c’est qu’il manque quelque chose à notre piété : notre consécration, notre vie de prière, notre témoignage.
N’avons-nous jamais entendu :
- Tu passes trop de temps aux choses de Dieu.
- Tu choques les gens.
- Tu ne veux plus sortir dans le monde, tu n’aimes plus les plaisirs mondains.
Même à l’intérieur d’un couple de croyants, il peut y avoir des différences de consécration. Combien plus lorsque le croyant s’allié avec un non croyant ! les conflits peuvent être destructeurs.
Nous sommes destinés à entrer dans le Royaume de Dieu, un royaume qui n’a rien à voir avec le royaume terrestre.
Il est donc normal que nous soyons destinés aux tribulations. Voyageurs et étrangers sur la terre, nous ne pouvons manquer de nous heurter au monde et d’en souffrir.
Il est évident que les souffrances auxquelles sont appelés les chrétiens sont celles qu’ils souffrent pour le bien et non pour le mal.
Il arrive que certains croyants, ayant chuté dans leur vie spirituelle, se retrouvent en prison, à la suite d’affaires malhonnêtes, d’immoralité.
Soyons clair à ce sujet, pour eux, purger une peine de prison ce n’est pas participer aux souffrances de Christ, c’est au contraire jeter l’opprobre sur Christ.
Non seulement le monde nous réclame, mais parfois Satan aussi, comme pour Pierre, par une épreuve imprévue, violente, par laquelle nous sombrerions si Christ ne priait pour nous.
Comment considérer les souffrances auxquelles nous sommes appelés en tant que croyants ?
Si nous avons en vue les biens spirituels et éternels, nous serons comme Moïse, qui va jusqu’à regarder l’opprobre de Christ comme une richesse.
Quant à Paul, il en arrive à dire qu’il se plaît dans les souffrances pour Christ et qu’il accepte l’écharde et les inconvénients d’être fidèle à Dieu pour que la grâce abonde.
Et il va jusqu’à se réjouir des souffrances !
- Considérer l’opprobre comme un trésor pour être enrichi.
- Se plaire dans l’opprobre pour être fort spirituellement.
- Se réjouir dans l’opprobre avec l’esprit d’amener des âmes, faire grandir le corps de Christ.
IL N’AVAIT NI BEAUTE, NI ECLAT
Lecture : " Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire…. " (Esaïe, chapitre 53, verset 2).
Nous n’avons reçu pour notre salut aucun autre nom que celui de Jésus. Jésus est le personnage central de la Bible.
La connaissance de Jésus est vitale pour nous, et à plusieurs reprises dans la Parole de Dieu, il est fait mention de l’importance de connaitre Dieu et Jésus.
Les artistes des diverses époques n’ont donné qu’une image inexacte de Jésus. Seul la Bile nous en donne un portrait vrai et exact.
Les représentations qui ont été faites de Jésus ont plus contribué à fausser cette image qu’à la rendre accessible et vraie.
Dans l’Eglise primitive, on parlait de Jésus plus que l’on en parle aujourd’hui. Où l’on insiste plus sur les manifestations de la grâce, la morale chrétienne, la théologie…
Dieu voulant sauver tous les hommes par Jésus – le second Adam – a choisi un homme représentatif de toute l’humanité, jusqu’au moindre, au plus banal, au plus modeste. Qui est-Il ?
- Il vient dans une famille modeste de gens simples, laborieux, qui travaillent pour subsister.
- Il naît dans une étable, on le couche dans une mangeoire. Il est un S.D.F.
- Le fils de l’homme n’a aucun lieu pour poser sa tête, pas de fortune personnelle. Il est aidé par des sympathisants.
- Les peintres en général représente Jésus comme un personnage majestueux, plein d’autorité, mais la Bible déclare qu’Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer les regards, pour plaire.
- Les foules ne l’ont pas suivi parce qu’Il était beau et avait de la prestance, mais parce qu’Il leur faisait du bien.
- Jésus n’était pas un grand personnage politique ou religieux. Il n’a pas étudié au pied des Rabbins. C’était un manuel, un charpentier. Mais, Il connaissait la Bible – la Torah et Il savait lire.
A Nazareth, Il déroule le livre – rouleau d’Esaïe et déclare : " l’Esprit du Seigneur est sur moi, car il m’a oint … "
Et c’est là précisément qu’Il a été rejeté.
Fils de Marie et de Joseph – charpentier.
Sans renom, il n’a pas étudié.
Il vit dans une région méconnue qui n’a jamais donné de grand prophète.
Si aujourd’hui on nous présentait Jésus tel qu’il a été, en chair et en os, dans la réalité, nous serions nous-mêmes étonnés.
Et il a fallu beaucoup de temps aux disciples pour découvrir que cet homme " sans apparence " était véritablement le messie, l’envoyé de Dieu, l’agneau de Dieu qui devait sauver le monde.
Dieu se sert des choses faibles du monde, sans apparence le plus souvent pour accomplir ses desseins. Et qui sait reconnaitre cela ?
Aurons-nous du mépris pour une église où l’on ne trouve que de " petites gens ? "
Cependant c’est l’humour et la sagesse de Dieu. Il fait éclater sa puissance et sa gloire au travers de la médiocrité et de la faiblesse de l’instrument, afin qu’aucune chair ne se glorifie devant Lui.
C’est pourquoi nous n’avons pas à imiter le monde – mais à nous laisser instruire par la Parole de Dieu.
Dieu fait grâce aux humbles. Il prend plaisir à élever les humbles – les pauvres en esprit.
Si aujourd’hui nous sommes sans éclat – sans gloire – sans renom – sans talent – sans instruction – sans richesse, mais si nous connaissons Jésus et sommes attachés à lui, Dieu nous réserve un poids éternel de gloire en Sa présence.
Prier, c'est demander
Lecture : " Priez sans cesse. " (1 Thessaloniciens, chapitre 5, verset 17).
1 – Demander est une nécessité
Si Dieu est " suffisant en lui-même " et n’a pas besoin de demander quoi que ce soit à qui que ce soit, il n’en est pas de même de nous, les êtres humains.
Nous sommes fragiles, dépendants les uns des autres, dépendants de notre environnement.
Et nous avons ainsi une foule de besoins à satisfaire pour subsister. Et constamment nous sommes appelés à demander.
L’enfant réclame sans cesse pour satisfaire ses besoins et interroge aussi sans cesse.
L’adulte demande aussi, il cherche son pain quotidien, du travail, un abri, du soleil, de la pluie, la guérison, l’amour, le bonheur !
L’homme cherche des bonnes choses, mais aussi parfois de mauvaises, selon son bon ou son mauvais cœur. Ainsi fit Salomé, qui pour assurer son avenir, demanda la tête de Jean-Baptiste au roi Hérode.
2 – Les demandes non satisfaites
L’homme est perpétuellement en demande (en prière) et cependant toutes ses demandes ne sont pas satisfaites, ses prières ne sont pas toutes exaucées.
Il est difficile de comprendre parfois l’échec… Mais il existe quelques raisons claires cependant :
- Parfois l’homme ne demande pas, par passivité, par ignorance.
- Parfois il demande et n’attend pas de recevoir. Que penserons-nous de quelqu’un qui entre chez le boulanger pour chercher un pain, qui le demande et s’en va avant de le recevoir !
- Parfois il demande des choses inconsidérées et nuisibles (cigarettes, drogue…) qui contribuent à le détruire.
3 – Le but de la demande, de la prière, c’est de recevoir
Jésus a dit : " demandez et vous recevrez " (Matthieu chapitre 7, versets 7 et 8).
Mais il faut la foi, la confiance que la demande va être satisfaite. Il faut la foi de cet enfant qui, partant à la réunion de prière pour demander la pluie, emporte son parapluie.
Ou celle de cet homme qui, seul dans l’assemblée, osa venir prendre sur la chaire une belle montre que le prédicateur offrait à celui qui viendrait la chercher.
Notre Père céleste aime que nous demandions et que nous nous approchions pour saisir ses bénédictions.
Charles Finney, qui fut l’instrument d’un réveil spirituel puissant, avait compris l’importance de " s’attendre à être exaucé. "
Avant sa conversion, les anciens avaient proposé de prier pour lui. Il leur avait répondu : Ce n’est pas la peine, vous priez et vous n’êtes jamais exaucé.
Autrement dit : vous ne vous attendez pas à recevoir la réponse à vos prières.
Jésus a prié, a demandé, même lui, et il a été exaucé. Il s’attendait pleinement à être exaucé.
4 – Pourquoi la prière ?
On pourrait se demander pourquoi Dieu nous demande de prier. Après tout, il sait très bien ce dont nous avons besoin, et il voit les aspirations de nos cœurs. Pourquoi ne donne-t-il pas sans attendre ?
Parce que Dieu nous a créés libres et qu’il respecte notre liberté. Si tu veux recevoir, il faut demander, c’est un principe constant dans les écritures, même si Dieu exauce avant que nous ayons demandé.
5 – Comment demander
Nous avons vu qu’il convient d’abord d’apprendre à demander à Dieu, et de demander avec foi.
Il convient aussi de faire des prières " opportunes " qui correspondent à un besoin légitime que Dieu ne demande qu’à satisfaire. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour …. (Matthieu, chapitre 6, verset 11).
L’Eternel est attentif à la prière du misérable, il ne dédaigne pas sa prière (Psaume, chapitre 103, verset 18).
Mais lorsque nous sommes réellement dans le besoin, nous devons aussi prier avec " importunité," insistance, comme l’ami importun qui réveille son compagnon en pleine nuit, ou la veuve qui " casse la tête " au juge inique.
La prière qui plait à Dieu est celle qui est faite " dans le nom de Jésus. " Le fils bien-aimé de Dieu est notre avocat auprès du Père.
Néanmoins, nous ne pouvons pas demander " n’importe quoi " dans le nom de Jésus.
Ce qui est bon, utile, nécessaire nous sera donné, particulièrement ce qui est nécessaire à notre vie physique et spirituelle : le pain quotidien, le Saint-Esprit.
Nous ne serons pas exaucés si nous demandons mal, dans le but de satisfaire nos passions (Jacques, chapitre 4, verset 2).
Mais, si nous demandons selon sa volonté, il nous écoute et nous exauce (1 Jean, chapitre 5, versets 14 et 15).
Ambassadeurs pour Christ
Lecture : " Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix " (Colossiens, chapitre 1, verset 20).
Beaucoup pensent que le dialogue, la réconciliation et la coopération entre les religions, les races et les cultures sont essentiels pour une paix véritable et durable entre les hommes.
On parle de paix, on a toujours cherché la paix, et pourtant la guerre fait rage, entre peuples de races ou d’ethnies différentes, de religions différentes.
Nous n’avons pas besoin d’ambassadeurs pour la paix, mais d’ambassadeurs pour Christ, pour l’Evangile, d’ambassadeurs qui ont fait la paix avec Dieu. " Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeur pour Christ " (2 Corinthiens, chapitre 5, verset 20).
Jésus est appelé " le prince de la paix, " et celui qui publie la paix véritable, c’est celui qui annonce le salut en Jésus-Christ.
Tout homme qui n’est pas réconcilié avec Dieu ne peut être un véritable ambassadeur de la paix.
Un ambassadeur pour la paix doit d’abord être en paix avec Dieu. IL est alors en paix avec lui-même et en paix avec les autres.
Cela est l’œuvre de la rédemption.
Par la croix, Jésus a établi la paix entre tous les hommes, en créant un seul homme nouveau (Ephésiens, chapitre 2, versets 14 à 16) : " Il a établi la paix entre ceux qui sont sous la loi de Moïse et ceux qui sont sans la loi. "
Il a établi la paix également entre l’esclave et l’homme libre, entre l’homme et la femme (Galates, chapitre 3, verset 28) : " Il n’y a plus ni Juif, ni Grec, il n’y a plus ni esclave, ni libre, il n’y a plus ni homme, ni femme : car tous vous êtes un en Christ. "
Je ne puis être ambassadeur pour la paix que si je suis d’abord ambassadeur pour Christ et pour l’Evangile et je ne puis être ambassadeur pour Christ que si je suis membre de son corps.
Si je suis une " même plante " avec Lui.
L’ambassadeur, c’est l’envoyé, l’apôtre, le représentant. Il ne part pas de lui-même, c’est Christ qui l’envoie.
L’ambassadeur doit connaitre la pensée de celui qui l’envoie. " Or, nous, nous avons la pensée de Christ " (1 Corinthiens, chapitre 2, verset 16). Il doit le représenter dignement et défendre ses intérêts.
La faiblesse du Christianisme réside dans le fait que Christ n’est pas bien représenté. (Il n’a pas de bons ambassadeurs dans le monde).
Celui qui pactise avec le monde sous prétexte de le gagner à Christ perd sa saveur son pouvoir.
Tu as aimé la justice
Lecture : Hébreux, chapitre 1, verset 9 : " Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité, c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux. "
Ce verset est tiré du Psaume 45, psaume qui décrit le " messie ". Pourquoi Dieu a-t-Il élevé Jésus, pour le mettre au-dessus de tous ? Parce que Jésus a aimé la justice et haï l’iniquité.
1 – Les droits et les devoirs
Aujourd’hui, dans notre monde moderne on parle beaucoup de " droits " des individus. Cela est une bonne chose, certes.
Malheureusement on ne parle plus des " devoirs " de l’individu. Seule la Bible insiste sur ce point.
Tout droit est assorti (ou accompagné) d’un devoir.
Les hommes réclament justice lorsqu’ils sont lésés, ils ont un sens très aigu de leurs droits et ils les font valoir toutes les fois qu’ils le peuvent en tapant sur la table, en manifestant parfois.
Les malfaiteurs prennent des avocats pour défendre leurs droits. Mais à l’égard du respect de la loi et des règles élémentaires de la vie en société, ils ne prennent pas tant de précautions.
Ils défendent ceux qui leur sont proches, mais n’hésiteront pas à incendier la voiture de leur voisin.
2 – Quelle différence entre " aimer la justice " et " haïr l’iniquité ? "
Le roi David était un homme qui aimait la justice. Mais un jour il a été tenté par l’iniquité. Et, parce qu’il n’a pas haï cette iniquité, il est devenu injuste.
Après avoir commis un adultère et un meurtre, il est inconscient de la gravité de ses actes et se permet de juger l’homme injuste dans la parabole que lui propose le prophète Nathan.
Lorsque Nathan lui affirme : " Tu es cet homme-là, injuste, " il reconnait sans détour qu’il était un pécheur, qu’il avait caressé son péché ! (Psaume, chapitre 51, versets 1 à 5).
L’apôtre Paul, dans son célèbre passage de Romains, chapitre 7, verset 15 exprime la même chose : " Je veux faire le bien car j’aime la justice, mais je n’ai pas la force ni la capacité de repousser, de haïr l’iniquité. "
Les pharisiens aussi aimaient la justice, mais ils n’avaient conscience que des péchés des autres, pour les accuser.
Et ils ont ajouté tant de " règles de justice " à celles donnée par Dieu, qu’ils ont fait condamner des innocents.
Que chacun se plaigne de ses propres péchés ! (Lamentations de Jérémie, chapitre 3, verset 39).
3 – Jésus seul a haï l’iniquité
Il a vaincu les tentations et le tentateur. Tous les hommes ont péché, il n’a jamais commis de péché.
" Qui de vous me convaincra de péché ? " (Jean, chapitre 8, verset 46)
Il est l’unique qui a pu tout à la fois aimer la justice et haïr l’iniquité et il l’a prouvé en abandonnant sa volonté à celle de Dieu jusqu’à la mort de la croix.
Aussi Dieu l’a oint d’une huile de joie, et cette onction, cette huile de joie est celle qu’Il répand sur ceux qui reconnaissent leurs péchés, se repentent et se convertissent.
Professer la vérité dans la charité
Jean, chapitre 17, verset 17 : " Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. "
Jean, chapitre 14, verset 6 : " Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. "
Hébreux, chapitre 13, verset 8 : " Jésus-Christ est le même, hier, aujourd’hui, et éternellement. "
1 – La vérité de l’Evangile ne change pas au cours des siècles
Jésus est et demeure éternellement le même parce qu’Il est Dieu.
L’erreur d’une religion dérivée du christianisme, comme le catholicisme, est de considérer la Parole de Dieu comme une ébauche qu’il faut affiner en la travaillant, en y ajoutant et en y retranchant au gré du temps, des mœurs et des circonstances.
C’est ainsi que l’on a en particulier introduit fautivement le culte des " Saints " et de " Marie ", mère de Jésus.
2 – Enseigner la vérité dans la charité
La difficulté à l’égard des Catholique sincères, est de dire la vérité sans blesser. L’apôtre Paul savait aborder avec amour tous ceux à qui il apportait la vérité de l’Evangile. " Je ne suis fait tout à tous, afin d’en sauver quelques-uns " (1 Corinthiens, chapitre 9, verset 22).
3 – La véritable Eglise
Néanmoins, il est impératif de dire la vérité, car si la chute de l’homme est venue par un mensonge, celui du serpent, le relèvement de l’homme, son salut, est venu par la vérité, Jésus-Christ.
La Parole de Dieu est la vérité, " vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée à deux tranchants " (Hébreux, chapitre 4, verset 12).
Mais il ne s’agit pas de l’épée d’un bourreau, il s’agit du scalpel d’un chirurgien qui ôte le mal et guérit.
La véritable Eglise, celle du Dieu vivant, est la colonne et l’appui de la vérité.
"… la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité " (1 Timothée, chapitre 3, verset 15).
Une Eglise qui dénature la Parole de Dieu, qui en retranche ou en ajoute n’est pas la véritable Eglise.
Il peut y avoir en son sein des âmes qui ont saisi Jésus come Sauveur et Seigneur, et qui sont sauvées de leurs péchés, mais cette Eglise n’est pas la colonne et l’appui de la Vérité.
4 – Le prix de la vérité
Il est vrai que dire la vérité peut parfois coûter très cher :
- Pour celui qui la dit :
Souvenons-nous de la célèbre phrase de Galilée, un savant du 16ème siècle qui osait affirmer en parlant de la planète terre : " Et pourtant elle tourne… "
Ses affirmations étaient contraires à celles du pouvoir spirituel de l’époque et il dut les abandonner sous peine de périr brûlé vif sur un bûcher.
Pour avoir dit la vérité, Jésus a souffert, et combien de chrétiens après lui.
- Pour celui qui la reçoit :
Combien ont été rejetés du milieu familial, amical, professionnel, pour être revenus à la vérité de l’Evangile !
Mais il y en a beaucoup plus, malheureusement, qui n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.
En conclusion, souvenons-nous que si seule la vérité peut délivrer les âmes, il n’est pas question, à cause d’un manque d’amour, de diviser une Eglise sous prétexte de vérité.
Il n’est pas question non plus de fermer aux âmes la porte de la grâce, parce que nous n’aurons pas accompagné de grâce notre parole.
" Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun " (Colossiens, chapitre 4, verset 6).
Humilité et humiliation
Lecture : " Humiliez vous donc sous la puissance main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable " (1 Pierre, chapitre 5, verset 6).
1 – Les aspirations de l’homme
Tout ce qui a vie est fait pour grandir, se développer, s’épanouir.
Les plantes et les animaux se développent dans certaines limites.
Mais l’homme créé à l’image de Dieu, a des aspirations. Il éprouve le besoin de communier avec le Dieu tout-puissant et celui de vivre éternellement.
" Dieu a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité " (Ecclésiaste, chapitre 3, verset 11).
C’est Dieu lui-même qui a placé l’homme et la femme " au-dessus " du règne animal et du règne végétal, ce qui est un grand avantage, mais également un grand risque.
Au travers du serpent rusé, Satan s’est servi des aspirations naturelles de l’homme pour le précipiter vers la chute.
Au jardin d’Eden, il lui propose de s’élever par la désobéissance : " Vous serez comme des dieux " (Genèse, chapitre 3, verset 5).
Au désert, il propose à Jésus la gloire : " Si tu te prosternes et m’adores …. " (Matthieu, chapitre 4, verset 9).
Satan utilise le besoin de grandir et de s’épanouir de l’homme pour inciter à jouir, posséder et dominer.
Mais ce n’est pas ainsi que Dieu veut élever l’homme.
2 - Ce que nous dit Dieu dans sa parole
La Parole de Dieu ne cesse de proclamer la nécessité d’être humble, de marcher humblement avec Dieu.
Jésus, le Fils de Dieu, se décrit comme étant " doux et humble de cœur. "
Et le bonheur est promis à ceux qui sont " pauvres en esprit, " (humbles).
La tendance de l’homme pécheur est de s’enorgueillir et de s’enfler d’orgueil et de vanité.
Cette attitude est une attitude de fausseté, de mensonge.
C’est se tromper sur son propre compte que de l’adopter.
Inversement, s’humilier à l’extrême, se mépriser et se haïr soi-même est une toute aussi mauvaise attitude qui entraine bien des troubles du comportement.
Le dessein de Dieu en créant l’homme était de le faire grandir pour l’élever ensuite jusqu’à Lui.
L’humilité est un état d’esprit, une disposition de cœur qui plaît à Dieu mais, aussi aux hommes.
On emploie parfois l’expression : " il est puant d’orgueil… " pour signifier combien le contact avec les orgueilleux est désagréable pour l’entourage.
A l’inverse, un auteur chrétien, André Murray, a intitulé son livre : " L’humilité, la beauté de la sainteté. "
Combien il est agréable de côtoyer les humbles !
3 – L’humiliation et l’humilité
L’épreuve de l’humiliation ne rend pas forcément humble, et l’on dit parfois que " l’orgueil pousse dru sur le fumier de l’humiliation ! "
Pour d’autres, et c’est le cas le plus fréquent, l’humiliation conduit à l’humilité.
Psaume, chapitre 119 : " C’est par fidélité que tu m’as humilié. "
Mais l’épreuve ne rend pas forcément humble. Il faut l’acceptation du cœur.
Dans le monde physique, il en est de même.
Par exemple, un ressort en acier perd son élasticité (son orgueil, ce qui fait sa force !), après l’épreuve du feu. Mais un ressort en bronze deviendra élastique après avoir subi l’épreuve d’être plongé dans l’air liquide.
Il y a une démarche volontaire qui est demandé au croyant qui veut plaire à Dieu :
- Humiliez-vous sous la puissante main de Dieu
- Quiconque se rendra humble (Matthieu, chapitre 18, versets 3 et 4).
- Dieu demande que tu marches humblement (Michée, chapitre 6, verset 8).
- Jésus lui-même s’est humilié. Il s’est mis à notre niveau pour nous sauver.
Après le baptême, ce fut le service, les épreuves et la mort.
Dieu nous invite à nous humilier nous-même, à nous juger nous-mêmes, afin de ne pas être jugés.
4 – Les méfaits de l’orgueil, les bienfaits de l’humilité
Le succès perpétuel, ou bien une abondance de grâces particulières peut nous " monter à la tête ".
Cela explique que parfois Dieu nous fait passer par l’humiliation, pour nous révéler ce que nous sommes réellement :
- Des créatures
- Des êtres inachevés
- Des êtres dépendants.
L’apôtre Paul, à qui Dieu s’était révélé directement, reconnaissait qu’il avait besoin d’une écharde, d’un sujet d’humiliation, pour ne pas être " enflé d’orgueil ".
Inversement, les quarante années passées au désert ont rendu Moïse humble.
Jean-Baptiste vivait dans le dépouillement et la présence de Jésus en face de lui le rendait humble : Il faut qu’il croisse et que je diminue…
Que dire en conclusion ?
Dieu nous appelle à l’humilité. Recherchons l’humilité.
A la lumière du Saint Esprit, nous reconnaissons que nous ne sommes que des pécheurs sauvés par la grâce de Dieu. Notre seule gloire est celle-là. C’est pourquoi, comme dit le dit l’apôtre Paul : " Que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur " (1 Corinthiens, chapitre 1, verset 31).
Connaissance et foi
Lecture : " … Jusqu’à ce que vous
1 – L’importance de la foi
Si la foi joue un rôle dans notre vie quotidienne, c’est encore plus vrai en ce qui concerne la relation des hommes avec Dieu.
La chute du premier homme, dans le jardin d’Eden, et tous les malheurs dont elle a été suivie, a son origine dans l’incrédulité.
Adam et Eve ont mis en doute la Parole soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu " (Ephésiens, chapitre 4, verset 13).
La foi en Dieu et la connaissance de Dieu sont indissociables. S’il est fondamental, pour notre vie ici-bas, et pour notre vie éternelle, que nous ayons foi en Dieu, il est tout aussi fondamental que notre foi soit basée sur une solide connaissance de Dieu.
S’il n’en est pas ainsi, notre foi est inutile, vaine et elle ne peut nous sauver ni du péché, ni de la mort éternelle.
Adam et Eve ont mis en doute la Parole de Dieu en écoutant, celle du serpent. Ils ont prouvé par là qu’ils n’avaient pas une foi totale, une confiance totale en Dieu.
La reprise du dialogue entre Dieu et les hommes débutera avec des hommes de grande foi, Abel, Noé mais surtout avec Abraham.
Ce dernier avait une telle confiance en Dieu qu’il n’hésita pas à croire lorsque tout espoir était perdu et à sacrifier ce qu’il avait de plus cher.
" Mon juste vivra par la foi " (Romains, chapitre 1, verset 17), nous dit Dieu. La vie et la foi sont indissociables.
" Sans la foi il est impossible de lui-être agréable " (Hébreux, chapitre 11, verset 6).
La relation avec Dieu et la foi sont indissociables.
2 – Comment se développe la foi ?
Les disciples ont, un jour, demandé à Jésus de leur augmenter la foi.
Ils pensaient que Jésus allait les exaucer " sur le champ, " par un acte souverain.
Mais il leur a simplement fait constater qu’ils ne savaient pas ce que c’était que d’avoir la foi qui " agit "
" Si vous aviez la foi comme un grain de sénevé " (Luc, chapitre 17, verset 6).
Pourtant, les disciples ont fait confiance à Jésus. Leur foi se développe en écoutant la parole de Jean-Baptiste : " Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde…. " (Jean, chapitre 1, verset 29), puis celle de Jésus.
Et en voyant les miracles qu’Il faisait.
Le but ultime de Dieu dans l’œuvre de salut est de faire savoir à l’homme que contrairement aux allégations de Satan, Il nous aime.
Satan est le père du mensonge, et il veut nous faire croire que Dieu est un menteur : " Dieu a-t-Il réellement dit ? " (Genèse, chapitre 3, verset 1).
Mais Dieu n’est pas un menteur. Il nous aime, et la croix est la preuve parfaite de cet amour.
3 – L’importance de la connaissance
" Nous avons connu l’amour que Dieu …… " (1 Jean, chapitre 4, verset 16).
La foi initiale se nourrit de la connaissance, (de l’expérience - de ce que l’on entend – qu’on lit – qu’on apprend – des témoignages que l’on reçoit – des choses que l’on voit – que l’on expérimente).
Ce fut l’école de Christ pour les disciples jusqu’à la mort puis la résurrection.
A partir de ce moment-là, rien n’aurait pu faire douter les disciples.
Conclusion : La foi chrétienne nait et s’édifie sur la connaissance de Jésus.
Que notre connaissance grandisse : " Croissez dans la connaissance" (2 Pierre, chapitre 3, verset 18).
Garder la Parole de Dieu
1 – Connaitre la Parole de Dieu
Ce qui fait le malheur de l’humanité, c’est que les hommes ne connaissent pas la Parole de Dieu et ne la mettent pas en pratique (ne la gardent pas).
Ce qui fait la faiblesse de l’Eglise et des chrétiens en particulier, c’est qu’on ne garde pas la Parole de Dieu, ou ne la prend pas au sérieux.
2 – Aimer la Parole de Dieu
On ne met en pratique ordinairement que ce en quoi on met son plaisir.
" J’ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées : tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon cœur " (Jérémie, chapitre 15, verset 16).
- Recueillir les paroles, c’est les rassembler toutes, sans en laisser une seule de côté, comme quelque chose de précieux.
Lorsque nous devenons enfants de Dieu, nous acquérons la certitude que ce sont réellement les Paroles de Dieu et non des paroles ordinaires.
Dévorer les paroles : les lire, les étudier, les conserver, les placer dans le cœur (et non pas uniquement dans la tête !).
- Mettre sa joie et son allégresse dans la Parole de Dieu : il faut que la mise en pratique de la Parole de Dieu devienne une seconde nature.
Dieu a toujours prévu d’écrire sa loi dans le cœur de l’homme : " … après ces jours-là, je mettrai mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai dans leur esprit " (Hébreux, chapitre 10, verset 16).
3 – Se nourrir de la Parole de Dieu
" L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu " (Matthieu, chapitre 4, verset 4).
La Parole de Dieu est pour l’homme et pour le croyant surtout, aussi nécessaire à sa vie que ne l’est le pain pour son être physique.
La Parole de Dieu nous reconstruit, nous structure spirituellement. Elle développe en nous l’homme nouveau, qui doit croitre pour atteindre la stature parfaite de Christ.
Et elle nous fait atteindre ce but pour que nous puissions agir, être utiles et aider les autres.
4 – Accepter toute la Parole de Dieu
Nous n’avons pas à choisir ce qui nous convient et à laisser le reste.
" Samuel ne laisser tomber à terre aucune des paroles de l’Eternel " (1 Samuel, chapitre 3, verset 19).
Si je veux avoir du succès dans mes entreprises, voici la clé : méditer la parole jour et nuit pour agir fidèlement.
5 – Le bonheur accompagne celui qui connait ces choses et les met en pratique
Vous êtes heureux, nous dit Jésus :
- Si vous savez ces choses : pour les connaître, il faut assidument lire, méditer, étudier la Parole de Dieu, repasser en notre cœur ce qui y a été inscrit par le Seigneur lorsque nous sommes " nés d’en haut. "
- Si vous les mettez en pratique. Et nous pouvons apporter une merveilleuse conclusion !
" Ses commandements ne sont pas pénibles car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde " (1 Jean, chapitre 5)
Aimés de Dieu et haïs du diable
Lecture : " Que la grâce et la paix vous soit données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ " (Ephésiens, chapitre 1, verset 2 ; Philippiens, chapitre 1, verset 2 ; 2 Thessaloniciens, chapitre 1, verset 2).
Lecture : " Le diable est meurtrier dès le commencement " (Jean, chapitre 8, verset 44).
1 – La vie des " bien-aimés " de Dieu
On dit souvent qu’il ne faut pas faire la part " belle " au diable, ni lui faire de la publicité, mais lorsque nous regardons attentivement la vie des hommes que Dieu a choisis, nous constations qu’elle n’est pas exempte de problèmes.
Nous constatons invariablement que la vie des " bien-aimée " de Dieu, de ceux qui le craignent et s’évertuent à marcher dans ses voies n’est pas un " long fleuve tranquille. "
Ce qui faisait dire à LUTHER : " Ce n’est pas une garantie de tranquillité que d’être aimé de Dieu. "
2 – Maltraités mais vainqueurs
Ceux qui sont à Christ sont regardés et traités comme des brebis destinées à la boucherie, mais cependant " plus que vainqueurs " par Celui qui les a aimés (Romains, chapitre 8, versets 36 et 37).
Ceux qui sont approuvés et aimés de Dieu sont voués à l’épreuve, à la haine du monde, du méchant, de Satan et de ses sbires.
Dès les premières pages de la Bible, c’est ce que nous constatons, et l’énumération est longue, depuis :
- Abel qui fut tué par son frère,
- Joseph, vendu comme esclave par ses frères,
- David, persécuté par Saül,
- Daniel, jeté dans la fosse aux lions…
- Jusqu’à Jésus, tenté au désert par Satan,
- Aux disciples réclamés par Satan,
- A tous les frères en Christ accusés par Satan,
(Apocalypse, chapitre 12, verset 10 : " Car il a été précipité, l’accusateur de nos frères.")
3 – Un redoutable privilège
Être choisi par Dieu est un redoutable privilège.
C’est le plus grand des honneurs et le plus sûr moyen d’atteindre la vie éternelle et la gloire éternelle. Mais c’est aussi la certitude de devenir le point de mire et l’objet de la haine de Satan.
Le peuple juif en a fait la douloureuse expérience, (depuis son séjour en Egypte jusqu’à la déportation à Babylone, puis la dispersion dans toutes les nations). Constamment pourchassé et persécuté, exterminé par Hitler, haï encore aujourd’hui, par beaucoup.
Les chrétiens authentiques et l’Eglise fidèle ont également souffert au cours des siècles et souffriront encore.
4 – Que faire lorsque les difficultés arrivent ?
Nous n’avons pas à nous mettre la " tête sous l’aile ", comme le fait l’autruche, lorsqu’elle voit arriver le danger. Mais l’autruche n’est pas un animal intelligent, car Dieu ne nous abandonne pas, et rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ (Romains, chapitre 8, versets 38 et 39).
Nous devons veiller à plusieurs choses cependant :
- Ne pas donner accès au diable. Si nous nous gardons nous-mêmes du péché, il ne nous touchera pas.
- Ne pas nous tromper de cible. Satan se déguise en ange de lumière. Nous avons à lutter contre les esprits mauvais en demeurant en Christ, mais pas contre nos semblables, contre " la chair et le sang. "
- Rester humbles dans le succès car la réussite suscite toujours chez quelqu’un l’envie, la jalousie.
- Ne pas souhaiter être " ignoré " de Dieu, car nous sommes destinés à souffrir avec Lui pour régner avec Lui.
Utilité de l'épreuve
1 – Qu’est-ce que l’épreuve ?
L’épreuve, dont il est question ici a le sens de " test ".
C’est-à-dire que c’est le moyen de vérifier qu’un objet ou un être est capable de satisfaire ou non à un usage ou à un emploi.
Et c’est que ce l’on trouve de plus normal dans la vie courante !
Personne ne critiquera un constructeur d’avions d’éprouver ses appareils, ou de les faire éprouver par un service spécialisé avant de les mettre en service !
Il en est de même pour un employeur soumettant des tests une nouvelle recrue pour un poste particulier.
A la rigueur, il peut accepter quelqu’un de non qualifié au départ, mais c’est avec l’idée de le former pour le rendre capable et l’éprouver ensuite.
Le but de l’épreuve est de s’assurer de la capacité de l’objet ou de l’homme à répondre à une exigence. Et, en faisant cela, de l’utiliser en toute sécurité pour les deux parties.
Même Dieu, le créateur, a dit : " Eprouvez-moi, et vous verrez…. " (Malachie, chapitre 3, verset 10).
Un test réussi est toujours sanctionné par un certificat, une attestation, un témoignage -le permis de conduire, les diplômes…. Un test non réussi entraine de l’amertume, des désagréments, des pertes : L’épreuve soumet celui qui la subit à un stress, une tension inhabituelle, qui provoque un tourment d’esprit même parfois chez ceux qui paraissent les plus décontractés. D’une manière générale, l’épreuve n’est pas une plaisanterie !
2 – Dieu nous éprouve, et le croyant n’échappe pas à la règle !
Le dessein de Dieu, en créant l’homme, était de le " prédestiner à être semblable à l’image de son Fils... " (Romains, chapitre 8, verset 29).
De fils de la poussière, Dieu destine ceux qui l’aiment à atteindre la stature parfaite de Christ.
C’est là une extraordinaire vocation, mais tout être raisonnable peut comprendre que pour y accéder, il faille subir des épreuves !
Du point de vue de Dieu, l’épreuve a toujours un aspect positif. C’est aussi ce que déclare la Parole de Dieu, à l’égard de ceux qui aiment Dieu.
Le châtiment de Dieu, qui représente une épreuve, nous amène à une vie paisible (Hébreux, chapitre 12, versets 10 et 11).
Le passage au désert est un moyen de Dieu pour se faire entendre et établir ou rétablir une relation d’intimité avec Lui (Osée, chapitre 2, verset 16).
Celui qui supporte patiemment la tentation reçoit la couronne de vie (Jacques, chapitre 1, verset 12).
3 – L’épreuve entraine toujours une souffrance
Qu’elle tombe sur nous sans crier gare, comme pour Job ou que nous y entrions, par la foi comme Jésus à Gethsémané, c’est toujours un moment difficile.
Rejeter l’épreuve ou s’y soustraire serait se livrer au mal, dévier de la destination prévue, rendre à notre égard le dessein de Dieu.
Ce qu’il y a de terrible dans l’épreuve, c’est le sentiment ressenti de solitude et d’abandon.
Et l’épreuve ne prend toute sa valeur et son utilité que précisément par le fait que la personne éprouvée est entièrement livrée à elle-même, sans appui, sans secours, sans consolations extérieures.
Autrement, l’épreuve n’est plus une épreuve.
- Job : sans soutien, ni de sa femme, ni de ses amis, ni de Dieu.
- Jésus : abandonné du Père.
Que dirait-on d’un candidat à un examen qui serait assisté et aidé par son professeur ? Serait-il vraiment éprouvé dans ses connaissances ?
4 – S’attendre à être éprouvé et s’y préparer
Celui qui aime Dieu doit s’attendre à être éprouvé puisqu’il a compris que Dieu le prédestine à être conforme à l’image de Jésus et à devenir saint comme Dieu est saint mais il doit se préparer à subir l’épreuve.
Ce qui est tout à fait juste et normal afin de " résister dans le mauvais jour et de demeurer ferme après avoir tout surmonté. "
Deux textes bibliques résument ce que doit être une bonne préparation à l’épreuve :
Psaume 1 : Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, ne s’assied pas en compagnie des moqueurs mais trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et la médite jour et nuit.
Une bonne préparation à l’épreuve est la mise en pratique de la loi, des paroles de Jésus (Luc, chapitre 7, versets 46 à 49) et (Jacques, chapitre 2).
Suivons l’exemple d’Esdras, qui avait appliqué son cœur à étudier, à mettre en pratique et à enseigner.
Conclusion Au sein de l’épreuve, souvenons-nous des promesses de Dieu :
- A) Dieu ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces " Dieu ne permettra pas que vous soyez tentés… " (1 Corinthiens, chapitre 10, verset 13).
- B) A l’intérieur de l’épreuve, nous avons le soutien de Dieu. " Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment, mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas " (Luc, chapitre 22, verset 32).
Pierre était rempli d’une bonne volonté sans faille, il avait fait tout ce qu’il pouvait dans sa nature charnelle. Mais il lui fallait le secours de Dieu.
J’ai achevé la course
Lecture : Philippiens, chapitre 2, verset 3 ; Galates, chapitre 5, verset 26 ; Romains, chapitre 12, verset 2 ; 1 Jean, chapitre 2, verset 16 ; Luc, chapitre 22, versets 25 et 26 ; 1 Corinthiens, chapitre 9, versets 24, 26 et 27 ; 2 Timothée, chapitre 2, verset 5.
Lisons ces mots que l’apôtre Paul adresse à Timothée, son jeune compagnon de service :
" J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée " (2 Timothée, chapitre 4, versets 7 et 8).
L’esprit de la compétition sportive : " Que le meilleur gagne, " ce n’est pas l’esprit de l’Evangile.
La Parole de Dieu parle bien d’une course dans laquelle nous sommes engagés, dans laquelle nous sommes entrés, qu’il faut courir selon les règles et qu’il faut achever si l’on veut obtenir le prix.
Mais dans cette course, il n’est pas question :
- D’émulation, mais d’imitation.
- Ni de provocation par esprit de parti ou par jalousie.
Chacun a sa course à courir selon que Dieu l’a départi à chacun, en fonction de l’état dans lequel il a reçu ses propres capacités, et surtout celles que Dieu lui a données pour un but qu’Il a lui-même fixé (avec des talents particuliers, qu’ils soient nombreux ou peu nombreux).
Voyons l’exemple de l’apôtre Paul.
Lorsque le disciple Ananias le rencontre, le Seigneur l’avertit : " Cet homme est destiné à porter le salut aux nations au travers de beaucoup de souffrances que je lui montrerai ".
C’était là la course que Paul avait à courir, et toute sa pensée, toutes ses énergies étaient orientées vers ce but.
Il dira lui-même : " Mais je ne fais pour moi-même aucun de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu " (Actes, chapitre 20, verset 24).
La vie chrétienne n’est pas une compétition entre chrétiens. C’est une course individuelle et collective tout à la foi.
Le but n’est pas d’arriver le premier, mais d’arriver.
Chacun a sa propre course et ses propres ressources pour la mener et pour l’achever.
Vers la fin de sa vie, Paul pourra dire : " J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course. "
Il ne dit pas : je suis arrivé le premier, mais il dit : j’ai touché le but.
Un challenge, qu’est-ce que c’est ?
C’est une épreuve sportive dont le vainqueur sort avec un prix, un titre.
Prenons par exemple le Marathon de Paris ou celui de New-York.
Dans ces épreuves, bien sûr, ce sont les premiers qui sont acclamés.
Et pourtant celui qui termine cette course, même au dernier rang, n’est-il pas à féliciter également ?
En effet, le mot challenge est aussi employé pour décrire une situation où la difficulté stimule.
Et le but de Dieu, c’est qu’il y ait le maximum de participants sur la ligne d’arrivée.
Pour cela, il faut faire courir le plus grand nombre en incitant les coureurs à parvenir au but.
Paul disait : " Je cours de manière à atteindre le but. " Mais il incitait les chrétiens à faire de même : " Courez, vous-aussi, de manière à l’atteindre… "
Au lieu du défi et de la provocation, Dieu nous demande de prendre soin des autres, pour que le plus faible, le plus découragé puisse aussi atteindre le but.
Ralentir la course, perdre son avance s’il le faut pour stimuler un retardataire qui est prêt à flancher et à déclarer forfait.
Se faire tout à tous.
C’est en ce sens que la course est à la fois individuelle et collective.
Je dois arriver, c’est impératif et c’est ma course, et elle est semblable à celle des autres et tout à la fois différente.
Le circuit est tracé, les obstacles peuvent être les mêmes que pour les autres mais je suis différent et cette course est la mienne.
Je dois me préoccuper de ceux qui courent avec moi. Je puis être un modèle à imiter pour inciter les autres, les encourager, les aider, mais jamais un provocateur, un compétiteur.
Même si je suis le dernier à terminer le parcours au terme de la course, j’aurai remporté le prix de la course et d’autres devront le leur au service que je leur aurai rendu.
Jésus a dit un jour : " qu’au milieu de vous il n’en soit pas comme dans le monde où règne la loi du plus fort, du plus grand, du plus habile. "
En un mot, cette loi est celle de la compétition, qui la plupart du temps a son origine dans la jalousie et l’orgueil.
Dans le livre de l’Ecclésiaste, chapitre 4, verset 4, nous trouvons un constat de Salomon : " J’ai vu que tout travail et toute habileté dans le travail n’est que jalousie de l’homme à l’égard de son prochain. "
C’est l’esprit du monde, la conformité au monde, à ses principes, ses modes de pensée.
Qu’il n’en soit pas de même parmi nous.
Néanmoins il faut atteindre le but pour gagner et obéir aux règles de la course.
Dieu qui fait tout
1 – Le dessein de Dieu
Quel est le plus grand dessein de Dieu pour l’humanité ? C’est celui de donner des frères à Jésus.
Romains, chapitre 8, verset 29 : " En effet, ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à devenir conformes à l’image de son fils, afin que celui-ci soit le premier né d’un grand nombre de frères. "
2 – Dieu a créé sans nous
Il fallait concevoir ce projet, et le réaliser. Dieu l’a conçu indépendamment de l’homme.
Quelqu’un a dit : " L’Eglise est une pensée de Dieu. " Dieu a créé sans nous, sans l’homme. Romains, chapitre 11, versets 11 à 36 : Qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour. C’est de lui, par lui et pour lui que sont toutes choses….
3 – L’ignorance de l’homme
Dieu, s’adressant à Job, lui dit : " Où étais tu quand je fondais la terre ? Dis-le si tu as de l’intelligence " (Job, chapitre 18, verset 4).
L’homme se contente de semer, mais c’est Dieu qui fait croître, d’une façon régulière, constante, jour et nuit.
4 – L’homme, dans le dessein créateur de Dieu
Dans le dessein créateur de Dieu, l’homme est tout à la fois le but et le moyen.
Nous sommes l’ouvrage de Dieu, mais avant d’atteindre cette finalité, nous sommes, même sans le savoir, un moyen, un instrument créé pour faire des œuvres préparées d’avance.
Ephésien, chapitre 2, verset 10 : " Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions."
Mieux encore, la Parole de Dieu nous dit que " c’est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir " (Philippiens, chapitre 2, versets 12 et 13).
Dans ces conditions, où est le sujet de se glorifier ? nous dit l’apôtre Paul.
On peut aussi comprendre dans le même sens cette parole de Jésus : Sans moi, vous ne pouvez rien faire.
5 – La part de Dieu et la part de l’homme
C’est ainsi qu’il faut comprendre que Dieu fait tout, et cependant l’homme n’est pas passif.
S’il est amené à agir, à faire, dans une infime mesure en comparaison de ce que Dieu fait, son rôle, et qui est déterminant, est de croire avant tout.
Lorsque les Juifs interrogent Jésus : " Que devons-nous faire pour faire les œuvres de Dieu ? " la réponse est : " l’œuvre de Dieu est que vous croyez en Dieu et en Celui qu’Il a envoyé " : Jésus-Christ.
6 – La foi et les œuvres
La foi fit entrer l’homme de manière active dans le dessein créateur de Dieu.
Elle produit les œuvres préparées d’avance.
L’incrédulité, au contraire, met l’homme en dehors de ce dessein créateur et le condamne.
Le méchant n’est pas attentif à l’œuvre de Dieu. " L’insensé dit : Il n’y a pas de Dieu. "
Romains, chapitre 1 : " Ils ne se sont pas souciés de connaitre Dieu. "
Tout au contraire, le croyant véritable reconnait l’œuvre de Dieu, les " grandes choses de Dieu. " Comme Marie (Luc, chapitre 1, versets 46 et 49).
7 – Les œuvres bonnes
Nos œuvres seront éprouvées par le feu et notre récompense dépendra de celles qui subsisteront et qui seront jugées valables aux yeux du Seigneur.
Les œuvres bonnes suivent le croyant.
Il n’emporte rien d’ici-bas à sa mort, mais ses œuvres le suivent.
L’éclat dont il brillera dans le ciel, le fin lin dont il sera revêtu, ce sont ses œuvres justes.
Il est primordial que ces œuvres soient faites pour Dieu et non pas pour notre gloire !
Psaume, chapitre 45 : " Mon œuvre est pour le roi. "
" Soit que vous mangiez, soit que vous buviez..., faites tout pour la gloire de Dieu. "
Tout ce que nous faisons, la moindre de nos actions, a une grande importance au regard de Dieu et résonnera jusque dans l’éternité.
Certains exemples ont traversé les siècles :
- La veuve et son offrande de deux piécettes.
- Marie et le parfum répandu.
- L’attitude de Marie qui ne délaisse pas la communion de Jésus pour les choses matérielles.
Du temps de Noé, les hommes vaquaient aux choses de la vie en négligeant Dieu et ils ont tout perdu et se sont perdus eux-mêmes.
Tout ce que le chrétien fait, devrait être bon, aux yeux de Dieu.
Qui nous fera voir le bonheur ?
Lecture : " David exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice dans les œuvres " (Romains, chapitre 4, verset 6).
Le bonheur, comme nous le lisons dans le dictionnaire, est un état heureux.
Dieu est bienheureux, car Il ne manque de rien.
Il nous propose de recevoir un véritable bonheur.
Non pas quelques miettes de bonheur, mais un état heureux. Un état de bonheur permanent, quelles que soient les circonstances extérieures
. Être heureux, c’est avoir en nous le Royaume de Dieu et être dans le Royaume de Dieu.
Or, comme le dit l’apôtre Paul, le Royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire (et on pourrait y ajouter toutes sortes de biens terrestres et matériels), mais c’est la justice qui conduit à la paix et à la joie par le Saint-Esprit.
Un homme chargé de son péché, séparé de Dieu ne peut goûter la paix et la joie, qui sont des fruits de l’Esprit.
Nous n’avons connu la paix et la joie que lorsque Dieu a ôté le fardeau de notre culpabilité et qu’Il nous a prouvé que nous étions réconciliés avec Lui.
Et c’est Sa joie, Sa paix qui sont entrées dans notre cœur. La joie et la paix sont deux composantes essentielles du bonheur.
Celles qui nous viennent de Dieu sont indestructibles.
La paix de Christ surpasse toute intelligence, et peut nous remplir même dans les pires épreuves, comme beaucoup de croyants et moi-même l’ont expérimenté.
Le vrai bonheur, c’est lorsque Dieu fait lever sur nous la lumière de sa face.
Adam et Eve ont connu le malheur le jour où ils ont perdu la communion avec Dieu.
Comme l’écrit le philosophe français PASCAL, le cœur de l’homme a la forme de Dieu.
Être aimé de Dieu et en avoir conscience est la source du bonheur, mais cela ne se réalise que lorsque nous sommes réconciliés avec Lui par la foi dans le sacrifice de Jésus.
Lorsque les disciples d’Emmaüs étaient en présence de Jésus, après sa résurrection, ils ne l’avaient pas reconnu. Mais ils ont témoigné que, alors qu’Il leur expliquait les écritures, leur cœur brulait au-dedans d’eux-mêmes.
Ce feu intérieur était la preuve d’un tel bonheur, qu’au lieu de rentrer chez eux, ils se dépêchèrent de revenir à Jérusalem pour l’annoncer aux apôtres.
Le bonheur que Dieu nous donne est le vrai bonheur, car il nous est donné avec abondance.
Jésus nous a promis la vie, et la vie avec abondance.
Le bonheur est synonyme de plénitude.
Un homme qui est en manque de quelque chose ne peut goûter le bonheur, car si, dans le domaine physique la nature a horreur du vide, dans le domaine spirituel il en est de même.
Ou chercherons-nous notre bonheur ?
- Dans l’homme ou en Dieu ?
- Dans le péché ou la sainteté ?
- En maudissant ou en bénissant ?
- Dans les mauvaises ou les bonnes actions ?
- Dans une ambition démesurée, la compétition, l’émulation excessive, la recherche du pouvoir ?
- Dans la recherche des biens matériels ?
Mais il y a sur terre des gens heureux qui sont loin d’avoir tous les avantages et le confort dont nous disposons.
Cherchons le bonheur là où il se trouve, en Dieu.