Livrets 101-120
Coment fêtons-nous Pâques ?
Où l’on se rappelle que Jésus était juif. Où l’on donne des idées pour vivre le temps de Pâques. Plus complètement, de manière renouvelée. Enfants et parents, ensemble.
Pâques est un moment fondamental pour l’Eglise.
Pourtant, dans notre tradition évangélique mennonite française, il y a semble-t-il peu ou pas de préparation spécifique pour cette fête.
Souvent nous avons des difficultés à faire la part des choses entre les aspects folkloriques, réservés aux enfants (œufs, lapins, poules et autres chocolats), et l’aspect essentiel pour notre foi des événements de Pâques, célébré entre adultes par une Sainte Cène solennelle.
Pour certains d’entre nous, la découverte de la façon dont les Juifs (y compris Jésus) célébraient la Pâque nous a aidés à vivre plus concrètement ces événements, tous ensemble en tant que famille de Dieu, dans l’Eglise réunie.
Chacun, du plus petit au plus grand, est impliqué, il participe à ce grand bouleversement de la libération que Dieu donne.
La Pâque juive, ou Pessach en hébreu, est une fête qui porte plusieurs noms :
- la fête du printemps
- la fête des pains sans levain
- la fête du Passage.
Pessach (qui signifie " passer par-dessus ") nous rappelle l’événement qui a mis fin à l’esclavage des Israélites en Egypte.
Le soir avant la libération, Dieu leur a demandé de préparer et de manger un repas spécial : C’était le premier repas de la Pâque.
Ce repas est fêté chaque année depuis ce jour-là et encore aujourd’hui, pour que chaque génération se souvienne de ces événements miraculeux.
Le dernier repas de Jésus avec ses disciples était justement ce repas de la Pâque, le Séder.
Ingrédients
Le Séder est un vrai repas célébré en famille, accompagné d’une liturgie et de plusieurs aliments symboliques déposés sur le plat du Séder au milieu de la table.
On y trouve les éléments suivants :
Un os d’agneau grillé en souvenir de l’agneau que mangèrent nos ancêtres à la sortie d’Egypte.
Maror : Les herbes amères (persil), en souvenir des conditions très dures de l’esclavage.
Mazzah : Les pains sans levain, parce que nos ancêtres, lorsqu’ils quittèrent l’Egypte, partirent très vite et la pâte n’eut pas le temps de lever.
De l’eau salée pour rappeler les larmes qui ont été versées.
Haroset : Un mélange fait de pommes et de noix râpées en souvenir du mortier mêlé de paille avec lequel nos ancêtres étaient obligés de préparer les briques pour les constructions de Pharaon.
Le repas est aussi accompagné par quatre verres de vin qui correspondent à quatre promesses de libération : Je vous affranchirai, je vous délivrerai, je vous rachèterai, je vous prendrai pour que vous soyez mon peuple (Exode 6 : 6 et 7).
Voici le déroulement de ce repas à la fois rituel et festif qui a lieu le soir du 14ème jour de Nisan du calendrier juif.
Chacun des convives a un rôle à jouer et se sent concerné par l’histoire qui est racontée.
Un repas spécial
La mère : Allume deux bougies et prononce une prière de reconnaissance.
Le père : Prend le premier verre de vin, le bénit, et rappelle la première promesse de Dieu (Exode 6 : 6).
Tous : Chacun boit le premier verre de vin.
Tous : Chaque personne prend quelques brins de Maror qu’elle mange après les avoir trempés dans l’eau salée.
Le père : Bénit le pain sans levain et le rompt.
Les enfants : Posent quatre questions sur la signification du repas et des symboles.
Le père : Répond aux questions.
Quelqu’un : Lit le récit de l’Exode.
La mère : Remplit le deuxième verre de vin.
Tous : Après la bénédiction et le rappel de la deuxième promesse, chacun boit le deuxième verre.
Toute le monde : Mange joyeusement le repas de fête….
A la fin du repas….
Le père : Prend le pain qui a été rompu et le distribue à tout le monde. (C’est le moment décrit dans Matthieu 26 : 26 et Luc 22 : 19).
Tous : Chacun prend le morceau de pain et le mange avec le Haroset.
La mère : Remplit le troisième verre.
Tous : Après la bénédiction et le rappel de la troisième promesse, chacun boit le troisième verre. (C’est le moment décrit dans Matthieu 26 : 27 / 29 et Luc 22 : 20).
Quelqu’un : Lit un passage des Psaumes 113 à 118 et tous chantent ensemble.
La mère : Remplit le quatrième verre de vin.
Tous : Après la bénédiction et le rappel de la quatrième promesse, chacun boit le quatrième verre.
Le Séder prend fin.
Tous se saluent en se souhaitant la paix, Shalom.
Le Messie, notre Pâque
Avec les Juifs messianiques, nous pouvons nous aussi célébrer le Séder en commémoration de notre libération de l’esclavage, par Jésus.
En découvrant les gestes et les symboles du Séder, l’histoire du peuple d’Israël devient plus concrètement notre histoire.
Exode 6 : 6
" C’est moi le Seigneur, je vous ferai sortir des corvées d’Egypte, je vous délivrerai de leur servitude, je vous revendiquerai avec puissance et autorité. "
Exode 15 : 1 et 2
" Je veux chanter le Seigneur, il a fait un coup d’éclat. Cheval et cavalier, en mer il les jeta !
" Ma force et mon chant, c’est le Seigneur. Il a été pour moi le salut. C’est lui mon Dieu, je le louerai ; le Dieu de mon père, je l’exalterai. "
Matthieu 26 : 26
" Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit, puis, le donnant aux disciples, il dit : " Prenez, mangez, ceci est mon corps. "
Luc 22 : 20
" Pour la coupe, il fit de même après le repas, en disant : " Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang versé pour vous. "
Psaume 117
" Nations, louez toutes le Seigneur. Peuples, glorifiez-le tous. Car sa fidélité nous dépasse, et la loyauté du Seigneur est pour toujours. Alléluia ! "
Notre pain quotidien
" Christ, notre pâque, a été immolé " (1 Corinthiens 5 : 7)
Les lourds épis ondulant au souffle de l’été se sont convertis en blanche farine.
Des mains habiles, ou le bras mécanique du pétrin, en feront de la pâte, la chaleur du four cuira le pain, le bon pain doré dont l’odeur chaude nous mettra en appétit.
Hommage soit rendu au pain ! Ce don de Dieu à l’homme est considéré depuis des millénaires comme le symbole même de la vie.
En son langage imagé, la Bible en fait l’emblème de ce qui nous est le plus nécessaire ; d’où la prière de Jésus : " Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. "
L’abondance de pain était un signe de bénédiction ; en être privé était la pire des calamités.
Quand l’Eternel brisait le bâton du pain, le malheur était là.
Qui entrait dans une maison avait droit au pain.
C’est pour cela que Jésus ordonna à ses disciples de n’en point prendre avec eux dans leurs tournées.
C’était une abominable trahison que de se retourner contre celui dont on avait mangé le pain.
Il fallait en donner à qui avait faim, fût-il un ennemi.
L’importance du pain comme aliment essentiel engendra diverses locutions hébraïques : Le pain de la douleur, le pain du deuil, le pain de l’intelligence….
Par euphémisme, le pain désigna aussi les aliments dont se nourrissent les sentiments et dont se repaissent les passions.
L’homme ne vit pas de pain seulement.
Moïse déjà l’avait dit.
Si notre corps a besoin d’aliments, notre âme elle aussi doit être nourrie.
L’école, le livre, le journal, la radio, la télévision offrent à l’esprit des possibilités de culture sans lesquelles nous resterions intellectuellement des sous-développés.
Cependant, notre âme est d’une complexité telle qu’il lui faut davantage.
Elle a besoin d’un élément que la Bible, Parole de Dieu, appelle le pain de vie.
Qui ne connaît pas ce pain-là a toujours faim.
Il demeure insatisfait, quand bien même il posséderait tout le reste, car il lui manque cet élément essentiel qui seul apporte et entretient la vie véritable : Celle que Dieu a mise en nous.
A l’homme, créé par Dieu, il faut le pain de Dieu.
De tous temps les êtres les plus sensibles et les mieux doués, poètes, philosophes, sages, l’ont cherché sur la terre sans le trouver jamais, laissant ainsi leur âme sur sa faim.
Dieu a répondu aux affamés que nous sommes en envoyant son Fils parmi nous.
Pascal a dit : " Non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ.
" Nous ne nous connaissons nous-même que par Jésus-Christ.
" Nous ne connaissons la vie, la mort que par Jésus-Christ.
" Hors de Jésus-Christ nous ne savons ce que c’est ni que notre vie, ni que notre mort, ni que Dieu, ni que nous-même. "
Giovanni Papini, le grand poète italien, lui a adressé cette prière : " Tous ont besoin de toi, même ceux qui l’ignorent, bien plus ceux qui l’ignorent que ceux qui le savent.
" L’affamé croit chercher du pain et il a faim de toi ; l’altéré s’imagine qu’il veut de l’eau et il a soif de toi, le malade a l’illusion de désirer la santé et son mal est l’absence de toi.
" Qui, en ce monde, cherche la beauté te cherche toi, sans le savoir ; toi qui es la beauté entière et parfaite ; celui qui, dans ses pensées, poursuit le vrai te poursuit toi qui es l’unique vérité digne d’être connue ; et celui qui tend les bras vers la paix, les tend vers toi qui es la seule paix où puissent reposer les cœurs.
" Ils t’appellent sans savoir qu’ils t’appellent, et leur cri est indiciblement plus douloureux que le nôtre. "
Autrefois, pour nourrir son peuple au Néguev, Jéhovah avait fait descendre la manne du ciel.
Maintenant Il nous donne le vrai, l’impérissable pain du ciel : Son Fils.
Tous y ont droit de même que tous ont droit au pain du boulanger.
Il est gratuit, car Dieu ne fait pas payer ses dons.
Chacun peut, par un acte de foi, s’approcher du Christ et se nourrir de lui.
Le symbole va encore plus loin.
Entre les meules puissantes du moulin le grain s’écrase, il cesse de vivre, il perd ses possibilités de reproduction, son germe disparaît, il est anéanti.
C’est à ce prix-là que le Christ est devenu notre pain.
L’épître aux Philippiens nous le rappelle :
" Quoique le Christ fût de condition divine, Il ne s’est pas prévalu de son égalité avec Dieu, mais Il s’est anéanti lui-même en prenant la condition d’esclave et en se faisant pareil aux hommes.
" Et quand Il eut revêtu l’aspect d’un homme, Il s’est encore abaissé lui-même en se rendant obéissant jusqu’à la mort, la mort même de la croix " (Chapitre 2 : 6 à 8).
L’abaissement de Jésus-Christ, son humiliation, ses souffrances, sa mort, étaient les conditions de notre salut.
Sur l’infâme gibet de Golgotha nous rencontrons un être qui souffre, qui expire et qui aime.
Il souffre pour expier, Il expie par amour.
Cet être n’est pas un homme ordinaire, ce n’est pas non plus un surhomme, c’est la Sainteté couverte de nos souillures, c’est la justice revêtue de nos injustices, c’est l’Amour portant la haine pour la tuer, c’est l’Absolu dans l’anéantissement, c’est Jéhovah devenu Jésus-Christ, le grain de blé broyé qui devient pain.
Qui comprend cela ne peut rester insensible ni indifférent ; ou il rejette ce dogme, qui est celui de la Bible toute entière, comme la plus grande des folies, et il sombre dans l’incrédulité, ou il le reçoit comme la suprême révélation, il croit, il accepte et, confondu devant un tel amour, il adore et il s’offre au service de Celui qui devient, dès lors, son Seigneur et son Dieu.
Se nourrir d’un auteur, se nourrir de lectures, d’art, de philosophie, c’est y consacrer sa pensée, son cœur et son temps.
C’est, en quelque sorte, s’en imprégner.
Se nourrir de Christ, c’est cela mais c’est encore plus que cela.
C’est non seulement l’étudier, l’admirer, l’imiter dans la mesure du possible, essayer de vivre selon ses lois – nous serions très rapidement convaincus que cela nous est impossible – c’est l’accepter comme Sauveur, directeur de conscience et Seigneur.
C’est se soumettre volontairement à son autorité souveraine, c’est, au sens spirituel du terme, l’assimiler au point que sa Personne deviendra partie intégrante de notre personne.
Il sera alors en nous comme le pain que l’on mange et qui devient, par un phénomène étonnant d’assimilation, chair de notre chair et sang de notre sang.
Manger et boire le corps et le sang de Jésus-Christ, selon l’expression forte de l’Evangile, ne signifie rien moins que cela.
Il y a dans ce saint mystère plus que l’Eucharistie, plus que la simple participation au repas du Seigneur.
C’est le grand miracle de l’Esprit saint rendant possible la vie de Christ en nous.
Rien d’autre mieux que le pain ne pourrait nous le faire comprendre. Manquer de pain, c’est manquer de tout.
Être privé de Jésus-Christ c’est être spirituellement dans une disette voisine de la mort.
Le pain ne lasse jamais.
Jésus-Christ, selon l’expression d’un Psaume, rassasie à souhait ceux qui le craignent.
Le pain s’allie à toute autre nourriture et convient à chacun.
Jésus-Christ nous accompagne partout.
Il est l’Ami fidèle qui aime en tout temps, et en toute circonstance.
Il peut seul combler notre faim de pardon, de paix, de joie intérieure, de justice, d’amour et d’immortalité.
Il donne à la vie son sens véritable. Il se communique à qui vit de lui.
Que fait l’affamé à qui l’on offre du pain ?
Il ne s’enquiert pas de sa composition ou de ses qualités nutritives.
Peu lui importe sa forme et comment il lui est parvenu.
C’est du pain, cela lui suffit, il le prend et le mange.
Jamais nous ne serons nourris en analysant Jésus-Christ.
Une étude critique de sa personne et de son œuvre ne comblera aucun vide de notre âme.
Pour que le Christ nous rassasie, il faut aller à lui comme on va au pain.
Il faut le prendre et s’en nourrir.
Il est dans les Ecritures. " Sondez-les " a-t-il dit, " Ce sont elles qui rendent témoignage de moi. "
Lire, méditer les Evangiles dans un esprit de prière et de soumission, pour permettre au Saint-Esprit de nous l’y révéler, c’est véritablement se nourrir de Jésus-Christ.
C’est faire de lui notre pain quotidien.
GADINA
Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.
Luc 13 : 3 à 5
Le repentir est le premier arpent de terre ferme sous nos pieds d’où nous puissions repartir non vers d’autres haines, mais vers la concorde. (Soljenitsyne)
La repentance est une émotion ou une conviction qui conduit à concrétiser le salut proposé par Dieu.
Le plus grand des péchés est d’être inconscient d’en avoir, ou, ce qui revient au même, de n’avoir aucune difficulté à les voir chez les autres.
La repentance est le miracle de Dieu qui nous permet de nous voir tels que nous sommes, c'est-à-dire pécheurs.
La repentance est une démarche générée par l’Esprit Saint qui conduit à se repentir plus du péché en général que de ses péchés en particulier.
Certains se repentent de leurs péchés d’hier ou d’aujourd’hui, et recommenceront demain.
Par la repentance, lorsque les fruits du péché sont coupés, il reste encore les mauvaises racines, qui, si l’on n’y prend garde, peuvent reprendre vie.
Dieu nous invite à mettre la cognée à la racine du mal qui est ancré en nous (Matthieu 3 : 10).
Il existe en chacun une tendance à chercher la satisfaction de ses désirs, à prouver qu’il a raison, à se croire supérieur aux autres, qui ne cesse de chercher à croître.
Nous pouvons nous repentir de ces pensées et actions mauvaises.
Mais, si nous n’y prenons garde, la mauvaise racine produira d’autres fruits, tant que Dieu n’aura pas enlevé la cause, la racine.
Se repentir des " fruits " ou des " conséquences " du péché n’est pas la meilleure solution.
La repentance, c’est de se repentir du désir de pécher.
Certains se repentent parce qu’ils réalisent intellectuellement qu’ils ont mal agi.
Cette repentance intellectuelle n’apporte pas la vraie libération intérieure, car elle ne débouche pas sur une transformation.
Seul l’Esprit Saint peut apporter un changement, pas l’esprit de l’homme.
La véritable repentance n’est pas seulement des regrets, des larmes ou une vision des actes et paroles commises, c’est un profond désir de ne plus recommencer, qui débouche sur une réelle transformation.
La tristesse du péché et des mauvaises actions est transformée par l’Esprit Saint en tristesse qui nous éloigne du péché lui-même, ce qui, en nous éloignant de ses convoitises, provoque un changement permanent dans nos pensées puis nos actions, puis notre volonté.
Il existe en chacun de nous un vide intérieur qui aspire à s’épanouir dans un idéal, que l’ennemi de nos âmes cherche à remplir par ses convoitises.
L’expérience de la vie montre que le péché rend heureux, et même bienheureux, mais pour un moment seulement, puis viennent les regrets et la désillusion.
La véritable repentance consiste à faire plus que le vide dans ses mauvaises actions ou pensées, mais à remplir son vide intérieur par la présence, la pensée et les commandements de Dieu.
S’arrêter de faire le mal n’est pas suffisant pour vivre pleinement sa conversion, il faut surtout savoir faire le bien.
Ne pas faire le mal est généralement perturbant pour celui qui est tenté.
Voyez par exemple, le péché d’adultère : Il promet de grands plaisirs à ceux qui y sont attirés.
Mais celui qui devient adultère découvre une vie familiale faite de mensonge, dissimulation, et ruse, et découvre finalement que l’adultère n’est pas ce qu’il imaginait.
Au lieu de paix et bonheur, il découvre une vie de tourments.
Le drame, c’est que Satan fait croire que le bonheur se trouve dans la satisfaction de nos sens avec la création ou des créatures, tandis que Dieu nous affirme qu’il se trouve dans une relation avec notre créateur.
Aucune créature ne peut remplir la place que Dieu a façonnée en chacun de nous par autre chose que la dimension du créateur.
C’est ce vide intérieur qui pousse à chercher le bonheur.
Se repentir est tout simplement cesser de chercher à être heureux loin de Dieu.
Une réelle repentance n’éloigne pas seulement du péché, mais elle rapproche surtout de Dieu, ou plus précisément de son pardon.
Car il n’y a pas de repentance réelle sans que Dieu pardonne.
Jésus, les premiers chrétiens, prêchaient la repentance et le pardon des péchés.
Lorsque la condamnation de notre conscience rencontre le pardon de Dieu, la paix intérieure jaillit dans notre âme.
Car en fait, c’est Dieu plus que les hommes qui était visé par nos mauvaises paroles ou actions.
Nous n’avons pas fait sa volonté, mais constamment cherché à faire la nôtre.
C’est lui qui a été offensé, c’est lui qui doit nous pardonner.
En fait, la repentance c’est non seulement revenir à Dieu, mais à un point de départ où tout devient possible.
Car la véritable repentance est un renouveau de la vie qui débouche sur une autre manière de vivre : Une vie approuvée par Dieu, en communion avec Dieu, est alors possible.
Cette vie nouvelle est marquée par la tolérance des pécheurs et l’intolérance du péché.
Car la repentance ne conduit pas à vouloir réformer les autres, mais à persévérer dans sa propre repentance, et à vivre la sanctification.
La vraie repentance conduit à rejeter ce que Dieu rejette, à pratiquer ce qu’il pratique, non d’une manière formaliste mais d’une manière intérieure.
La repentance n’est pas un habit de pratiques religieuses, de dévotions ou de vocabulaire tout fait, mais la manifestation du désir de se tenir à l’écart de ce qui ne plaît pas à Dieu.
C’est une sorte de processus dont les vagues n’en finissent pas de parcourir notre vie jusque dans ses recoins les plus obscurs.
L’apôtre Paul appelait cela " faire mourir " ou " crucifier " la chair.
Comme chacun de nous il était confronté à la mort.
Mais il ne parle pas ici de la mort de son corps, mais de la mort de ses désirs et convoitises.
Avec le vocabulaire qui est le sien, Paul explique que, d’une certaine manière, sa conversion est tellement épanouie en lui, que sa vie intérieure a changé d’une manière si extraordinaire, que les désirs de Dieu sont devenus ses désirs.
Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi dira-t-il un jour.
Et l’absence d’opposition à la volonté de Dieu est telle en lui, que la vie de Dieu peut s’épanouir librement.
Cette mort, cette crucifixion intérieure, est un acte volontaire du croyant, qui transcende sa conversion en le faisant pénétrer dans un monde où la convoitise n’existe plus.
Ce passage s’effectue lorsque le croyant s’associe par la foi à la mort de Christ : Il ressuscite peu après à une vie supérieure.
Lorsque nous joignons à la repentance théorique, la repentance pratique, nous devenons comme Paul, libres du péché et de sa convoitise.
Le danger est de ne connaître que l’aspect théorique de la repentance, sans connaître ses joies dues à la libération de la convoitise du péché.
J.M. Nicolle
Se repentir
Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir (Actes 17 : 30).
La repentance est l’une des doctrines fondamentales de la Bible, mais c’est aussi l’une des plus mal comprises.
Les définitions qu’on en donne généralement sont bien étranges et souvent erronées.
Personne n’est prêt à recevoir et à croire à l’Evangile, à moins d’être prêt aussi à se repentir de ses péchés et à s’en détourner.
Avant de rencontrer Jésus, Jean-Baptiste n’avait qu’un seul discours : " Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche " (Matthieu 3 : 2).
Mais s’il avait continué à répéter cette parole, sans jamais montrer au peuple d’Israël l’Agneau de Dieu, son œuvre serait restée très imparfaite.
Lorsque Jésus commença à prêcher, il apporta le même message : " Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche " (Marc 1 : 5).
Et il envoya ses disciples porteurs du même message : ils prêchèrent la repentance (Actes 3 : 19).
Après qu’il eut été glorifié, quand le Saint-Esprit fut envoyé du ciel, nous retrouvons Pierre, au jour de la Pentecôte, faisant retentir la même invitation : " Repentez-vous ! " (Actes 2 : 38).
Et ce fut cette prédication – la repentance et la foi en l’Evangile – qui produisit de si merveilleux résultats.
Voyons donc brièvement ce que la repentance n’est pas :
La repentance n’est pas la crainte.
Bien des gens confondent ces deux choses. Ils s’imaginent qu’ils devraient être alarmés, terrifiés ; ils attendent qu’une sorte de frayeur s’empare d’eux.
Mais il y a des multitudes de gens alarmés qui ne se repentent pas.
Que de matelots, dans la tempête, crient miséricorde à Dieu, pour recommencer, une fois la peur passée, à jurer et à se conduire mal !
Ce n’était pas la repentance, mais la peur qui les faisait crier.
La repentance n’est pas non plus une impression.
Bien des gens s’attendent à éprouver une émotion extraordinaire ; ils voudraient se donner à Dieu, mais ils n’osent le faire avant de l’avoir ressentie.
Il y a quelques années, je prêchais chaque dimanche à 900 criminels, dans la prison centrale.
Il n’y avait pas un seul homme, dans cet auditoire, qui ne se sentît misérable ; pendant la première semaine de leur séjour dans la prison, ils avaient tous passé la moitié du temps à pleurer.
Pourtant, si on leur avait donné la liberté, la plupart seraient retournés à leurs mauvaises habitudes.
Au fond, ils se sentaient malheureux, parce qu’ils avaient été pris, voilà tout.
La repentance n’est pas non plus à confondre avec le jeûne.
Un homme peut jeûner pendant des mois et des années, et loin d’abandonner son péché, faire de ses pénitences une raison pour persévérer dans le mal.
La repentance n’est pas le remords.
Judas eut des remords, il en eut de si terribles qu’ils le poussèrent au suicide ; cependant il ne s’était pas repenti.
Je crois que, s’il était revenu vers son Maître, s’il s’était jeté à ses pieds et lui avait demandé grâce, il aurait été pardonné.
Au lieu de cela, il alla vers les prêtres, puis il se pendit.
Toutes les pénitences du monde n’impliquent pas la vraie repentance.
Souvenez-vous bien que vous ne pouvez pas payer les péchés de votre âme avec les douleurs de votre chair.
Chassez cette dangereuse illusion.
La repentance n’est pas la conviction du péché.
Cela peut paraître étrange, mais ce n’est que trop vrai.
J’ai vu des hommes si profondément convaincus de leur péché qu’ils n’en pouvaient dormir, ni manger, ni boire.
Ils restaient des mois entiers dans cet état, mais ne se convertissaient pas.
Prier n’est pas se repentir.
Cela aussi peut paraître étrange, et pourtant bien des gens, désireux d’être sauvés, se confient vainement dans leurs prières et dans la lecture de la Bible, s’imaginant que cela tient lieu de repentance.
On peut crier à Dieu et ne s’être point converti.
La vraie repentance, c’est de changer complètement de direction ; c’est de marcher dans le sens opposé de celui qu’on a suivi.
D.L.M.
Définition :
Le terme métanoïa est généralement traduit par repentance.
Il est composé du préfixe méta (idée de changement comme dans métamorphose) et de noïa dérivé de nous : La mentalité, le siège de la réflexion morale, de la volonté, du sentiment et de la pensée.
La métanoïa est donc la transformation radicale de l’attitude intérieure, de l’esprit de l’homme.
Dieu s'intéresse-t-il à nos habits ?
Le vêtement - l'habit - Symbole pédagogique de Dieu
Si l’on observe l’évolution de la mode vestimentaire depuis 20 à 30 ans, on constate qu’elle ne cesse de s’éloigner de plus en plus des principes de dignité, de décence, de pudeur et de modestie évoqués dans la Bible et résumés dans 1 Timothée 2 : 9.
Cela est particulièrement évident dans la tenue féminine.
On peut même parler d’avilissement de la femme.
Il est connu que la mode exerce une fascination particulière sur la femme et malheureusement beaucoup de chrétiennes n’échappent pas à cette règle.
Le Seigneur a donné à nos sœurs la sainte vocation d’être le symbole vivant de l’Eglise, qui est son épouse.
Et des passages comme ceux d’Ephésiens 5 : 27 et Apocalypse 19 : 7 à 9, il ressort clairement que leur tenue digne et décente est un symbole de la sanctification de l’Eglise, cette sanctification " sans laquelle nul ne verra le Seigneur " (Hébreux 12 : 14).
Or, en se conformant à une mode avilissante plutôt qu’aux principes bibliques, la femme chrétienne détruit ce symbole.
Elle peut même devenir plutôt l’image " des souillures du monde " (Jacques 1 : 27), dont les chrétiens doivent se préserver.
Pour justifier l’adoption des modes du jour, souvent pur produit d’une " génération perverse " (Actes 2 : 20), on fait valoir que " l’Eternel regarde au cœur ".
On sort cette parole de son contexte, ce qui est un piège.
Si l’on considère les nombreuses mentions concernant les vêtements, tout au long de la Bible, il faut se poser la question : Pourquoi cette insistance sur la question vestimentaire ?
Lorsque nos premiers parents ont péché en désobéissant aux ordres de Dieu, ils se sont retrouvés nus et aussitôt ils ont éprouvé le besoin de se vêtir (Genèse 3 : 7).
Ils le firent selon leur " mode " en confectionnant des ceintures de feuilles de figuier.
C’était des vêtements du genre " mini ", vu le matériau utilisé.
Le mot traduit par " ceintures " désigne un vêtement plutôt sommaire.
Puis, Dieu leur fit des vêtements de peau et les en revêtit, ce qui revient à dire qu’il a recouvert tout leur corps (Genèse 3 : 21).
Pour ce faire, il a fallu sacrifier une bête.
Ainsi, ces vêtements étaient " sanctifiés " par le sang versé, première allusion prophétique au sang de Jésus, l’Agneau de Dieu, répandu pour nous sanctifier, c'est-à-dire nous consacrer à Dieu en nous séparant du monde et de ses péchés.
C’est donc dès le commencement que nous rencontrons dans la Bible ce fil conducteur : L’habit, symbole de la sanctification, c'est-à-dire de notre mise à part pour Dieu.
Au Sinaï, pour recevoir la Loi du Dieu trois fois saint, les Israélites devaient être sanctifiés.
Dieu dit à Moïse : " Va vers le peuple ; sanctifie-les aujourd’hui et demain, qu’ils lavent leurs vêtements " (Exode 19 : 10).
Dieu a donné des instructions précises concernant les vêtements des sacrificateurs, ne pas en tenir compte pouvait signifier leur mort (Exode 28 : 40 à 43).
Ces vêtements étaient beaux et dignes et les faisaient reconnaître comme étant mis à part pour servir Dieu.
N’oublions donc pas que nous aussi, nous sommes sacrificateurs de la Nouvelle Alliance (Apocalypse 1 : 6 et 1 Pierre 2 : 9).
Les vêtements du souverain sacrificateur étaient d’une beauté, d’une dignité reflétant la gloire céleste, la gloire de Christ lui-même, qui est notre souverain sacrificateur dans le ciel (Hébreux 6 : 10 et 10 : 21).
Nous comprenons alors l’exhortation de Romains 13 : 14 : " Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ ! "
C’est le point culminant de la sanctification.
Dans le prophète Sophonie (1 : 8), où il est question du jugement de toute la terre, nous lisons : " Je châtierai tous ceux qui portent des habits étrangers ".
Dans la Bible, l’habit est un symbole révélateur des aspects profonds de nos pensées et de notre vie ; il s’agit donc ici d’habits manifestant l’attachement à des coutumes étrangères et aux mœurs impures des païens étrangers à la vie du peuple de Dieu.
C’est dans ce sens que Jésus parle de l’homme qui fut jeté dehors parce qu’il n’avait pas revêtu un habit de noces (Matthieu 22 : 11).
Aujourd’hui, on peut y voir l’attachement à l’érotisme exacerbé qui caractérise la culture néopaïenne de notre époque (habits genre mini ou moulants).
La mode unisexe marque l’attachement aux conceptions anti-bibliques du Nouvel Age (l’être androgyne, à la fois homme et femme) et du féminisme agressif moderne (égalitarisme et concurrence entre les deux sexes, rejet de la complémentarité de l’homme et de la femme).
Nous connaissons la règle donnée par Dieu dans Deutéronome 22 : 5 : " Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra pas des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel. "
En opposition aux conceptions païennes, cette règle révèle l’intention profonde de Dieu dans la création de l’homme et de la femme.
Il les a créés différents, mais complémentaires.
Chacun a des qualités que l’autre n’a pas.
Ainsi, chacun des deux peut se donner à l’autre selon ses qualités, lui donner ce que l’autre n’a pas, pour le bonifier.
C’est la manifestation de l’amour " agapé " à l’image du Dieu d’amour (1 Jean 4 : 8), qui a donné à l’humanité ce qu’il avait de meilleur, son Fils bien-aimé (Colossiens 1 : 13).
Dans sa sage pédagogie, le Créateur veut que la différence entre l’homme et la femme s’exprime aussi dans leurs habits, pour ne jamais oublier cette vocation qui est la leur.
On comprend dès lors que l’égalitarisme unisexe, qui se manifeste dans la manière de s’habiller est une " abomination ", c'est-à-dire quelque chose que Dieu a en horreur.
Le chapitre 2 de la première épître de Timothée a trait à l’évangélisation du monde : " Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité " (verset 6).
Remarquons que c’est dans ce contexte que nous trouvons la recommandation que " les femmes soient vêtues avec décence, dignité, pudeur et modestie " et que les hommes élèvent " des mains pures ".
La robe de noce de l’épouse du Christ (Apocalypse 19 : 7 à 9) est un vêtement de " fin lin, éclatant, pur. "
Elle nous parle de cette " Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, mais sainte et irrépréhensible " dont il est question dans Ephésiens 5 : 27.
Il me semble évident qu’il ne nous est pas possible d’être des symboles vivants de l’Epouse du Christ, sanctifiée et glorieuse, en étant vêtus d’habits symboles de la souillure et de la révolte d’un monde impie.
La " carte postale " de Jude, la dernière des épîtres, est aussi une lettre pour les derniers temps.
Le mot d’ordre qu’elle nous laisse est de " combattre pour la foi transmise aux saints une fois pour toutes. "
Le dernier ordre qu’elle nous donne, c’est de " haïr le vêtement souillé par la chair " (verset 23).
Or, ce que la Bible appelle " chair " est caractérisé par la rébellion et la désobéissance aux commandements divins, ainsi qu’un esprit d’impureté et d’indécence.
Beaucoup de vêtements que nous offre la mode actuelle reflètent cela.
Il convient donc de s’en abstenir.
Comme fils et filles de Dieu, achevons notre sanctification dans la crainte de Dieu, en nous purifiant de " toute souillure de la chair et de l’esprit " (2 Corinthiens 6 : 17 à 7 : 1).
Puisse cette réflexion, il est vrai très sommaire, nous faire comprendre que nous devons rester sur nos gardes et ne pas nous laisser fasciner par la mode contemporaine, souvent le produit de cette " génération perverse et méchante " dont nous sommes appelés à nous sauver afin de
" briller comme des flambeaux portant la parole de vie " (Actes 2 : 40 et Philippiens 2 : 15).
Soyons donc sobres et souvenons-nous que dans le domaine du vêtement, comme dans tous les domaines de la vie, il s’agit de " discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable (à Dieu) et parfait " (Romains 12 : 2 et 1 Corinthiens 10 : 31).
Marc HUSSER
Les arts martiaux
Exerce-toi à rester spirituellement en forme, entraîne-toi à une conduite qui corresponde à ta foi.
" L’exercice physique a son utilité, certes, mais elle est limitée."
" S’exercer spirituellement par contre, s’entraîner à vivre sa foi, voilà qui est l’essentiel. "
" Cela te sera utile à tout et en toutes circonstances. "
" En effet, la vraie piété détient à la fois les promesses pour la vie présente et pour la vie future " (1 Timothée 4 : 8).
Ayant pratiqué dans ma vie les arts martiaux japonais pendant plus de six ans, ainsi que des disciplines telles que le t’aï ki ou t’aï chi chinois, le zen et le yoga royal, j’ai le devoir – en tant que chrétien, serviteur de Jésus-Christ -, de prévenir ceux qui me liront que les arts martiaux japonais et les pratiques connexes (comme les yogas et les zens) sont contraires à la Parole de Dieu, interdites même !
Je ne compris pas toute de suite la portée lointaine de ces prétendus " sports " orientaux ; je ne savais pas qu’ils étaient tous imprégnés de philosophies religieuses.
Après avoir commencé par le judo, pendant quelques temps, je fus intéressé par l’aikïdo, " sport " ou discipline plus subtil, plus mystérieux, plus intellectuel, en quelque sorte.
Au début, je pensais – avec bien d’autres – qu’il s’agissait de self-défense, de pratique de combats en cas d’attaques inattendues, etc.….
Attention : Idolâtrie !
J’affirme devant Dieu que tous les " sports " martiaux – tels le judo, l’aikïdo, le karaté, le yoga, le zen et autres exercices - dérivent directement de l’hindouisme et du bouddhisme, et sont, pour la plupart, la mise en pratique des religions orientales.
Inutile de dire que ces choses sont interdites par la Parole de Dieu – et que pratiquer ces techniques revient à de l’idolâtrie pure et simple.
Tu as sûrement lu, une fois dans ta vie, des articles élogieux sur le judo ou un autre " art " ?
Sais-tu qu’il existe, en Belgique – et dans tous les pays du monde – des fédérations de yogas, ainsi que des clubs reconnus d’arts martiaux ?
Je pense, à vous, jeunes, souvent sollicités (par des maîtres – ignorants de tels dangers) à pratiquer un sport martial.
C’est un gars, ancienne ceinture noire, qui vous parle !
Jeune, ne t’adonne pas inconsidérément à un tel " sport ", car celui-ci risque de laisser des marques inspirées par des philosophies, mystères et religions orientales, que je qualifie de diaboliques !
Satan utilise ce moyen pour nous détourner de Jésus-Christ.
L’exotisme, des pouvoirs surnaturels, séduisent l’humanité.
Des films (comme ceux du Kung-Fu, de Bruce Lee) exercent un attrait considérable.
Et tu t’identifies à eux comme un être puissant, invincible !
(C’est frappant de voir un journal de bandes dessinées communiste, " PIF " voulant détrôner toute divinité – voir " Rahan " – mettre en scène le " Docteur Justice ", Karatéka génial inspiré par son " maître ").
Je te signale aussi que tous ces prétendus sports sont en fait des voies vers les dieux du Panthéon oriental, les démons et les idoles païens.
La syllabe " DO " qui termine : Judo ou aïkido, karatédo, budo, kendo, - veut dire : " VOIE ".
En japonais, " VOIE " = " DO ".
C’est clair pour tous, j’espère.
Tu auras bien sûr compris que ces voies ne sont pas la voie de Jésus !
Jésus a dit : " Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi " (Jean 14 : 6).
Pièges empoisonnés
Ne crois pas tout ce qu’on te raconte au sujet de ces " sports martiaux " : Ce sont des mensonges, des leurres, des pièges empoisonnés !
Mais la vérité est qu’il faut des dizaines d’années d’efforts continus et réguliers, pour être à même de se défendre de la sorte, avec la rapidité de l’éclair.
Après avoir reçu le grade de " ceinture noire " en aïkido, je continuai d’approfondir ces voies avec une littérature abondante : Religions orientales, zen, bouddhisme, macrobiotique, confucianisme, shintoïsme, etc.….
Ces études me conduisirent, avec étonnement, vers l’hindouisme et ses ramifications.
Je découvris une foule de choses, qui ne cessaient de m’intéresser au plus haut point – ainsi que mes compagnons de salle.
Nos maîtres ne se faisaient pas faute, non plus, de nous mettre l’eau à la bouche, par des récits de maîtres en la matière et leurs mystérieux pouvoirs, acquis par des années de pratiques consciencieuses.
Une toile aux multiples ramifications
Je fus encore plus étonné lorsque je m’aperçus qu’un lien sous-jacent reliait, en fait, ces disciplines orientales entre elles.
Par exemple, les arts martiaux japonais étaient issus, - par la philosophie religieuse bouddhiste et shintoïste – de la Chine ancestrale, qui elle-même reçut le bouddhisme et une bonne partie de sa philosophie des Indes et du Tibet.
Partis des livres sacrés de l’hindouisme – comme les védas – la théorie religieuse de l’énergie cosmique, - qui sous-tend l’univers et qui est, d’après les hindous, la force et celle de Dieu – (déismes), a donné toutes les formes de yogas en Inde et ses nombreux exercices afin de perfectionner et d’atteindre … peut-être le paradis (le Nirvana !).
Ces théories se sont transmises vers la Chine et ont considérablement influencé les philosophies établies en donnant, à leur tour, la médecine chinoise de l’acupuncture – basée sur les courants d’énergie cosmique qui traversent l’homme.
De même, cette médecine et cette philosophie indiennes sont passées plus loin, vers le Japon, et ont inspiré nos industrieux voisins japonais, et donné une forme particulière de civilisation basée sur le bouddhisme, le confucianisme et le shintoïsme… à la manière japonaise.
Les arts martiaux japonais, dans ce sens, ont également hérité des pratiques chinoises et indiennes – pratiques qui se sont greffées sur une mentalité japonaise empreinte de superstitions, de magies et de sorcellerie !
Tu entendras, par exemple, que le judo et les autres disciplines assimilées sont des remèdes contre la timidité, la nervosité ; qu’elles font d’un individu, un être en harmonie avec la nature, une femme sûre d’elle et un homme deux fois viril.
Tu entendras dire aussi que ces " sports " de combat et de défense, diminuent, chez l’enfant comme chez l’homme, toute idée de violence.
Je peux te dire, en connaissance de cause, que certaines pratiques relèvent de la plus horrible cruauté, jamais imaginée par l’homme !
Tu sais fort bien que les Orientaux ont élaboré des moyens de torture d’un raffinement qui dépasse, de loin, toute imagination…. ; même celle des tortionnaires nazis.
C'est te dire à quel démonisme est ainsi réduit l’homme qui se tourne vers ces pratiques.
Pouvoirs surnaturels
Nous étions tous passionnés par les découvertes de pratiques secrètes, des " points de mort " qu’il suffisait de toucher d’une certaine manière pour provoquer une mort immédiate ou la folie à plus long terme !
Nous parlions aussi des livres que nous avions lus avec nos professeurs, - eux aussi très intéressés par la manière de vivre et de comprendre l’univers des Orientaux.
Nous avions tous le secret espoir d’avoir un jour les pouvoirs des " grands maîtres " de " l’art ".
Par exemple : Voir à travers les murs, lire les pensées des autres et les diriger, posséder le pouvoir de disparaître, de lévitation, etc...
La vraie voie (" do ")
Il y aurait encore bien des choses à dire sur ces sujets.
Mais, je laisse chacun faire un petit examen de conscience personnel – afin d’éveiller en lui – non des pouvoirs occultes, mais une conscience droite, devant Dieu, une âme pleine d’amour pour le Sauveur Jésus-Christ et de respect pour la Parole de Dieu.
Il est grand temps de nous ressaisir et de lutter, ensemble, contre cette infiltration païenne, très nocive, dans la mentalité de nos Eglises !
Tu te rendras compte de la situation inquiétante, existant en ce domaine, lorsque tu sauras que le Concile Vatican II a accepté de ces religions et de ces philosophies " tout ce qui était saint en elles ".
Tu comprendras, alors, que l’heure n’est plus aux rêveries.
L’homme a depuis toujours cherché des voies de salut où il aurait tout le loisir de satisfaire ses péchés, ses vices et sa convoitise, son orgueil.
L’homme en est encore à essayer de se sauver par lui-même, par ses propres mérites, par ses bonnes œuvres et par sa conception du monde.
Mais il n’en est pas ainsi.
Jésus est le seul chemin, et c’est par grâce que nous sommes sauvés.
La parabole du cultivateur
" Celui qui laboure pour semer laboure-t-il toujours ? " (Esaïe 28 : 23 à 29)
N’en déplaise aux citadins, la vie agricole est, dans la Bible, l’occasion de bien des observations et de bon nombre d’enseignements.
Jésus s’en est largement inspiré pour construire ses paraboles (sans négliger pour autant les réalités de la ville !)
Mais bien avant lui, déjà, Esaïe puisait à cette veine pour parler de Dieu à son peuple.
Dans une courte parabole coincée entre deux oracles de jugement, le prophète invite ses lecteurs à oublier un instant le fracas des menaces, et " à prendre l’air " à la campagne.
Là, dans le calme d’une matinée d’automne, il les convie à suivre du regard le travail soigneux d’un cultivateur dont il commente l’action.
Spectacle apaisant, après le bourdonnement terrible des châtiments.
Mais surtout, parole d’équilibre, qui permet de réorienter sa vision au milieu des fracas….
1 – Le temps des labours
Octobre.
Après la sécheresse de l’été, ce sont enfin les premières pluies.
Pour le paysan, ces pluies marquent le début du temps des labours.
Pendant des jours et des jours, inlassablement, il va parcourir ses terres, alignant côte à côte une multitude de sillons bien réguliers.
Le temps des labours….
Comme son non l’indique, c’est le temps où l’on " travaille " la terre.
Un travail de la terre qui peut sembler, vu sous un certain angle, très dur, presque cruel : Impitoyablement, le soc déchire le sol ; rien n’échappe à sa pointe acérée qui, partout, passe et repasse pour ouvrir, creuser, taillader.
A cet égard, un champ labouré ressemble à un champ meurtri, malmené sans pitié par une froide détermination.
Aussi pourrait-on s’indigner, à voir le laboureur reprendre sans cesse son ouvrage.
Volontiers, on lui prêterait le masque de la dureté et de l’insensibilité.
Une telle vision du laboureur a de quoi surprendre.
On l’attribuerait facilement à l’imagination tordue des gens de la ville.
Mais dans le contexte des jugements prédits par le prophète, elle s’impose au regard.
Car, derrière l’image du laboureur, c’est Dieu qui se profile.
Dieu tel que le voit son peuple à la perspective ou sous le coup du malheur, de l’épreuve ou du châtiment.
Un Dieu qui " laboure " les siens, dont " l’œuvre étrange " (Esaïe 28 : 21) laisse tout retourné, déchiré, brisé intérieurement.
Mais est-ce là le vrai visage du laboureur ?
Doucement, Esaïe rappelle à ses lecteurs certaines réalités de la vie agricole, afin de rééquilibrer leur regard troublé : " Celui qui laboure pour semer laboure-t-il toujours ? Ouvre-t-il et brise-t’il toujours son terrain ? " (28 : 24)
" Est-ce toujours que laboure le cultivateur ? "
Les labours, assure le prophète, ne sont qu’un temps.
Ils ne durent pas indéfiniment.
Ils ne sont qu’une étape, parce que le cultivateur, quand il laboure, a autre chose en vue : Il laboure " pour semer " (28 : 24).
Nul ne laboure sans cette visée précise.
Seules les semailles donnent du sens à l’action du laboureur.
Sagesse du cultivateur, sagesse du Seigneur.
Esaïe, en signalant le rapprochement, ne veut pas simplement dire que Dieu sait mettre un terme, au temps voulu, aux dures périodes par lesquelles nous pouvons passer.
Sa perspective est bien plus élevée : Si Dieu permet ainsi de rudes moments dans nos vies, c’est qu’il prépare pour nous de nouvelles semailles !
S’il nous " travaille ", c’est dans ce but, uniquement.
Peut-être avons-nous le sentiment qu’il nous remue en profondeur et nous brise sans ménagements : C’est qu’il vise des fruits nouveaux, et qu’il veut nous rendre aptes à les porter.
Certes, ce temps de préparation peut être long et terriblement exigeant.
Mais il répond à un but, et Dieu sait adapter ses moyens à ses fins.
De plus, souligne Esaïe, le laboureur travaille sa terre.
Cette terre, elle lui appartient, il l’a déjà soignée et entretenue.
Cette terre, il la prend dans ses doigts comme un ébéniste prend le bois qu’il polit, ou un musicien son instrument.
Nous ne sommes pas pour Dieu un numéro anonyme d’une parcelle de cadastre.
Nous sommes sa propriété, son " petit coin de jardin " (cf. Esaïe 5 : 1 / 7).
Entre lui et nous, c’est un attachement de longue date : " Je t’aime d’un amour éternel " (Jérémie 31 : 3)
Incompréhensible attachement qui, aux heures de crise, se traduit en des termes poignants :
" Que ferai-je de toi, Ephraïm ? Dois-je te livrer, Israël ? …. Mon cœur s’agite au-dedans de moi. Toutes mes compassions sont émues " (Osée 11 : 8).
C’est ce Dieu-là qui parfois nous laboure : Un Dieu qui vibre à tout ce qui nous concerne, et qui est, le premier, tout " remué " à la pensée de devoir employer la manière forte à notre égard.
Quelle confiance de se savoir entre ses mains ! Quelle sérénité !
2 – Le temps des semailles
Après le temps des labours, vient celui des semailles.
La parabole suit le changement de saison :
" N’est-ce pas après avoir aplani la surface de son terrain qu’il répand la nigelle et sème du cumin ; qu’il met le froment par rangées, l’orge à une place marquée et l’épeautre sur les bords ? " (28 : 25)
Le temps des semailles vient.
Comme l’agriculteur, Dieu est fidèle au rendez-vous des temps et des saisons.
Après nous avoir préparés, il sème.
Il a mille moyens de le faire : Sa Parole, qui nous atteint soudain ; un mot apparemment anodin d’une personne qui, sans s’en rendre compte, éveille mille choses en nous ; un revirement de situation, une lecture, une proposition qui nous lance sur une nouvelle piste…
Tant de moyens par lesquels il fait se lever quelque chose dans nos vies, juste au bon moment.
Dieu réalise de multiples semailles dans nos vies, car il les veut riches et fructueuses.
A chacun d’examiner dans quelle mesure telle ou telle semaille a levé et porté du fruit….
Mais, poursuit Esaïe, on ne sème pas au hasard : A chaque terrain sa semence, à chaque variété son sol.
L’orge a sa place marquée (sol plus pauvre), l’épeautre est semé sur le bord (moisson précoce) ; le cumin et la nielle nécessitent un terrain bien aplani ; le blé est semé en rangées, en suivant les sillons, pour faciliter la moisson.
Comme le cultivateur adapte ses semailles à son terrain, Dieu s’adapte à chacun de nous.
Lorsqu’il s’occupe de nous, il tient compte de ce que nous sommes.
Il ne s’attend pas à ce que chacun porte le même fruit.
Il sait discerner ce que nous sommes et ce que nous pouvons produire.
Rien de standardisé dans son action !
La synthèse entre ce que nous sommes et ce que Dieu produit en nous est à chaque fois unique.
Qu’on ne se leurre pas : Les caractéristiques de base de la vie nouvelle sont les mêmes pour tous (l’Ecriture énumère les fruits de l’Esprit et les vertus chrétiennes, Galates 5 : 22 ; 2 Pierre 1 : 5 à 7), mais elles se traduisent et se combinent en chacun de manière différente.
Que de variétés différentes d’une même plante !
Pareillement, que d’expressions possibles d’une même vertu chrétienne !
Comme un vin de même cépage a un bouquet particulier selon le coteau où le raisin a mûri, de même les fruits de l’Esprit ont, en chacun, une saveur et un parfum différents.
Dieu s’occupe de nous dans cette perspective-là, avec le souci de favoriser l’émergence d’une personnalité chrétienne unique en chacun.
Magnifique générosité !
En adaptant de la sorte son action, Dieu, comme le cultivateur, vise à tirer le meilleur de chacun.
Par le panachage des cultures selon les terrains, on cherche, pour chacun, la ou les cultures qui conviennent le mieux.
Ainsi réussit-il à utiliser pleinement des personnes fort différentes : Un Pierre ou un Paul, à l’énergie débordante, pour " lancer " le christianisme naissant ; un Jean, à la sensibilité aiguë, pour donner, au soir de sa vie, le fruit délicieux d’une réflexion parfaitement mûrie.
Dans ce domaine, il fait des prodiges, car il sait tirer du bon de chacun.
La Bible est remplie d’une foule de gens très " normaux ", que Dieu utilise merveilleusement.
Que de différences au sein du peuple de Dieu : Entre ceux qui sont dans l’ombre et ceux qui s’estiment capables et les convaincus de leur incapacité chronique, ceux qui savent parler et ceux qui savent travailler, ceux qui s’agitent et ceux qui sont plus calmes….
Mais de chacun, Dieu sait tirer du bon.
Et que nul ne s’estime être un terrain trop pauvre !
Car la spécialité du Seigneur- cultivateur est précisément de changer le désert en verger !
Le tout, pour nous, est une question de disponibilité personnelle et de recherche communautaire d’une place pour chacun dans l’Eglise.
3 – Le temps du battage
Mais la roue tourne….
Les semailles ne sont qu’un commencement.
Vient ensuite le temps de la croissance, de la maturation, de la récolte.
Enfin, après la récolte, c’est le battage des grains, temps sur lequel Esaïe conclut sa parabole.
Par le battage, on sépare le grain de son écorce.
Plusieurs techniques avaient cours en Israël.
On pouvait batte le grain avec un bâton.
On pouvait, aussi, répandre dans une aire les gerbes moissonnées, et placer dans l’aire un traîneau à battre tiré par des bœufs : La surface inférieure du traîneau était garnie de pointes, et à force de le faire passer sur les épis, le grain se détachait de l’écorce.
Parfois, on utilisait également un chariot à plusieurs roues probablement dentées, pour obtenir le même effet.
S’arrêtant à ces différentes méthodes de battage, Esaïe relève qu’on ne traite pas toutes les espèces de la même manière.
Les graines tendres (cumin, nigelle) ne sont pas battues au traîneau mais à la main.
Les graines dures, elles, sont écrasées au traîneau ou au chariot (blé, orge), mais on prend bien garde à ce qu’elles ne soient pas broyées.
Ce traitement plus sévère est donc soigneusement contrôlé : " On pousse la roue du chariot sur le blé, mais pas indéfiniment " (28 : 28).
Chaque grain, quelle que soit sa dureté, doit être conservé intact.
Cela aussi, assure le prophète, vient du Seigneur.
Il sait proportionner, doser son action envers chacun.
Il le fait en intensité et en durée.
C’est un autre aspect de la sagesse de Dieu à notre égard : Il n’en permet pas plus que ce qu’il nous aide à supporter ; il n’en demande pas plus que ce qu’il nous donne de pouvoir faire.
Certes, parfois nous pouvons nous sentir écrasés, par une difficulté ou une responsabilité.
Mais il est une limite que Dieu veille à ne jamais franchir.
Car il ne veut pas notre destruction, mais notre intégrité.
La conclusion de la parabole s’impose d’elle-même : " Admirable est son conseil, et immense son savoir-faire " (28 : 29).
Ce savoir-faire, ces " plans " si adaptés, Dieu les déploie envers chacun de nous.
Soyons donc confiants, sereins, reconnaissants et disponibles.
Ainsi serons-nous, chacun, un champ où il réalisera une riche récolte.
" Lien Fraternel "
Le découragement d'Elie
Pourquoi Elie s’est-il découragé ?
Il a regardé à ce qui n’allait pas
" Voyant cela, il se leva et s’en alla pour sauver sa vie " (1 Rois 19).
Il s’est laissé impressionner par les menaces de Jézabel : La femme du roi Achab avait publiquement juré de le faire mourir.
Certes, c’était une personne redoutable (elle l’a prouvé en exterminant les prophètes de l’Eternel) mais Elie a eu tort de ne voir que Jézabel, de même que nous ne devrions jamais nous laisser " fasciner " par les difficultés de la vie qui semblent comme autant de menaces proférées par Satan contre nous.
En regardant aux problèmes et en ne voyant qu’eux, nous oublions les bénédictions divines et les victoires du passé.
Elie, ainsi, ne s’est pas souvenu :
- que Dieu l’avait nourri par les corbeaux alors que beaucoup mourraient de faim ;
- que Dieu avait approuvé sa prière, en faisant tomber le feu sur son offrande ;
- qu’il avait réussi à faire périr les 450 " prophètes " de Baal ;
- qu’il avait annoncé fort justement la venue de la pluie.
Il a regardé à lui-même
" Je ne suis pas meilleur que mes pères " (verset 4).
Certes, ces paroles contenaient une grande vérité, mais l’apparente humilité d’Elie cachait mal le vrai état de son cœur.
En fait, au lieu de regarder au Seigneur, à sa grandeur, sa sainteté et sa puissance, il ne regardait qu’à lui-même.
Comment aurait-il pu trouver un réconfort dans ce qu’il voyait : Quel poids pesait un simple prophète, face à la puissante reine ?
Fort logiquement, le découragement s’est emparé de lui.
Le doute a envahi son cœur.
Il regarda à lui-même au lieu de mettre en Dieu sa confiance.
Nous comprenons pourquoi l’Ecriture dit " qu’Elie était un homme de la même nature que nous " (Jacques 5 : 17).
Le mépris de soi ne contient qu’" une apparence de sagesse " et contribue, en réalité, " à la satisfaction de la chair " (Colossiens 2 : 23).
Nous savons qu’il n’y a rien de bon en nous.
Mais ne nous arrêtons pas à cela.
Regardons au Seigneur : il est grand, il est bon, il est tout-puissant.
Avec lui, nous serons plus que vainqueurs !
Il s’est isolé
" Il alla dans le désert, à une journée de marche " (verset 4).
Il est fréquent de voir celui qui est découragé fuir la société et même le contact de ceux qui pourraient l’aider.
" Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plait. Il s’irrite contre tout ce qui est sage " (Proverbes 18 : 1).
Par son entêtement à rester seul, l’homme découragé se prive lui-même d’une grande bénédiction.
" Mon âme refuse d’être consolée " (Psaume 77 : 3).
Cette attitude le fait nager en pleine contradiction : Elie demande la mort et il s’en va " pour sauver sa vie " (verset 3).
Il veut mourir et fuit Jézabel qui veut le tuer….
Il a cherché sa joie dans les résultats et non dans l’obéissance
Elie a obéi scrupuleusement à la Parole de Dieu (18 : 36) mais le peuple ne l’a pas suivi et a abandonné l’alliance avec Dieu (19 : 10 / 14).
Certes, nous pouvons comprendre la tristesse d’un croyant fidèle qui constate l’échec de son témoignage ou le peu de résultat qu’a eu (apparemment) son travail pour le Seigneur.
Mais Dieu est toujours là, notre salut est bien réel, un jour nous le verrons.
Réjouissons-nous d’abord de ce que nos noms sont écrits dans les cieux (Luc 10 : 20).
Comment Dieu a-t-il guéri Elie de son découragement ?
Il a envoyé son ange
Rappelons que le mot " ange " signifie " envoyé ".
Pour nous, Dieu a envoyé son Fils, venu avec un baume pour nos blessures et une nourriture pour notre âme fatiguée.
" Je suis le pain de vie " (Jean 6 : 35).
Celui-ci ne lui a pas fait de longs discours
" Lève-toi et mange " furent ses seules paroles.
Notons qu’il n’a pas questionné Elie, n’a usé d’aucun moyen psychologique (du style : Détends-toi et parle de ton passé) et ne lui a donné aucun conseil magique (comme : Aie donc des pensées positives et loue Dieu pour les crimes de Jézabel….).
Il lui a donné une nourriture
Que certains pourraient trouver légère (un gâteau et de l’eau) mais qui lui a permis de marcher pendant 40 jours !
Jésus est le " pain vivant qui descend du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement "(Jean 6 : 51).
Manger ce pain, cela signifie croire en lui.
Le seul remède à nos découragements est de faire nôtres les paroles de Jésus-Christ, d’y croire, de les proclamer, de nous " accrocher ".
C’est là le pain de Dieu qui donne la vie.
Il l’a attiré sur la montagne
Car il avait une révélation plus grande à lui faire.
Horeb est l’autre nom du Sinaï :
Cette montagne sacrée pour les enfants d’Israël, ramenait Elie aux expériences passées, quand Dieu avait donné, par Moïse, la loi à son peuple.
Maintenant Elie est suffisamment fort pour avouer à Dieu sa peine (verset 10).
Il a montré à Elie sa grandeur
Dieu a beaucoup de moyens : Le vent, le tremblement de terre et le feu sont dans sa main.
C’est toutefois dans un murmure léger que Dieu va parler.
Dieu a beaucoup de moyens : Il va susciter un autre roi, Jéhu, qui va remplacer Achab.
Dieu a beaucoup de moyens : Il va donner l’onction à Elisée qui sera son successeur.
Nous ne sommes pas indispensables.
Dieu a beaucoup de serviteurs : 7000 hommes en Israël n’avaient pas fléchi le genou devant Baal et apparemment Elie ne le savait pas. (1 Rois 19 : 18)
Gérard FO
Une intimité plus grande
Il est vital pour notre croissance spirituelle d’avoir une relation intime avec le Seigneur.
Il est donc nécessaire d’avoir une attitude qui favorise notre relation avec Dieu.
Dans les Ecritures, le mot " tabernacle " signifie " lieu où Dieu demeure ".
Il s’agit d’une résidence, une demeure, un lieu de repos.
Dans Ephésiens 2 : 22, l’apôtre Paul écrit que " nous sommes édifiés pour être une habitation de Dieu en esprit. "
Sous le régime de la nouvelle alliance, l’Esprit de Dieu réside dans chaque chrétien né de nouveau.
Comme du temps de Moïse, où Dieu désirait habiter au milieu de son peuple racheté, aujourd’hui encore, Dieu désire avoir une relation intime avec ses enfants.
Mais au-delà de ses désirs, Dieu formule aussi ses exigences.
" Vous ferez le tabernacle et tous les ustensiles d’après le modèle que je vais te montrer ", disait-il à Moïse.
Dieu est Dieu, et le sanctuaire que nous sommes doit être préparé pour le recevoir et communier avec lui.
Le sanctuaire est un endroit mis à part, propre, consacré.
Dieu veut habiter en nous et c’est pourquoi nous devons nous sanctifier et lui consacrer notre vie.
Pour ce faire prenons garde aux quelques conseils qui vont suivre.
Laisser Dieu régner dans notre cœur
Dans le livre de l’Apocalypse, Jean fut convié à entrer dans le ciel, qui est la demeure de Dieu :
" Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel…. et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis "(Apocalypse 4 : 1 et 2).
La première chose que Jean aperçut en franchissant le seuil de la demeure de Dieu était le trône, et la personne assise dessus.
Pour développer une relation intime avec Dieu, il faut qu’il règne entièrement sur notre cœur.
Pouvons-nous dire honnêtement que Jésus est le Seigneur et Maître de tous les domaines de notre existence ?
Vivre dans la sainteté
L’apôtre Jean remarqua ensuite qu’autour du trône on proclamait la sainteté de Dieu : " Ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient ! " (Apocalypse 4 : 8).
La proclamation de la sainteté de Dieu se fait jour et nuit et non pas de temps à autre seulement, par exemple au culte du dimanche matin.
Vivons-nous dans la sainteté de Dieu, continuellement ?
Aussi quand nous sommes seuls ?
Que regardons-nous ?
Qu’écoutons-nous ?
Pour être un sanctuaire digne de la présence de Dieu, il faut vivre saintement.
Soyons reconnaissants
Puis, Jean découvrit que la demeure de l’Eternel est un lieu rempli d’actions de grâces : " Les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône " (Apocalypse 4 : 9).
Dieu apprécie une atmosphère de gratitude.
Nous sommes invités à entrer dans ses portes avec des louanges, et dans ses parvis avec des cantiques (Psaume 100).
Si nous passons le plus clair de notre temps à rouspéter, à nous plaindre et à murmurer, il ne nous sera pas possible de développer une relation intime avec Dieu.
" Rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ " (Ephésiens 5 : 20).
Soyons de vrais adorateurs
Ensuite, l’apôtre Jean prit conscience du fait que le tabernacle céleste est un lieu d’adoration : " Les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône " (Apocalypse 4 : 10).
Qu’est-ce que l’adoration ?
C’est une réponse positive à la volonté de Dieu et à ses plans pour nous, peu importe le prix à payer.
Une réponse venant du cœur : " Seigneur, tu peux me demander ce que tu veux, même si cela paraît déraisonnable, je le ferai ! "
Il en fut ainsi pour Abraham lorsqu’il offrit en sacrifice son fils Isaac.
Il dit alors à ses serviteurs : " Restez ici…. Moi et le jeune homme, nous irons jusque là pour adorer " (Genèse 22 : 5).
Toutefois, il est important de préciser que Dieu ne nous demandera jamais de faire quelque chose qui soit en contradiction avec sa Parole.
Nous revêtir d’humilité
Au pied du trône de Dieu, l’humilité est de mise : " Les vingt-quatre vieillards…. Jettent leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance " (Apocalypse 4 : 10 et 11).
La couronne est synonyme d’accomplissement, de récompense, de réalisation.
Paul, arrivé à la fin de son parcours, écrit : " Désormais, la couronne de justice m’est réservée " (2 Timothée 4 : 8).
Nous aussi, prenons notre couronne, qui représente notre travail, et jetons-la aux pieds du Seigneur.
Comme le serviteur, disons : " Nous sommes des serviteurs inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire " (Luc 17 : 10).
Si donc nous voulons entretenir une relation d’intimité avec Dieu et lui servir de sanctuaire, prenons en considération ces conseils.
Que le Seigneur règne sur le trône de notre vie.
Marchons dans la sainteté devant lui et adorons-le dans un esprit de reconnaissance et d’humilité.
Veillons constamment à avoir une attitude agréable à Dieu et sa présence glorieuse nous habitera !
" Christ for the Nations "
Joseph ouvrit les lieux d'approvisionnement
De toutes les histoires de l’Ancien Testament, celle de Joseph est probablement la plus fascinante et la plus émouvante.
On ne peut s’empêcher d’essuyer une larme au coin de l’œil en lisant ce récit.
Les souffrances de Joseph et l’aboutissement de celles-ci relèvent de la providence et de la grâce de Dieu.
Voilà Joseph qui, face à ses frères, au lieu de se venger d’eux et de réclamer justice, comme il aurait été en droit de le faire, semble-t-il, les embrasse, fond en larmes et dit cette phrase qui a traversé l’histoire : " Ne vous affligez pas et ne soyez pas fâchés de m’avoir vendu pour être conduits ici, car c’est pour vous sauver que Dieu m’a envoyé devant vous " (Genèse 45 : 5).
Quelle parole merveilleuse, hors du commun !
Dès sa plus tendre enfance, Joseph avait été prédestiné par Dieu à régner sur ses frères et ses parents.
Cependant, le voilà humilié, trahi, chassé, vendu, accusé, inculpé, incarcéré, abandonné, oublié….
C’est là ce qui fut le pain quotidien de Joseph pendant de nombreuses années.
Pour ce jeune homme qui se savait appelé de Dieu à une si haute destinée, ces années devaient paraître longues comme un siècle.
Le temps ne semble-t-il pas s’arrêter lorsqu’on est exilé, banni et séparé de sa famille et de son pays, sans aucune nouvelle de leur part ?
Comment entonner un chant lorsqu’il n’y a plus de mélodie dans le cœur, lorsque ceux qui vous entourent pensent différemment, adorent d’autres dieux, vous rejettent et vous méprisent à cause de votre foi ?
Mais Joseph ne se laisse pas aller au désespoir.
Malgré les humiliations qu’il subit, jamais il ne se révolte contre Dieu.
Il ne reproche pas à Dieu de l’avoir placé dans les circonstances qu’il traverse.
" Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. "
Comme David, Joseph avait un cœur selon Dieu.
Son amour, sa consécration, sa fidélité n’étaient que pour le Seigneur.
Il était de ces hommes qui ne se laissent pas décourager par les événements mais qui gardent en tout temps et quoiqu’il arrive cette constance et cette détermination qui fait d’eux des gagnants.
" Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable " (1 Pierre 5 : 6).
Et Dieu le releva.
De jeune enfant, vendu par ses frères, livré à l’esclavage et jeté en prison injustement, il fut élevé au plus haut rang après Pharaon ; il est le deuxième homme du royaume.
Finie l’humiliation, il va devoir désormais se relever et reconstruire sa vie ; il devient le bienfaiteur pour son pays d’adoption.
Beaucoup de gens exigeraient des semaines, voire des mois de réhabilitation pour se remettre de toute la souffrance endurée, mais il y a aussi des hommes qui s’en remettent rapidement, parce qu’ils sont dominés par le sens du devoir et par la force de leur destinée.
Suite à l’interprétation qu’il donne aux songes de Pharaon, ce dernier lui accorde toute sa confiance et le fait le gérant de l’abondance des sept années de vaches grasses en vue des sept années de vaches maigres.
Joseph s’acquittera de cette tâche avec un bon sens remarquable.
" Les présents d’un homme lui élargissent la voie, et lui donnent accès auprès des grands " (Proverbe 18 : 16).
D’autres traductions disent : " Les dons d’un homme…"
N’est-ce pas ce qui est arrivé dans le cas de Joseph ?
Le don que Dieu lui a accordé d’expliquer les rêves de Pharaon lui accorde l’accès auprès du monarque.
Cette vérité apparaît aussi dans la vie d’autres hommes de Dieu tels Samuel, David, Elisée, Elie, Paul.
Un ministre de l’Evangile a dit : " On peut faire plus en dix minutes par la puissance du Saint-Esprit qu’en dix ans par nos propres forces. "
Comme c’est vrai !
C’est par la force de Dieu que David a vaincu Goliath ; c’est par la puissance de Dieu qu’Elie a ressuscité le fils de la veuve ; c’est par cette même puissance que le même miracle s’accomplit dans la vie d’Elisée.
Ces exploits ne se firent pas par leur propre force mais bien selon cette parole du prophète Zacharie :
" Ce n’est ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l’Eternel des armées " (Zacharie 4 : 6).
Joseph est un merveilleux type de Jésus.
Son histoire est remplie de parallèles avec Jésus-Christ.
Remarquez son humiliation et son élévation qui font de lui le sauveur de tous et notamment celui de ses frères.
Premièrement, il a rempli les greniers, puis il les a ouverts à ceux qui venaient à lui pour être secourus.
Ainsi, la Bible dit que " nous sommes bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles en Jésus-Christ " (Ephésiens 11 : 3), et : " Dieu pourvoira à tous nos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ " (Philippiens 4 : 19).
Voyons quelques leçons à tirer de ces parallèles.
1 – C’est par décret royal que Joseph a ouvert les gigantesques lieux d’approvisionnement.
Pharaon a dit : " Allez vers Joseph ! " (Genèse 41 : 55).
On ne pouvait obtenir que par Joseph ce que le roi avait fait mettre en réserve.
Pharaon exigeait que l’on obéisse à Joseph : " Faites ce qu’il vous dira ! "
Il en va de même pour Jésus.
" Que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père " (Jean 5 : 23).
Personne d’autre que Joseph ne pouvait ouvrir un lieu d’approvisionnement.
Il avait reçu toute autorité pour répondre aux besoins du peuple.
" Le Père aime le Fils et lui a remis toutes choses " (Jean 3 : 35).
Joseph était le plus grand dans le pays, après Pharaon.
Dieu a donné à Jésus " le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse (…) à la gloire de Dieu le Père " (Philippiens 2 : 11).
Quiconque désirait être sauvé de la famine devait aller vers Joseph.
Aujourd’hui, " il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné aux hommes (à part le nom de Jésus), par lequel nous puissions être sauvés " (Actes 4 : 12).
C’est donc lui que nous prêchons au monde car lui seul peut sauver le monde, comme Joseph a sauvé l’Egypte.
2 – Joseph seul était habilité à ouvrir les lieux d’approvisionnement.
Il avait préparé les greniers et il les gérait.
Il avait reçu l’intelligence pour ce faire : " Trouverions-nous un homme comme celui-ci, ayant en lui l’Esprit de Dieu ? " (Genèse 41 : 38).
Joseph était ingénieux, tout était pensé, planifié, préparé.
Rien n’était laissé au hasard.
Il avait tout arrangé pour faciliter la distribution du blé.
Il en est de même pour Jésus.
Il est le maître de maison et il a prévu la nourriture pour les millions d’âmes qui souffrent de la famine spirituelle.
" Car Dieu a voulu faire habiter toute la plénitude en lui " (Colossiens 1 : 19).
Jésus est la réponse à tous les problèmes de ce monde.
En lui se trouvent toutes les ressources pour tous les besoins des hommes.
3 – Joseph avait ouvert les lieux d’approvisionnement pour tous ceux qui venaient à lui.
" Et de tous les pays on arrivait en Egypte, pour acheter du blé auprès de Joseph ".
Nulle part il est dit que quelqu’un aurait été renvoyé les mains vides.
Il y avait du blé en abondance pour tous.
Joseph vendit le blé à ceux qui venaient à lui, mais Jésus nous donne la vie en abondance.
Il y a, à cause de Jésus, une place pour quiconque dans le cœur de Dieu.
Toutes ces provisions sont à notre disposition et nous pouvons nous en saisir par la foi car Jésus en a payé le prix.
" Allez, prêchez cette Bonne Nouvelle à toutes les nations ! "
4 – Joseph a acquis toute l’Egypte pour Pharaon.
Et Jésus a racheté par son sang toute âme pour Dieu son Père.
" Ne savez-vous pas (….) que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu " (1 Corinthiens 6 : 20).
Quelle assurance !
Appartenant à Dieu, nous nous savons aussi gardés par lui et pour lui.
" Que le Dieu de paix vous sanctifie tout entier, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelé est fidèle, et c’est lui qui le fera " (I Thessaloniciens 5 : 23 et 24).
En un certain sens, nous devrions tous être comme Joseph.
Nous vivons dans un monde où la famine spirituelle règne sur toute la terre.
Aux quatre coins du monde se trouvent des gens affamés de Dieu.
Ils cherchent Dieu en tâtonnant, en aveugles et ne le trouvent pas.
Il nous faut donc remplir nos cœurs des provisions de Dieu, afin que les gens puissent voir que nous possédons ce qu’ils recherchent.
Nous avons en nous la vie et l’Esprit de Dieu qui peut les rassasier pour l’éternité.
Nous devons les conduire à Jésus et leur apporter le salut en son nom.
Soyons des Joseph pour le Seigneur et prenons possession du pays pour l’offrir à Dieu.
Donato ANZALONE
L’épreuve
" Avant que je fusse affligé, j’errais ; mais maintenant je garde ta parole. " Psaume 119 : 67
" Il est bon pour moi que j’aie été affligé. " Psaume 119 : 71
Pour épurer un métal, le fondeur le met dans le creuset.
Il faut tailler le diamant en un grand nombre de facettes pour qu’il donne le plus bel éclat.
L’olive doit être pressée pour fournir de l’huile et les grappes de raisins foulées pour que l’on ait le vin.
L’encens était pilé très fin et mis sur des charbons ardents afin que son parfum pût monter vers Dieu en agréable odeur.
Pour devenir un pain nourrissant les grains de blé doivent être battus, criblés, moulus, puis la farine pétrie et cuite au four.
Les pieds de Joseph furent " serrés dans les ceps " (Psaume 105 : 18) avant que l’humble berger devint le second après le Pharaon.
Moïse garda quarante ans les troupeaux dans les solitudes du désert de Madian avant que Dieu l’employât pour délivrer son peuple.
A Paul, il fut donné une écharde afin qu’il fût maintenu dans l’humilité.
David, un homme selon le cœur de Dieu, fut pourchassé comme une perdrix sur les montagnes avant de monter sur le trône ; et c’est en ces temps de détresse qu’il composa les plus beaux psaumes.
C’est de la prison de Rome que Paul écrit plusieurs de ses lettres.
Jean, le disciple que Jésus aimait, dut aller en exil à Patmos.
Telles sont les voies inscrutables de Dieu. Il discipline ceux qu’Il aime, pour leur profit, afin qu’ils participent à sa sainteté (Hébreux 12 : 10).
Il prépare les vases dont il veut se servir selon sa fidélité et sa bonté paternelles. A Lui soit la gloire !
Prépare-moi d'abord un petit gâteau
Quand donc, nous les chrétiens, apprendrons-nous à faire l’œuvre de Dieu, à la manière de Dieu ?
Elie, le prophète, dit à la pauvre veuve de faire en sorte que lui, l’homme de Dieu, soit servi en premier, pour sa nourriture, et après (1 Rois 17 : 13), " Tu en feras pour toi et pour ton fils. "
C’était là le plan de Dieu pour subvenir au besoin de son serviteur Elie, et aussi pour subvenir au besoin de la veuve et de son fils.
Dieu n’a pas changé.
Sa Parole pour nous aujourd’hui demeure toujours la même : " donne ", " donne d’abord, " et il te sera donné " (Luc 6 : 38).
" Cherchez premièrement le Royaume de Dieu et sa Justice : et tout le reste (nourriture et vêtement) vous sera ajouté " (Matthieu 6 : 33).
Soyons sincères.
Cherchons-nous en premier l’avancement du Royaume de Dieu, ou bien cherchons-nous, en premier comme en dernier et à chaque instant, à nous assurer une petite place au soleil, et alors, s’il y a un surplus (de temps et d’argent) – de donner une aumône pour la propagation et le support de l’Evangile ?
Avez-vous déjà lu ces versets – et d’autres encore – avec la simplicité d’un cœur d’enfant et avec l’intention d’y obéir ?
Supposez que cette pauvre veuve ait agi comme beaucoup d’entre nous agissons ?
Ne nous sommes-nous donc jamais éveillés à la vérité de notre responsabilité personnelle, en faisant notre part pour que l’Evangile continue de se répandre ?
Ma responsabilité première n’est donc pas de considérer mon intérêt personnel ou l’intérêt de mes bien-aimés, - mais en premier, comme un soldat de Jésus-Christ, de faire ma part, pour l’avancement de son règne sur la terre.
Si vous et moi ne faisons pas ainsi, comment espérons-nous la bénédiction pour nous et nos bien-aimés ?
Nourriture et vêtement seront ajoutés par-dessus, quand nous chercherons en premier le Royaume de Dieu et sa justice.
" A chacun sa tâche " (Marc 13 : 34)
Quelle honte pour vous, chrétien mon ami, au jour du tribunal de Christ (Romains 14 : 10 / 13), si vous ne vous êtes pas suffisamment soucié du salut et de l’édification des âmes, pour lesquelles Christ est mort !
A vous de découvrir la tâche particulière que le Seigneur vous a confiée, et ensuite, accomplissez-la fidèlement.
Les voies de Dieu ne sont pas nos voies.
Oh, que Dieu nous enseigne ses voies pour la bénédiction, et faisons d’abord un petit gâteau pour Jésus, apportons-le-lui pour son œuvre, et ensuite faisons pour nous-mêmes et pour les nôtres.
Il reste beaucoup de travail à faire.
Ecoutez dans vos cœurs cette parole du Seigneur à l’homme, qui n’avait pas utilisé pour Dieu ce qu’il avait : " Il te fallait donc remettre mon argent aux changeurs " (Matthieu 25 : 27).
Si vous ne savez pas vous-même travailler comme il faut dans son œuvre, ce n’est pas une raison pour ne rien faire.
Il faut donner " mon " argent (celui de Dieu : Temps, capacité, biens) aux changeurs.
Offrez vos services et vos dons à ceux qui ont de l’initiative dans l’œuvre de Dieu, et qui font réellement du bon travail dans sa moisson.
Devenez leurs collaborateurs, avec tous vos moyens possibles.
La force d’une armée ne dépend pas des généraux, ni des caporaux, mais de l’ensemble de chaque soldat en particulier.
Si vous ne pouvez faire œuvre de général ou même de caporal dans l’armée du Seigneur, soyez donc pour le moins un fidèle soldat combattant.
Les généraux ne peuvent rien faire sans l’assistance de tous les soldats, pour la réalisation des plans du Grand Commandant en Chef.
" Nous sommes ouvriers avec Dieu " (1 Corinthiens 3 : 9).
" Et maintenant, Dieu a établi chacun des membres dans le corps, comme il l’a voulu "
(1 Corinthiens 12 : 18).
Vous y avez votre place si vous êtes sauvé, j’ai aussi ma place dans l’armée du Seigneur, non pas pour tuer ou malmener les gens, mais pour sauver les âmes et pour l’édification du Corps de Christ.
Jésus a dit : " Celui qui n’assemble pas avec moi, disperse " (Matthieu 12 : 30).
Votre influence compte, mon influence compte, chaque instant que nous vivons compte, ou pour Dieu ou pour le diable.
Que chacun d’entre nous, nous mettions Dieu en premier dans nos vies, afin d’être ensuite une bénédiction pour les autres.
Une malédiction pour nos bien-aimés
Dieu ne désire pas que nous délaissions toutes nos affections naturelles, loin de là, mais il veut que nous nous aimions les uns les autres, sans faire une idole de personne.
Dieu sait que pour notre propre bien, nous ne devons mettre personne ni aucune chose avant sa Parole et sa volonté.
C’est être une source de malédictions pour nos bien-aimés, quand nous les faisons passer avant Dieu, ou que nous partageons leurs points de vue humains, en dehors de la volonté de Dieu.
Jamais nous ne pourrons être en bénédiction à qui que ce soit, à moins que Dieu occupe la première place de nos cœurs et de nos pensées.
Le vieux prêtre Héli mettait ses fils avant Dieu (1 Samuel 2 : 29), et le jugement de Dieu est tombé sur lui et sur ses deux fils.
Même Samuel, dans sa vieillesse, " établit ses fils juges sur Israël " (1 Samuel 8 : 1).
Mais c’étaient des hommes impies et Dieu n’a pas béni cet acte de Samuel.
Il nous est si facile de nous laisser entraîner par nos affections naturelles.
Dieu a appelé Abraham à sortir " seul " de son pays (Esaïe 51 : 2), mais Lot, son neveu, s’en vint aussi, et nous remarquons qu’Abraham n’a été pleinement béni qu’une fois Lot éloigné de lui (Genèse 13 : 14 à 17).
Jésus lui-même fut très prudent, en ne permettant pas que son affection naturelle pour sa mère ne vienne le détourner en aucune manière de la volonté de son Père.
Suivons Jésus sur ce chemin, aimons de tout notre cœur nos plus proches et nos plus chers, mais lorsqu’ils font trop valoir leur " lien " naturel, sachons répondre avec tact et affection : " Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi ? Mon heure n’est pas encore venue " (Jean 2 : 3 et 4).
Soyons prudents nous aussi dans ce domaine-là.
Les voies de Dieu sont les meilleures.
Jésus s’est occupé de sa mère, alors qu’il était cloué sur sa croix, une de ses dernières pensées de mourant fut qu’elle continue d’avoir un foyer et un fils (Jean 19 : 26).
" Toutes ces choses ont été écrites pour notre instruction " (Romains 15 : 4).
Que Dieu nous aide à bien prendre garde à tous ces avertissements de sa Parole, afin que nos affections humaines ne viennent pas lui ravir un " iota " de notre vie.
" Fais-moi d’abord un petit gâteau, et ensuite tu en feras pour toi et pour ton fils. "
Cela peut paraître dur, sur le plan humain, mais c’est le plan de Dieu, et son plan est de beaucoup le meilleur.
Cette pauvre veuve a eu toutes les raisons de se réjouir de ce que, dans le moment le plus difficile de sa vie, elle avait pris soin d’abord du messager de Dieu.
" La farine qui était dans le pot ne manqua pas, et l’huile qui était dans la cruche ne diminua pas " (1 Rois 17 : 16).
Gloire à Dieu ! Le Dieu d’Elie, le Dieu de cette veuve, est le même aujourd’hui, oui ou non ?
Donnons-nous nous-mêmes entièrement au Seigneur, mais non dans un esprit de marchandage, pour ce que nous pourrons recevoir de lui, Dieu nous en garde.
Donnons à Dieu, notre mieux, notre meilleur, les prémices de tout ce que nous avons, à cause de l’amour que nous lui portons et aussi comme ouvriers dans sa moisson.
" Dieu aime celui qui donne avec joie " (2 Corinthiens 1 : 15).
Les jours à venir
L’ombre épaisse et angoissante de la grande tribulation qui s’avance, recouvre déjà presque toute la terre.
Le grondement des tonnerres de la justice divine, annoncé par Dieu dans sa sainte Parole, est déjà perçu par ceux qui regardent vers les collines de Sion.
Le temps est court, très court.
Réveillons-nous donc de notre mollesse, de notre indifférence, de notre torpeur !
Faites quelque chose, mais faites donc quelque chose, tandis qu’il fait encore jour.
Donnez premièrement de votre temps, de vos compétences, de votre argent, pour aider à l’avancement du glorieux Evangile de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Hâtez-vous, avant que la nuit vienne où personne ne peut plus travailler (Jean 9 : 4).
Nous ne voulons certainement pas laisser toutes nos valeurs, tous nos biens pour les jours de ce dictateur mondial, ennemi de Dieu, qui dans cette fin des temps sera un sujet d’admiration pour tous les peuples, " admiration de la Bête " (Apocalypse 13 : 3).
Dieu nous garde !
Les jours à venir seront des jours difficiles !
" Maintenant, est le jour favorable " (2 Corinthiens 6 : 2).
Prions sincèrement, honnêtement, pour un réveil des consciences, pour que le plus grand nombre soit sauvé, et utilisons maintenant tous nos moyens possibles, toutes nos forces possibles, pour l’avancement de la cause de Christ, dans la propagation de l’Evangile au maximum, sur la terre des hommes.
" Il n’y a pas d’autre nom sous le ciel par le moyen duquel nous puissions être sauvés " (Actes 4 : 2).
Proclamons au loin comme au près le nom béni de Jésus, le Fils de Dieu, le seul Sauveur.
Que le plus faible d’entre nous fasse donc sa part.
" Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent pas, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur " (Matthieu 6 : 19 à 21).
Réflexions d'un paroissien
Nous avons eu, il y a quelques mois, le privilège d’accueillir officiellement le nouveau berger de notre communauté et sa famille.
En écoutant les différents orateurs exprimer ce que le Seigneur leur avait mis à cœur, un certain nombre de réflexions se bousculaient dans mon esprit, réflexions que je voudrais partager avec tous les membres de notre communauté.
On a beaucoup dit que :
- un pasteur est un guide,
- un pasteur est un berger,
- un pasteur est un conseiller,
- un pasteur est un ami,
- un pasteur est un confident,
- un pasteur ne peut pas être autre chose qu’un très saint homme, parfait en toutes choses,
- un pasteur est solide comme un roc,
- un pasteur est " omni " disponible,
- un pasteur peut tout encaisser,
- un pasteur peut tout porter,
- un pasteur peut tout supporter.
La famille du pasteur, elle, devrait tout accepter et vivre, bien entendu, dans l’ultra sainteté.
Elle devrait considérer comme normales toutes les interruptions de son rythme de vie, supporter avec joie les soucis et les tensions du père comme de la mère, ne se plaindre de rien et évidemment vivre de la moitié de l’air du temps.
Certes, tout cela n’est jamais demandé à notre pasteur aussi ouvertement que je viens de le faire, mais es-tu bien sûr, ami lecteur, que cela ne sommeille pas au cœur de beaucoup d’entre nous ? (Inconsciemment peut-être).
Oui, notre pasteur est un guide, mais il ne peut pas cheminer seul ; voulons-nous un guide solitaire ?
S’il l’est, c’est nous les paroissiens qui en portons la triste responsabilité.
Nous, paroissiens, nous avons le devoir d’accompagner notre pasteur, de l’encourager, de le soutenir.
Certes, il en sait plus que nous mais cela ne fait qu’augmenter notre responsabilité à son égard.
C’est nous qui devons lui donner la possibilité de mettre en valeur les talents qui lui ont été confiés.
Oui, notre pasteur est un berger, mais un berger n’est rien s’il ne peut s’appuyer sur ses brebis.
Enfant, dans les Cévennes, j’assistais chaque année à la transhumance.
Les troupeaux arrivaient en fin de journée avec leurs bergers et les chiens, s’installaient pour la nuit sur la place du marché ; les bergers, à l’arrivée comme au départ, marchaient devant le troupeau.
Pour la nuit cependant, ils s’enveloppaient dans leur houppelande et s’endormaient à même le sol avec les bêtes autour d’eux, tout contre eux.
Ce n’était pas les bergers qui donnaient leur chaleur aux moutons, mais les bêtes qui transmettaient pour la nuit leur chaleur aux bergers.
Je n’ai jamais vu le berger s’éloigner du troupeau, certes parce qu’il en était responsable mais aussi, et souvent cela m’a frappé, parce qu’il avait, lui le berger, besoin de la chaleur, de la vie, du support du troupeau.
Il en va de même pour notre berger ; il a besoin de nous, de notre soutien, de savoir que non seulement nous le suivons mais que nous sommes prêts à l’entourer et à lui donner notre chaleur.
Oui, notre pasteur est un conseiller mais lui, vers qui se tournera-t-il ?
Certes les anciens sont là, très concrètement présents, mais avons-nous le droit de nous reposer entièrement sur eux en leur laissant toute la responsabilité ; en effet, nous aussi devons être disponibles pour lui.
Oui, notre pasteur est un ami.
Nous savons que sa porte est ouverte et que nous pouvons aller frapper chez lui à toute heure du jour et de la nuit.
Mais lui, n’a-t-il pas droit à notre amitié ?
Sommes-nous sûrs d’être disponibles, s’il frappe à notre porte au milieu de la nuit parce que lui aura besoin à ce moment-là d’un ami, d’un frère.
Oui, notre pasteur est un confident.
Nous savons que rien de ce qu’il pourra connaître de notre vie, de nos drames, de nos bassesses, de nos manquements, de nos (rares pour moi) grandeurs, ne sera trahi ou divulgué.
Sommes-nous prêts à agir de même vis-à-vis du pasteur et de sa famille ?
A ne pas juger sans connaître, à admettre que le pasteur est un être parfaitement humain qui a droit à ce que sa vie et celle de sa famille soient protégées et à n’avoir pas à évoluer constamment sous l’œil de la critique.
Si nous avons quelque sujet d’insatisfaction, allons à lui directement en évitant la place publique.
S’il nous arrive d’être le confident, volontaire ou non, d’éléments qui appartiennent en propre à notre pasteur et à sa famille, taisons-nous.
Que notre pasteur soit notre confident ne nous autorise pas non plus à déverser sur lui toutes nos petites poubelles et les mille misères que nous portons en nous.
Prenons en charge nos misères et tout ce que nous pouvons avec l’aide de Dieu, mais ne faisons pas ployer les épaules de notre pasteur - confident avec tout ce par quoi nous nous laissons accabler.
Soyons plutôt prêts à porter, si nous le pouvons, les mille misères qui accablent notre pasteur et dont il ne nous parlera jamais si nous ne savons pas les discerner.
Nous trouvons légitime que notre pasteur prie pour nous et intervienne en notre faveur, mais nous, le faisons-nous pour lui ?
Le portons-nous tous les jours dans nos prières ?
Le soutenons-nous par notre intercession pour la préparation de ses messages, de ses interventions, de ses actions ?
Demandons-nous à Dieu, avec un ardent désir d’être exaucé, que notre Père lui donne le discernement, la vigilance et le courage nécessaires pour traverser les périodes où il sèmera sans voir lever la moisson ?
Nous avons l’obligation de porter notre pasteur, ainsi que nos anciens, dans la prière.
Nous avons l’obligation de porter la famille de notre pasteur dans la prière.
Pas une fois, de temps en temps, pas épisodiquement, mais régulièrement, de façon permanente.
Il a consacré sa vie à Dieu et aux autres, mais sa famille aussi a besoin de lui.
Certes, elle comprendra les sacrifices que cela lui impose en partageant la vocation de cet époux, de ce père.
Mais nous, qui sommes les bénéficiaires de cette disponibilité, de ce sacerdoce, nous avons en contrepartie la responsabilité non seulement de ne pas abuser de cette disponibilité, mais encore de soutenir par tous les moyens à notre disposition, spirituellement et matériellement, la famille de notre pasteur.
Prier pour le groupe familial, pour l’épouse, qui subissent les contrecoups de la fatigue et du découragement, pour les enfants qui ont un père souvent peu disponible ou dont la disponibilité va d’abord à d’autres, est pour chacun de nous un devoir.
Notre pasteur ne nous fera jamais part de ses besoins matériels.
Ses enfants grandissent comme les nôtres, mais leurs habits eux, restent à la même taille ; les habits de son épouse ne sont pas plus éternels pour elle que pour nous et ses vêtements s’usent à la même cadence que les nôtres.
Il doit dépenser les mêmes sommes que nous pour élever ses enfants et leur donner aussi le superflu nécessaire.
Dans ce domaine très terre à terre et matériel, nous avons la responsabilité de pourvoir aux besoins de notre berger et de sa famille.
Faisons-le discrètement, en sachant que nous le faisons non pour lui en tant qu’homme, mais en sa qualité de serviteur de Dieu, et non parce que nous en attendons une reconnaissance, mais parce que c’est ce que Dieu nous commande dans sa Parole.
Nous savons que Dieu nous aime et qu’il nous supporte.
Nous savons que notre pasteur nous aime, même si souvent nous ne sommes pas aimables, et pourtant il fera tout pour nous supporter.
Puissions-nous aimer notre berger, comme cela nous est commandé et être pour lui et sa famille un réel support.
Léon BETTEX
L’humilité
Ce qu’elle n’est pas
L’humilité ne doit pas être confondue avec :
- La timidité, qui est un manque de hardiesse et d’assurance, une sorte de paralysie qui procède de la crainte des hommes.
Jésus, qui chassait les vendeurs du temple (Jean 2) ou apostrophait les pharisiens (Matthieu 23 : 13 à 36), était loin d’être timide, pas plus que Moïse ou Etienne qui réprimandaient courageusement le peuple au cou roide (Actes 7 : 51 à 58) ;
- Le complexe d’infériorité, qui est une réaction de l’orgueilleux, impressionné par les gens qu’il estime au-dessus de lui (par leur instruction, leurs titres, leur position…) et dont il redoute le mépris.
" L’orgueil est le mouvement par lequel l’homme fait de son mal son Dieu ".
Paul, devant les gouverneurs ou les rois, parlait avec autant d’assurance que lorsqu’il s’adressait à de petites gens (Actes 24 : 24 et 25) ;
- La fuite devant les responsabilités, qui relève avant tout de la peur de l’échec.
Pensez à Moïse disant à l’Eternel : " Seigneur, je ne suis pas un homme qui ait la parole facile " (Exode 4 : 10).
- La modestie – vertu laïque – qui est la modération, la retenue dans l’appréciation de soi-même.
Paul est humble sans être particulièrement modeste lorsqu’il se présente comme un modèle et déclare : "Soyez mes imitateurs " (Philippiens 3 : 17) ou encore " J’estime que je ne n’ai été inférieur en rien à ces apôtres par excellence (les faux apôtres).
Si je suis ignorant sous le rapport du langage, je ne le suis point sous celui de la connaissance " (1 Corinthiens 22 : 5 et 6).
Être humble, c’est rester à sa place sans pour autant s’effacer.
La traduction littérale de Romains 12 : 3 est la suivante : " Ne vous surestimez pas plus qu’il ne faut vous estimer, mais estimez-vous d’une sage estime. "
Ce qu’elle est
C’est le sentiment de notre insuffisance devant Dieu ainsi que celui de notre dépendance totale de Dieu.
Ce n’est jamais le mépris de soi-même car Dieu ne nous méprise pas.
L’humilité est donc une vertu typiquement chrétienne.
L’homme humble est toujours conscient :
- Qu’il n’y a rien de bon en lui.
Il ne se fait aucune illusion sur son compte et tout ce qui a quelque valeur chez lui est l’œuvre de Dieu en lui.
S’il aime, c’est de la charité de Christ et cette charité-là, il ne doit pas la cacher.
Il en parle à la gloire du Seigneur : " Que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur" (1 Corinthiens 1 : 31).
Il y a une volonté d’humilité : " Revêtez-vous d’humilité " (Colossiens 3 : 12).
Nous devons être humbles :
- Dans nos victoires ; c’est Dieu qui les remporte (Psaume 30 : 7 et 8).
- Dans le service (Luc 17 : 10).
- Dans l’obéissance (1 Pierre 1 : 2 et 14).
- Dans nos rapports avec les autres (Philippiens 2 : 3).
- Dans la recherche de la volonté de Dieu (Psaume 143 : 10).
- Dans la prière (Luc 18 : 9 et 14).
- Dans la foi (Matthieu 18 : 3).
Gardons-nous de tout ce qui est caricature de l’humilité.
Il y a l’humilité verbale (on s’accuse, on s’abaisse sans en penser le moindre mot), l’humilité globale, on s’accuse vaguement de tout sans reconnaître le péché dont il est question, le défaitisme (je ne peux pas).
La source de l’humilité
Elle est en Dieu : Elle est son œuvre.
- Il la produit dans une vie qui est en règle avec lui, qui lui est abandonnée.
- L’humilité est un don de Dieu à demander et à recevoir dans la foi.
" Le cri de Guerre "/ 3002
De saints paradoxes
Je crois qu’il apparaît clairement que la constitution du royaume de Dieu (les priorités de toute personne qui a fait l’expérience de la puissance et des bénédictions de cette vie) est remplie de paradoxes.
Il nous semble presque entendre le Seigneur rire tout bas alors que le monde regarde avec incrédulité ce qui lui semble être des anti-principes, vu la façon dont les gens et les nations dirigent leurs affaires.
Le monde dit de haïr tes ennemis.
Le royaume dit d’aimer tes ennemis.
Le monde dit de rendre le mal pour le mal.
Le royaume dit de faire du bien à ceux qui te maltraitent.
Le monde dit de s’attacher à la vie à tout prix.
Le royaume dit de perdre sa vie pour la retrouver.
Le monde dit qu’un corps jeune et beau est essentiel.
Le royaume dit que même un grain de blé doit mourir s’il veut avoir la vie.
Le monde dit d’arriver au sommet par n’importe quel moyen.
Le royaume dit de servir si tu veux diriger.
Le monde dit que tu es le plus important.
Le royaume dit que les premiers seront les derniers et vice-versa.
Le monde dit d’amasser de l’or et de l’argent.
Le royaume dit d’amasser un trésor dans les cieux si tu veux être riche.
Le monde dit d’exploiter les masses.
Le royaume dit de faire du bien aux pauvres.
Méditations d'un jour
" Le jonc croît-il sans marais ? " Job 8 : 11
Le jonc est une plante spongieuse et creuse, qui ressemble à l’hypocrisie. Il n’a en lui ni stabilité ni subsistance.
La moindre rafale de vent le secoue de droite et de gauche, comme les formalistes, qui plient devant n’importe quelle influence.
Pour cette raison, la tempête ne peut briser le jonc, et la persécution ne trouble pas les hypocrites.
Il se peut que le texte d’aujourd’hui m’aide à me sonder, pour savoir si je suis ou non un hypocrite, car je ne veux pas tromper consciemment, ni me tromper non plus.
Par nature, le jonc vit dans l’eau et doit son existence à la boue et à l’humidité dans lesquelles il a plongé ses racines.
Si le marais s’assèche, le jonc ne tarde pas à se flétrir.
Il dépend absolument des circonstances pour sa verdure.
Une abondance d’eau le fait resplendir, mais la sécheresse le détruit immédiatement.
Est-ce mon cas ?
Est-ce que je sers Dieu uniquement lorsque je suis en bonne compagnie, ou quand la religion est profitable et respectable ?
Est-ce que j’aime le Seigneur seulement quand je reçois de sa main des conforts temporels ?
Si oui, je suis un vil hypocrite.
Comme le jonc flétri, je périrai quand la mort viendra m’ôter mes joies extérieures.
Ou bien, puis-je honnêtement affirmer que j’ai tenu bon dans mon intégrité, même lorsque les conforts physiques se sont évanouis et que mon entourage s’est opposé à la grâce plutôt que de l’aider ?
Alors, j’ai l’espérance qu’il y a en moi une piété vitale et authentique.
Le jonc ne peut pas pousser sans la boue des marais, mais les plantes de la droite du Seigneur fleurissent même pendant l’année de la sécheresse.
L’homme de piété grandit souvent mieux quand ses circonstances ici-bas se dégradent.
Celui qui accepte de suivre le Seigneur à cause du gain est un Judas, et ceux qui le suivent pour les pains et les poissons sont la progéniture du diable.
En revanche, ceux qui lui obéissent par amour pour lui font partie des siens.
Seigneur, donne-moi de trouver ma vie en toi, et non dans le marais de la faveur du gain de ce monde !
Ecrin de perles
C’est quand nous sommes en relation avec le ciel, que nous pouvons servir efficacement sur cette terre.
Le sacrifice n’est pas un appel à la souffrance, mais à la gloire.
Celui qui fait le bien en son temps a travaillé pour les siècles.
De grandes surprises sont réservées aux âmes qui comptent sur Dieu, car ses ressources sont infinies.
Quelle douceur il y a pour nous de penser que notre Sauveur nous délivre des angoisses de la mort, parce qu’il les a victorieusement traversées.
Le chrétien mourant, c’est l’oiseau s’élançant de son nid dans l’espace et découvrant qu’il a des ailes.
Pratiquons-nous l’amour ? Sommes-nous patients, bons envers les nôtres et envers tous ? Sommes-nous débordants d’amour ? La terre devient-elle un séjour plus agréable là où nous nous trouvons ?
Quelle influence la pensée du retour du Seigneur a-t-elle sur notre manière de vivre ?
Il n’y a qu’une manière de se donner à Dieu : C’est de se donner tout entier, sans rien garder pour soi. Le peu qu’on garde n’est bon qu’à embarrasser et à nous faire souffrir.