Le salut
G.D.
La grâce
Lecture : " Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. " (Jean, chapitre 1 versets 16 et 17).
1 – Que signifie la grâce ?
On l’emploie souvent pour décrire une personne qui dégage du charme, de l’élégance.
Mais, lorsque l’on parle de la grâce de Dieu, il n’est bien sûr pas question de cette sorte de grâce est toute extérieure, qui peut cacher un cœur méchant et trompeur parfois, comme nous le rappelle le verset 30 du chapitre 31 du livre des Proverbes : " La beauté est vaine et la grâce est trompeuse. La femme qui craint l’Eternel est celle qui sera louée. "
Dans son sens véritable, la grâce est un don, qui manifeste bonté, générosité, pardon, compassion, amour, désintéressement.
On l’emploie aussi pour désigner une remise des dettes, une suspension d’un jugement.
De nombreux exemples de la Parole de Dieu aident à comprendre le sens du mot grâce.
Quelques exemples :
- David et Méphiboscheth : Le roi David fait grâce au petit-fils de son pire ennemi (2 Samuel, chapitre 9).
- La remise de la dette aux deux débiteurs (Matthieu, chapitre 18, verset 21).
- Les ouvriers de la 11ème heure (Matthieu, chapitre 20). Le maître de la vigne leur a payé un denier, rémunération pour 12 heures de travail. Mais ils n’ont travaillé que la onzième heure de la journée normale.
1/12ème du denier correspond à une rémunération, un dû.
Les 11/12ème restants sont un don, une grâce imméritée, un acte de bonté, de générosité d’un homme riche et bon qui sait que l’ouvrier en a besoin.
2 – Le mérite et le besoin
La grâce répond avant toutes choses à un besoin.
On peut voir les choses sous deux angles différents :
Le libéralisme dit : " à chacun selon ses mérites, ses capacités, son travail. "
L’avantage du libéralisme, c’est d’inciter chacun à faire tous les efforts possibles pour satisfaire ses propres besoins et aider les plus démunis.
Mais chacun n’a pas les mêmes chances au départ et il faut aussi savoir gouverner en pensant : " à chacun selon ses besoins."
Celui qui n’a pas les moyens a néanmoins des besoins à satisfaire et satisfaire ces besoins n’est plus une rémunération, une transaction équitable : " donnant – donnant ", mais un don, une grâce.
Toute société moderne, dans nos pays civilisés se comporte ainsi d’une manière générale.
A celui qui ne peut subvenir à ses besoins, on donne, jusqu’à ce qu’il devienne capable de subvenir à ses besoins.
Dieu, notre créateur, ferait-Il moins que les hommes créés à son image ? Non !
Il nous a accordé la " grâce avec la vie. "
Job, chapitre 10, verset 12 : " Tu m’as accordé la grâce avec la vie, tu m’as conservé par tes soins et sous ta garde. "
En sortant des mains du créateur, l’homme disposait de tout, sans avoir rien fait, sans travail, sans effort, sans l’avoir gagné.
Le péché lui a fait perdre une partie de tout cela, mais pourtant la grâce est encore là dans l’air que l’on respire, le soleil, la pluie, la nature et ses saisons.
3 – Le péché est comparable à une dette
Le fait d’avoir des dettes, de devoir quelque chose à quelqu’un et de ne pouvoir le rendre est quelque chose de terrible. Cela exerce une pression sur notre esprit.
Mais Dieu est riche pour éponger la dette du péché, car Il en a le moyen.
Ce moyen, c’est la justice qui nous a été acquise par le sacrifice de Jésus.
Plus la dette est importante, plus la grâce l’est aussi : " là où le péché abonde, la grâce a surabondé " (Romains, chapitre 5, verset 20).
Mais après avoir tout payé, il faut encore payer pour assurer la vie, sinon l’endettement va se poursuivre.
C’est pourquoi si Dieu fait grâce de la dette, Il y ajoute encore la grâce de la restauration.
Après avoir effacé le péché, Il donne le moyen de vivre sans pécher, sans être obligé de s’endetter encore.
C’est " grâce sur grâce ". " Nous avons reçu grâce pour grâce " (Jean, chapitre 1, verset 16).
C’est la surabondance de la grâce.
" Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce " (Romains, chapitre 6, verset 14).
4 – La grâce ne supprime pas la loi
La loi est une nécessité, c’est la règle de vie universelle. Tout est régi par des lois : le monde physique, le monde social, le monde spirituel.
La grâce ne supprime pas la loi, mais elle permet de lui obéir, de nous y soumettre aisément, avec joie même, avec autant de facilité que la respiration, sans s’en rendre compte.
Mais la grâce n’est pas utile à celui qui ne veut pas changer de vie.
La " grâce présidentielle " a parfois été donnée à un malfaiteur qui n’a pas su en faire bon usage. Il a continué à voler, violer, tuer.
Esaïe, chapitre 26, verset 10 : " Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice, il se livre au mal dans le pays de la droiture. "
La grâce nous enseigne à faire grâce aux autres.
Dans la parabole du débiteur impitoyable, nous voyons un homme, un méchant que la grâce aurait dû rendre bon, devenir dur à l’égard de son propre débiteur qui ne lui devait que 100 deniers.
Après avoir été graciés, si nous retombons dans nos péchés et y persévérons, nous devenons coupables au plus haut point (Hébreux, chapitre 10, verset 29).
Si nous oublions ce que nous avons reçu de Dieu et que nous devenons dus à l’égard des autres, sans charité, sans patience, remplis d’un esprit de jugement, de suffisance, d’orgueil, nous irritons le Seigneur et risquons de perdre la grâce.
5 – La grâce au travers de la faiblesse humaine
La grâce fait de nous, outre ce que nous avons reçu pour nous et qui nous était nécessaire (pardon, capacité de mener une vie sainte), des canaux pour permettre à Dieu d’atteindre d’autres pécheurs (par sa grâce).
Et il peut arriver que le déploiement de cette grâce se fasse au travers des brèches de nos faiblesses, de nos insuffisances, de nos défauts, de nos épreuves. (Comme pour Moïse, Jérémie, Paul et tant d’autres).
" Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse " (2 Corinthiens, chapitre 12, verset 9).
Seule la grâce de Dieu est suffisante ! Seul Dieu donne la grâce puis la gloire. D’abord la grâce, ensuite la gloire, si nous ne rendons pas vaine la grâce à notre égard ! (Luc, chapitre 7, verset 30).
Saisir Jésus-Christ
" Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie atteint la perfection ; mais je cours pour tâcher de le saisir, puisque-moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ " (Philippiens, chapitre 3, verset 12).
1 – Saisir est un acte volontaire
Saisir est accomplir un acte volontaire, délibéré, réfléchi et souvent salutaire.
Cela peut être l’acte de la dernière chance, celui que l’on ne peut faire qu’une fois dans sa vie.
Ecrivant à Timothée, l’apôtre Paul lui dit : " Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle " (2 Timothée, chapitre 6, verset 12).
C’est l’acte de quelqu’un qui se noie et saisit la bouée de sauvetage, qui ne la lâche plus jusqu’à ce qu’il se retrouve sauvé sur le rivage.
Ceux qui ont été arrachés à un grand péril savent ce que cela représente.
Certains ont été sauvés dans un état d’inconscience, ils ont été pris en charge sans réaliser leur état de perdition.
Pour d’autres, conscients, il a fallu une démarche consciente : saisir la bouée, la main secourable, la corde tendue.
Cet acte volontaire est aussi un acte de foi, de confiance, et parfois un " saut risqué. " Comme pour ce chasseur d’œufs, perdu sur une corniche inaccessible en montagne et dont le salut a été de se lancer dans le vide et de saisir la corde tendue.
2 – Dieu est à l’origine de tout
" Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre… "
Il est vrai que Dieu a pris toutes les initiatives. Il nous a aimés de toute éternité, choisis, prédestinés. " Ce n’est pas vous qui m’avez choisi… " (Jean, chapitre 15, verset 16).
Mais le jour où Il s’est révélé, il a fallu choisir et saisir.
" Cependant, je suis toujours avec toi, tu m’as saisi la main droite " (Psaume, chapitre 73, verset 23).
Dieu me saisit la main, mais moi je dois la saisir aussi, il ne faut pas que la mienne glisse de la sienne et que je me retire. " Mon juste vivra par la foi, mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. "
3 – Satan veut également saisir les hommes
Par tous les moyens, par toutes sortes de tentations, il séduit les hommes et les détourne des valeurs invisibles et éternelles.
Comme pour le chanteur Elvis Presley, par exemple : Le roi du rock, le King. Elevé par des parents chrétiens, il a cédé à la tentation de la richesse, de la notoriété. Et Satan ne l’a pas lâché jusqu’à ce qu’il tombe dans une profonde déchéance.
Pourtant, à la fin de sa vie, une Bible était posée sur sa table de chevet. Dieu seul sait s’il a pu saisir la main tendue...
4 – Dieu respecte notre liberté
Dieu est amour, et le véritable amour est respectueux de la liberté de l’autre. Dieu ne dit pas : " Je prends ton cœur, " mais Il dit : " Donne-moi ton cœur. "
Comme le dit l’apôtre Paul, j’ai été saisi par Jésus-Christ, maintenant c’est à moi aussi de le saisir.
Il y a réciprocité. Le but principal de notre passage sur cette terre est d’apprendre à bien connaître le Seigneur pour nous attacher à Lui de mieux en mieux.
La Parole de Dieu nous exhorte à avoir les regards sur Jésus.
A veiller et prier. A revêtir l’armure du chrétien. A nous éloigner des souillures du monde. A résister à l’ennemi de nos âmes par la Parole de Dieu.
L’amour de la vérité
Lecture : 2 Thessaloniciens, chapitre 2, versets 9 et 10 : " l’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.
" Avons-nous vraiment l’amour de la vérité ?
Toutes les vertus, et la vérité entre autres, n’ont d’existence que par rapport à des êtres.
La vérité n’est pas une denrée. On ne pourrait pas acheter un kilo de vérité, comme on achètera un kilo de pain, ou de sucre !
La vérité donc n’existe que par rapport à des êtres.
Le mensonge lui aussi n’existe que parce qu’il a été introduit par un être dans le monde.
Satan est le père du mensonge. Il a introduit le mensonge dans la création du Dieu de vérité. Dieu avait dit au premier homme et à la première femme : " Si vous mangez de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, vous mourrez. " C’était une parole de Dieu, une parole de vérité.
Et Satan introduit le premier mensonge : " Si vous mangez de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, vous serez comme des dieux. "
C’était un mensonge.
Et parce que l’homme et la femme ont cru au mensonge de Satan, alors la vérité de Dieu s’est accomplie. Ils sont devenus mortels.
Dans notre monde, le mal n’existe que parce que des êtres ne pratiquent pas le droit et la justice.
A tous les niveaux, le mensonge règne, au niveau de la politique, des publicités mensongères, des fausses doctrines.
Face à ce mensonge, la vérité existe.
Elle est venue dans le monde par Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Par la Parole de Dieu, qui est la vérité.
" Ta Parole est la vérité ! "
La vérité est apportée aussi par l’Eglise fidèle, qui est la colonne et l’appui de la vérité, à condition toutefois qu’elle dispense droitement la parole de la vérité ! Autrement elle n’est pas l’Eglise.
On dit que la vérité sort de la bouche des enfants.
Ils ont effectivement du mal à cacher les choses parfois. Mais le mensonge aussi sort de leur bouche !
Les enfants reçoivent la vérité facilement, si elle est prêchée en vérité, par des adultes dont le comportement est conforme aux paroles. Mais ils ne disent pas toujours la vérité !
Le fruit de la vérité, c’est la vie, la confiance, la paix.
Le fruit du mensonge, c’est le trouble et la discorde.
Le menteur se punit lui-même. La pire chose qui puisse arriver à un meurtrier, ce n’est pas qu’on ne le croie plus, mais que lui ne croie plus les autres.
Toutes les relations humaines sont faussées.
Il n’y a plus de fondement solide, plus de base pour un dialogue constructif.
Dans les relations familiales, quel drame lorsque la suspicion domine tout.
Dans le monde du travail aussi. A cause du mensonge, combien d’incompréhension, de méfiance, d’hostilité, d’animosité entre patrons et syndicats.
Entre amis, entre chrétiens, le mensonge est une véritable trahison.
Vivons dans la vérité !
On dit que celui qui dit la vérité fait rougir le diable…
Mais celui qui ment attriste Dieu et son prochain.
Le péché et son remède
Lecture : " Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché " (1 Jean, chapitre 1, verset 7).
Nous sommes reliés les uns aux autres par une loi de solidarité, ce qui fait que lorsque nous péchons (lorsque nous faisons tort, nous blessons, nous portons atteinte à l’intégrité corporelle, psychique, aux biens d’autrui), c’est à nous-mêmes en même temps que nous faisons tort, et nous en recevons le salaire :
- Notre conscience est blessée
- Nous connaissons la séparation d’avec Dieu ou le prochain. Nous tombons sous le coup de la justice, prison, condamnation.
Le péché porte en lui-même son tourment et sa condamnation. Caïn, Balaam, David et tant d’autres ont connu le déplaisir de Dieu… et ont souffert.
Le péché conduit, après la jouissance éphémère, à un tourment durable et l’on peut dire que le péché est la cause fondamentale du malheur de l’homme et du chaos dans lequel se trouve l’humanité.
Aujourd’hui, on minimise la gravité du péché, mais les résultats sont là, nombreux, impossibles à faire disparaitre, tels les plumes d’un oreiller, dispersées par le vent.
Les palliatifs sont nombreux mais inefficaces : tranquillisants, psychiatres sont insuffisants.
On déplace les problèmes, on creuse un trou pour en boucher un autre.
On pourrait comparer les effets du péché à des déchets nucléaires dont on ne sait que faire, et qui un jour nous retrouveront ou retrouveront nos descendants !
" Sachez que votre péché vous trouvera. "
" La terre chancelle, son péché pèse sur elle " (Esaïe, chapitre 24, verset 20).
Dieu n’a jamais donné qu’un seul remède au péché, le sang.
La loi et la morale ne sont pas un remède au péché.
Leur but est de prévenir le péché et aussi de le mettre en évidence. Mais on n’efface pas une tache en évitant une autre tâche !
Mais le pardon de notre péché ne nous est donné que parce que le Fils de Dieu, Jésus, a donné son sang pour nous.
Tout le culte lévitique est basé sur l’expiation par le sang. Le sang des animaux a été un palliatif un " ersatz. "
La paque a été la libération d’Israël par le sang. Mais les enfants d’Israël n’étaient pas meilleurs que les Egyptiens.
La paque était une préfiguration du sacrifice de Jésus.
Jésus est l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde par son sang, en versant son sang sur la croix.
Cette notion reste présente dans tous les écrits des apôtres (Pierre, Paul, Jean).
Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus apparait à plusieurs reprises comme l’Agneau (il est cité 27 fois comme l’Agneau).
Mais attention, prenons garde !
Le sang de Jésus n’a efficacité comme remède au péché que si nous sommes obéissants.
1 Pierre, chapitre 1, versets 1 et 2 : "…… afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus-Christ. "
1 Jean, chapitre 1, verset 7 : " Si nous marchons dans la lumière. "
Si nous marchons dans la communion et la purification.
Le fondement de la foi, de notre paix, de notre vie nouvelle, c’est l’expiation par le sang de Jésus.
Alors prenons bien garde de ne pas fouler aux pieds ce sang précieux par des péchés volontaires.
Mon fils donne-moi ton coeur
Proverbe, chapitre 23, verset 26 : " Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent dans mes voies. "
Voici quel est le désir profond de Dieu le créateur à l’égard de l’homme et de la femme, à l’égard de sa créature.
Est-Il en droit de demander à sa créature de lui donner son cœur ?
Oui – parce que Dieu a créé l’homme et la femme par amour. L’homme n’est pas un accident, produit, comme le disent les athées par une quelconque loi du hasard ou comme étant le produit de l’évolution.
L’homme n’est pas arrivé sur terre comme un enfant qu’on n’a pas voulu et que l’on retrouve dans une poubelle parce que l’on a voulu s’en débarrasser. Un enfant trouvé, né sous X, c’est-à-dire sans nom.
Dieu a créé l’homme par amour. Et l’amour n’est pas indifférent. Dieu ne peut être satisfait que lorsque sa créature lui ouvre son cœur.
N’a-t-Il pas donné pour elle son propre Fils ?
Et inversement, l’homme ne peut être satisfait que lorsqu’il aime Dieu de tout son cœur, de toute son âme.
Le philosophe français Blaise Pascal a dit : " Le cœur de l’homme a la forme de Dieu. "
Cette relation d’amour entre l’homme et son créateur est dans la nature des choses, car " toute grâce et tout don parfait descendent d’en haut, du père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation… " (Jacques, chapitre 1, verset 17).
Mais celui qui détourne son cœur de Dieu pour le tourner vers les choses d’ici-bas, ne peut être véritablement heureux.
Tous les jouets du monde ne pourraient satisfaire le cœur d’un enfant privé de l’amour de ses parents.
Les attraits du monde sont comme des idoles que nous chérissons mais qui n’apportent jamais à nos cœurs la plénitude du bonheur.
C’est ce que reconnait le prophète Jonas au pire moment de sa vie : " Ceux qui s’attachent à de vaines idoles éloignent d’eux la miséricorde. Pour moi, je t’offrirai des sacrifices avec un cri d’actions de grâces, j’accomplirai les veux que j’ai faits : le salut vient de l’Eternel " (Jonas, chapitre 2, verset 9 et 10).
La conversion, comme le dit l’apôtre Paul, c’est d’abandonner les idoles, pour servir le Dieu vivant et vrai… (1 Thessaloniciens, chapitre 1, verset 9).
Autrefois, les idoles étaient de " faux dieux, " créés par l’homme.
Aujourd’hui, les idoles sont l’expression de notre monde contemporain : les " idoles " de la chanson, du cinéma, les " dieux " du stade, l’amour de l’argent, du pouvoir…
Tout ce qui dans notre cœur prend la place de Dieu, en totalité ou en partie.
On peut aussi faire une idole d’une créature que l’on aime plus que Dieu.
Mais le narcissisme, la propre justice, le légalisme sont également une idolâtrie.
N’est-ce pas être son propre dieu que de se mettre soi-même sur un piédestal, au-dessus des autres ?
L’expression : " être rempli de soi-même " être " imbu de sa personne " désigne celui qui est pleinement satisfait de lui-même.
Mais au fond de lui-même, un tel homme, une telle femme ne peut connaitre le bonheur, car le bonheur est dans l’amour, et Dieu est amour.
Donner librement son cœur à Dieu, c’est être rempli de sa présence, qui est plus " délicieuse " que n’importe quelle autre, et c’est aussi jouir de ses bénédictions, dans les bons et les mauvais jours.
L’amour du monde est inimité aux yeux de Dieu. L’amour pour Dieu est inimitié aux yeux du monde.
Mais on ne peut servir deux maîtres, sans que l’un d’eux soit trompé.
Alors, rejetons les idoles de ce monde et attachons-nous au Dieu de la vie.
" Petits enfants, gardez-vous des idoles ! " (1 Jean, chapitre 5, verset 21).
Le pardon des péchés
Psaumes, chapitre 130, verset 4 : " Mais le pardon se trouve auprès de toi, afin qu’on te craigne. "
Marc, chapitre 11, verset 25 : " Si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est les cieux, vous pardonne aussi vos offenses. "
1 – Nul ne veut pardonner, nul ne peut pardonner
La majorité des drames, des meurtres, des conflits, des guerres, des querelles, des divorces… tient au fait des griefs, des dettes, des péchés, que les humains ne veulent pas pardonner, ne peuvent pardonner.
On ne veut pas pardonner, car le sentiment de vengeance est semblable à la convoitise, qui est irrésistible.
En outre, il y a en tout homme qui a été lésé dans ses droits, blessé dans sa sensibilité, endommagé dans son intégrité, un désir de justice, de réparation, de justification.
Ensuite on ne peut pas pardonner, car l’homme naturel (animal) ne maîtrise pas sa nature à cause du péché, et même s’il le voulait, il ne le peut pas.
" Nous savons en effet, que la loi est spirituelle, mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais ; je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais " (Romains, chapitre 7, versets 14 et 15).
Voici donc la solution : " La loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort " (Romains, chapitre 8, verset 2).
2 – Savoir demander pardon
Dans les tribunaux, les victimes attendent toujours réparation par un jugement juste, équitable, et peut-être plus encore, par les excuses des coupables quand ils reconnaissent leurs torts et demandent pardon.
Ne dit-on pas : " faute avouée est à moitié pardonnée ? "
Mais le pécheur n’est pas toujours conscient de la gravité de son péché, et avant de le reconnaitre (quand il le reconnait !!), il faut bien du temps parfois, et de pénibles circonstances.
La croix est le lieu où tout homme pécheur est appelé à venir pour réaliser la grandeur de son péché et pour demander pardon.
3 – Le rôle de la confession et du pardon
Jusqu’à la mort de Jacob, les frères de Joseph, quoique coupables, jouissent d’une certaine " immunité. " Mais dès que Jacob a les yeux fermés, leur péché resurgit. Et si Joseph tirait vengeance ?
Et c’est là que l’on découvre le caractère sublime de Joseph, qui est un " type " de Jésus-Christ, et qui révèle les sentiments profonds du Père.
En entendant la confession de ses frères coupables mais repentants, Joseph pleure. Il est saisi d’émotion, et c’est lui qui les console.
C’est l’inverse qui aurait dû se produire. C’est l’offensé qui console l’offenseur.
Je crois que Dieu pleure d’émotion lorsqu’un pécheur demande pardon et je crois que Dieu le console, comme l’a fait Joseph à l’égard de ses frères.
" Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent " (Luc, chapitre 15, verset 10).
Il y a chez Dieu beaucoup d’émotion et de pleurs, comme ce fut certainement le cas pour le père du fils prodigue, lorsque ce dernier revint à la maison, repentant.
Dieu pleure d’émotion sur celui qui se repent, qui cherche le pardon, mais Il pleure de chagrin et de tristesse sur celui qui endurcit son cœur.
Un jour, Jésus a pleuré sur Jérusalem, qui ne voulait pas se repentir.
4 – Ne pas pardonner, ne pas demander pardon
Le fait de ne pas demander pardon pour nos fautes, nous prive du pardon de Dieu.
Le fait de ne pas pardonner à ceux qui nous ont offensés nous prive également du pardon de Dieu.
Le maître du serviteur impitoyable est attristé par la dureté de son cœur.
Comme ce dernier refuse de " remettre sa dette " à son compagnon, cela oblige son maître, en toute justice, à le mettre en prison. (Matthieu, chapitre 18, verset 35).
5- Quelles sont les conditions du pardon ?
2 Chroniques, chapitre 7, verset 14 : " Si mon peuple …… je pardonnerai son péché. "
- Humiliation et confession
- Prière
- Recherche de la face de Dieu.
Il faut ensuite se détourner de son mauvais chemin, c’est-à-dire :
- Marcher dans la lumière (1 Jean, chapitre 1, verset 7)
- Pardonner à ceux qui nous ont offensés.
6 – Dieu veut-Il pardonner ?
Oui, Dieu est davantage désireux de nous pardonner que nous ne le sommes de recevoir son pardon.
Dieu cherche les hommes pour les pardonner. Il les appelle constamment à revenir à Lui, comme Il le fait aujourd’hui pour toi qui lis ces lignes.
Jésus a pardonné à Pierre repentant, il a été ému par ses larmes, quoique ce dernier l’ait renié.
Mais devant la dureté de Judas, il n’a rien pu faire !
Il ne pouvait que pleurer de tristesse.
Choisis la vie et revient à ton Père, Il t’attend.
Choisis la vie
De quoi sommes-nous vraiment responsables ?
1 - William Shakespeare, le célèbre dramaturge anglais, a écrit :
" L’homme n’est maître ni de sa venue sur cette terre, ni de son départ. Son unique pouvoir est de bien mourir. "
Même ceux que nous appelons " les grands hommes " font bien des erreurs.
Pourtant, s’il est vrai que l’homme n’est pas maître de sa venue ici-bas, ni de son départ, Dieu lui a donné cependant un pouvoir.
Le pouvoir non pas de bien mourir seulement, mais aussi celui de devenir enfant de Dieu et, de vivre éternellement, et ceci par la foi en Jésus-Christ.
L’homme est apparu sur cette terre sans le vouloir.
Il n’a pas choisi ses parents, la couleur de sa peau, sa nationalité, le lieu de sa naissance, la religion de ses parents.
Il n’a pas choisi non plus la condition sociale de ses parents, leurs qualités morales, intellectuelles. Il a hérité parfois de " tares " physiques, de maladies psychiques.
L’homme n’est pas responsable de la filiation politique et économique de la société dans laquelle il vit.
Certains naissent riches, d’autres pauvres. Certains naissent dans des pays prospères, hautement civilisés, et d’autres dans des camps de réfugiés, au milieu du plus grand dénuement.
Ainsi, dans cette première phase de la vie, l’homme n’a aucune responsabilité personnelle d’exister.
La responsabilité incombe à ceux qui l’ont mis au monde.
L’homme est né en premier " selon la volonté de la chair et du sang. "
Il peut ensuite naitre " de Dieu " (Jean, chapitre 1, versets 12 et 13).
2 – Tous les hommes sont créés à l’image de Dieu
Malgré tout cet héritage qu’il n’a pas choisi, tout être humain normalement constitué est doté de liberté, ce don extraordinaire que Dieu a fait à l’homme.
Le philosophe Descartes, celui qui écrivit la célèbre phrase : " Je pense donc je suis, " considérait que ce don de la liberté était le mystère des mystères de la création.
Quand et où l’homme commence-t-il à être responsable de sa destinée ?
Dans ses choix :
- La foi ou l’incrédulité,
- La volonté de Dieu ou la sienne,
- Le pardon ou la vengeance,
- Le bien ou le mal,
- L’obéissance ou la désobéissance,
- La vérité ou le mensonge,
- La croissance ou la régression,
- La volonté de perfectionnement ou le laisser-aller,
- La propreté ou la négligence,
- La sobriété ou l’extravagance.
Incrédulité et foi
Luc, chapitre 1, verset 45 : " Heureux celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. "
1 – La clé de la foi
On peut dire que la vie et l’avenir des êtres humains est conditionnée par leur attitude face à la vérité et au mensonge.
Ainsi la chute, dès les premières pages de la Bible, apparait comme le résultat de l’incrédulité de l’homme par rapport à Dieu (Paroles de vérité) et de la confiance qu’il accorde aux paroles mensongères de Satan.
On voit aussi combien l’homme a besoin, d’une part de discerner le caractère véridique ou mensonger de ce qu’il reçoit, d’autre part d’accepter ou non, ce qu’il a reconnu être la vérité.
Toute la vie dépend de cela, c’est la clé.
2 – Incrédulité et foi : les conséquences
Pour n’avoir pas cru Dieu, des hommes ont perdu la vie, d’autres ont reçu un châtiment terrible parfois.
En revanche, ceux qui ont cru ont reçu un témoignage favorable, ainsi que le bonheur, la bénédiction et la vie éternelle.
a) Incrédulité et ses conséquences :
- La chute d’Adam et d’Eve.
- L’incrédulité de Moïse et Aaron.
Moïse reçoit un ordre simple, celui de donner un coup sur le rocher.
Il en donne deux. Ce ne sont pas les deux coups en eux-mêmes qui ont provoqué la sanction, mais l’attitude de cœur de Moïse et Aaron.
Ils ne croyaient pas et leur incrédulité a dégénéré en provocation à l’égard du peuple.
Un défi qui a déplu à Dieu et a entrainé la sanction.
- Du temps d’Elisée, l’officier du roi incrédule fut piétiné par la foule (2 Rois, chapitre 6).
- Zacharie, le père de Jean-Baptiste devint muet pour un temps à cause de ses doutes.
- Pierre, marchant sur les eaux, a perdu une occasion de croire. " Homme de peu de foi, " lui dit Jésus. Et il s’enfonce dans l’eau.
- Jésus ne put faire, à Nazareth, aucun miracle, à cause de l’incrédulité des habitants.
- Après sa résurrection, Jésus reproche aux disciples leur incrédulité.
b) La foi et ses conséquences :
- Marie a cru et devient la mère de Jésus. " Heureuse celle qui a cru, car les choses qui lui ont été dites auront leur accomplissement " (Luc, chapitre 1, verset 45).
- Le centenier : " Dis un mot et mon serviteur sera guéri " (Matthieu, chapitre 8, verset 8). Jésus dit de lui : " Je n’ai pas trouvé une aussi grande foi en Israël. " (Luc, chapitre 7, verset 9).
- La femme Syro Phénicienne : " femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu veux " (Matthieu, chapitre 15, verset 28). ,