La vie chrétienne

G.D.

Comment comprendre le royaume de Dieu

Présentée sous la forme d’une conversation entre deux jeunes hommes, voici une approche de ce que l’on peut comprendre du royaume de Dieu à partir des textes de la Bible :

Louis se reposait à l’ombre d’un arbre et contemplait la vallée verdoyante qui s’étendait devant lui lorsque Daniel s’approcha.

" Puis-je m’asseoir et partager avec toi ce moment de repos ? " dit ce dernier.

D’un signe de tête et avec un sourire engageant, Louis donna son accord.

Ils restèrent tous les deux silencieux un moment, et ce fut Louis qui rompit le silence :

" Il est bien agréable de rompre le rythme effréné de nos vies pour se resourcer au milieu de la nature. "

" C’est vrai, lui répondit Daniel, tu sembles fatigué. "  

" Je le suis, reconnut Louis, et même assez anxieux à vrai dire. "

Une ride lui barrait le front, malgré sa jeunesse, et il semblait porter un lourd fardeau sur ses jeunes épaules.

Il avait manifestement besoin d’exprimer les soucis qui l’assaillaient et Daniel, avec son visage ouvert et sympathique, sa discrétion, lui sembla être un bon interlocuteur.

" Je vais bientôt me marier, continua Louis, et j’ai déjà des soucis avec mes beaux-parents. Ils ont décidé de prendre en main tout ce qui touche au mariage : cérémonie, invités, sans tenir compte de personne. Je ne sais pas trop comment régler le problème avec ma fiancée, mes parents.

J’ai par ailleurs des responsabilités politiques dans ma région et je suis en butte aux collègues qui ont des opinions différentes des miennes et veulent m’évincer. Mon avenir est sombre. Mais je ne veux pas t’importuner plus longtemps, je t’ennuie avec mes problèmes ! "

" Tu ne m’ennuies pas du tout affirma Daniel. Un souci partagé est parfois plus facile à porter et l’on y voit quelquefois plus clair lorsque l’on a pris le temps de raconter ses problèmes et pris le temps de les formuler en paroles.

Beaucoup de nos semblables ont le désir de dominer ceux qui les entourent, de s’élever au-dessus des autres. C’est là la source d’une grande partie des maux dont nous souffrons. Une nation s’élève contre une autre, un peuple contre un autre, un gouvernant contre un autre, un individu contre un autre, c’est la loi du plus fort qui prévaut. Et c’est l’injustice qui domine. "

" Je suis d’accord avec toi, lui répondit Louis. Pourtant nous sommes bien obligés de faire partie de l’un de ces pays du monde, d’en accepter les lois, de subir les conflits qui l’agitent et de prendre nos responsabilités pour gouverner, avec si possible plus de justice. "

" C’est ce que nous souhaitons tous, acquiesça Daniel. D’année en année, de siècle en siècle, les hommes ont espéré plus de bonheur et de justice pour les peuples de la terre. Avec les progrès de la science, un avenir radieux semblait s’ouvrir à l’aube du vingtième siècle. Mais il fut inauguré par deux guerres mondiales extrêmement sanglantes, des régimes totalitaires où des vies sans nombre furent supprimées avec la plus grande cruauté.

Et tous ces évènements se sont produits dans des pays dits civilisés !

Le mal et la violence surgissent encore dans de nombreux pays de nos jours, et même la nature souffre à cause de notre comportement avide. Nous ne la respectons pas. Tous nos efforts humains ont été voués à l’échec. Nous devons nous rendre à l’évidence et nous tourner enfin vers Dieu, qui seul peut nous sauver de cette génération perverse et corrompue. (Actes, chapitre 2, verset 40) "

" Mais toi-même, qui me sembles si paisible, comment arrives-tu à garder ton calme dans cette période troublée ? " répliqua Louis

" Je vais te donner une explication qui va te sembler étonnante, répondit Daniel. Tu peux m’arrêter si tu le souhaites. Justement, à cause de cette injustice flagrante et de cette violence qui entoure nos concitoyens, et quoique respectant les autorités de mon pays, je préfère en premier me considérer comme un citoyen du royaume des cieux, ou du royaume de Dieu, si tu préfères. ".

" J’avoue que tu me surprends, s’étonna Louis. C’est bien la première fois que quelqu’un me parle de façon si directe du royaume de Dieu. J’en entends parler lorsque je participe à un office religieux, mais c’est pour moi une expression religieuse parfaitement mystérieuse.

Que pourrais-tu m’en dire et comment pourrait-on le décrire ? C’est certainement pour moi le moment d’en apprendre un peu plus sur ce fameux royaume que Jésus est venu prêcher sur la terre !

Peux-tu me dire quelle est la date de sa création, me préciser sur quel continent il se situe, quelles sont ses frontières, me décrire ses habitants ? Quel est son roi et quelles sont les lois du pays, poursuivit-il d’un ton légèrement amusé.

Je me demande vraiment si c’est la peine de s’y intéresser, si ce n’est pas une utopie que de vouloir faire partie de ce royaume.

Mais allons, donne-moi de bons arguments pour que je trouve de l’intérêt à cette question, et qui sait ? Pour que je décide de t’accompagner dans ce chemin. ".

Daniel s’installa confortablement et s’adossa au tronc de l’arbre qui les abritait, et il commença à parler avec un plaisir manifeste de ce qui concernait le royaume de Dieu :

" Dès le début de son ministère, Jésus a commencé par prêcher la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Le mot Évangile veut dire bonne nouvelle, et cette bonne nouvelle était celle du royaume de Dieu. Il enseignait ceux qui l’écoutaient et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple, qui comprenait en voyant cette puissance, que cette bonne nouvelle n’était pas une parole vaine et mensongère. (Évangile de Matthieu, chapitre 4, verset 23)

Mais ce royaume ne peut pas être comparé aux royaumes de notre terre, et Jésus lui-même a dit : - Mon royaume n’est pas de ce monde. – (Évangile de Jean, chapitre 18, verset 26).

Ce royaume n’a pas de frontières et il n’est pas limité dans le temps.

Un jour les hommes religieux de son temps ont demandé à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur a répondu : - Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira pas : il est ici, ou il est là, car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. - (Évangile de Luc, chapitre 17, versets 20 et 21)

Le royaume de Dieu n’est pas visible avec nos yeux physiques, naturels, mais à notre époque comme à celle de Jésus, le royaume de Dieu est une réalité pour ceux qui la perçoivent dans leur cœur par l’action du Saint-Esprit.

Ce royaume n’a ni frontières, ni forteresses, ni palais. Il est ouvert en tout lieu et en tout temps à tous, quelles que soient leur race, leur couleur, leur langue, leur milieu social et leurs qualités. Le plus petit et le plus pauvre y sont les bienvenus. Ici aucune ségrégation ne sévit et Dieu au contraire prend plaisir à inviter dans son royaume les méprisés de ce monde. "

" Dieu est donc le roi de ce royaume ? " interrogea Louis.

" Oui, ce royaume c’est le royaume de Christ et de Dieu. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 5, verset 5)

Le royaume de Dieu est ouvert à tous, sans limite de temps et d’espace, alors que les royaumes de la terre, les nations, ont des frontières, des armées pour les défendre, des rois ou des gouvernants pour faire régner des lois parfois injustes, des sièges de gouvernement et des palais avec des serviteurs, des hiérarchies et des privilèges. Ils veulent montrer leur gloire et leur puissance, être bien visibles de tous. "

Louis ressentait à quel point son compagnon rayonnait de paix et de certitudes, alors que lui-même éprouvait une grande agitation intérieure et de la crainte face à un avenir incertain. Pourtant ce dont lui parlait Daniel concernant le royaume de Dieu lui semblait abstrait et très éloigné des réalités de la vie sur terre. Il n’avait aucune idée de la manière dont il pourrait s’approprier ces bénédictions. Il voulait pousser son interlocuteur dans ses derniers retranchements et lui posa la question logique :

" Et comment faire partie de ce royaume, comment entrer dans ce royaume ? "

" Si nous voulons faire partie du royaume de Dieu, il faut que nous devenions ses enfants, bien entendu, répondit Daniel.

Et comment devenir ses enfants ? C’est tout simple, en recevant la lumière que Dieu nous a envoyée, Jésus, son fils unique, comme il le dit lui-même dans la Bible : - À tous ceux qui l’ont reçue (cette lumière), à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. – (Évangile de Jean, chapitre 1, versets 12 et 13)

Cette naissance d’en haut, cette nouvelle naissance, Jésus en a parlé un jour à un homme religieux de son temps, Nicodème, qui voulait comprendre d’où venait la puissance de vie qui sortait de lui.

Jésus lui dit : - En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : il faut que vous naissiez de nouveau. (Évangile de Jean, chapitre 3, versets 3 à 6) "

" Cette nouvelle naissance, c’est quelque chose de difficile à saisir pour moi. " Fit remarquer Louis.

" C’est normal, lui répondit Daniel, nous ne pouvons comprendre les choses spirituelles avec notre esprit humain. C’est spirituellement qu’on en juge. (Première épitre aux Corinthiens, chapitre 2, verset 14). Et Dieu veut nous donner son Saint-Esprit, pour que nous soyons en communion avec lui et que notre intelligence soit renouvelée. (Épitre aux Romains, chapitre 12, verset 2)

Tu as certainement entendu parler de la venue de Jean-Baptiste. Il a préparé la venue de Jésus sur la terre.

Les gens vivaient comme il leur semblait bon, mais ils étaient au fond très malheureux, écrasés par la culpabilité, les maladies, les deuils, la violence qui régnait dans leur pays, le pays d’Israël, qui était alors occupé par leurs ennemis, les Romains.

Jean prêchait la repentance pour le pardon des péchés, et il demandait au peuple qui venait vers lui de changer de vie. Mais il précisait qu’il baptisait d’eau seulement et il annonçait celui qui était plus puissant que lui, celui qui baptise du Saint-Esprit et de feu, Jésus. (Évangile de Luc, chapitre 3, versets 3 et 16)

" Mais moi-même, que dois-je faire ! " s’exclama Louis.

" Le message de Jésus est simple, dit Daniel : - Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle. – (Évangile de Marc, chapitre 1, verset 15)

Dieu demande simplement de croire et de se repentir. L’Évangile, la bonne nouvelle, c’est celle du royaume de Dieu.

Je ne puis te dire autre chose que ce que l’apôtre Pierre a dit à Jérusalem, le jour de la pentecôte, au peuple qui attendait le messie, le sauveur du monde : - Repentez-vous, soyez baptisés au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. – (Actes chapitre 2, verset 38)

" Et qui me guidera pour m’amener à devenir cette nouvelle créature dont tu parles ? ", s’interrogeait Louis à voix haute.

" Tu as raison de parler de nouvelle créature, car celui ou celle qui est en Christ, qui est réconcilié avec Dieu par Christ est vraiment une nouvelle créature. (Deuxième épitre aux Corinthiens, chapitre 5, versets 17 et 18)

La foi t’ouvrira les yeux sur ces réalités spirituelles. - La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ – (Épitre aux Romains, chapitre 10, verset 17)

Tu as, dans la lecture des évangiles, les paroles de Jésus-Christ, ses actes et ceux du Saint-Esprit. Tout se trouve dans la Bible et les serviteurs de Dieu ont pour mission de nous éclairer sur ces paroles. "

Il y eut un long moment de silence, pendant lequel une foule de pensées et de sentiments divers agitaient le cœur de Louis. Il ne savait que penser de tout ce qu’il venait d’entendre. Était-ce une réalité, une utopie ? Ne risquait-on pas de s’égarer et de tout perdre en suivant Jésus ?

Daniel respecta ce silence en priant dans son cœur que les paroles de cette bonne nouvelle atteignent et éclairent Louis.

Et ce fut Louis qui rompit le silence. Il voulait savoir comment Daniel vivait dans sa vie quotidienne, avec ou malgré la foi en Dieu, qui semblait chez lui inébranlable. Et il posa une première question, qui lui semblait essentielle :

" Es-tu marié ? "

" Oui, répondit Daniel, Élodie et moi nous nous sommes rencontrés il y a un peu plus de deux ans, et nous sommes parents depuis peu d’une petite fille, qui nous apporte beaucoup de joie, et aussi pas mal de nuits agitées !

Notre couple est solide, parce que nous nous efforçons de vivre comme Dieu nous le demande dans sa Parole, en nous aimant l’un l’autre comme nous-mêmes et en nous adaptant l’un à l’autre, nous soumettant l’un à l’autre. Nous nous respectons et pardonnons mutuellement, et nous faisons en sorte que jamais le soleil ne se couche sur notre colère. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 4, verset 26)

Élodie n’est pas une femme batailleuse, qui veut toujours avoir le dernier mot, elle s’adapte à moi, et de mon côté, je l’aime comme moi-même. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 5, versets 21 à 25)

Nous sommes très heureux, et je te souhaite également beaucoup de bonheur avec ta future épouse.

Le visage de Louis s’éclaira et il hocha la tête en remerciement. Le souvenir de sa fiancée lui apportait manifestement beaucoup de bonheur et Daniel comprit qu’il était sûr de ses sentiments.

Un moment de silence s’installa de nouveau entre les deux jeunes hommes, qui fut de nouveau rompu par Louis. Il voulait savoir si Daniel, qui se disait citoyen du royaume des cieux, avait également les pieds bien sur terre.

" Quelle est ta profession ? " s’enquit-il.

" Je suis fondeur, dans une grande usine, répondit Daniel. Le travail est intéressant, mais il faut une bonne condition physique pour l’exercer. Nous devons supporter des températures très élevées.

Mais je suis heureux de travailler, pour subvenir à mes besoins, à ceux de ma famille et aider si besoin des personnes en difficultés financières. Pour rien au monde je ne voudrais être à la charge de qui que ce soit, alors que j’ai une bonne santé. Du reste la parole de Dieu est claire à ce sujet : - Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non-plus. – (Deuxième épitre aux Thessaloniciens, chapitre 3, versets 10 à 12)

" Et comment sont tes relations avec tes collègues ? " s’intéressa Louis. Il pensait en son for intérieur que Daniel, par ses paroles et son comportement de chrétien, devait susciter beaucoup de réactions dans son milieu de travail.

" D’une manière générale, je suis discret, répondit Daniel. Il est bien précisé, dans le règlement intérieur, que nous ne devons pas afficher nos opinions, religieuses en particulier, ni pratiquer de prosélytisme.

Mais dans un travail d’équipe comme dans le nôtre, les gens ont les yeux fixés les uns sur les autres et les langues vont bon train.

Certains collègues se moquent de moi, parce que je reste sobre, poli et respectueux en toutes circonstances, et que je me contente de mon salaire. (Évangile de Luc, chapitre 3, verset 14)

D’autres en revanche, m’ont demandé, lorsqu’ils étaient seuls avec moi, quelle était la raison de mon espérance. Cela a été l’occasion de leur parler de ma foi en Jésus, avec douceur et respect, bien sûr. (Première épitre de Pierre, chapitre 3, verset 15)

Quelques-uns ont même demandé que je leur procure la Bible et me posent des questions.

Je m’efforce aussi d’être irréprochable dans mon travail, non seulement sous les yeux de mon supérieur, mais aussi quand il n’est pas là. Cela ne me demande pas d’efforts, je le fais de bon cœur, pour plaire au Seigneur Jésus. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 6, versets 5 et 6)

Le patron sait qu’il n’y a jamais eu de plaintes sur mon travail. Il me protège de loin malgré la médisance de quelques collègues. Récemment il m’a proposé de devenir chef d’atelier.

J’ai réfléchi, parce que je sais que cela m’attirera la jalousie de certains. Mais je vais accepter, car je pense que la présence d’un chrétien à un poste de commandement est une bénédiction dans un lieu de travail.

Lorsqu’il a prié son Père pour nous, Jésus a dit : - Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. – (Évangile de Jean, chapitre 17, versets 14 et 15)

En tant que chrétiens, en tant que véritables chrétiens, nous ne sommes pas du monde, c’est-à-dire que nous n’avons pas l’esprit du monde, mais nous vivons dans le monde, en étant préservés du mal par Dieu, par son Esprit qui est en nous.

Notre but, c’est de montrer Dieu dans un monde sans Dieu.

Si nous n’étions pas dans le milieu du travail, comment pourrions-nous être, pour ceux qui nous entourent, le sel de la terre et la lumière du monde ? Nous ne sommes pas destinés à vivre cachés mais à être témoins du Christ là où nous vivons et travaillons. (Évangile de Matthieu, chapitre 5, versets 13 à 16)

" Je t’ai entendu parler d’une espérance, quelle est donc l’espérance des chrétiens, demanda Louis avec intérêt. S’agit-il d’une espérance pour ce monde-ci seulement ou pour un monde futur, à venir ? "

" Le royaume de Dieu, dans la Bible, parle clairement de deux évènements successifs, lui répondit Daniel

-d’une part, ce royaume est une réalité présente pour tout être humain qui sait la discerner, au-delà des apparences. Au temps de Jésus déjà, les gens s’attendaient à voir le royaume de Dieu survenir avec de grandes manifestations et une victoire sur la nation ennemie, les Romains.

Mais le royaume de Dieu dont parlait Jésus était un royaume où c’étaient le cœur et l’esprit des gens, amis ou ennemis d’autrefois, qui étaient changés.

-d’autre part, l’expression royaume de Dieu renvoie à la promesse du règne futur de Dieu, qui est décrit dans les chapitres 21 et 22 de l’apocalypse, dernier livre de la Bible.

Ce royaume est constitué de ceux et celles qui ont été délivrés de leurs péchés par le sang de Jésus et qui observent les commandements de Jésus. (Apocalypse, chapitre 1, versets 5 et 6)

L’apôtre Pierre précise que c’est en vivant dans le royaume de Dieu dès maintenant, loin des péchés du monde, que l’entrée dans le royaume éternel nous sera pleinement accordée. (Deuxième épitre de Pierre, chapitre 1, versets 10 et 11 et chapitre 2, verset 20) "

" Cette entrée dans le royaume de Dieu me semble réservée à une élite lui dit Louis avec découragement. Qui sera jugé digne d’y participer, s’il est nécessaire d’être saint, séparé des péchés de ce monde et de sa violence ? Qui peut prétendre y participer ? "

" Tu as parfaitement raison de poser cette question, reconnut Daniel. Aucun d’entre nous ne peut prétendre entrer dans le royaume de Dieu et de Christ par ses propres forces et ses propres moyens.

C’est pour cela que Dieu nous demande seulement de croire qu’il a lui-même tout ce qui est nécessaire à notre salut et à notre transformation. C’est par grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi. A vrai dire, si nous étions capables de nous sauver nous-mêmes, nous aurions vite fait de nous sentir supérieurs aux autres et nous nous éloignerions de la présence si douce et si réconfortante de Dieu. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 2, versets 8 à 10)

C’est parce que Dieu nous aime qu’il a donné Jésus pour notre salut : - Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. – (Évangile de Jean, chapitre 3, verset 16)

La crucifixion de Jésus n’est pas un évènement qui aurait pu être évité. Jésus savait qu’il allait mourir et il n’a pas cherché à éviter la mort. Il savait que c’était en versant son sang à la croix, en donnant sa vie, qu’il nous délivrerait de nos péchés. En obéissant à Dieu, nous menons ensuite une vie sainte et notre fin est la vie éternelle ! (Épitre aux Romains,
chapitre 6, verset 22)

" Mais je suis absolument incapable d’être saint ! S’exclama Louis de nouveau. Je sens bien que mes pensées et mes actions me poussent sans cesse vers le mal et à faire du tort aux autres sans le vouloir ! "

" Nous sommes tous dans la même situation, intervint Daniel, même l’apôtre Paul qui reconnaissait qu’il ne pouvait triompher de sa nature et de ses mauvais penchants qu’en comptant sur Christ et en demeurant en lui. (Épitre aux Romains, chapitre 7, versets 18 à 25, et chapitre 8, verset 1)

Mais à vrai dire, les commandements de Dieu ne sont pas pénibles, parce que – tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde. – (Première épitre de Jean, chapitre 5, verset 3)

Dieu est toujours prêt à nous pardonner si nous faisons un faux pas par mégarde, à condition que nous revenions dans la voie droite. Quand on a connu le bonheur de vivre dans la présence de Dieu, on s’efforce de ne pas attrister le Saint-Esprit.

Le royaume de Dieu, c’est la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit. – (Épitre aux Romains, chapitre 14 verset 17). N’est-ce pas de cela dont notre monde a besoin, lui qui est constamment traversé par l’injustice, la violence et la tristesse ? Le monde dans lequel nous vivons ne croit plus au bonheur.

Toutes ces paroles que je vous dis, vous les trouverez dans la Bible, particulièrement dans le Nouveau Testament, qui nous parle de la vie de Jésus et de son œuvre à notre égard. Jésus est mort pour nos péchés, mais il est ensuite ressuscité, c’est pourquoi nous savons que nous sommes justifiés et que nous ressusciterons. – Et si l’esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts demeure en vous, alors celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra la vie à vos corps mortels par son esprit qui habite en vous. - (Épitre aux Romains, chapitre 8, verset 11)

Je garde toujours un exemplaire de la Bible avec moi, et j’en lis tous les jours au moins un passage.

En lisant cette parole, on se trouve face à un miroir qui nous renvoie notre propre image. C’est alors le moment de voir notre vrai visage, de pleurer sur nous-mêmes et de demander à Dieu de nous pardonner et nous transformer. "

" Permets-moi de te poser encore une question : Si tu obéis aux lois du royaume de Dieu, est-ce que cela signifie que tu ne dois pas obéir aux lois du pays dans lequel tu vis ? " Demanda Louis.

" Bien au contraire, lui répondit Daniel. Nous devons, en tant que chrétiens, être soumis aux autorités supérieures de notre pays, car les autorités qui existent ont été instituées de Dieu et les magistrats sont serviteurs de Dieu pour punir ceux qui font le mal. Dieu intervient donc dans la vie des hommes aussi par l’intermédiaire du pouvoir des juges. (Épitre aux Romains, chapitre 13, versets 1 à 5)

Dieu nous demande d’être soumis et respectueux de nos autorités et de les honorer. (Première épitre de Pierre, chapitre 2, versets 13 à 17)

Mais les règles qui ont cours dans le royaume de Dieu ne sont pas toujours les mêmes que celles qui ont cours dans notre monde en règle générale.

Lorsque les disciples se sont posé la question de savoir lequel était le plus grand parmi eux, Jésus leur a dit : - les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert. (Évangile de Luc, chapitre 22, versets 24 à 27)

" Et si les autorités du pays vous empêchent d’annoncer le royaume de Dieu et sa justice, sans que vous soyez condamnables par ailleurs ? " Répliqua Louis.

" Dans ce cas-là, - il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. - (Actes, chapitre 4, verset 19), affirma Daniel. Dans certains pays totalitaires, des chrétiens sont allés jusqu’au sacrifice de leur vie pour faire connaître le royaume de Dieu à leurs concitoyens. "

" Il faut avoir une motivation puissante pour être capable de donner sa vie pour les autres. " Remarqua Louis.

Daniel répondit : " Bien sûr, et quiconque a goûté à quel point le Seigneur Jésus est bon, quiconque a goûté la bonne parole de Dieu, a cette motivation puissante. (Première épitre de Pierre, chapitre 2, verset 3)

Le fruit de l’Esprit de Dieu en nous, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Épitre aux Galates, chapitre 5, verset 22)

Pour ce qui me concerne, rien ne peut surpasser le bonheur de vivre en communion avec le Père céleste et son Fils, Jésus-Christ. (Première épitre de Jean, chapitre 1, verset 3)

Jésus compare le royaume de Dieu à un grain de moutarde, qui est minuscule et qui, mis en terre par un homme, devient un arbre. Il le compare également à du levain qu’une femme met dans de la farine pour faire lever la pâte. (Évangile de Luc, chapitre 13, versets 20 et 21)

Ainsi, dans les activités de tous les jours des hommes et des femmes, comme dans les activités de grande envergure, le royaume de Dieu donne à toutes choses une dimension supérieure.

" Quelles sont les lois du royaume de Dieu ? " s’intéressa Louis.

" Si la loi du monde est souvent la loi du plus fort, du plus riche, du plus beau, du plus intelligent ; dans le royaume de Dieu, les valeurs reconnues ne sont pas du tout les mêmes.

Dans le discours de Jésus nommé les béatitudes, aux chapitres 5, 6 et 7 de l’évangile de Matthieu, nous avons la description des valeurs nécessaires pour entrer dans le royaume des cieux : se reconnaître pauvre devant Dieu, avoir faim et soif de justice, être miséricordieux, avoir le cœur pur, procurer la paix, accepter d’être persécuté pour la justice, ne pas juger …

C’est dans ces dispositions là que nous serons le sel de la terre et la lumière du monde.

Si nous voulons entrer dans le royaume des cieux, il faut aussi que notre justice surpasse celle des hommes religieux du temps de Jésus, les scribes et les pharisiens, qui faisaient leurs œuvres pour être vus des hommes. (Évangile de Matthieu, chapitre 6, versets 1à 7)

Ainsi, Dieu n’attend pas de nous les formes extérieures de la religion, mais une véritable repentance, une conversion du cœur par l’action du Saint-Esprit. Il est toujours prêt à nous pardonner, à nous faire grâce, à nous libérer du péché, à nous permettre de manifester les fruits de l’Esprit dans notre vie, à nous donner une vie nouvelle. Pas par nos mérites, mais par sa grâce et sa force.

Notre relation avec Dieu ne résulte pas d’une religion, mais d’une rencontre avec Dieu. Une rencontre personnelle. Et nous ne devons en aucun cas nous comparer à d’autres. Mais à suivre nous-mêmes le Seigneur. "

Louis avait écouté Daniel avec beaucoup d’intérêt, et lorsque ce dernier se leva et prit congé de lui, il le remercia d’avoir pris du temps pour partager avec lui ce qui était le plus précieux à ses yeux. Il le suivit du regard tandis qu’il descendait la colline.

Prenant ensuite le livre que Daniel lui avait laissé, il commença à lire l’évangile de Matthieu.

Quelques semaines s’étaient écoulées, et nos amis Louis et Daniel n’avaient pas eu l’occasion de se rencontrer à nouveau. Un week-end, alors qu’ils marchaient dans la foule et regardaient les étals de la foire d’automne, ils tombèrent nez à nez.

" Comme je suis heureux de te voir ! s’exclama Louis avec un grand sourire. Si tu as un peu de temps, j’aimerais discuter de nouveau avec toi. Je t’offre un café si tu es d’accord. Nous serons plus au calme qu’au milieu d’une foule bruyante. "

Daniel accepta avec joie. Il avait souvent pensé à Louis et prié pour lui. Il se demandait s’il avait commencé à lire les évangiles et quelle avait été sa réaction.

" J’ai presque fini de lire les quatre évangiles le devança Louis avec enthousiasme, et j’ai trouvé un verset qui m’a rappelé notre conversation, dans l’évangile de Luc. J’ai noté les références : c’est au chapitre 4, aux versets 18 et 19.

C’est Jésus qui parle : - l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pout annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur –

La bonne nouvelle, c’est ce que signifie le mot évangile, n’est-ce pas ? "

" Tout ce que Jésus a fait et a enseigné au cours de son ministère terrestre, nous ouvre la porte de l’Évangile, de la bonne nouvelle du royaume de Dieu. " Répondit Daniel. (Évangile de Jean, chapitre 20, versets 30 et 31)

"J’ai lu il y a quelques jours le récit du premier miracle de Jésus, à Cana, en Galilée. (Évangile de Jean, chapitre 2, versets 1 à 11) - intervint Louis - Il s’est passé lors d’un mariage, et cela m’a beaucoup intéressé en raison des conflits que j’ai avec ma belle-famille à ce sujet.

Je me suis mis à leur place. Se retrouver à court de vin au beau milieu du mariage doit provoquer un stress terrible et des conflits entre les familles des mariés ! l’un des plus beaux jours dans une vie risquait d’être complètement raté.

En changeant l’eau en un bon vin, Jésus a ramené la joie dans le cœur de tous. Je me suis dit que j’aimerais que Dieu intervienne dans ma vie en réglant le conflit qui existe entre ma famille et celle de ma fiancée. J’ai fait une prière à Dieu pour cela, et je me sens déjà moins anxieux.

Si Jésus a comblé un manque dans la vie de ces familles, il peut le faire aussi pour moi, n’est-ce pas ?

" Dans toutes les familles, il y a un jour ou l’autre un manque, répondit Daniel, et au lieu de se lamenter ou de se séparer, il vaut mieux demander à Dieu d’intervenir. "

" Dans le chapitre suivant, poursuivit Louis, le troisième chapitre de l’évangile de Jean, du début au verset 21, Jésus annonce la bonne nouvelle du royaume de Dieu à un chef des juifs, un responsable religieux, Nicodème.

J’ai pensé en moi-même : ce Nicodème faisait partie des hommes religieux très en vue en ce temps-là, il ne faisait pas partie des pauvres, à qui le royaume des cieux est promis.

En réalité, en reconnaissant Jésus comme un docteur venu de Dieu, en reconnaissant sa propre ignorance de la véritable personne de Dieu, Nicodème s’est profondément humilié. Devant Jésus, il est devenu un " pauvre en esprit ". Cette expression commence à devenir claire pour moi.

En poursuivant ma lecture de l’évangile de Jean, je lis au chapitre 4 et des versets 4 à 42, que Jésus annonce le royaume des cieux à une femme de mauvaise vie. Elle était tellement méprisée de tous, qu’elle allait puiser de l’eau au puits à midi, à l’heure la plus chaude, pour ne rencontrer personne.

Jésus la rencontre dans sa solitude et il lui parle avec autant de délicatesse que si elle était une princesse. Non pas pour l’approuver, ni pour la juger, mais pour proposer à son cœur assoiffé une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle, la vie de Dieu en elle.

Elle se savait méprisable et elle a reçu le royaume de Dieu. C’est ce que tu me disais la dernière fois, en affirmant que Dieu veut nous pardonner et nous donner gratuitement une nouvelle vie. Il veut faire de nous ses enfants.

En parlant avec elle, Jésus lui montre que le royaume de Dieu est pour tous, sans aucune distinction, et qu’il n’est pas non plus limité dans l’espace. Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité, quel que soit le lieu. (Versets 20 à 24)

Nous n’avons pas besoin d’aller dans des lieux de pèlerinage pour rencontrer Dieu. Je trouve formidable qu’ici même, en buvant notre café au milieu de cette foule, nous puissions être en présence de Dieu.

Nous pouvons lire dans les évangiles que beaucoup de miracles ont été faits par Jésus envers des malades. Il n’était pas indifférent à la misère des hommes et des femmes qu’il croisait sur les chemins de Galilée, de Judée, et dans les villes qu’il traversait. Il allait sans cesse au contact des gens.

Jésus parcourait à pied les villages, les régions, en enseignant ce qui concerne le royaume de Dieu et en faisant du bien autour de lui. (Évangile de Luc, chapitre 5, verset 17 à 28) "

" Dans toutes les pages des évangiles, lui répondit Daniel, on voit Jésus en contact avec des personnes qui ont le cœur brisé par leur propre péché, par le deuil, la maladie, le handicap. Il a pris grand soin des plus pauvres de l’époque, les veuves et les orphelins.

Mais lorsqu’il était invité chez les riches, on lui faisait parfois sentir le rôle secondaire qu’il jouait dans leur société, comme chez le pharisien Simon, par exemple, qui pensait ne pas avoir besoin de l’intervention de Jésus dans son cœur. (Évangile de Luc, chapitre 7, verset 36)

Pourtant chaque rencontre avec Jésus est unique. L’officier romain qui demandait à Jésus de guérir son serviteur était pleinement conscient de son indignité face à Jésus, à tel point qu’il ne se sent pas digne d’aller en personne vers lui. (Évangile de Luc, chapitre 7, versets 1 à 10) "

" J’ai lu aussi l’histoire de Zachée ! S’exclama Louis. Un collecteur d’impôts, qui travaillait pour l’occupant romain et volait ses concitoyens. Il était certainement très riche.

On se demande bien pourquoi il prend le temps de courir devant Jésus, de toute la vitesse et la force de ses petites jambes. (Évangile de Luc, chapitre 19, versets 1 à 10)

Zachée était un homme de petite taille, qui était peut-être complexé et avait bataillé dur pour pouvoir au moins dominer les autres financièrement. Mais justement, sa position professionnelle faisait qu’il était détesté par la population. On le soupçonnait d’être voleur et de mettre dans sa poche une partie des sommes encaissées.

Il devait soupirer après le bonheur que manifestait la foule qui suivait Jésus. Et Jésus, qui ne se fait pas d’opinion sur l’apparence des personnes, a vu la pauvreté de sa vie et de son cœur, le manque d’estime qu’il avait de lui-même.

Lorsque Jésus s’invite chez lui, Zachée le reçoit avec joie. Ce n’est pas une contrainte pour lui, mais une joie et un honneur. Sa conscience était chargée de toutes les mauvaises actions qu’il avait faites, et rien que par sa présence et son amour, Jésus, sans un mot, provoque en lui un changement d’attitude radical.

Zachée donnera aux pauvres la moitié de sa fortune et rendra quatre fois plus des sommes qu’il a volées. Le voilà heureux comme il ne l’a jamais été dans sa vie. "

" Lorsqu’on est au contact de Jésus, par sa parole, par son Esprit, on peut vraiment recevoir une vie nouvelle, où l’amour, la joie et la paix remplacent la tristesse, l’angoisse et la colère, affirma Daniel.

Jésus ne cherchait pas à paraître en compagnie des personnes influentes de son temps, ni en politique, ni auprès des religieux. Il se mêlait à la foule, et tous ceux, toutes celles qui se savaient et se sentaient assez pécheurs, assez petits, assez malades, assez misérables pour avoir besoin de lui, recevaient sa bénédiction : le pardon des péchés, le relèvement, la guérison.

C’est cela le royaume de Dieu, la vie de Dieu en nous, qui s’étend sur tous les continents et qui n’a pas de fin. "

" C’est Jésus qui a ouvert le royaume de Dieu à tous les peuples de la terre ? " Questionna Louis.

" Oui, affirma Daniel. Il a enseigné le peuple d’Israël, mais lorsqu’une femme d’origine grecque lui a demandé d’intervenir en faveur de sa fille, Jésus l’a mise à l’épreuve. Elle a persévéré dans sa foi et sa demande et sa fille a été guérie. (Évangile de Marc, chapitre 7, versets 25 à 30). Le but de Jésus c’est que tous les peuples de la terre bénéficient de l’enseignement sur le royaume de Dieu. "

" Permets-moi de te poser une question délicate, s’inquiéta Louis. Penses-tu qu’il est possible que les disciples soient venus prendre le corps de Jésus après sa mort, pour faire croire qu’il était ressuscité des morts ? C’est ce que craignaient les pharisiens, qui prenaient Jésus pour un imposteur. (Évangile de Matthieu chapitre 27, versets 62 à 66) "

" Quel intérêt pour Jésus de souffrir le martyre, si c’est pour plonger les siens dans une défaite terrible ? rétorqua Daniel Et quel intérêt pour les disciples de faire croire à la résurrection de Jésus, si c’est pour finir leur vie comme lui ?

Mais après la résurrection, il y a eu la pentecôte, et un nombre si important de conversions et de miracles, que le monde entier a été touché. Une poignée de disciples craintifs et sans chef aurait-elle pu provoquer cela ? Sans l’aide d’aucune armée. Avec seulement la diffusion de la parole de Dieu et l’aide du Saint-Esprit.

Au chapitre 16 de l’évangile de Jean, Jésus avertit ses disciples qu’il va partir mais qu’il enverra le consolateur, le Saint-Esprit.

Cela fait 2000 ans que la Parole de Dieu est lue et entendue de par le monde, que le Saint-Esprit donné par Jésus transforme des vies, agit dans les âmes et les corps de milliards de personnes.

Oui, Jésus est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Il s’est assis à la droite de son Père et il intercède pour nous, il est notre avocat auprès du Père. (Première épitre de Jean, chapitre 2, verset 1)

Notre foi et notre espérance ont des bases solides et elles agissent par l’amour que nous manifestons à ceux qui nous entourent. (Épitre aux Romains, chapitre 5, versets 1 à 5)

En lisant la bonne nouvelle, en y croyant, on a tout à gagner et rien à perdre ! Une vie qui vaut vraiment la peine d’être vécue.

Écoute encore ce que dit Jésus dans l’évangile de Jean au verset 25 du chapitre 12 : - Celui qui aime sa vie dans ce monde la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. –

Qui que nous soyons, après quelques décennies de vie plus ou moins heureuse dans un monde triste et désenchanté, nous perdons tout.

Mais si nous cherchons en premier le royaume de Dieu et sa justice, non seulement nous recevrons tout ce qui est nécessaire pour notre vie ici-bas, mais nous vivons dans la foi, l’espérance de la vie éternelle et l’amour. (Évangile de Matthieu, chapitre 6, versets 31 à 33)

A quoi bon amasser des fortunes puisque notre vie est si courte. C’est une tentation complètement déraisonnable !

D’ailleurs, dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 6 et au verset 24, Jésus précise que l’on ne peut à la fois s’attacher à Dieu et à Mammon (les richesses). "

" Je voudrais te poser une autre question, demanda Louis. Dans les évangiles, Jésus parle sans cesse du royaume de Dieu, du royaume des cieux. Deux fois seulement, il emploie le mot Église. Dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 16 et aux versets 18 et 19, il dit à l’apôtre Pierre : - Et moi je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église… je te donnerai les clefs du royaume des cieux…. –

Le deuxième passage est situé aux versets 15 et 17 du chapitre 18, où il est question d’un différend entre deux frères chrétiens qui se réunissent dans un même lieu.

On voit dans ce deuxième passage que l’Église est locale et visible, l’endroit où les croyants se rassemblent.

Quelle différence entre l’Église, l’Église locale et le royaume des cieux ? "

" Tu me poses là une question un peu compliquée, répondit Daniel. Mais je vais te répondre à la mesure de mes lumières.

Le royaume de Dieu, ou royaume des cieux, c’est le règne de Dieu et l’Église est constituée du rassemblement des croyants en Jésus-Christ. Mais on peut très bien imaginer que quelqu’un fréquente une Église locale et qu’il mène une vie indigne, pleine de mauvais comportements. Il n’entrera pas alors dans le royaume des cieux. (Évangile de Matthieu, chapitre 7, versets 21 et 22).

En tant que membres du corps de Christ, par la nouvelle alliance que Dieu a faite avec l’homme, nous appartenons à un corps qui réunit tous les humains de tous les siècles et de tous les lieux. Nous faisons donc partie d’un corps universel, le corps de Christ.

Mais notre appartenance à ce corps ne peut rester abstraite et ne le doit pas. Il est important que nous fassions également partie d’une Église locale. Les Églises locales sont des endroits où, ce que l’on pourrait appeler l’Église universelle, est rendue visible à ceux qui ne connaissent pas Dieu, par le témoignage des chrétiens et la prédication de l’Évangile.

Il est important, lorsque l’on veut apporter l’Évangile dans ce monde sans Dieu, non seulement de fréquenter l’Église locale, qui est le rassemblement local des croyants, mais encore de porter un bon témoignage de vie, de vivre selon l’Esprit de Dieu et conformément à sa parole, ce qui nous permet de faire vraiment partie de l’Église universelle.

Ces deux aspects de l’Église, universelle et locale, sont également importants, car si la foi et l’espérance sont fondamentales, l’amour que nous portons au prochain, qui doit se manifester lors des rassemblements de l’Église locale et envers le prochain en général, est encore plus important.

C’est par l’amour que nous avons les uns pour les autres que nous faisons connaître Jésus. (Évangile de Jean, chapitre 13, verset 35)

Je te laisserai l’adresse de l’église dans laquelle nous nous réunissons chaque dimanche matin.

Si tu y viens, tu entendras la prédication de l’Évangile, et tu pourras poser toutes les questions qui t’intéressent à notre pasteur.

Tu pourras apprendre à connaître Jésus Christ, le témoin fidèle, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père… (Apocalypse, premier chapitre, versets 5 et 6) "

301 - Simple d’esprit mais aimé de jésus

Comme un petit enfant Jésus dit : " Laissez les petits enfants, et ne les e...

302 - Le voyage de Cléopas

Dr F. D. Ceci est l’histoire de Cléopas. Disciple de Jésus, il quitte Jérus...

303 - Un abrégé de la Bible - L’Ancien Tes...

Dr F.D. Introduction Lorsque l’on regarde de tout près un immense portrait,...

304 - Un abrégé de la Bible - Le Nouveau T...

Le Nouveau Testament Plusieurs siècles ont passé, depuis que le peuple d’Is...

305 - Un abrégé de la Bible - Jésus-Christ...

Jésus-Christ et son Eglise L’Évangile Lecture : “ car je n’ai pas honte de...

306 - Chrétien en bonne santé - Une foi éq...

Introduction Voici donc ce que j’ai à vous dire : laissez le Saint-Esprit d...

307 - Chrétien en bonne santé - Vaincre le...

Deuxième partie - Vaincre le mal La nouvelle naissance La nouvelle naissanc...

308 - Chrétien en bonne santé - La famille...

Troisième partie - La famille, le genre, qu’en dit la bible ? Un médecin té...

309 - La grâce

Le salut G.D. La grâce Lecture : " Et nous avons tous reçu de sa plénitude,...

310 - La volonté de Dieu

La vie chrétienne G.D. La volonté de Dieu Lecture : " La volonté de Dieu es...

311 - Comment comprendre le royaume de Die...

La vie chrétienne G.D. Comment comprendre le royaume de Dieu Présentée sous...